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Charles Baudelaire (Antécédent bibliographique)
EAN : 9782848101422
61 pages
Éditeur : Emmanuel Proust (15/03/2007)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 103 notes)
Résumé :
Une demeure lugubre qui semble prendre vie. Un village de Hollande qui subit une étrange attaque. Deux matelots ivres mis en quarantaine pour cause de peste qui découvrent de bien curieux personnages. Un homme qui s’apprête à épouser sa cousine épileptique et conçoit une obsession malsaine pour ses dents...

Le grand-œuvre d’un écrivain visionnaire qui allait marquer d’une empreinte indélébile la jeune littérature américaine.

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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Under_the_Moon
  09 septembre 2019
La chute de la maison Usher est une nouvelle tout à fait typique de la littérature gothique et du style d'Edgar Poe.
On y trouve une ambiance lugubre aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur du manoir, avec un être étrange, tellement étrange que le narrateur peine à l'identité comme un être humain.
Bien sûr, l'ombre de la mort n'est pas bien loin, dans cet endroit abandonné du temps, de ses habitants et de lumière...
C'est une nouvelle très ambitieuse qu' E.A.Poe a laissé à la postérité. Bien sûr, il faut la lire en ayant bien en tête les circonstances et le contexte dans lesquels celle-ci a été écrite. Sans cet effort le lecteur risque de passer à côté des différents niveaux de lectures et d'écriture où l'on devine les clins d'oeil ironique de l'auteur qui oscille sans cesse entre les fines parois qui séparent la raison et la folie.
Une nouvelle exigeante mais ténébreusement exquise ! (Pourvu qu'on me pardonne ce néologisme !)
#PumpkinAutumnChallenge2019# #AutomneEnchanteur# #DownByTheSalleyGardens#
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Presence
  02 janvier 2016
En 1986, Richard Corben réalise une adaptation de "La chute de la Maison Usher" d'Edgar Allan Poe (nouvelle publiée en 1839), contenue dans ce tome, avec 2 autres histoires courtes, à savoir une adaptation de "The raven" (un poème de Poe, paru en 1845, l'adaptation de Corben date de 1974) et "Shadow - a parable" (un court texte de Poe daté de 1850, l'adaptation de Corben date de 1975). Toutes les histoires sont en couleurs.
La chute de la Maison Usher (26 pages) - Il s'agit d'une adaptation, dans la mesure où Corben a réarrangé plusieurs séquences. Edgar Arnold, un gentilhomme à cheval, traverse une zone naturelle désolée, où la végétation a dépéri. Il remarque le squelette d'un cheval dans le sol. Il arrive en vue d'une imposante demeure isolée de tout et son cheval chute et se noie dans une étendue d'eau. Il arrive trempé dans le hall de la maison des Usher où il s'évanouit à la vue de cercueils vermoulus et de cadavres décomposés. Lorsqu'il reprend connaissance, il est allongé sur un divan, et Roderick Usher (son hôte) est en train de lui parler.
Tout au long de sa carrière, Richard Corben aura adapté des histoires d'Edgar Allan Poe (parfois plusieurs fois la même, c'est le cas pour le poème "Le corbeau"). Dans les années 2000, il a consacré un recueil à une nouvelle série d'adaptation : Haunt of horror - Edgar Allan Poe (en français L'antre de l'horreur). Ici il s'agit d'une adaptation réalisée entièrement par ses soins (sans l'aide d'un scénariste comme Chris Margopoulos), et en couleurs. Corben a transposé l'histoire de Poe en y incorporant ses propres obsessions. le premier signe d'une adaptation est qu'il donne un nom au narrateur (Edgar Arnold), alors que dans la nouvelle il reste anonyme. le deuxième signe d'une adaptation est le rôle plus important de Madeline, la soeur de Roderick, avec des scènes déshabillées (nudité frontale, sauf pour le sexe de la dame, avec hypertrophie mammaire chère à Corben). L'avantage de ce mode de transposition est que le lecteur a l'impression de lire une histoire en bandes dessinées, plutôt qu'un charcutage du texte originel illustré par des images accolées pour une narration séquentielle plus ou moins heurtée. La contrepartie est bien sûr que le lecteur ne retrouvera pas exactement l'atmosphère de la nouvelle, encore moins les saveurs de l'écriture d'Edgar Allan Poe.
Si l'histoire ne présente que peu de surprises pour quelqu'un connaissant déjà l'original de Poe, elle est très savoureuse, car il est visible que Corben a passé du temps sur ses planches et s'est bien amusé. Dès la première page, il est possible de reconnaître son style caractéristique (un mélange de réalisme pour les personnages et les vêtements, et d'exagération simplifiée pour une partie des décors) dans le contraste entre la végétation désolée et le regard affolé de la monture d'Arnold. Les pages 2 & 3 offrent une composition conçue à l'échelle de la double page, où il est possible de suivre le déplacement du personnage d'une page à l'autre, ainsi que la première vue de la Maison Usher (une photographie retouchée à la main), puis dans la case du bas s'étalant sur les 2 pages, la distance séparant le cavalier de son but. La page d'après est constituée d'un premier plan fixe en 4 cases montrant Arnold s'approchant de la Maison, puis d'un traveling avant en 5 cases de la largeur de la page vers la Maison, pendant que les onomatopées du bruitage laissent deviner la chute du cheval dans l'étendue d'eau. Tout au long de cette histoire, Corben va jouer avec la mise en page à l'échelle de chaque planche, pour des découpages de séquence aussi rigoureux qu'intelligents et efficaces.
Corben travaille également sur la composition de plusieurs cases pour qu'elles offrent un spectacle saisissant. Au fil des pages, le lecteur pourra se régaler du premier degré (et parfois du second degré) d'un visage à la chair putréfiée suite à son séjour sous terre puis dans l'eau putride, d'un brouillard épais pourpre se déversant par l'interstice de la porte ouverte dans la chambre d'Arnold, d'Usher et Arnold s'ennuyant ferme le soir à la veillée, des murs suintant une humeur fétide dans les sous-sols de la Maison, d'une vue du ciel de la Maison entourée d'eau, etc. En fait chaque page recèle plusieurs trouvailles graphiques aussi bien en termes de mise en page, que de dessins suscitant l'effroi ou un sourire soit jaune, soit moqueur.
Richard Corben s'approprie l'histoire d'Edgar Allan Poe pour y greffer ses obsessions (humour noir et macabre, et sensualité déviante), avec des visuels inventifs et maitrisés. Il réalise lui-même ses couleurs un peu moins exubérantes que d'habitude, mais très efficaces pour installer l'ambiance de chaque scène. Il s'agit d'une histoire à placer parmi les réussites exceptionnelles de Richard Corben. 5 étoiles.
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The Raven (Le corbeau, 8 pages) - Un homme est assis dans son fauteuil, dans une maison isolée. Il est en train de lire quand il entend du bruit à la porte, mais il n'y a personne. Peu de temps après, il entend du bruit à la fenêtre qu'il ouvre, et un corbeau en profite pour pénétrer dans la pièce et se percher sur un buste de Pallas. Alors que l'homme se met à parler à haute voix, le corbeau répond à chaque fois "Plus jamais" (Nevermore).
Il s'agit d'un poème de 18 strophes de 5 vers chacune, qui a rendu Poe célèbre et qui a bénéficié de nombreuses adaptations y compris au cinéma (une version de Roger Corman). À moins de reprendre les vers du poème, il est impossible de transcrire l'effet qu'ils produisent sur le lecteur. Corben se lance donc dans une adaptation de l'histoire mettant en scène de manière littérale le narrateur, sa confrontation avec le corbeau et l'image de sa défunte bien-aimée. Si vous n'avez jamais lu ce poème, cela vous donnera une idée de son argument, mais pas de l'intensité de la confrontation de sentiments contradictoires dans la psyché du narrateur. Si vous avez déjà lu ce poème, il apparaîtra que cette transposition souffre de sa forme littérale et qu'elle n'apporte rien à l'original. Même Corben semble être en mal d'inspiration pour transcrire les tourments intérieurs du narrateur sous forme visuelle, et son déchirement entre faire son deuil et garder le souvenir d'Elenore. J'ai de loin préféré la deuxième adaptation qu'il en a faite dans "Haunt of horror". 2 étoiles.
