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Stéphane Mallarmé (Autre)Charles Baudelaire (Autre)Jean-Louis Curtis (Autre)
ISBN : 2070322238
Éditeur : Gallimard (26/05/1982)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Edgar Poe, généralement bien connu du grand public francophone pour ses récits fantastiques, les "Histoires extraordinaires", l'est un peu moins pour ses poèmes qui ont pourtant été traduits à de nombreuses reprises, parfois par les plus grands poètes français. Jean Hautepierre a pris le risque de leur succéder en se livrant à cet exercice toujours délicat que constitue la traduction poétique. Il a fait appel à toute sa fibre poétique afin de transcrire, pour notre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
ericbo
  20 février 2017
J'ai beaucoup aimé la première partie de ce recueil : les poèmes traduits par Mallarmé. On y retrouve beaucoup de traits baudelairiens. Ses thèmes de prédilection : la folie, la mort, la souffrance, l'amour... En revanche la suite du recueil m'a un peu décontenancé. Je le trouve un peu" fourre-tout". Et le lien entre Poe, Mallarmé et Baudelaire est très intéressant mais aurait pu faire l'objet d'un autre ouvrage. Et pourquoi cette police aussi petite ?
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Lestempsmodernes
  15 mai 2013
J'adore ce passage ci-dessous de ( À Hélène ) : C'était un minuit de Juillet ; et hors du plein orbe d'une lune qui, comme ton âme même s'élevant, se frayait un chemin précipité au haut du ciel, tombait de soie et argenté un voile de lumière, avec quiétude et chaud accablement et sommeil, sur les figures levées de mille roses qui croissaient dans un jardin enchanté, où nul vent n'osait bouger, si ce n'est sur la pointe des pieds. La coloration de le prose offre au lecteur une ivresse immédiate!
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Marc21
  04 décembre 2016
Recueil très intéressant, pour les poèmes, l'histoire, les diverses traductions de Mallarmé ou Baudelaire, qui montrent la diversité de l'oeuvre. Toujours cartésien, bâtissant ses poèmes d'une logique implacable et pourtant dégageant une poésie, un rythme, une nostalgie.
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anthonyberthon
  21 septembre 2017
C'est le recueil de poèmes dont je voudrais connaître par coeur toutes les sombres élégies.
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tiri_noiret
  13 août 2017
Même en traduction - il s'agit ici de Mallarmé bien sûr - le rythme et la mélodie restent intensément présents. Poe n'est pas seulement mélancolique ou obscur, il atteint bien souvent des sommets de ce sublime qu'ont tant chéri les écrivains de cette fin du XIXème.
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   16 janvier 2013
ELDORADO
Gaiement accoutré, un galant chevalier, au soleil et par les ténèbres, avait longtemps voyagé, chantant une chanson, à la recherche de l’Eldorado.

Mais il se fit vieux, ce chevalier si hardi, et sur son cœur tomba une ombre, comme il ne trouvait aucun endroit de la terre qui ressemblât à l’Eldorado.

Et, quand sa force défaillit à la longue, il rencontra une ombre pèlerine. — « Ombre, dit-il, où peut être cette terre d’Eldorado ? »

— « Par-delà les montagnes de la lune, et au fond de la vallée de l’ombre, chevauche hardiment, répondit l’ombre, — si tu cherches l’Eldorado. »

(Traduction de Stéphane Mallarmé)

ELDORADO
Gaily bedight,
A gallant knight,
In sunshine and in shadow,
Had journeyed long,
Singing a song,
In search of Eldorado.

But he grew old-
This knight so bold-
And o'er his heart a shadow
Fell as he found
No spot of ground
That looked like Eldorado.

And, as his strength
Failed him at length,
He met a pilgrim shadow-
"Shadow," said he,
"Where can it be-
This land of Eldorado?"

