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Les Sentiers des Astres tome 3 sur 4
EAN : 9782361834678
464 pages
Les Moutons Electriques (24/05/2018)
4.27/5   120 notes
Résumé :
Pour avoir mis à mort la Croque-Carcasse, l'ourse sacrée du Lempio, la jeune Nisu s'est vue bannie de son île natale, il y a près de dix ans. Pourchassée par une ombre, hantée par l'Outre-songe, elle s'embarquait vers l'Héritage, en compagnie de son amant Meijo.Par quels caprices du destin l'apprentie chamane est-elle devenue la Courtisane Shakti ? Pour le savoir, le Barde Fintan et ses compagnons devront patienter un peu. Car le répit offert par les Teules, propice... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Il s'agit définitivement d'une lecture hors norme, c'est simplement énorme pour tout dire.
"Les sentiers des astres" c'est un univers particulier et original, Stephan Platteau en plus d'être un conteur fabuleux sort résolument des sentiers battus avec un contexte assez unique.
Pour avoir lu plus que ma part dans le genre fantasy (entre 500 et 600 livres) je pense pouvoir affirmer que l'auteur a une imagination au-dessus de la moyenne, je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec "La horde du contrevent" de Damasio qui lui aussi nous avait proposé un contexte nouveau doublé d'un scénario hallucinant.
Pour ce qui me concerne et après trois tomes je suis captif et admiratif, deux premiers tomes au top et il réussit à monter encore d'un cran, non mais quel scénario !
j'adore cette recette et cet équilibre entre l'action et l'avancée dans l'histoire, les personnages ont tellement d'épaisseur qu'on les connaît comme si on les côtoyaient, et bien qu'ils soient assez nombreux l'auteur ne nous perd à aucun moment.
Le style narratif est toujours le même avec le barde Fintan Calathynn en conteur principal et le "dit" de la courtisane qui poursuit et complète son récit, la pression qui était déjà maximale va, au gré des révélations et des rebondissements, devenir carrément insoutenable.
Nous ferons connaissance avec le peuple des teules, proche de la nature et des esprits de la forêt, c'est un pur régal de découvrir une telle osmose avec le vivant, il s'agit aussi d'une chance pour nos survivants.
Nous découvrirons aussi l'Outre-monde et sa véritable nature, omniprésent dans cette forêt du Vyanthryr, ainsi que ses hôtes qu'il vaut mieux ne pas rencontrer...
A ce stade du récit nous en avons appris beaucoup, il y a eu des révélations stupéfiantes et les apparences seront souvent trompeuses, cela-dit on pressent que le meilleur reste à venir.
J'ai rarement été bluffé avec cette intensité, vivement le tome quatre en espérant que le cinquième (et dernier ?) ne tardera pas trop ?
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Il s'en est passé des événements depuis le départ du capitaine Rana et de ses compagnons, envoyés en ambassade auprès du Roi-Diseur. Mal en point après avoir subi plusieurs attaques et perdus certains des leurs, les membres restant de l'expédition cherchent à tout prix le moyen d'atteindre les sources du Framar, dernier refuge de l'Oracle. Mais l'ennemi est partout et leur bloque le chemin vers leurs objectif. Pour les contourner, Fintan et les autres vont devoir s'aventurer dans des régions dangereuses, à la frontière de l'Outre-songe, où nombreux sont ceux qui cherchent à leur barrer la route. C'est avec grand plaisir que l'on renoue avec le dit de Fintan Calathynn, le barde de l'expédition qui officie une fois encore en tant que narrateur. le rythme de ce troisième opus est toutefois légèrement différent de celui des précédents tomes. L'auteur opte à nouveau ici pour une double narration, le récit du barde étant toujours entrecoupé de celui de la Courtisane évoquant son passé, mais l'alternance entre les deux se fait bien plus fréquente que dans les précédents volumes. L'urgence de la menace que font peser les enfants de l'Hermine sur nos aventuriers les oblige en effet à se mettre en mouvement plus fréquemment afin d'échapper à leurs adversaires, ce qui laisse moins de temps disponible pour les veillées au coin du feu, propices à évoquer les souvenirs des uns et des autres. le récit de la Courtisane se fait ainsi plus morcelé, ce qui a ses avantages et ses inconvénients. D'un côté, cela permet d'entretenir le suspens, l'auteur s'arrangeant évidemment pour couper la courtisane à des moments marquants de son parcours. Mais de l'autre, on ne peut s'empêcher de s'impatienter de voir la jeune femme perdre ce temps si précieux à rallonger ses confessions par des digressions qui, pour passionnantes qu'elles soient, ne font que retarder la révélation d'éléments déterminants pour l'intrigue. En dépit de ce léger bémol, le récit de Shakti reste malgré tout captivant, et nous permet de mieux appréhender le monde dont les membres de l'expédition sont issus. Monde à propos duquel on ne savait jusqu'à présent que ce que le barde voulait bien laisser échapper concernant la guerre civile opposant Solaires et Lunaires.

