AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2915368074
Éditeur : Ana Editions (16/04/2008)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Deux libraires, Paul et Corinne prennent un whisky tous les jours à 19h30 à la terrasse du même café. Ils parlent de livres, puis chacun repart de son côté. Un soir Paul ne vient pas, il ne viendra plus jamais.

Corinne réalise alors ne rien savoir de lui, que les conversations littéraires ne sont pas la vie. La disparition de Paul, sans explication, la laissera dans le vide des mois entiers. Jusqu’à l’apparition de Paul parmi les « visages de morts » ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
sylvie
  16 mars 2009
La maison d'édition est bordelaise, l'auteur aussi, et le café où les deux protagonistes se rencontrent tous les soirs autour d'un whisky de même...
Cela faisait beaucoup de choses qui attisaient ma curiosité, et quand il a atterri dans ma PAL... Je l'ai lu d'une traite...
Je suis certaine qu'il plaira à plus d'un et plus d'une de la blogobulle des lecteurs/lectrices...
Une libraire remplit sa vie de livres, de lectures, et en parle tous les soir avec Paul, lors de leur rendez-vous de 19 heures.
Leur relation se résume aux discussions qu'ils tricotent autour de leurs lectures, et ils s'offrent ainsi mutuellement un petit moment privilégié dans leurs journées pas si bien remplies que ça...
Seulement voilà, un jour, Paul le lecteur disparait, et Corinne la lectrice se retrouve en face de l'absence. Elle se sent abandonnée, triste, meurtrie, puis perdue... L'idée de la mort pointe... Il faut qu'elle sache... Elle doit le retrouver...
Nous lisons cette quête de lectrice pour un lecteur avec avidité. Pour retrouver sa trace, la libraire prend comme fil conducteur ce qu'elle sait de cet homme : les livres qu'il a lu. Ils la guideront tout le long d'un voyage plein de rencontres inattendues, cocasses ou drôles.
Elle croisera même Paul Auster accompagné de sa femme dans une rue de New York...
Notre détective aux méthodes intuitives de lectrice retrouvera-t-elle son beau lecteur disparu ?
Je ne vous le dirais pas !
Par contre, je ne peux pas m'empêcher de vous révéler que durant sa folle quête, la frontière entre le goût de lire et le goût de vivre lui sera devenue palpable...
Un bien joli roman, que je recommande sans modération !
D'ailleurs, j'en fais un livre voyageur
des liens sur le blog :
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
LiliGalipette
  25 avril 2010
Roman de Sophie Poirier.
Corinne et Paul ont pris l'habitude de se retrouver tous les soirs à la terrasse d'un café. Ils partagent un whisky et leur amour des livres. Tous deux libraires, pétris des douleurs de leur passé, ils ne savent rien de l'autre que cette passion commune pour la littérature. Un soir, Paul ne vient pas. D'abord brisée, Corinne essaie d'avancer. "Il y a un homme, et au début je ne savais pas que je l'aimais, mais maintenant je suis sûre, certaine de l'amour pour lui, cet homme-là a disparu. C'est quand il a disparu que j'ai compris pour l'amour." (p. 43) Et un jour, Corinne croit reconnaître le visage de Paul dans une exposition photographique qui présente des portraits de personnes décédées. "Elle avait compris que sa vie n'aurait jamais aucun sens si Paul restait mort." (p. 23) Armée de son amour, elle mène l'enquête pour le retrouver, pour le rencontrer vraiment au-delà de la terrasse de café de leurs rendez-vous littéraires. Sa quête place sur son chemin des personnages fantasques et attachants: un photographe bedonnant fasciné par les cadavres, un oncle aux allures de prince russe et son domestique nain, Paul Auster et son épouse Siri Hustvedt, Peter le pianiste américain et une vieille anglaise qui collectionne les objets brisés pendant les disputes qui l'opposaient à son défunt mari.
Le récit est servi par une narratrice voyeuse qui suit pas à pas les pérégrinations de Corinne. Tout en finesse, elle épie ce couple étrange qui se retrouve tous les soirs, elle élabore des suppositions, elle dresse des portraits, elle comble les blancs. Mais très vite, son récit se déroule sans elle. C'est Corinne qui entraîne le lecteur, sans le savoir et sans le vouloir.
L'enquête amoureuse est jolie, gentiment trépidante. On survole sans vraiment atterrir les avenues de la Big Apple et les villages de Provence. Il me semble que certains passages ne sont pas aboutis. le roman ne fait que 70 pages et je regrette que l'on ait fait qu'effleurer certains personnages. Des histoires s'esquissent à peine que, déjà, il faut repartir sur la trace de Paul, l'amant disparu.
Paul... Voilà un homme agaçant. Et malpoli. On ne quitte pas une dame ainsi, sans prévenir, sans rassurer, sans laisser une adresse. J'ai trouvé Corinne bien courageuse et persévérante, mais aussi un peu folle de courir ainsi après un homme fantôme.
