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Charles Baudelaire (Traducteur)
EAN : 9782277300267
95 pages
Éditeur : J'ai Lu (04/11/1992)
  Existe en édition audio
3.71/5   459 notes
Résumé :
Double assassinat dans la rue Morgue

Marie Roget ? Oh ! une jeune fille bien sage !

Comment ? Sauvagement assassinée, dites-vous ? Mais par qui et pourquoi ? Et Mme L'Espanaye et sa fille, la discrétion même ! Jamais une histoire... jusqu'à ce qu'elles soient retrouvées mutilées par un atroce meurtrier. Quelle terrifiante idée !

On a tenté de cacher le pauvre corps de Mlle L'Espanaye dans le conduit d'une cheminée. Commen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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denis76
  08 avril 2021
Poe est un des précurseurs du roman policier.
Ce livre n'est pas mal, car Dupin explique clairement les mécanismes de sa réflexion à son ami, le narrateur.
A Paris, vers les années 1830. Dans leur appartement, une vieille femme et sa fille sont assassinées dans des conditions atroces. L'une est égorgée et défenestrée, l'autre... Les piétons constatent avec horreur la défenestration, montent précipitamment à l'appartement, essayent d'enfoncer la porte. Ils entendent des cris horribles : « Mon Dieu ! » lancé d'une voix grave et rauque, puis des paroles incompréhensibles, saccadées, aiguës, puissantes. Quand le policier enfonce la porte, il n'y a personne de vivant dans l'appartement, qui est dans un bouleversement sans nom. On retrouve la demoiselle étranglée et enfoncée dans le conduit de cheminée. Toutes les portes sont fermées de l'intérieur, et les fenêtres aussi. Dupin et le narrateur arrivent après la police....
.
Je n'aime pas les romans policiers, Agatha Christie m'en a dégoûté avec son air supérieur qu'elle prend au dénouement. Mais je voulais connaître l'écriture d'un des précurseurs : Edgar Allan Poe. Bon, il y a bien quelques pédanterie au début de cette nouvelle sur les échecs, le whist et les qualités d'analyse, mais quand on rentre dans l'histoire, Dupin explique avec pédagogie le fonctionnement particulier de son cerveau très observateur et déducteur. le dénouement est intéressant, bien que non crédible au XXIè siècle.
La traduction en français est de Charles Baudelaire.
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Mladoria
  29 janvier 2016
Une petite nouvelle fantastique classique du maître POE au dénouement tout à fait surprenant. Comment faire d'un fait divers sordide somme toute (malheureusement) banal, une histoire rocambolesque en si peu de pages.

C'est tout l'art de l'étrange dans lequel excelle un des maîtres du fantastique qui apparaît d'ailleurs dans la nouvelle en compagnie de l'astucieux et perspicace Chevalier Auguste DUPIN, personnage très sympathique au demeurant devant lequel l'auteur-personnage reste élégamment effacé.
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belette2911
  31 octobre 2012
Encore un livre qui traînait dans ma PAL depuis des lustres. Ma pile étant tellement haute, il m'est impossible de tout lire dans des délais brefs.
Le mal est réparé et je sais enfin ce qu'il s'est passé dans cette fameuse rue Morgue. Sans compter que j'ai fait la connaissance avec le chevalier Dupin de Mr Poe.
Sherlock Holmes aurait emprunté une partie du docteur Joe Bell, mais aussi du chevalier Dupin. Conan Doyle ayant répondu à R.L. Stevenson dans une de ses lettres (ils s'appréciaient beaucoup) : « Je suis tellement content que Sherlock Holmes vous ait permis de passer le temps. C'est un salopard à mi-chemin entre Joe Bell et le Monsieur Dupin de Poe... »
Au niveau des déductions ou inductions, j'étais dans mon élément !
Le roman est court et nous décrit un double meurtre fait quasiment en chambre close puisque les gens montaient les escaliers pour porter secours aux personnes qui avaient criées, les fenêtres étaient closes et la cheminée obstruée par le cadavre d'une des deux femmes.
Mystère insoluble ? Pas pour Dupin qui expliquera à son ami (son Watson ?) le cheminement de ses réflexions.
Le bémol ? La couverture de l'Édition Librio qui m'a mise plus que sur la voie. Avant même de commencer, je me doutais du coupable.