Étrangère à ces terres très éloignées de son île natale, Shakti se montre plus volubile concernant les spécificités des villes et des habitants de l'Héritage. Les endroits les plus misérables de la cité d'Hekarling, la beauté de la cité sainte de Mystan, la ville d'Andristar : autant d'étapes qui jalonnent le parcours malheureux de celle qui n'est encore pour le moment que la jeune Nisu et non la Courtisane Shakti. Les paysages et les coutumes dépeintes provoquent un véritable dépaysement, l'auteur allant puiser dans de nombreuses influences (indienne, notamment) et révèlent un monde d'une richesse jusqu'à présent seulement entre-aperçue. Il est d'ailleurs intéressant de constater que cet univers que l'on associait jusqu'à présent plus volontiers à la période médiévale possède en fait un degré de technologie plus avancée que ce qu'on pouvait croire : on entend parler d'appareils photo, des prémices de l'imprimerie, ou encore d'artillerie. le contraste est énorme entre ce royaume de l'Héritage, plein de monde, de vie et de merveilles, tel qu'il nous apparaît dans le récit de la Courtisane, et l'épaisse forêt des rives du Vyanhtryr dans laquelle évoluent les membres de l'expédition, complètement isolés du reste du monde. le récit du barde est tout aussi immersif que celui de Shakti et permet de bien s'imprégner de l'étrangeté et du caractère sacré des lieux visités par la petite troupe. le sentiment d'angoisse et d'insécurité qui étreint le lecteur ne naît pas seulement de l'étrangeté du paysage mais aussi de sa faune et de sa flore. Nos héros font en effet tout au long de leur périple la rencontre de créatures étonnantes et plus ou moins bien disposées à leur égard. Les immenses brochets espions du fleuve ; le poix-poisson ; les Titiwai ; les chauves-souris chamanes des Teules... : autant de rencontres qui marqueront durablement l'esprit du lecteur qui a l'impression d'être embarqué dans une formidable geste aux dimensions mythiques. A ces deux ambiances très différentes s'ajoute une troisième, celle de l'Outre-songe, cet espèce de monde parallèle dans lequel seuls les chamanes ou les sorciers les plus habiles parviennent à se repérer, et où réside des créatures encore plus anciennes et plus puissantes que celles qui arpentent les rives du Vyanhtryr.

Si l'atmosphère dans laquelle baigne le roman est aussi immersive, c'est aussi et surtout grâce à la plume de l'auteur qui demeure toujours aussi élégante et propre à enflammer l'imagination du lecteur. L'auteur a le souci du mot juste et s'applique à tourner ses phrases de belle manière, ce qui, loin de gêner la fluidité du récit, rehaussent au contraire bien souvent la portée dramatique de telle ou telle scène. Certaines ne sont ainsi pas prêtes de s'effacer de ma mémoire, qu'il s'agisse de la rencontre de Shakti avec la Confrérie des Oiseliers, du magnifique combat du Brun de Dhuan avec l'effrayante Kourlepteth, ou encore de l'exploration des ruines lunaires. A tous ces atouts s'ajoute également la qualité des personnages qui demeurent toujours aussi complexes et attachants. On se prend sans mal d'affection pour l'ensemble des membres de l'expédition, chacun d'ôté d'une histoire et d'une personnalité qui lui est propre, ce qui n'est pas toujours le cas lorsqu'on a affaire à une troupe aussi nombreuse (même si leur nombre s'est considérablement réduit). L'auteur s'attache également à dépeindre les tensions et les changements d'alliances qui traverse le petit groupe, évoquant ici et là la relation conflictuelle entre Manesh et le Brun de Dhuan, l'amitié unissant le barde à Perdouan ou au batelier, ou bien l'attachement profond de tous les membres de l'expédition pour la petite Kunti. Seule figure féminine adulte du lot, la Courtisane apporte un contrepoint bienvenu au récit de Fintan et la triste histoire de sa vie permet d'aborder la question de la condition des femmes dans le royaume de l'Héritage. Difficile de ne pas s'émouvoir du récit de la jeune femme qui entend ne rien épargner de ses tourments aux hommes qui l'écoutent et se montrent si prompts à la juger. Les affres de la misère et les extrémités auxquels elle nous pousse, le caractère sordide des étreintes avec ses premiers clients, l'étiolement de son amour pour l'homme pour qui elle a tout sacrifié... : la Courtisane se livre toute entière, sans pudeur et sans honte. le personnage le plus ambigu de ce troisième tome reste cela dit celui qui donne son nom au roman, Meijo, dont l'auteur dépeint la lente transformation vers un être de plus en plus abjecte. La Courtisane est toutefois loin d'avoir terminé son récit, si bien qu'on peut s'attendre dans le tome suivant à d'encore plus terribles révélations.

Stefan Platteau signe avec ce troisième tome des « Sentiers des Astres » un roman solide, qui séduit aussi bien par la qualité de la plume de l'auteur que l'originalité de son univers ou la profondeur de ses personnages. Certes, on s'impatiente un peu de voir la rencontre avec le Roi-Diseur sans cesse repoussée et le récit de la Shakti sans cesse s'allonger, mais le récit du barde et de la Courtisane se révèlent tellement passionnants qu'on pardonne bien vite à l'auteur ces quelques longueurs. Après tout la destination compte moins que le voyage.
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Je lis ce troisième tome bien après la lecture du précèdent mais heureusement il y a un petit résumé . Car l'histoire est riche, de noms, de lieux et de retournements de situation. Je reprends donc alors que notre Barbe, devenu le capitaine et sa petite troupe sont réfugiés chez les Teules, le peuple de la forêt . L'ennemi , les hermines et les horribles dieux ventous bloquent l'accès vers le Diseur-roi . Mais ils doivent avancer et avec l'aide des Teules , ils reprennent la route . Une avancée dangereuse, difficile , qui sera ponctuée du récit de Shakti la courtisane, qui n'a pas terminé le récit de sa vie avant sa rencontre le capitaine Rana. Sa nouvelle vie avec Meijo , loin de sa contrée familiale…
J'ai adoré, une fois de plus, je suis complétement emportée par les deux histoires ,celle de Shakti et celle de l'équipage . Les deux sont captivantes mais j'avoue avoir beaucoup frissonné pour Fintan, Manesh et leurs compagnons. L'univers est tellement bien décrit que l'on s'imagine parfaitement leurs terreurs et leurs difficultés dans les marais ou les sombres forêts à traverser. Toute la mythologie est fascinante et ajoute à l'ambiance sombre et un peu angoissante du roman.
J'ai hâte de lire le tome suivant !
Challenge séries 2019
Challenge Mauvais genres
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Je mets 3 étoiles et demi (sur 5) pour l'ensemble des ouvrages "les sentiers des astres".

J'avoue avoir découvert Stefan Platteau par le plus grand des hasards, en commençant par un recueil de nouvelles (le roi cornu + le dévoreur) qui m'a bien emballé (surtout le dévoreur). du coup je me suis lancé dans la trilogie des sentiers des astres... Après un premier tome englouti extrêmement vite, un second tome également, j'ai peut-être mis un poil plus de temps pour le troisième, car j'ai l'impression que l'intrigue s'essouffle sans pour autant avancer des masses.

Je m'explique : avec le tome 1 (Manesh), on découvre à la fois l'expédition (qui n'avance pas beaucoup durant les 3 tomes...) et surtout on en apprend un peu plus sur l'univers dans lequel se passe notre histoire. Un univers original, une espèce d'hybride entre de la fantasy classique, et des légendes médiévales et peut-être un peu de chamanisme/animisme assez sympa, avec un soupçon de Lovecraft pour relever l'ensemble.
L'histoire de Manesh est prenante, d'autant plus que le personnage est original (pas tellement son histoire, mais lui oui).
Avec le second tome, des considérations politiques viennent se rajouter à l'ensemble, et je trouve que c'est moins bien raccordé que le reste à l'histoire. Mais bon, ça reste sympa. L'histoire de Shatki (tome 2 donc) est par contre plutôt longue. Et surtout, comme j'ai pu le lire dans d'autres critiques, c'est vrai qu'on se perd dans des considérations vraiment pas utiles au récit. La nana raconte sa vie depuis le commencement (ou presque). Alors certes s'il y a des passages intéressants, ils sont globalement tous enchâssés dans une gangue d'anecdotes pas toutes passionnantes, dont on se demande parfois si elles ne sont pas juste là pour rallonger le récit.

Le troisième tome (Meijo) nous parle donc de ce "nouveau" personnage, qu'on avait déjà appris à détester dès le 2ème tome, et dont on se demande à la fois ce que Shatki a bien pu lui trouver, et pourquoi elle a accepté de renier sa culture, sa famille, sa patrie pour qu'il assouvisse ses lubies. On se demandera également pourquoi elle continue à lui coller aux basques en exil, et on se demande toujours pourquoi elle est amoureuse de lui après tout ce qu'il lui fait subir. Plus leur histoire avance (dès la moitié du tome 2 disons), plus on se demande pourquoi elle s'entête. Certes on comprend qu'il y a un côté jeune châtelaine romantique dans son personnage, mais là c'est à la limite de l'idiotie crasse. Surtout avec son héritage familial, Shakti/Nissû aurait dû pouvoir voir quel genre de personnage méprisable son Meijo est. D'autant plus que n'importe quel lecteur doué de bon sens s'en rend compte dès les premières pages où il est question de lui.
Mais bref passons. Donc de leur histoire (Shatki, Meijo), on nous donnera des pages et des pages à manger, sans que tout soit vraiment intéressant, ni pertinent pour l'histoire. Certes il y a de bons moments, des anecdotes qui enrichissent l'univers en développant le côté mystique, où en nous en apprenant un peu plus sur la géographie, l'histoire ou la culture des contrées qu'ils traversent... Mais il y a globalement plus de remplissage (ah, les "fillers"...), et surtout, ça commence à se voir qu'en se concentrant sur le récit de ces personnages, on apprend rien (ou très peu de choses) sur l'expédition elle-même, qui est censée être l'intrigue principale...