Le titre résonne comme la rubrique littéraire d'un magazine. En ouvrant le livre, je m'attendais presque à des conseils de lecture ou à des avis critiques. Encore un manque dans la narration. A moins que le livre tout entier soit une recommandation: ne pas abandonner quand on aime ou le manuel de l'amoureuse entêtée
L'histoire est charmante mais je n'en garderai pas un souvenir profond. le texte se lit vite et avec plaisir, sous la douceur chaude d'une frondaison généreuse, un après-midi de printemps. Voilà probablement le plus doux des souvenirs.
Un grand merci à Liliba qui fait voyager ce livre de lectrice en lectrice.
http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/04/26/17678122.html
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
pragmatisme
  06 octobre 2010
Depuis plus d'un an, un homme aux airs discrets et une femme un peu garçonne, se retrouvent au café et parlent de leurs lectures, se séparant au bout d'une heure. Ils ne connaissent rien l'un de l'autre. Un jour, Paul ne vient pas au rendez-vous et Corinne qui ne sait pas où il habite, se rend chez lui en vain, sur les recommandations du personnel de la librairie qui l'emploie. Elle le découvre à l'occasion d'une exposition, modèle de photos de visages de cadavres. Convaincue de sa mort, elle décide de contacter le service de presse du photographe en question pour en apprendre davantage. En vain, car Jasper Shifer ne connait pas ses sujets. Elle rencontre l'oncle de Paul, Franck et son nain domestique, Michaël, un duo particulier. L'annonce de la disparition de Paul plonge Franck dans le désarroi et il décide d'unir ses efforts à ceux de Corinne pour le retrouver. Pour la première fois, Corinne voyage et se rend à New York. Elle va voir la mer, Coney Island, le Yankees stadium et Brooklin. Paul lui avait fait visiter New York à travers les romans qu'il lisait et il avait un jour parlé d'y disparaître. Elle ressent pour lui un amour évident qui la transporte ici et là...
C'est un récit très court, original, sensible et délicat, le premier roman de Sophie Poirier. Avec finesse, il traite de l'amour des livres, du partage, de la solitude et de l'amour tout court. Il est très agréable à lire, poétique et charmant et, pour un premier roman, c'est une réussite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
keisha
  30 avril 2009
Quand une libraire rencontre un autre libraire, qu'est-ce qu'ils se racontent? Des histoires de libraire, des histoires de lecture...
Tous les jours Corinne et Paul se retrouvent à la même heure, dans le même café, devant la même boisson.
"Elle lui raconte à lui. Ce livre qu'elle a serré dans ses bras toute la nuit.
Il retient le titre. Il ne le lira pas, matériellement il n'a pas le temps, c'est impossible. Il a déjà tant de choses à lire. Alors ils retiennent tous les deux les livres de l'autre.
C'est comme ça qu'ils se connaissent. Il ne sait ni où elle vit, ni ce qu'elle vit. Il sait seulement ce qu'elle lit."
Un jour Paul n'est pas au rendez-vous. Elle le retrouve photographié dans une exposition intitulée "Visages de morts." Puis elle fait connaissance de son oncle, et elle doute de sa mort. Elle le cherche donc...
"Elle avait compris que sa vie n'aurait jamais aucun sens si Paul restait mort."
"Il y a un homme , et au début je ne savais pas que je l'aimais, mais maintenant je suis sûre, certaine de l'amour pour lui, cet homme-là a disparu. C'est quand il a disparu que j'ai compris pour l'amour. Oui, je sais, c'est bête de comprendre ces choses-là trop tard. Mais bon, j'avais tellement arrêté de vivre que je ne pouvais pas me rendre compte."
Après un démarrage cahotique, la narration se fluidifie, les rencontres de Corinne défilent, on s'écarte un peu pour faire connaissance d'un autre personnage, on entrevoit une autre vie, une autre histoire, on revient à Corinne, à sa quête de Paul.
Premier roman prometteur, très doux, plein de délicatesse.
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
liliba
  11 avril 2009
Tous les jours, à la terrasse d'un petit café de Bordeaux, deux libraires se retrouvent. Ils échangent leurs impressions de lecture, mais jamais ne parlent d'eux, ne se livrent, à tel point qu'ils ne savent même pas le nom de l'autre... Leur rendez-vous devient une habitude, jusqu'au soir ou Paul n'arrive pas et ou Corinne l'attend, tout d'abord dans le calme, puis presque avec désespoir.
Elle croit l'avoir perdu pour de bon, ne jamais le retrouver quand elle découvre au hasard d'une exposition de photos de cadavres le visage de Paul. Stupéfaction, horreur, elle part à la recherche du photographe pour remonter la piste de Paul, découvrir ce qui lui est arrivé.
Ses recherches deviennent son moteur de vie, presque une obsession et l'amènent à faire des rencontres étonnantes : Paul Auster et son épouse, un oncle russe et son nain fidèle, une vieille anglaise collectionneuse d'objets cassés et hétéroclites, jusqu'à la Provence où...

