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ISBN : 2283026377
Éditeur : Buchet-Chastel (10/01/2013)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Ce livre est le journal intime d'une passion africaine. Elle a 27 ans, elle est blanche. Il est noir, poète, déjà marié, et lui propose de devenir sa deuxième femme. Une histoire où le scandale renoue avec l'amour fou ; où le romantisme se mêle à la cruauté.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  06 mai 2013
Coincée à Caen entre un père trop sévère et une mère qui la couve, Hortense a toujours eu des rêves d'ailleurs qu'elle a concrétisés dans des histoires d'amour bancales avec des hommes venus d'Afrique. Après une énième rupture, Hortense, fragile, dépressive, en surpoids, accepte une invitation à un festival de cinéma au Burkina Faso. C'est là, à Ouagadougou, qu'un homme attire son attention, un orateur impertinent qui n'a pas peur de froisser les autorités du cinéma. Cet homme, c'est Seydou, le poète de Keur Massar, un griot sénégalais, un ancien acteur. le coup de foudre les terrasse, la passion les consume. La séparation est impossible; Hortense reste en Afrique et suit Seydou à Keur Massar dans la banlieue de Dakar. Il veut faire d'elle sa femme mais il est déjà marié. Hortense sera donc sa deuxième épouse. Convertie à l'Islam et mariée dans le même temps, Hortense va devoir affronter la jalousie et la rancoeur d'Awa, la première épouse, mère d'un petit garçon et enceinte d'un deuxième enfant.

Jusqu'où peut-on aller par amour? Peut-on tout accepter pour l'homme qu'on aime? Il faut peut-être avoir l'innocence de la jeunesse pour se laisser emporter par un coup de foudre et suivre un homme sans se poser trop de questions. Mais ensuite...Comment justifier que l'on s'impose dans une famille établie pour devenir la deuxième épouse? Les femmes de là-bas n'ont guère le choix, le mari est maître après Dieu, et elles sont nombreuses à faire taire leur indignation et à établir un statu quo avec l'autre épouse. Finalement, c'est, comme souvent, l'homme qui s'en sort le mieux. Même Seydou, le poète, l'homme sensible, s'accommode de cette situation inédite pour lui et honore chacune de ses femmes à tour de rôle. Prend-il une revanche sur son enfance en aliénant une femme blanche? Et Hortense? Agit-elle par amour seulement ou a-t-elle trouvé là l'ultime façon de se rebeller contre son père? Est-elle irrémédiablement amoureuse ou seulement vulnérable à cause de sa dépression? Considérée par sa belle-famille comme une source inépuisable d'argent, jalouse d'Awa, contrainte à une vie démunie, peut-elle s'adapter à cette nouvelle vie et renier son éducation, ses convictions? Et comment vivra-t-elle cette polygamie volontaire une fois de retour à Paris?
Beaucoup de questions, peu de réponses dans ce récit dérangeant qui n'évite pas les clichés sur le sentiment de culpabilité des blancs envers l'Afrique et la vision des africains d'une France arrogante et riche. Par contre, Caroline POCHON donne à voir un Sénégal loin des images de cartes postales, une population pauvre, qui vit de bric et de broc dans un pays où tout manque. C'est une immersion totale dans la vie d'un quartier de Dakar avec ses traditions, ses croyances, ses rapports de force. Dans un style vif et haché, comme écrit au son des djembés qui s'enflamment les soirs de fête, elle réussit parfaitement à retranscrire l'ambiance africaine mais, malheureusement, peine à convaincre et à rendre ses personnages attachants.
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AppelezmoiMadame
  22 février 2013
Caroline POCHON nous livre ici son premier roman, sous la forme d'un journal intime elle nous présente Hortense, 25ans, qui fuit sa vie française pour se rendre en Afrique.