D'ailleurs, on sent une accélération du rythme des événements dans l'expédition vers la moitié (ou les 3/4) du 3ème tome... Juste quand on commence à se dire qu'il reste fort peu de pages pour conclure correctement le récit avec tout ce qu'il nous reste à apprendre, tout ce qu'on commence à deviner, et tout ce qui doit encore arriver pour que l'expédition soit un succès (ou un fiasco... Mais qu'elle ait une fin au moins...).
Et c'est exactement ce qu'il se passe : on arrive à la dernière page en espérant voir le récit conclu... Mais pas du tout. On ne peut donc que supposer (/espérer) qu'il y ait au moins un autre tome pour conclure le récit, parce que sinon c'est une fin en eau de boudin qu'on nous propose.

Dans une interview de Stefan Platteau sur laquelle je suis tombé par hasard, il décrivait son oeuvre comme "une histoire sans héros... Ou plutôt avec de multiples héros, où tout le monde avait son importance, du barde à la courtisane, en passant par le simple soldat" (je cite de mémoire).
Mais force est de constater que s'il y a des protagonistes multiples, tous ne sont pas égaux non.
On sent dans ces propos et dans ses livres que Stefan Platteau aspirerait à être une sorte de George Martin, mais il n'est pas au niveau là-dessus.

Son univers est vraiment original et intéressant par contre, c'est ce qui m'a emballé dans son oeuvre.
Son récit de l'expédition en gabarre s'embourbe dans des circonvolutions non essentielles, et c'est dommage.
Reste des idées excellentissimes (les sentiers des astres, les Teule et leur façon de vivre, les nendous, le monde des esprits, les pouvoir des astres, les géants solaires, les lunaires, le Vintou, et j'en passe...), et des personnages vraiment cool (Manesh, Ogh, Fintan notamment).

On déplorera certains aspects à peine abordés ou qui auraient gagné à être plus creusés : notamment tout ce qui concerne le monde des esprits, avec ses personnages bizarres autant qu'étranges, surtout le Berger, les 3 tourmenteuses de Meijo, le protecteur de Meijo dont j'ai oublié le nom.
Finalement on ne sait toujours pas grand chose sur le géant solaire non plus, sur l'oracle. la partie sur l'opposition Souranès/Luari n'est pas la plus claire...

Bref, il y a des points qui auraient gagné à être mis en avant un peu plus. Des anecdotes qui auraient gagné à être écourtées. le tout au milieu d'idées génialissimes qui soutiennent ce monde original et emballant.

Je rajouterai aussi qu'il y a de nombreuses fautes d'orthographe dans les livres (je les ai lus en version pocket), et c'est dommage. Ils auraient pu se payer un relecteur, parce qu'il y en a des éneaurmes qui sont dérangeantes pour les yeux.

Enfin, je terminerai en disant que du coup j'attends avec impatience un prochain tome (sans savoir s'il est même prévu ou envisagé) qui permettrait de donner à l'histoire une fin digne de ce nom...
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Préambule avisesque
Je trouvais que le précédent tome ne nous avait pas beaucoup avancé (faut dire que la jeunesse-tête-à-claques de la Courtisane ne m'avait pas plus emballée que ça) (heureusement que les Teules sont là pour rattraper le coup et hacuner matater yolo carpe la vie) .

Tome 3
On retrouve dès le début de ce tome la troupe de notre barde conteur qui ne va pas rester longtemps au même endroit, de fuite dramatique mais poétique quand elle arpente les chemins entre-mondes, visites de vieilles ruines pleines encore de ce que fut la magie d'antan et poursuite malgré tout de sa quête. Il me semble qu'on en apprend un peu plus sur nos personnages et leurs univers et donc leurs motivations. Manesh reste quant à lui flamboyant et superbe en toute circonstance, haters'gonna hate, moi, comme il me plaît depuis toujours, j'ai poursuivi ce récit joyeusement. Et puis on retrouve de la poésie du premier livre, on se balade donc entre enchantements et barbarie.

