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EAN : 9782756069302
120 pages
Delcourt (26/08/2015)
3.97/5   50 notes
Résumé :
Du syndrome de l'adultisme (quand on veut faire des trucs qui font adulte alors même que quand on lit une carte des vins c'est comme du Kafka en japonais), au syndrome du super-héros (quand on veut être trop parfait), en passant par le syndrome de Bernard Montiel, Leslie revisite les syndromes les plus connus pour nous parler avec tendresse, justesse et humour de nos petites névroses au quotidien.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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okka
  20 janvier 2017
Un splendide livre dans des couleurs agréables fait à l'aquarelle par Leslie Plée, qui nous ne laissera pas indifférent (sauf si l'on est insensible).
Ses dessins principalement en : bleu, vert, rouge ; sont agréables à l'oeil. Bien proportionnés, minimaliste et se fondent parfaitement dans les décors qu'elle a dessinés pour se mettre en scène.
On ressent les émotions, de la colère à la tristesse de l'auteur par ses écrits et dessins, qui nous font écho pour ceux et celles qui ont vécu et vivent de même au quotidien.
Pleine de bon sens, un talent qu'ont les gens observateurs, Leslie Plée pointe du doigt les choses illogiques qui nous entourent, comme par exemple, ces émissions télé qui au lieu de soutenir et d'aider les gens qui ont des soucis personnels qui leur bouffent la vie, sont moqués, sont vues comme des souffre-douleurs par les auditeurs. Elle nous parle aussi de sa difficulté à arrêter le tabac dans notre quotidien qui fait tout pour que l'on en consomme, ceci raconté à la sauce paléolithique.
Leslie soulève un autre et important paradoxe de notre société dans le chapitre : le syndrome des règles bleues. Un grand coup de gueule contre ce quotidien qui touche les femmes, ainsi que les moeurs et a priori sur la sexualité… Et comme elle le dit si bien : « Il faut en parler tant que ça ne changera pas ! »
À la fin du livre, en la voyant porter son fardeau de cailloux qui représente ses névroses, donc ce qui fait d'elle sa personnalité. Cela m'a fait penser que beaucoup de ceux qui jettent les pierres aux autres pour se sentir meilleur en les critiquant sont, en fait, les plus mauvais qui ne veulent pas se rendre compte de → qui ils sont, c'est-à-dire : loin d'être clean.
📖 Un livre à lire, et à mettre dans les mains des gens. 😊
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ValentinePumpkins
  19 septembre 2015
Comme je l'ai dit dans mon Bilan #1, Leslie Plée est l'une de mes chouchoutes, je dois avoir quasi toutes ses BDs et si c'est souvent un régal, celle-ci, la dernière en date, est la meilleure pour moi. Leslie Plée n'a jamais caché être quelqu'un d'assez névrosé, avec des peurs plus ou moins irrationnelles et des petits TOCs. Dans cette BD, elle couche sur le papier, tout en douceur grâce à l'aquarelle (et qu'est ce que c'est joli !), quelques unes de ses névroses tout en les justifiant et en proposant des solutions pour mieux vivre avec (c'est à dire la plupart du temps, les accepter et ne pas vouloir aller contre ce qui est, finalement, un bon conseil, même si la majorité des psys vous diront l'inverse... Mais qui s'intéresse à ce que disent les psys, hein ? hum hum).
On retrouve donc, entre autres : le syndrome de l'adultisme (en gros la peur de grandir et le fait de ne jamais s'identifier pleinement comme adulte), le syndrome du fardeau (pour ceux qui ont une très faible estime d'eux et qui s'imaginent être un poids pour leur entourage. Voire une nuisance) ou le syndrome de Paris (le fait de ne pas aimer s'éloigner de son nid, de sa zone de confort, en gros, ceux qui n'aiment pas partir en voyage). Alors, je ne sais pas vous mais je me suis retrouvée dans presque tous les syndromes décrits (plus ou moins fortement) mais quand même. Ce qui a parfois donné lieu à quelques éclats de rire teintés de jaunes. Mais bon, la normalité, c'est subjectif, hein ? (rassurez moi) Tiens, d'ailleurs, la normalité est le point central de cette BD, c'est à dire, comment se positionner face à cette normalité qu'on nous impose tout autour de nous (comment ça, le sang de tes ragnagnas n'est pas bleu comme dans les pubs ?! SHAME ! comment ça, tu aimes bien rester chez toi et pas faire le tour du monde à dos d'éléphant de mer ?! SHAME !). C'est une BD feel good (comme disent les jeunes) qui vise à décomplexer le lecteur comme son illustratrice et ça fait du bien par où ça passe !
Lien : http://merlin-brocoli.blogsp..
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mumuboc
  30 mai 2016
Je prends de temps en temps un roman graphique pour "m'aérer la tête"....... Parfois une bonne surpris, parfois bof ..... Et pour celui-ci je dirais bof bof mais je pense qu'il s'adresse à un public de trente/quarante ans. L'auteur retrace en 10 syndromes les différentes névroses auxquelles on peut être confronté et je dois avouer que l'on s'y retrouve tous plus ou moins dans certaines (ouf pas toutes). Les dessins aquarellisés sont agréables, les textes itou même si parfois j'avais du mal à déchiffrer certains mots (sûrement dû à mon grand âge). Reflets de notre Société, de nos peurs, de nos manies etc.... c'est agréable, drôle mais pour ma part je n'y ai pas pris plus de plaisir que cela. Un sourire parfois, des situations que nous avons tous vécues ou vues. Mais je dois aussi avouer que j'en ai un peu assez de tous ces livres, essais etc..... qui nous observent, nous décortiquent et nous expliquent comment vivre. Observons nous, assumons nous et arrêtez de nous dire que nous sommes tous bons pour une analyse.....
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Belzaran
  16 août 2017
Avec « Moi vivant, vous n'aurez pas de pause », Leslie Plée racontait son quotidien infernal de libraire. Une réussite, puisqu'elle a depuis abandonné ce métier pour se consacrer à la bande dessinée. Avec « Éloge de la névrose », l'auteure reprend le thème de ses angoisses déjà traité dans « L'effet kiss pas kool ». Une difficulté à sortir du soi ? Car après avoir raconté ses souvenirs d'ado et consacré une série à son chat, cela risque de s'essouffler… le tout parait chez Delcourt pour plus de 170 pages de névroses.
Le livre traite avant tout de l'adulescence, ces adultes incapables de sortir de l'adolescence et de gérer leur propre vie. À travers ses propres problèmes psychologiques, Leslie Plée développe un discours visant à déculpabiliser les gens comme elle. Donc, si vous avez du mal à vous prendre en main et que la vie vous angoisse, ce livre vous parlera. Sinon, vous n'aurez envie que de crier « bouge-toi et arrête de te plaindre !
On assiste ici à une série de névroses plus ou moins originales. Si certaines sont finalement assez universelles (à des degré divers), d'autres sont bien plus personnelles. On trouve donc l'adultisme, la difficulté à garder contact avec les autres, la procrastination (le sujet préféré des blogueurs ?), la peur de voyager, l'angoisse du sexe, etc. On découvre aussi que Leslie Plée a tendance à se balancer pendant la nuit… Faute de conception évidente, l'auteure raconte aussi son voyage à Stockholm. Outre qu'il contredise ses théories précédentes, il ne semble là que pour faire le jeu de mot avec le syndrome de Stockholm…
Malgré la volonté d'un listing, tout cela est très autocentré. Alors on comprend bien que ça pourrisse la vie, mais le lecteur doit-il être le réceptacle d'une séance de psy particulière ? le discours didactique refroidit l'ensemble et gêne toute empathie. Si je me retrouve dans finalement pas mal de situations décrites, je trouve qu'il manque au personnage une volonté de se battre contre tout ça. Par exemple, lorsqu'elle raconte ne pas oser retourner voir les gens avec qui elle a travaillé, elle imagine toutes les situations possibles (et négatives). Mais à aucun moment elle ne nous raconte une fois où elle est passé outre cette peur et comment ça s'est passé. Et le discours devient ambigu : il semble qu'il faut accepter ses névroses et arrêter de culpabiliser d'être comme ça. En effet, cela permet de se sentir plus léger. Mais est-ce une solution pour autant ?
Au niveau du dessin, le trait de Leslie Plée est très simple. Pour ma part, je ne le trouve pas très beau. Il accompagne seulement le discours. Les personnages, à peine esquissés, restent cependant étonnamment expressifs avec pas grand-chose. L'auteure fait le choix de dessiner entièrement à l'aquarelle. C'est un choix original et globalement réussi. L'ensemble est très doux. Quelques pleines pages sont réussies. Cependant, on ne peut s'empêcher de penser à un cache-misère : l'ensemble est très vide et les pages brillent par leur quantité de blanc… On est très proche d'un blog plus que d'un livre.
« Éloge de la névrose » est symptomatique de toute une génération d'auteurs issus des blogs. Les BDs qu'ils produisent sont autocentrées et le dessin n'est qu'un prétexte pour accompagner un discours. On lit donc le journal des névroses de l'auteure avec des dessins qui illustrent le tout. C'est une tendance, à vous de voir si cela vous parle.