"Over the Mountains
Of the Moon,
Down the Valley of the Shadow,
Ride, boldly ride,"
The shade replied-
"If you seek for Eldorado!"
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Marc21Marc21   04 décembre 2016
A Hélène

Je te vis une fois — une seule fois — il y a des années : combien, je ne le dois pas dire, mais peu. C'était un minuit de Juillet ; et hors du plein orbe d'une lune qui, comme ton âme même s'élevant, se frayait un chemin précipité au haut du ciel, tombait de soie et argenté un voile de lumière, avec quiétude et chaud accablement et sommeil, sur les figures levées de mille rosés qui croissaient dans un jardin enchanté, où nul vent n'osait bouger, si ce n'est sur la pointe des pieds ; — il tombait sur les .figures levées de ces rosés qui rendaient, en retour de la lumière d'amour, leurs odorantes âmes en une mort extatique ; — il tombait sur les figures levées de ces rosés qui souriaient et mouraient en ce parterre, enchanté — par toi et par la poésie de ta présence. Tout de blanc habillée, sur un banc de violettes, je te vis à demi gisante, tandis que la lune tombait sur les figures levées de ces rosés, et sur la tienne même, levée, hélas ! dans le chagrin.
N'était-ce pas la destinée qui, par ce minuit de Juillet, — n'était-ce pas la destinée, dont le nom est aussi chagrin, — qui me commanda cette pause devant la grille du jardin pour respirer l'encens de ces sommeillantes rosés ? Aucun pas ne s'agitait : le monde détesté tout entier dormait, excepté seulement toi et moi (oh ! cieux ! — oh ! Dieu ! comme mon cœur bat d'accoupler ces deux noms !), excepté seulement toi et moi. — Je m'arrêtai, — je regardai, — et en un instant toutes choses disparurent. (Ah ! aie en l'esprit ceci que le
jardin était enchanté !) Le lustre perlé de la lune s'en alla : les bancs de mousse et le méandre des sentiers, les fleurs heureuses et les gémissants arbres ne se firent plus voir : des rosés mêmes l'odeur mourut dans les bras des airs adorateurs. Tout, — tout expira, sauf toi, sauf moins que toi, sauf seulement la divine lumière en tes yeux, sauf rien que l'âme en tes yeux levés. Je ne vis qu'eux ; — ils étaient le monde pour moi. Je ne vis qu'eux, — les vis seulement pendant des heures, — les vis seulement jusqu'alors que la lune s'en alla. Quelles terribles histoires du cœur semblèrent inscrites sur ces cristallines, célestes sphères ! Quelle mer silencieusement sereine d'orgueil ! Quelle ambition osée ! pourtant quelle profonde, quelle insondable puissance pour l'amour !
Mais voici qu'à la fin la chère Diane plongea hors de la vue dans la couche occidentale d'un nuage de foudre : et toi, fantôme, parmi le sépulcre des arbres, te glissas au loin. Tes yeux seulement demeurèrent. Ils ne voulurent pas partir ; ils ne sont jamais partis encore !
Éclairant ma route solitaire à la maison cette nuit-là, ils ne m'ont pas quitté (comme firent mes espoirs) depuis. Ils me suivent, ils me conduisent à travers les années. Ils sont mes ministres ; — pourtant je suis leur esclave. Leur office est d'illuminer et d'embraser ; mon devoir d'être sauvé par leur brillante lumière, et purifié dans leur feu électrique, et sanctifié dans leur feu élyséen. Ils remplissent mon âme de beauté (qui est espoir), et sont loin, au haut des cieux, — les étoiles devant qui je m'agenouille dans les tristes, taciturnes veilles de ma nuit ; tandis que, dans le rayonnement méridien du jour, je les vois encore, — deux suaves, scintillantes Vénus, inextinguibles au soleil.
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Marc21Marc21   04 décembre 2016
Le Ver Conquérant

Voyez ! c'est nuit de gala
Depuis ces dernières années désolées!
Une multitude d'anges, ailés, ornés
De voiles, et noyés dans les larmes,
Est assise dans un théâtre, pour voir
Un drame d'espérances et de craintes,
Pendant que l'orchestre soupire par intervalles
La musique des sphères.