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"The shadow" (L'ombre, 8 pages) - Dans la Grèce antique, un groupe de 7 personnes est en train de s'adonner à des libations, dans une pièce barricadée, où repose un mort. Bientôt une ombre s'insinue dans la pièce, et dans l'esprit des convives.
Corben adapte cette fois-ci un court texte (65 lignes, 981 mots) et il en tire la substantifique moelle pour transcrire l'ambiance mortifère qui s'en dégage. Au travers d'images assez simples, le lecteur se sent envahi par cette atmosphère délétère et cet état d'esprit accablé par l'horreur de la situation à l'extérieur de la pièce. Même si les 7 convives sont bodybuildés, le jeu des acteurs et les images conçues par Corben transmettent au lecteur le caractère débilitant et morbide de la situation. 4 étoiles.
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PATACIDE
  03 mai 2015
Un homme reçoit une lettre d'un ancien ami, Roderick USHER, l'invitant à passer quelques jours chez lui. le narrateur ressent une nervosité dans le ton de la lettre. Son inquiétude se confirme lors de son arrivée. L'ambiance sinistre et la mine terrifié de son hôte ne le rassure pas. Roderick, malade (comme sa soeur, Madeline) va alors lui confié que, selon lui, la maison est "habitée".
Quelques jours plus tard, Madeline meurt et Roderick met le corps de la défunte dans un caveau en attendant la cérémonie.
Mais, la semaine suivante, l'état de Roderick s'aggrave jusqu'à ce sue l'imaginable se produit.
Dans cette nouvelle, Poe nous montre dans toute sa finesse ses talents pour l'écriture fantastique et décrit une ambiance terrifiante.
Déjà il personnalise la maison comme une sinistre battisse mystérieuse.
Le personnage de Roderick est intéressante par son affaiblissement, son "délire" énigmatique.
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PiertyM
  04 octobre 2013
Une maison mystérieuse que nous décrit le narrateur. Une maison où habite son ami d'enfance Roderick Usher. Et quand il retrouve son ami il ne va pas bien. Il sombre dans une espèce d'hypocondrie. Il lui explique qu'il ne va plus bien depuis la mort de sa soeur. Mais le mystère qui englobe la maison Usher complètement en ruine suscite une curiosité amère sur ce voile mystérieux....
Le narrateur nous emporte dans un monde un peu de rêve comme s'il se croit lui-même en rêve. Les descriptions afférentes à la maison sont tellement surprenantes même à son entendement, qu'il joue de sa poésie sur chaque détail. parfois cela a semblé un peu ennuyeux mais on comprend la surprise trop grande qu'il serait devenu baba.
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ClubEdgarPoe
  26 septembre 2020
Publiée en 1836 dans la revue Burton's Gentleman's Magazine, la nouvelle a ensuite été incluse dans le recueil « Nouvelles histoires extraordinaires », avant d'être traduite en français par Charles Baudelaire. Comme cela a toujours été le cas, l'écrivain a fait ici une démonstration radicale de son art, jouant à introduire la peur par l'intermédiaire de Roderick Usher, personnage décadent enfermé dans une vaste propriété et victime d'une lourde hérédité. Une nouvelle qui parle d'atavisme, de malédiction et qui, bien vite, est devenue un classique de l'horreur gothique !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LutopieLutopie   03 janvier 2019
I
Dans la plus verte de nos vallées,
Par les bons anges habitée,
Autrefois un beau et majestueux palais,
— Un rayonnant palais, — dressait son front.