Vous ne saurez pas la suite, pas avec moi tout du moins !
suite sur Les lectures de Lili
Lien : http://liliba.canalblog.com
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
lilibaliliba   11 avril 2009
"Je les vois tous les jours depuis plus d’un an assis dans le même café, à la même heure. Ils ne commandent pas, la serveuse vient et pose les deux verres sur des petites serviettes blanches en papier, une assiette avec des olives, ensuite elle porte la bouteille de whisky jusqu’à la table pour les servir. Ils boivent deux whiskys chacun, tous les soirs à 19 h 30. Pour l’instant, je ne sais pas comment les nommer. Il y a cet homme aux airs discrets, presque timide, et cette femme un peu garçonne et charmante. Depuis que l’été est arrivé, j’ai remarqué qu’ils portaient tous les deux des espadrilles. Hier soir, elles étaient à rayures. Lui beiges et blanches. Elle bleu marine et blanches. Avant-hier, c’était des couleurs unies.


C’est le rituel qui m’a d’abord attirée. Que je sois assise dans ce café ou que je passe devant pour rentrer chez moi tous les soirs, depuis un an ils sont là, à la même heure. Avec leur whisky servi, et l’été leurs espadrilles. Je ne sais pas s’il s’agit d’un couple. Rien dans leurs gestes, leur attitude ne le laisse penser.

Ils discutent tout de suite. Ils ne s’embrassent pas, ni sur la bouche, ni même sur les joues pour se saluer, ils s’assoient directement. C’est souvent lui qui arrive le premier. Elle prend place en suivant à ses côtés et la serveuse vient. Ils lui disent merci au milieu de leur conversation déjà commencée. Ils parlent. Parfois, j’ai vu des silences très simples s’installer entre eux, des silences qui ne les inquiètent pas. Ils regardent ailleurs quelques secondes, perdus dans leurs pensées, et reprennent en suivant une autre conversation.

Ils se séparent au bout d’une heure. Ils quittent l’endroit ensemble. Marchent un peu plus loin. Peut-être qu’après chacun va de son côté, je ne sais pas, il faudrait les suivre. Je n’ose pas. Comme une interdiction. Je pourrais bien sûr m’approcher d’eux plus près, les épier. Alors j’en apprendrais sûrement davantage. C’est peut-être très simple et il y a sans doute une ex
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
sylviesylvie   16 mars 2009
Elle n'avait jamais voyagé. Les livres suffisaient à remplacer les kilomètres et c'était un univers en soi à chaque chapitre commencé. Elle savait des tas de choses sur le monde et sur les hommes entre eux. Mais rien ne remplaçait le fait d'y être, ce mouvement initié vers des ailleurs, et vers lui.
Commenter  J’apprécie          40
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2140 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre