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ISBN : 2361831422
Éditeur : Les Moutons Electriques (03/04/2014)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Quelque part dans la nordique forêt du Vyanthryr, les gabarres du capitaine Rana remontent le fleuve vers les sources sacrées où réside le Roi-diseur, l’oracle dont le savoir pourrait inverser le cours de la guerre civile. À bord, une poignée de guerriers prêts à tout pour sauver leur patrie. Mais qui, parmi eux, connaît vraiment le dessein du capitaine ? Même le Barde, son homme de confiance, n’a pas exploré tous les replis de son âme. Et lorsque les bateliers recu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
30 avril 2014
Dépeint comme un savant mélange entre Robin Hobb et Robert Holdstock, et vanté par Justine Niogret ou encore Jean-Philippe Jaworski comme une véritable révélation, c'est dire comme ce premier tome de la trilogie « Les sentiers des astres » signé Stefan Platteau était attendu ! Et si on aurait habituellement raison de se méfier de ces compliments entre auteurs souvent hasardeux et trompeurs, le terme de pépite ne me paraît pour une fois pas usurpé dans le cas de « Manesh ».
Perdues dans les lointaines et impénétrables forêts du Nord, deux gabarres menées par une petite compagnie dirigée par le chef de guerre Kalendûn Rana entreprennent plus ou moins aisément de remonter le cours du fleuve à la recherche d'un ancien oracle baptisé « le Roi-diseur ». Mais le Vyanthryr est traître, et on trouve parfois de bien étonnantes surprises dans les profondeurs de ses eaux... On pourrait certes reprocher à l'ouvrage quelques longueurs et un léger essoufflement du rythme lors de certains passages, mais au-delà de cela il faut bien avouer que le roman de Stefan Platteau se révèle être une véritable réussite, embarquant le lecteur dans un voyage envoûtant aux côtés de personnages fascinants. Parmi eux : Fintan Calathynn, notre narrateur, second du capitaine de l'expédition mais aussi et surtout barde, et de ce fait fort habile dès qu'il est question de manier les mots ; et surtout le fameux Manesh, le Bâtard de Marmach comme certains aiment à le nommer. Deux hommes d'exception, chacun à leur manière, et dont les récits constituent la trame de ce premier volume. A Manesh le passé : son origine, son enfance et ses aventures jusqu'à sa rencontre avec les membres de l'équipée de Kalendûn Rana ; au Barde le présent : la découverte du Bâtard et le déroulement de leur voyage sur le fleuve. Avec un talent remarquable, Stefan Platteau tisse les fils d'une intrigue dense et complexe dont les nombreux rebondissements ne cessent de surprendre le lecteur qui ne peut qu'attendre avec avidité que les différents protagonistes se décident enfin à livrer leurs secrets.
Bien que l'action s'y fasse finalement plutôt rare, on ne peut s'empêcher de se passionner pour le récit livré au compte-goutte aussi bien par le Barde que par le Bâtard, personnages aussi attachants et énigmatiques l'un que l'autre. Mais le tour de force de l'auteur tient surtout à l'ambiance dont il a su imprégner son histoire. Une ambiance fortement inspirée de la civilisation celtique dont Stefan Platteau est parvenu à retranscrire toute l'étrangeté et la complexité, notamment en choisissant de faire de son univers un lieu où résiderait encore une poignée d'antiques êtres magiques. Esprits primordiaux de la terre, Semeur de feu, Pâtre noir, Lunaires et Solaires..., elles sont nombreuses, les créatures fabuleuses des légendes, à peupler encore le royaume de l'Héritage et c'est avec émerveillement ou effroi que le lecteur fait connaissance, plus ou moins brièvement, avec certains de ces êtres fabuleux. Difficile de ne pas penser lors de la lecture au « Même pas mort » de Jean-Philippe Jaworski qui s'inspirait lui aussi amplement de la civilisation celtique et dont on retrouve ici quelques caractéristiques. Il y aurait beaucoup plus à dire mais « Manesh » est de ces ouvrages dont il est difficile de parler et qu'il convient plutôt de découvrir par soi-même pour en saisir toute la beauté et les subtilités. Un dernier mot malgré tout sur le style de l'auteur qui manie sa plume avec un talent admirable et donne ainsi naissance à des scènes ou des dialogues d'une rare intensité et par lesquels on se laisse complètement happer.