Lien : http://blogbrother.fr/eloge-..
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Noctenbule
  28 avril 2017
Le mot névrose n'inspire pas forcément à sourire. Mais Leslie Plée à le talent de mettre dans l'humour sur sujet dans lequel il y en a rarement. le mal-être n'est pas facile à gérer mais qu'est-ce qui nous empêche de rire de lui pour aller mieux? Et puis qui ne c'est jamais senti mal à un moment puis avec du recul cela nous a semblé ridicule?
La dessinatrice impose un style avec décontraction en se mettant en scène. Ainsi elle ne se moque ni d'un voisin, ni d'un ami, ni d'un quidam. Il y a juste un peu son ami qui est moqué mais c'est une marque d'amour.
Elle affirme dans cette bd son côté féminin avec le génial syndrome du sang bleue. Il n'y a aucun rapport avec la maladie du sang bleu. C'est plutôt en référence avec la couleur du sang dans les publicités pour les tampons et serviettes hygiéniques. Cachez ce sang que je ne saurais voir. Il ne manquerait plus qu'on montre des protections hygiéniques après usages. Certaines artistes d'art contemporain ont fait des expositions de tampons usagées sur une semaine.
Leslie Plée parle avec beaucoup d'humour des tabous liés à la sexualité féminines. Alors à bas les culottes, on parle de taille de vagin, de masturbation, de pornographie... Et si les femmes pouvaient être autre chose que des clichés?
Elle propose aussi de vivre une aventure incroyable. Il faut partir dans l'acceptation de soi, avec bienveillance et sans cruauté. le pire ennemi qu'on a c'est soi-même. Elle tente avec légèreté de dédramatiser l'anxiété qui parfois est perçu comme de l'égoïsme.
Une écriture engagée avec un coup de crayon assez original. Pourquoi limiter l'espace avec des cases quand des touches de couleurs suffisent à créer un récit et quelques bulles. Pourquoi s'encombrer de décors quand l'important est dans les personnages et leur vie? Une touche légère et simple l'aquarelle qui rend la lecture très agréable.
C'est avec un optimisme délicieux que Leslie Plée nous parle de ces névroses. Alors ne pas glisser de la bonne humeur et des sourires dans ces peurs?
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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critiques presse (4)
BoDoi   13 octobre 2015
C’est drôle, cynique, bien vu, mais c’est encore meilleur quand elle sort de son sujet.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BullesEtOnomatopees   28 septembre 2015
Cet Éloge de la névrose est loin d’un simple agrégat de situations comiques et de bons mots. Leslie Plée se livre sans rien cacher.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
BulledEncre   21 septembre 2015
Un album juste, touchant et drôle.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Sceneario   14 septembre 2015
Un indispensable de la rentrée, à la croisée réussie de la psychologie de comptoir et de la sociologie de l’ordinaire, pour décomplexer de ses névroses avec humour !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   20 janvier 2017
p.128.

La société nourrit la peur des femmes et leur condition de victimes. Par exemple, sur le site Internet du ministère de l’Intérieur, les conseils donnés aux femmes sont affligeants.

1. ATTENTION À SA TENUE
😾 - Mais regardez-moi cette petite aguicheuse !
♀ - Tu me précises la longueur ?

2. BIEN TENIR SON SAC
😾 - Mais ne résiste pas, si on te l’arrache
♀ - C’est CONTRADICTOIRE !

3. NE PAS MONTRER SA PEUR
😾 - Ne fais pas la grosse queue et ne mets pas les oreilles en arrière.
♀ - Quoi ?
😾 - Tu seras grillée.

4. ÊTRE ACCOMPAGNÉE
😾 - Et ne rentre pas seule !
♀ - Je suis majeure je te signale. Et dans 80 % des agressions sexuelles, la victime connaît son agresseur.
😾 - S’il t’arrive quelque chose ça sera TA faute !


😾 Toi,(♂) c’est bon. Statistiquement, tu te fais beaucoup plus agresser dans la rue que les femmes, mais c’est OK.
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okkaokka   20 janvier 2017
p.123.

Les hommes, quant à eux, sont éduqués pour performer : tenir longtemps et avoir un gros sexe. Je rêve d’un sujet au journal de 20H qui rétablirait une vérité importante.

« Vous avez sûrement remarqué que tous les chargeurs ne vont pas sur les téléphones. C’est à partir de cette constatation que l’université du Kansas a découvert que tous les vagins n’étaient pas pareils. Le vagin n’est pas un récipient à taille unique. Ainsi, il y a des grands, des petits vagins, des grands, des petits pénis, qui s’emboîtent plus ou moins bien. C’est-à-dire qu’on a fait chier tout le monde avec la taille de notre sexe pour rien. Certains se demanderont : " Mais le vagin n’est pas élastique et ne peut s’adapter à tous les pénis ? " Alors oui mais comme le montre l’accouchement, c’est un poil douloureux à élargir. À la fin de l’étude américaine, il y a un post-scriptum qui dit : " La pénétration qui dure 3 heures, c’est non. " »
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okkaokka   20 janvier 2017
p.121.

Et quel conseil peut-on lire partout dans la presse féminine, qui moi-même m’a marqué dès l’âge de 14 ans et que j’ai entendu encore très récemment ?

" Les mecs n’aiment pas les filles qui font l’étoile de mer. "
- NE LIS PAS CA !
- Quoi ? Rends-le moi, je veux faire le test : " Suis-je un bon coup ? "
-Tu dois d’abord apprendre ce qui te fait plaisir, à toi. Et si c’est en étoile de mer que tu as le plus de sensations fais-la.
+ Lire la suite
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okkaokka   20 janvier 2017
p.35-6.

Et peut-être que vous devez votre carrière professionnelle à vos névroses.

« Je me présente aux élections car je suis mégalomane et parce que le pouvoir me fait jouir. »

Les névroses font partie de nous.
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okkaokka   20 janvier 2017
p.30.

Malheureusement la sensibilité est souvent vue comme un défaut. C’est un sentiment attribué aux :
– Femmes – Homosexuels – Artistes – Végétariens
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Videos de Leslie Plée (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Leslie Plée
Tout commence au petit matin en lisant les gros titres du journal et l?annonce d?une lune de sang. Jamy décide d?aller observer le phénomène rarissime. On le suit toute une journée et chaque étape est prétexte à la découverte d?un phénomène naturel de notre quotidien ou l?explication d?une technologie. Depuis les différentes phases de la lune à l?eau qui coule au robinet en passant par le fonctionnement du télescope, du moteur à explosion, l?effet de serre, la rosée du matin, l?âge des arbres, les orages ou le fonctionnement du téléphone portable. 
Cette aventure pleine de rebondissements entraîne Jamy dans des situations cocasses où il ne sépare jamais de son animal de compagnie préféré, un poulpe doué d?une intelligence supérieure avec qui il dialogue dans un jeu de questions réponses où l?humour pimente une mine d?informations et d?explications limpides. 
Toujours enthousiaste, et dans le même temps d?une grande justesse pédagogique, Jamy comme toujours sait raconter, expliquer, transmettre? 
On retrouve avec plaisir les dessins de Leslie Plée qui illustrent avec complicité et humour les histoires de Jamy.
En savoir plus sur "Tu l'as dit Jamy !" : https://www.hachette.fr/livre/tu-las-dit-jamy-9782234088764
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