Là, je râle ! Plus de surprise. Malgré tout, bien raisonné.
Pour la seconde histoire, j'ai moins adhéré et j'ai refermé le bouquin avant la fin.
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brigittelascombe
  21 janvier 2013
"Un vaste génie profond comme le ciel et l'enfer" disait Charles Baudelaire, au sujet d'Edgar Allan Poe, dont il traduisit plusieurs oeuvres en particulier Histoires extraordinaires dont est issue l' enquête policière: Double assassinat dans la rue Morgue.
En effet, c'est un univers fascinant inquiétant et dérangeant que celui d'Edgar Allan Poe (écrivain américain du XIX° siècle qui malgré la drogue et l'alcool a produit moult essais,contes,poèmes..). Une sorte de théâtre qui met souvent en scène,comme ici (voir aussi le chat noir), l'horrible,le crime et le macabre.
L'intrigue se déroule à Paris. le narrateur cohabite avec Auguste Dupin un "gentleman appartenant à une excellente famille" mais toutefois "réduit à la pauvreté". Ces deux originaux vivent reclus et s'adonnent à la lecture et l'écriture, volets clos. Ils rodent la nuit. En lisant le journal,ils apprennent qu'un double assassinat d'une violence inouie (avec mutilations au rasoir et tête tranchée) a été commis dans la rue Morgue. Dupin à "l'intelligence surexcitée" et au fin esprit d'analyse va battre à plate couture les policiers.
Tel Columbo d'investigations en déductions, de relecture de témoignages en associations d'idées, il résoudra l'énigme du double meurtre (ou plutôt de cette "boucherie" et de sa "férocité toute bestiale") et fera innocenter un suspect emprisonné par erreur.
Edgar Allan Poe aurait-il précédé Stephen King dans une autre vie?
Malgré l'écriture un brin désuète et l'enquête à la Conan Doyle on est dans le même registre ...celui de l'horreur!
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fabdelavega
  19 janvier 2013
En avance sur son temps.
Ma première fois dans l'univers de Edgar Allan Poe. Une nouvelle policière qui commence étrangement sur un traité sur l'analyse, prenant comme exemple, un joueur d'échec.
Puis la rencontre entre le narrateur, un étranger anonyme est un gentleman français, Charles Auguste Dupin. le narrateur est fasciné par ce personnage, son intelligence, allant jusqu'à le considérer comme une personnalité exceptionnelle.
J'ai été agréablement surpris et n'ai pu que constater la ressemblance entre ce Français, Dupin et Sherlock Holmes, est cette incroyable facilité de déduction, allant jusqu'à deviné les pensées de son interlocuteur. Puis en feuilletant les journaux du soir, ils découvrirent ce drame, « Doubles assassinats dans la rue Morgue », une vieille dame et sa fille sauvagement assassinées. Après avoir consulté les deux articles relatifs à ces meurtres, puis une courte inspection sur le lieu du drame, le récit se poursuit sur un long monologue de Dupin, où il conclut l'affaire d'une facilité déconcertante.
J'avoue que le dénouement m'a un peu déçu, mème semblé inconcevable. Mais pour l'époque, Poe était en avance sur son temps et l'on regrette mème qu'il ai pas écrit plus de nouvelles policières.
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critiques presse (2)
Sceneario   29 septembre 2016
Un hommage à l’intelligence remarquablement mis en avant par Edgar Poe et habilement mis en scène par Céka et Clod.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   20 septembre 2016
Le polar et ses images s’oublient vite. Divertissant mais un peu falot.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   11 mai 2013
Les facultés de l’esprit qu’on définit par le terme analytiques sont en elles-mêmes fort peu susceptibles d’analyse. Nous ne les apprécions que par leurs résultats. Ce que nous en savons, entre autre choses, c’est qu’elles sont pour celui qui les possède à un degré extraordinaire une source de jouissances des plus vives. De même que l’homme fort se réjouit dans son aptitude physique, se complaît dans les exercices qui provoquent les muscles à l’action, de même l’analyse prend sa gloire dans cette activité spirituelle dont la fonction est de débrouiller. Il tire du plaisir même des plus triviales occasions qui mettent ses talents en jeu. Il raffole des énigmes, des rébus, des hiéroglyphes ; il déploie dans chacune des solutions une puissance de perspicacité qui, dans l’opinion vulgaire, prend un caractère surnaturel. Les résultats, habilement déduits par l’âme même et l’essence de sa méthode, ont réellement tout l’air d’une intuition. Cette faculté de résolution tire peut-être une grande force de l’étude des mathématiques, et particulièrement de la très haute branche de cette science, qui, fort improprement et simplement en raison de ses opérations rétrogrades, a été nommée l’analyse, comme si elle était l’analyse par excellence. Car, en somme, tout calcul n’est pas en soi une analyse. Un joueur d’échecs, par exemple, fait fort bien l’un sans l’autre. Il suit de là que le jeu d’échecs, dans ses effets sur la nature spirituelle, est fort mal apprécié. Je ne veux pas écrire ici un traité de l’analyse, mais simplement mettre en tête d’un récit passablement singulier quelques observations jetées tout à fait à l’abandon et qui lui serviront de préface.