Un premier tome remarquable qui prend le lecteur au piège dès les premières lignes pour ensuite ne plus jamais le lâcher. Des personnages profonds et attachants, une plume évocatrice et non dénuée d'une certaine poésie, un univers envoûtant et qui recèle encore d'innombrables possibilités : autant d'ingrédients qui font de ce « Manesh » un ouvrage d'une grande saveur dont il me tarde de découvrir la suite. Sans aucun doute l'un de mes premiers gros coups de coeur de cette année 2014.
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Arakasi
02 décembre 2015
Dans une gigantesque forêt aux mille recoins sombres et hostiles, serpente un fleuve et sur ce fleuve voguent, solitaires, deux gabarres. A leurs bords, sont réunis les plus braves et les plus ingénieux guerriers du royaume de l'Héritage, un petit groupe d'hommes triés sur le volet pour réussir la plus dangereuse de toutes les missions : découvrir le trône du Roi Diseur, l'antique oracle dont les yeux clairvoyants sondent aussi bien l'avenir que le passé, et mettre fin grâce à ses réponses à la guerre civile qui ronge leur pays. Les méandres du fleuve sont nombreux et ses rives peuplées de populations étranges et de créatures monstrueuses et féroces, mais la petite troupe du Capitaine Kalendun Rana est prête à affronter tous les périls pour sauver leur patrie.
Mais voici que la monotonie du voyage est brusquement secouée ! A moitié noyé et les deux jambes brisées, un moribond est sauvé par l'équipage alors qu'il était sur le point de s'abîmer dans le fleuve. Qui est-il ? D'où vient-il ? Et quelles mésaventures l'ont entraîné dans cette triste situation ? Il s'appelle Manesh mais préfère être nommé sous l'appellation « le Bâtard » et – sournoiserie, frayeur ou épuisement ? – ne semble pas pressé de raconter comment il s'est retrouvé perdu dans ces bois pourtant désertés des humains. En revanche, il se fait un plaisir de conter son enfance au barde Fintan Calathynn qui l'a pris sous son aile et son récit est fort digne d'intérêt, oh oui ! Car Manesh est un « mi-solaire », un de ces bâtards que les très anciens géants solaires se plaisent à abandonner parfois en la compagnie des hommes. En sa qualité d'enfant des fées et dans sa quête de son véritable père, le Semeur de feu, Manesh a connu bien des aventures et a été pourchassé par de terribles créatures, telles que le Pâtre Noir et sa Harde. Manesh raconte donc et il raconte bien, mais pendant ce temps, les jours filent, les gabarres avancent et d'étranges bruits s'élèvent des bois environnants… le Capitaine Rana a-t-il raison de se méfier du volubile conteur ? Et celui-ci cacherait-il des choses à ses sauveurs ?
Cela faisait un bout de temps que le premier tome du « Sentier des Astres », « Manesh », encensé par d'aussi brillants auteurs que l'excellent Jean-Philippe Jaworski, me faisait de l'oeil mais, radine comme je suis, j'attendais de le trouver miraculeusement d'occas. Ma patience a été récompensée dans tous les sens du terme ! Ce premier roman est une perle ! Mentionnons déjà le très beau style de l'auteur : tout en poésie et en subtilité, il séduit dès les premières pages de la narration et parvient à sublimer des scènes aussi ordinaires que le halage d'une gabarre ou une marche à travers les bois. Mais, ordinaire, le récit ne l'est heureusement pas beaucoup. Assez peu prodigue en scènes d'action, il se déroule au même rythme que les eaux du fleuve, tantôt lent, tantôt rapide, un peu hypnotique. Peu complexe au premier abord, il gagne en profondeur au fur et à mesure que l'auteur tisse son intrigue, révélant ses secrets et ses mystères au compte-goutte mais avec une habilité digne d'un illusionniste. Les coups de théâtre ne sont pas nombreux mais ils sont efficacement amenés et parviennent agréablement à nous prendre par surprise.