Hortense est fragile, Hortense a été internée, Hortense est suivie, sa maman attache une grande importance à ses rendez-vous avec le psychiatre.
Seydou est le poète de Keur Massar, c'est un griot, c'est un ancien acteur, c'est un scénariste, quelqu'un qui a connu l'opulence en France. Il est cultivé et cite Rimbaud. Il est retourné à la vie traditionnelle sénégalaise. Il est amer, cela date de la plus tendre enfance. Il explique que sa mère donnait le sein à Constance (une blanche) lorsqu'il était petit et n'avait donc plus de lait pour lui. Ce manque de reconnaissance, cette frustration est récurrente dans le livre tant au niveau professionnel que personnel.
Ces deux personnes se rencontrent au Festival de cinéma d'Ouagadougou et tombent amoureux. Hortense décide de le suivre dans son village natal et de ne pas rentrer en France.
Elle arrive donc dans la maison vétuste de Seydou où plusieurs générations vivent ensemble. La femme est sur représentée, les deux personnages décisionnaires sont la mère de Seydou et sa première femme : Awa. Elle attend leur deuxième enfant.
Jalousie, doute, amour, peur, regret, crainte, joie vont s'entremêler sous ce toit.
Les femmes sénégalaises sont d'une rare violence envers la seconde épouse, elles sont solidaires entre elles, une blanche vole « leur homme ». le climat de violence est latent.
Hortense doit donc se protéger d'elle-même (elle n'a plus de Xanax), de ses femmes, trouver sa place de seconde épouse (deux jours-deux jours).
Le rapport au temps est très particulier, le roman retrace tout d'abord deux mois et demi de vie africaine, laps de temps très court durant lequel la rencontre, l'arrivée au village, la conversion et le mariage se sont succédés.
La deuxième partie du roman présente le désamour, l'éloignement d'Hortense, son retour en France, ses rêves, ses désillusions.
J'ai cherché des excuses à Hortense, pour essayer de comprendre.
Elle fait preuve de lucidité, les Sénégalaises n'ont pas le choix, elles doivent supporter la coépouse, mais une femme blanche, occidentalisée, française, élevée dans la tradition chrétienne, athée. A-t-elle accepté tout cela pour s'affranchir de la France ? de ses parents ? des ses déceptions répétées à Caen ?
J'ai eu beau lire et relire les passages où l'auteur expose ses motivations, son amour, je n'étais pas convaincue. Et si Hortense avait accepté d'être la seconde femme, non pas par amour, mais par auto-destruction? Elle est conflit avec son père, elle sort d'une rupture difficile.
C'est un roman d'auto-fiction.
Certains passages pourraient alimenter des travaux de recherche ethnologique.
Caroline POCHON nous fait voyager autrement entre le village, Dakar et l'ile de Gorée lieu de troc pour les touristes. Elle nous présente les tenues traditionnelles, elle confronte le riz-poisson aux pâtes bolognaises.
J'aurais aimé connaître davantage certaines personnes comme Khady, la nièce de Seydou de 11ans.
J'ai regretté qu'elle ne détaille pas plus les rapports charnels entre les femmes africaines, elle laisse penser qu'au sein du village beaucoup sont bisexuelles.
Le style est parfois maladroit sans pour autant affecter le roman.

Un roman qui touche, qui dérange et qui pose la question de la double culture, ses conséquences.

Lien : http://appelezmoimadame.blog..
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Mara300
  08 mars 2013
Merci à Babelio pour ce livre que j'ai reçu grâce à la masse critique.

Ce roman est écrit sous la forme du journal intime d'Hortense, jeune française passionnée par l'Afrique. Après une déception amoureuse et une dépression, elle décide de quitter sa ville et s'envole pour Ouagadougou. Là-bas elle rencontre le poète de Keur Massar. Ils tombent éperdument amoureux l'un de l'autre. Petit problème, il est déjà marié… Elle accepte l'inacceptable. Devenir la seconde épouse.

Les premières pages m'ont paru un peu bizarres. Quelque chose me gênait. le texte est écrit comme on pense. Les verbes, lorsqu'il y en a, sont conjugués au présent. Ce sont souvent des suites d'idées, d'adjectifs qui donnent une sensation, une impression. Il m'a fallu un peu de temps pour m'habituée. Cette technique donne aux descriptions un côté personnel. Cette suite de mots fait apparaitre des images qui sont différentes pour chacun. On sent l'ambiance africaine. On sent aussi l'instabilité de la narratrice.

J'ai essayé de me mettre à la place de l'héroïne. Pas facile. A chaque obstacle, je me dis qu'elle va renoncer, faire marche arrière. Moi-même j'aurai déjà craqué depuis longtemps. Et non, elle respire un bon coup et se lance un peu plus loin dans cette histoire. J'ai eu d'autant plus de mal à la comprendre que je ne suis pas du tout attirée par la culture africaine. Où est sa limite ? Comment supporte-t-elle ça ? Immergée dans une culture complètement différente, être considérée par sa belle-famille comme un porte-monnaie ambulant, changer de religion du jour au lendemain, subir sans cesse de nouvelles épreuves avec de moins en moins de soutient de l'homme aimé. Et c'est là que j'ai été accrochée pour de bon. Je voulais savoir qu'elle était sa limite. J'ai imaginé plusieurs fins, que je n'aurai même pas envisagées au début. Mon état d'esprit a évolué au fur et à mesure de ma lecture. Je me suis laissée convaincre que cette vie n'est pas si mal. Comme elle, j'ai souhaité me débarrasser de la première épouse.