C’était dans le domaine du monarque Pensée,
C’était là qu’il s’élevait.
Jamais séraphin ne déploya son aile
Sur un édifice à moitié aussi beau.
II
Des bannières blondes, superbes, dorées,
À son dôme flottaient et ondulaient ;
(C’était, — tout cela, c’était dans le vieux,
Dans le très vieux temps)
Et, à chaque douce brise qui se jouait
Dans ces suaves journées,
Le long des remparts chevelus et pâles,
S’échappait un parfum ailé.
III
Les voyageurs dans cette heureuse vallée,
À travers deux fenêtres lumineuses, voyaient
Des esprits qui se mouvaient harmonieusement
Au commandement d’un luth bien accordé.
Tout autour d’un trône, où, siégeant
— Un vrai Porphyrogénète, celui-là ! —
Dans un apparat digne de sa gloire,
Apparaissait le maître du royaume.
IV
Et tout étincelante de nacre et de rubis
Était la porte du beau palais,
Par laquelle coulait à flots, à flots, à flots,
Et pétillait incessamment
Une troupe d’Echos dont l’agréable fonction
Était simplement de chanter,
Avec des accents d’une exquise beauté,
L’esprit et la sagesse de leur roi.
V
Mais des êtres de malheur, en robes de deuil,
Ont assailli la haute autorité du monarque.
— Ah ! pleurons ! car jamais l’aube d’un lendemain
Ne brillera sur lui, le désolé ! —
Et, tout autour de sa demeure, la gloire
Qui s’empourprait et florissait,
N’est plus qu’une histoire, souvenir ténébreux
Des vieux âges défunts.
VI
Et maintenant les voyageurs, dans cette vallée,
À travers les fenêtres rougeâtres, voient
De vastes formes qui se meuvent fantastiquement
Aux sons d’une musique discordante ;
Pendant que, comme une rivière rapide et lugubre,
À travers la porte pâle,
Une hideuse multitude se rue éternellement,
Qui va éclatant de rire, — ne pouvant plus sourire.
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PATACIDEPATACIDE   03 mai 2015
Je vis qu'il était l'esclave subjugué d'une espèce de terreur tout à fait anormale.
" Je mourrai, dit-il, il faut que je meure de cette déplorable folie. C'est ainsi, ainsi, et non pas autrement, que je périrai. Je redoute les événements à
venir, non en eux-mêmes, mais dans leurs résultats. Je frissonne à la pensée d'un incident quelconque, du genre le plus vulgaire, qui peut opérer sur cette intolérable agitation de mon âme. Je n'ai vraiment pas horreur du
danger, excepté dans son effet positif, la terreur. Dans cet état d'énervation, état pitoyable, je sens que tôt ou tard le moment viendra où la vie et la raison m'abandonneront à la fois, dans quelque lutte inégale avec le sinistre fantôme: la peur! "
+ Lire la suite
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SihamWhSihamWh   31 juillet 2015
But evil things, in robes of sorrow,
Assailed the monarch’s high estate;
Ah, let us mourn!—for never morrow
Shall dawn upon him, desolate!

Mais les êtres de malheur, en robe de deuil
Ont assailli le monarque sur son trône sacré
Ah! Pleurons! Car jamais plus un œil
Ne verra le soleil briller sur lui , l’infortuné!