L'univers, quant à lui, est riche et fort bien construit. Très inspiré par la mythologie et l'histoire celtiques, il fait inévitablement penser à la récente trilogie « Rois du Monde » de Jaworski, mais s'en distingue par assez d'aspects pour ne pas donner une impression de redondance. Il faut saluer un Bestiaire particulièrement fascinant, notamment quand il s'agit des géants lunaires, solaires ou ténébreux, anciens maîtres de la Terre avant que les hommes ne viennent la coloniser. L'auteur équilibre parfaitement réalisme et magie, politique et fantastique, donnant un parfum de vraisemblance à cette expédition menée aux frontières séparant le monde des humains et celui des dieux.
S'ajoutent à cela des dialogues puissants, des personnages charismatiques dotés de motivations complexes et de caractères bien campés, mes favoris étant le taciturne et lettré Capitaine Rana et le « Barbier » Perdouan, joyeux bougre à la répartie facile et aux manières de chien fou tout à fait sympathiques. Séduite par cette première immersion dans « le Sentier des Astres », j'attends avec curiosité le prochain tome et tromperai surement ma patience en me procurant le court one-shot écrit entretemps par l'auteur, « le Dévoreur » (quel nom prometteur !)
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Tatooa
04 décembre 2016
Tout d'abord, un grand merci à Babelio et aux éditions J'ai Lu pour cette belle découverte.
Je suis un brin soufflée, là...
Soufflée parce que j'ai su dès les premières pages que j'allais "accrocher". Un truc dans le style, un je ne sais quoi de fabuleusement bien tourné... Soufflée parce que c'est vraiment pas le genre de bouquin auquel j'accroche normalement. C'est une histoire au déroulement lent, tel le cours du fleuve Framar, il divague, il prend son temps, il tourne parfois un peu en rond.
Mais c'est tellement bien fait ! Les personnages sont juste... parfaits. Parfaits jusque dans leurs défauts...
Le style est tour à tour poétique, familier, nerveux selon les instants, qu'on vit avec les protagonistes, il n'y a pas d'autre mot. Par à coups, on a des moments de tension, extrêmement bien amenés, aux sons des cors et par traques furieuses. Pourtant, c'est répétitif, en plus, ces scènes, mais elles sont entrecoupées de révélations et de "mythes", à la fois nordiques et hindous, un savant mélange tout à fait fascinant. C'est donc du plaisir. Un peu comme un dessert un poil trop sucré mais dont la légèreté et l'harmonie font qu'on a une envie irrésistible d'y revenir !
Bref, j'ai un vrai coup de coeur pour ce tome 1, qui me surprend moi-même, un comble !
Et me voilà obligée d'attendre la sortie du tome 2 en poche... (Je m'étais fait avoir pareil sur une MC avec "les monarchies divines", lol !)
Défi ABC
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BlackWolf
25 juin 2014
En Résumé : Malgré un démarrage que j'ai trouvé un peu trop verbeux, j'ai rapidement été happé par ce roman qui m'a fait passer un excellent moment de lecture. L'intrigue qui se dévoile lentement, au fil des pages, se révèle complexe, riche et passionnante avec son lot de surprises. le tout est surtout porté par un univers qui se révèle clairement maîtrisé, sublime et attrayant, qui donne envie d'en savoir plus, ainsi que par des personnages travaillés et humains, guidés par leurs choix et leurs décisions. Un roman où, certes, l'action est peu présente, mais qui se révèle efficace avec toute sa mythologie, ses dieux, ses géants mais aussi tout ce qui fait le monde des hommes tel que les trahisons, le pouvoir ou les guerres. Je reprocherai juste, en plus d'une introduction un peu bavarde, une conclusion qui prend peut-être légèrement trop son temps alors que toutes les pièces sont misent en place, mais franchement rien de dérangeant. La plume de l'auteur se révèle riche, fine et soignée avec un aspect visuel fascinant qui plonge le lecteur dans ce monde. Au final un premier roman que j'ai trouvé clairement réussi et qui me donne envie de lire la suite.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Le_Comptoir_de_l_Ecureuil
06 juin 2014
De retour d'un week-end chargé et de mes vacances, j'ai enfin pris le temps de mettre au propre mes notes (gribouillis) prises lors de la rencontre avec l'écrivain Stefan Platteau, auteur de Manesh. :) (Et de finir le roman :), ça peut paraître accessoire, mais c'est super utile. )
Ce n'est dons pas à proprement parlé une critique, mais un mélange critique/interview. :)
Manesh est le 1er tome de la Trilogie, Les sentiers des Astres, paru aux éditions des Moutons Électriques.