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c.brijsc.brijs   13 novembre 2011
Les facultés de l'esprit qu'on définit par le terme analytiques sont en elles-mêmes fort peu susceptibles d'analyse. Nous ne les apprécions que par leurs résultats. Ce que nous en savons, entre autres choses, c'est qu'elles sont pour celui qui les possède à un degré extraordinaire une source de jouissances des plus vives. De même que l'homme fort se réjouit de son aptitude physique, se complait dans les exercices qui provoquent les muscles à l'action, de même l'analyste prend sa gloire dans cette activité spirituelle dont la fonction est de débrouiller.
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euphemieeuphemie   15 février 2015
Entre l'ingéniosité et l'aptitude analytique, il y a une différence beaucoup plus grande qu'entre l'imaginative et l'imagination , mais d'un caractère rigoureusement analogue. En somme, on verra que l'homme ingénieux est toujours plein d'imaginative, et que l'homme vraiment imaginatif n'est jamais autre chose qu'un analyste.
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denis76denis76   31 mars 2021
Nous cherchons la vérité dans la profondeur de la vallée : c'est au sommet des montagnes que nous la découvrirons.
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TakateruTakateru   15 novembre 2012
Comme le singe s’approchait de la fenêtre avec son fardeau tout mutilé, le matelot épouvanté se baissa, et, se laissant couler le long de la chaîne sans précautions, il s’enfuit tout d’un trait jusque chez lui, redoutant les conséquences de cette atroce boucherie, et, dans sa terreur, abandonnant volontiers tout souci de la destinée de son orang-outang. Les voix entendues par les gens de l’escalier étaient ses exclamations d’horreur et d’effroi mêlées aux glapissements diaboliques de la bête.
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Videos de Edgar Allan Poe (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Allan Poe
Pour la cinquième année consécutive, la BnF invite le public, le temps d'un week-end, à écouter les mille et une voix de la Bibliothèque. Lectures, performances et spectacles habiteront les espaces du site François-Mitterrand, inspirés cette année par l'exposition phare de la saison, « Henri Cartier-Bresson. le Grand Jeu ».
Publié à titre posthume, Mon coeur mis à nu réunit des fragments rédigés par Baudelaire en vue d'une oeuvre à venir. le titre et l'esprit lui en sont « soufflés » par Edgar Allan Poe – dont Baudelaire a été l'un des plus grands intercesseurs en France – dans une de ses Marginalia écrite une dizaine d'années plus tôt. Notes sur et à soi-même, souvenirs, commentaires sur ses contemporains, réflexions d'ordre éthiques, esthétiques, morales : la voix du poète, toujours inspirée, s'exprime – tour à tour poignante, mordante ou virulente, au plus près d'un amer sentiment d'étrangeté au monde qui confine parfois à une rancoeur assumée. L'anecdote veut qu'Henri Cartier Bresson, qui avait toujours un recueil d'un de ses livres de chevet en poche, ait eu celui-ci alors qu'il s'apprêtait à être opéré… du coeur.
Cette vidéo sera accessible pendant 24 h.
En savoir plus sur La Bibliothèque parlante – le festival de la BnF : https://www.bnf.fr/fr/agenda/la-bibliotheque-parlante-le-festival-de-la-bnf
En savoir plus sur l'exposition « Henri Cartier-Bresson. le Grand Jeu » : https://www.bnf.fr/fr/agenda/henri-cartier-bresson
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