Oui mais. J'avais oublié qui était le Meijo éponyme en titre. le djeuns-amant-tête-à-claques de djeuns-courtisane-tete-à-claques du précédent livre. Vous voyez ? Ben moi quand j'ai vu j'ai pesté velu. Je me suis dit que ça allait encore traîner cette histoire, et quitte à traîner, je préfère suivre l'aurore des cîmes des arbres suite au passage d'un demi-géant. C'est tout autant inutile mais c'est beau (et bizarrement, même si aucun des personnages n'est manichéen, je préfère leurs incomplétudes).

C'est dommage d'ailleurs, oui je digresse, mais moi j'aurais bien vu une évolution du personnage de la Courtisane semblable à Madame de la Compagnie Noire de Glenn Cook. Peut-être est-ce pour cela que je ne l'aime pas vraiment. Ce qui ne veut pas dire que le personnage n'a pas sa place dans l'univers. Mais il n'est pas Madame.

Postface
Ouidoncbref passé cette part du récit qui pour moi meuble l'histoire (on sautait l'histoire de Shakti, on réunissait les tomes 2 et 3 en un seul et c'était parfait !) ladite histoire avance au travers dudit de Fintan. Je retiens de plus l'onirisme du sentier des astres, la beauté des mots et des images que nous offre l'auteur en hommage à son livre-fée, son merveilleux premier tome, Manesh, pour notre plus grand bonheur.

[Pour finir je ne sais comment noter cette lecture. Je loue cette plume magique, moins ces écarts du sentier principal, et puis... J'ai du mal à lire en ce moment. Ô enfant des fées, pardonne moi si je ne te donne pas toutes les étoiles que ton univers mériterait.]
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critiques presse (2)
Syfantasy
10 octobre 2023
Plus rythmé et plus haletant que son prédécesseur, cet avant-dernier tome se montre aussi généreux en suspense, riche en surprises, en tensions et en révélations.
Lire la critique sur le site : Syfantasy
Elbakin.net
19 juin 2018
En dépit de quelques longueurs, moins présentes que dans les précédents tomes, et d’une fin un tantinet frustrante, la narration de ce tome 3 conserve tout son intérêt au fil des pages et ne fait qu’accroitre l’envie du lecteur de connaître la suite.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
N'oubliez pas trop vite la nature de l'Oracle. Lui seul décide qui peut rejoindre son trône, et qui erre en vain dans la forêt. Le noble prince n'est pas mieux servi que le pauvre bramynn ; le cuistot et le batelier ont donc leur chance aussi. Si nous sommes encore là, prêts à voyager vers Lui, alors que tant d'autres se sont perdus en chemin, c'est peut-être tout simplement parce qu'Il le veut ainsi. Regardez-vous : amis, ennemis, bâtards et catin, réunis dans le même vagabondage ! Peut-on imaginer compagnie moins probable ? Dites-vous que c'est peut-être sa volonté ; que c'est dans l'adversité qu'Il éprouve ses orants. 
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Bien sûr, suis-je gourde ! J'aurais dû le quitter sur-le-champ ! Poursuivre ma route seule, avec mon enfant – en admettant qu'il me la laisse, ce qui n'aurait rien eu d'évident. Et savez-vous ce que devient une femme seule, dans les villes de l'Héritage, sans famille, sans amis ni appuis, avec un bébé à nourrir ? Une putain, tout simplement. On n'échappe pas si facilement à sa condition quand on est née fendue, pas vrai ? Allez, maître Fintan, contez donc cela dans vos lais !
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De tous nos combats dans le Vyanthryr, celui de Varagwynn contre le brochet est l'un de ceux qui marquera le plus nettement ma mémoire. Sans doute à cause de ses résonances mythiques, ou de ma position de spectateur impuissant. A cause de la perfection du geste, aussi : il en faut, pour forcer au corps un prédateur aussi vif.

p. 386
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Vidéo de Stefan Platteau
A l'occasion des Imaginales, Stefan Platteau revient sur l'écriture de la saga des Sentiers des Astres et de Jaunes Yeux qui est paru il y a peu aux éditions Les Moutons Electriques.
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