Manesh en quelques mots :
Quelque part dans la nordique forêt du Vyanthryr, les gabarres du capitaine Rana remontent le fleuve vers les sources sacrées où réside le Roi-diseur, l'oracle dont le savoir pourrait inverser le cours de la guerre civile. À bord, une poignée de guerriers prêts à tout pour sauver leur patrie. Mais qui, parmi eux, connaît vraiment le dessein du capitaine ? Même le Barde, son homme de confiance, n'a pas exploré tous les replis de son âme. Et lorsque les bateliers recueillent un moribond qui dérive au fil de l'eau, à des milles et des milles de toute civilisation, de nouvelles questions surgissent. Qui est le Bâtard ? Que faisait-il dans la forêt ? Est-il un danger potentiel, ou au contraire le formidable allié qui pourrait sauver l'expédition de l'anéantissement pur et simple ?
Qu'est ce qu'une gabarre?
Comme on passe un bon moment à son bord, la minute culturelle s'impose! Si si! Vous verrez c'est pas pénible! :) )
La gabare ou gabarre est un type de bateau traditionnel destiné au transport de marchandise (ou d'hommes en armes dans notre cas). Deux types de navires sont désignés par ce mot : les gabarres fluviales et les gabarres maritimes.
Dans notre cas, nous remontons le fleuve avec… *roulement de tambour*… non pas une, mais deux gabarres fluviales.
Le déroulement du voyage, au fil des pages :
L'histoire alterne entre la quête mystérieuse du Capitaine Rana et de ses compagnons et la quête de Manesh, ce jeune homme inconnu (et salement amoché) qui croise la route de nos compères.
Bien qu'originaires de la même région, rien n'est sûr entre eux. Alliés ou ennemis? Amont ou aval du fleuve? Dans quelle direction trouveront-ils le salut et les réponses à leurs questions?
De nombreux dangers guettent, et ces derniers ne sont pas toujours des moindres… Surtout lorsque les dieux s'en mêlent. Perdu dans ses souvenirs Manesh nous livre son périple, tandis que l'équipage des gabarres se bat pour retrouver un monde de paix.
Comme vous l'avez compris, le récit s'enroule (ou se déroule) autour de Manesh, rescapé d'un monde inconnu et dangereux.
Clé de cette intrigue en huis-clos, Manesh sera-t-il le sauveur tant espéré?
Sur ces entre-faits, je vous laisse le soin de découvrir l'univers de Stefan Platteau. (Et sa plume sans pareil) Et vous livre les quelques révélations faites lors de sa rencontre à la Librairie L'Esprit Livre (69003), le 17 Mai 2014. :)
Avant... Quelques citations (Pour le goût :) )
« Ils se remettent tous les deux sur leurs pieds. Blaireau et héron face à face. Peuplier flexible et saule épais. le saule agite sa ramure, puis dévore d'un seul coup la distance qui le sépare du peuplier. de ses grandes branches épaisses, il le fouette pour le briser en deux, le cogne de son bulbe noueux. Mais le peuplier s'est plié bien à temps; il a déjà glissé loin de lui. En un clin d'oeil, les arbres sont redevenus deux garçons aux bras souples, qui bataillent et se disputent l'amour d'un père. »
« Leur lumière douce et feutrée chatoie sur le monde de Manesh comme une offrande des dieux, une bénédiction des Astres-rois; minuscules éclats de grâce qui caressent de leur vol le bois jeune, se glissent entre les jointures et explorent de leur lueur les moindres recoins du logis. le garçon sourit malgré lui. Il ne se sent pas du tout fatigué. »
A la rencontre de Stefan Platteau :
Ivan : Première question… Qu'avez-vous ressenti en lisant les hommages de Jean-Philippe Jaworski et Justine Niogret?
Stefan Platteau : ça fait vraiment très plaisir! Être lu, surtout par des auteurs que j'aime et que j'admire, c'est le top!
Ivan : Quel fil conducteur as-tu choisi pour ne pas te mélanger entre les différentes croyances?
Stefan : Tout simplement en posant, une époque, une région du monde, puis en la déclinant. Comme « Gagner la Guerre » de Philippe Jaworski. Ensuite, j'ai mélangé les croyances védique, celtique, finnoise (Peuplades, us et coutumes…)… Il faut garder une homogénéité entre le celtique et le védique, pour que cela reste harmonieux et ne pas perdre le sens.