J'ai été contente de la fin. (spoiler) La réalité reprend le dessus. C'est un seau d'eau froide. le retour en France n'est pas facile. Les gens semblent différents là-bas. Les sentiments aussi. Chacun retourne à sa vie après ces désillusions. On fait un trait sur cette aventure, … Pas tout à fait. Mon passage préféré arrive. La lettre de la première femme. On découvre alors les vrais sentiments de cette première épouse, trompée, humiliée, … Ce qu'elle pense à chaque étape de l'histoire, ses peurs, ses envies, sa colère, sa haine pour cette blanche … Et le travail qu'elle a fait sur elle pour pardonner. Et de tout ça, il reste l'amitié entre ces deux femmes.

Lien : http://www.chez-mara.be/blog..
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BMSierre
  11 juin 2013
On se laisse prendre par cette histoire. le titre est déjà accrocheur. J'ai pénétré dans un univers qui m'est totalement inconnu : l'Afrique et ses coutumes. En lisant ce texte je trouvais qu'on parlait beaucoup de cinéma africain, qu'il fallait avoir vécu cette situation de près pour pouvoir la décrire et finalement j'ai appris que ce livre nous parlait de la vie de Caroline Pochon, qu'elle nous livrait ses sentiments, son expérience en terre africaine. En 2004, à Dakar, elle tourne même un documentaire avec les protagonistes réels de son expérience.
A lire donc autant pour le côté « témoignage » que pour le récit qui montre bien le fossé existant entre deux cultures et l'impossibilité d'en faire abstraction. L'occasion également pour le lecteur d'avoir un aperçu des contraintes et ouvertures du cinéma en Afrique. L'écriture de C. Pochon rend bien l'atmosphère particulière de ce premier roman. G.B.
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Einna26
  23 décembre 2015
Roman sur une chose inconcevable pour une occidentale : être la deuxième épouse d'un Africain.
On suit le parcours d'Hortense qui traîne sa dépression. Elle se rend en Afrique à un festival de cinéma et tombe amoureuse de Seydou qui l'emmène dans son village, dans sa famille. Elle accepte de vivre sa passion jusqu'au bout et de devenir sa deuxième épouse.
Un terrible choc des cultures qu'elle va vivre pendant 2-3 mois auprès de sa nouvelle famille.
Lasse et jalouse de partager son mari, elle retourne en France, essaie de monter le dossier sur le film qu'elle et son mari ont écrit. Seydou la rejoint en France pour rencontrer le Ministère quand le dossier est prêt.
Le sujet est surprenant et passionnant.
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critiques presse (1)
LeFigaro   10 janvier 2013
Écrit comme un carnet de bord, au jour le jour, par l'héroïne, ce huis clos franco-sénégalais ­magnifiquement mis en scène est dépaysant par son contexte mais aussi par ses personnages que la passion, le sens du devoir, le courage, la jalousie et la grandeur d'âme déchirent. Ils ont la trempe de grands héros tragiques.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BookaddictBookaddict   14 juillet 2014
Je comprends que la polygamie est un mors aux dents de la femme, une injection du venin de la jalousie, juste un peu plus forte que la dose vaccinatoire et juste un peu moins forte que celle de l'empoisonnement. Un aiguillon qui maintient chaque femme dans l'incertitude face à l'homme qu'elle aime et donc, dans un effort constant pour être la plus belle, la plus douce, la plus aimable, la favorite.
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Mara300Mara300   17 février 2013
Les hommes que j’ai aimés m’ont donné l’Afrique, sa chaleur, ses nuits sans fin, sa musique, sa danse, ses improvisations, son bricolage quotidien, ses langues qui chantent dans la grisaille, ses éclats de rire sans Banania, sa connivence de parias, ses combines miraculeuses.
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BookaddictBookaddict   14 juillet 2014
J'éprouve l'Afrique. La faim au ventre et al fatigue de voir qu'aujourd'hui non plus il n'y aura pas de miracle, juste quelques expédients pour faire survivre toute cette famille. Il parle de cette roue d'enfer qu'est l'Afrique. Chaque fois que tu crois pouvoir prendre ton essor, les femmes, les soeurs, le village t'entraînent de nouveau vers le bas. Impuissance !!
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MaliceMalice   20 février 2013
On ne prend pas une deuxième femme lorsque la première est enceinte. "Beaucoup approuvent, d'autres discutent.
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BookaddictBookaddict   14 juillet 2014
Désormais , je sais. Polygamie rime avec paranoïa - et pas seulement sourires faux-cul.
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