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LalitoteLalitote   25 mai 2018
Que ce soit en tant que romancier ou comme auteur de nouvelles, je me suis laisser captiver par l’écriture certes désuète mais au combien envoutante d’Edgar Allan Poe. C’était une découverte pour moi car je n’avais rien lu de cet auteur mythique. J’ai beaucoup aimé le charme de sa plume, J’ai souri à l’accent allemand pris par un des personnages du Diable dans le Beffroi. J’ai découvert une très belle poésie dans Le rendez-vous. La chute de la maison Usher nous plonge directement dans une ambiance qui a tout de la maison hantée. Roderick est appelé auprès de son ami Usher afin de lui redonner le moral car à l’annonce de la mort de sœur celui-ci décline. Tous les éléments sont présents pour nous faire frissonner, une maison lugubre, la maladie étrange du frère et de la sœur… Nous trouvons de nombreux autres contes dans ce livre, qu’ils soient satiriques, allégoriques ou horrifiques, aucun ne m’a laissé indifférente. Celui de Morella m’a beaucoup plu par son côté touchant. Même si le style peu paraître compliqué et la tournure des phrases difficiles, les contes sont incroyables, souvent émouvant, on touche du doigt le côté gothique ou steampunk qui est fort attrayant. Bonne lecture.
+ Lire la suite
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DanieljeanDanieljean   23 mai 2020
Et puis, passés des jours d'amère peine, les symptômes du désordre mental de mon ami subirent un changement visible.
Son maintien coutumier s'était évanoui. Ses occupations habituelles étaient
négligées, oubliées. Il errait de chambre en chambre d'un pas pressé, inégal et sans but.
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Videos de Edgar Allan Poe (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Allan Poe
Edgar Allan Poe : La Vérité sur le cas de M. Valdemar (France Culture / Samedi noir). Diffusion sur France Culture le 17 juin 2017. Illustration par Harry Clarke (1889-1931). Publié en 1919. • Crédits : Harry Clarke. Le récit d’une (fausse) expérience scientifique, pratiquée sur un sujet à l’agonie qui, non sans ironie, nous emmène loin dans l’épouvante : comment exprimer un état — la mort — qu’avant, on ignore, et qu’après, on est dans l’incapacité de nommer ? Adaptation : Hélène Frappat, d’après la traduction de Charles Baudelaire. Une réalisation de Michel Sidoroff. Conseillère littéraire : Caroline Ouazana. « “La Vérité sur le cas de M. Valdemar”, publié en 1845 par Edgar Allan Poe, fait partie d’un triptyque traitant des effets du magnétisme, autrement dit de l’hypnose, avec “Morella” et “Révélation magnétique”. Charles Baudelaire l’a traduite en français, comme l’ensemble des “Histoires extraordinaires”. Il s’agit de la nouvelle la plus fascinante du recueil, car elle en livre l’art poétique. À travers ce récit d’une (fausse) expérience scientifique, pratiquée sur un sujet à l’agonie, Poe radicalise, d’une manière unique dans l’histoire de la littérature, les potentialités, et simultanément les limites du langage humain. Comment faire parler un mort ? Comment dire ce qui n’est pas ? Avec quels mots donner vie au néant ? Comment exprimer un état — la mort — qu’avant, on ignore, et qu’après, on est dans l’incapacité de nommer ? “La Vérité sur le cas de M. Valdemar” n’exprime donc d’autre vérité que celle de la condition humaine : définie par le langage, et butant contre lui ; se débattant de toutes ses forces contre l’innommable qui ronge toute expérience, et toute nomination : la mort. Pour un être humain, et un écrivain, cette expérience « entre la vie et la mort », selon le titre de Nathalie Sarraute, nous emmène loin dans l’épouvante, mais aussi dans l’ironie, de la prison où l’homme se débat, et dont, seule, la littérature peut faire reculer les murs. » Hélène Frappat
Avec :
Olivier Cruveiller (Oscar Preston) Igor de Savitch (Ernest Valdemar) Jean-Luc Debattice (Samuel Fisher) Laurent Lederer (Daniel de Moine) Caroline Breton (Theodora Langdon)
Bruitages : Bertrand Amiel Prise de son, montage et mixage : Jehan-Richard Dufour et Lidwine Caron Assistante à la réalisation : Léa Racine
Poème d’Edgar Allan Poe traduit par Stéphane Mallarmé, lu par Olivier Cruveiller
Source : France Culture
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