Ivan : Qu'est ce qui unit tous les personnages?
Stefan : Pour ceux qui sont sur les bateaux, ils sont de la même région, mais ils n'ont pas tous les mêmes statuts sociaux (noble, barde, couleuvriniers, gens de la plèbe…). Ils sont liés par les astres, les rites. Pour Manesh, c'est un peu différent, il est face à une dualité, homme vs déité, soleil, lune ( Luari vs Souranès). Mais ils se battent tous pour l'Héritage.
On a un « roman chorale », entre le récit de Manesh et l'épopée pour sauver (ou pas) le royaume. Il y a une mise en abîme des différents récits (Le jeu des poupées russes ;) ).
Ivan : Comment les dieux fonctionnent ils? Dieux créateurs? Dieux tutélaires?
Stefan : Je me suis basé sur les Dieux du Vintou (Le Mahâbâhratah) et le Kalevala pour le côté finnois, ainsi que l'Ancien Testament. Mais l'histoire passe d'abord par des gens humbles avant d'aborder les Dieux.
L'influence des astres (Brahmanisme) est vraiment très importante. Cela pèse sur la pensée et les actions des hommes. Les astres sont plus ou moins favorables.Les vivants ont en eux, les astres, soient bénéfiques, soient néfastes.Dans le monde antique, les astres étaient omniprésents.
Les hommes sont responsables de leurs actes et de leurs conséquences.
Pour écrire Manesh, je me suis basé sur le concept de « Fantasy réaliste« . Je ne fais pas de différence entre la magie et la (les) religion(s). On reste dans la négociation avec le divin. J'oppose le récit d'aventure au récit contés (Le Barde sait faire vibrer l'âme humaine et l'accompagner dans les sphères supérieures).
Remarques diverses de Stefan
Mini spoil :
Tome 1 : Manesh
Tome 2 : Basé sur La Courtisane
Tome 3 : ? (suspense)
La dualité entre magie et réalisme crée l'atmosphère du roman. « On danse à la limite des deux. » (Poirier lunaire, prolifération intempestive de lièvres et de crapauds…)
Stefan ajoute, « On sera toujours à projeter des hommes de notre époque dans la fantasy, comme les Robins des Bois hollywoodiens, type Erol Flynn avec sa super coupe tendance ». (J'avoue que cette déclaration m'a beaucoup plu! :) )
Lecteur : Quelles sont tes inspirations?
Stefan : J'ai plusieurs sources, entre autres les études historiques, Jean-Philippe Jaworski, même si c'est assez tardif, puisque c'était après les 3/4 de la rédaction de Manesh. Il y a aussi l'univers de Tolkien, de GG Martin (Le Trône de Fer), Hugo Pratt (Balade de la Mer Salée) et beaucoup d'influences mythologiques (hindoue, l'Odyssée, l'Illiade…). Pour la structure, l'Hypérion m'a pas mal inspiré. Enfin, il y a aussi Umberto Ecco en maître à penser – sa vision, mentalité d'une époque.
« Je suis allé rechercher la poésie orale. »
« Il faut aller là où Tolkien est allé piocher des idées, et non dans Tolkien lui-même pour écrire une fantasy à soi. »
Sur ces bonnes paroles, la rencontre s'est achevée et a été suivie par une séance de dédicace (accompagné de vin blanc. Ben oui… Faut pas se laisser aller! Que diable! :) )
Stefan Platteau est une personne très gentille et abordable. J'ai hâte de lire la suite, même si je l'ai détesté en finissant la dernière page.
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Les critiques presse (2)
LeSoir15 juillet 2014
Le Belge Stefan Platteau nous offre un premier roman de fantasy formidable.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Elbakin.net25 février 2014
Oui, il faudra sans aucun doute compter avec Manesh et Stefan Platteau, d’autant qu’il semble évident que le choix d’une trilogie n’a pas été le fruit du hasard. En attendant, ce premier tome s’avère plus que consistant.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca14 avril 2014
Nous avons quitté Yvachrir sur le lac, dernière communauté au nord du monde, trois bonnes semaines après la fonte des neiges, à bord des deux gabarres turquoises rachetées aux pêcheurs freyanthi. Dans mon souvenir, ce ne sont que de longs chalands vaguement rectangulaires qui traînent leur coque plate à contre-courant ; mais je sais que Varagwynn, et d'autres compagnons, n'en reparleraient pas ainsi. Ils diraient : « c'était les meilleurs bateaux que l'on puisse trouver pour remonter le Framar vers sa source. Leurs flancs étaient bardés d'esprits protecteurs, des poissons ors accompagnaient leur course, les ondines et les nixes chevauchaient leur sillage. Leurs girouettes étaient d'ivoire finement ajouré, et dans ces girouettes, le vent chantait des mantras. » Qui suis-je pour les contredire ?