Des mimes, faits à l'image du Dieu très haut,
Marmottent et marmonnent tout bas
Et voltigent de côté et d'autre;
Pauvres poupées qui vont et viennent
Au commandement de vastes êtres sans forme
Qui transportent la scène ça et là,
Secouant de leurs ailes de condor
L'invisible Malheur!

Ce drame bigarré ! — oh ! à coup sûr,
II ne sera pas oublié,
Avec son Fantôme éternellement pourchassé
Par une foule qui ne peut pas le saisir,
À travers un cercle qui toujours retourne
Sur lui-même, exactement au même point!
Et beaucoup de Folie, et encore plus de Péché
Et d'Horreur font l'âme de l'intrigue!

Mais voyez, à travers la cohue des mimes,
Une forme rampante fait son entrée!
Une chose rouge de sang qui vient en se tordant
De la partie solitaire de la scène!
Elle se tord ! Elle se tord ! — Avec des angoisses mortelles
Les mimes deviennent sa pâture,
Et les séraphins sanglotent en voyant les dents du ver
Mâcher des caillots de sang humain.

Toutes les lumières s'éteignirent, — toutes, — toutes !
Et sur chaque forme frissonnante,
Le rideau, vaste drap mortuaire,
Descend avec la violence d'une tempête,
— Et les anges, tous pâles et blêmes,
Se levant et se dévoilant, affirment
Que ce drame est une tragédie qui s'appelle l'Homme,
Et dont le héros est le Ver conquérant.
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AVAV   22 août 2012
Entendez les bruyantes cloches d’alarme – cloches de bronze ! Quelle histoire de terreur dit maintenant leur turbulence ! Dans l’oreille saisie de la nuit comme elles crient leur effroi ! Trop terrifiées pour parler, elles peuvent seulement s’écrier hors de ton, dans une clameur d’appel à la merci du feu, dans une remontrance au feu sourd et frénétique, bondissant plus haut (plus haut, plus haut), avec un désespéré désir ou une recherche résolue, maintenant, de maintenant siéger, ou jamais, aux côtés de la lune à la face pâle. Oh ! les cloches (cloches, cloches), quelle histoire dit leur terreur – de Désespoir ! Qu’elles frappent et choquent, et rugissent ! Quelle horreur elles versent sur le sein de l’air palpitant ! encore l’ouïe sait-elle, pleinement par le tintouin et le vacarme, comment tourbillonne et s’épanche le danger ; encore l’ouïe sait-elle, distinctement, dans le vacarme et la querelle, comment s’abat ou s’enfle le danger, à l’abattement ou à l’enflure dans la colère des cloches, dans la clameur et l’éclat des cloches.
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Marc21Marc21   04 décembre 2016
Stances

La journée la plus heureuse, l'heure la plus heureuse, mon cœur atteint et fané l'a connue. -Le plus haut espoir d'orgueil et de puissance, je sens qu'il est passé.

De puissance ! dis-je ? oui ! je me le figure, mais il y a longtemps que c'est évanoui ; hélas ! les visions de la jeunesse ont été, qu'elles fuient.

Orgueil, qu'ai-je maintenant à faire avec toi ! Un autre front peut bien hériter du poison que tu m'as versé : sois tranquille, mon esprit.

Le jour le plus heureux, l'heure la plus heureuse que verront mes yeux, sont vus déjà. Le regard le plus brillant vers l'orgueil et la puissance, je le sens, il a eu lieu :

Mais que cet espoir d'orgueil et de forces s'offrît maintenant avec la peine alors sentie ; cette heure très brillante, je ne voudrais la revivre. —

À son aile s'alliait de l'ombre et, quand elle a volé, tomba une essence, puissante — pour détruire une âme qui la savait.
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Vidéo de Edgar Allan Poe
Hysteria (Stonehearst Asylum, 2014), film américain réalisé par Brad Anderson, d'après Le Système du docteur Goudron et du professeur Plume d'Edgar Allan Poe. Avec Kate Beckinsale, Michael Caine, Ben Kingsley, Jim Sturgess. Bande Annonce VF.
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