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GabySenseiGabySensei18 décembre 2014
Manesh avait déjà cette carnation cuivrée que l'on ne retrouvait chez nul autre membre de la famille, le visage rond et une tignasse d'un noir de jais, semblable à celle de sa mère par la couleur mais non par la forme : la Dame avait le cheveu plat, alors que la crinière de Manesh fleurissait de boucles pleines avec une insolente vitalité. C'était, de l'avis de tous, un garçon agréable, qui ne se plaignait jamais de rien et apportait à toute entreprise la même énergie tranquille. Pourtant, comme il aimait à se mettre en retrait pour observer les choses et les gens d'un œil qui scrute et qui questionne, avec une patience de guetteur, il finissait parfois par mettre son entourage mal à l'aise. On aurait dit qu'il cherchait toujours les visages derrière les visages, les mots derrière les mots. Ses grands yeux verts possédaient une étrange acuité. Ils laissaient parfois à ses proches l'impression de les dépouiller de leur écorce et de les lire en dedans. C'était, disait Fergus, comme s'il voyait en eux des choses qu'ils ignoraient eux-mêmes, l'heure de leur mort peut-être, ou bien ce qu'ils étaient au plus profond de leur être. Souvent, ses frères auraient voulu que cesse cette inquisition permanente qui leur donnait l'impression d'être des bêtes curieuses, ou bien ils rêvaient de percer à jour les secrets de cette âme étrangère, tapie derrière ces pupilles claires comme la tourmaline.

(P70)
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TatooaTatooa27 novembre 2016
Ainsi débute mon chant : par l'éveil du fleuve à la fissure de l'hiver. Des morceaux de glace se détachent de ses berges, ses flots se gonflent du produit de la fonte, sa panse s'arrondit et devient navigable. Et, tandis qu'il chevauche le Nord, la forêt tout entière reprend vie. Des ombres muettes se préparent à ranimer leurs vieilles chasses, les esprits prisonniers de la terre gelée s'en échappent en sifflant pour sinuer le long des racines.
Puis, un certain jour de printemps, le Vieux fleuve s'avise de nous offrir un présent.
Aux premières brumes matinales, il charrie dans ses doigts glacés un homme aux jambes brisées qui dérive, fiévreux, sur un entrelacs de branches au milieu du courant.
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boudiccaboudicca23 avril 2014
Cela fait plus de cent vingt ans que mes frères m'ont trouvé devant le portail, mais j'en vivrai volontiers cinquante de plus. En fait, je ne m'arrêterai pas tant que j'aurai au cœur cette envie insensée de boire mes nuits et dévorer mes jours, bénir les étoiles, bâtir des cités de connaissance et de paix, graver dans ma mémoire des visages, des voix, des instants et des songes. Tant de merveilles et de tourmentes à contempler en ce monde, ah, cela ne te rend pas ivre ?
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TatooaTatooa01 décembre 2016
- Dis-moi, Fintan... au cours de vos longues conversations, t'a-t-il révélé une seule chose qui nous permette de le jauger ? (Capitaine Rana)
Je suis bien forcé de baisser pavillon.
J'ai mille répliques à fleur des dents. Je meurs d'envie de lui clamer quelle chance prodigieuse c'est, de pouvoir converser avec un tel être, de l'entendre parler de la fabuleuse ardeur tapie en lui, de la fantastique silhouette de son géniteur aperçue entre les arbres, et de ce que c'est que de devenir le gibier d'un nendou. Rarement, on a l'opportunité de toucher d'aussi près les rémanences de l'ancien monde, de le savoir aussi vivant.
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Videos de Stefan Platteau (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stefan Platteau
Avec Fabien Cerutti, Romain d'Huissier, Stefan Platteau et Fabien Fernandez
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