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ISBN : 2253175889
Éditeur : Le Livre de Poche (03/01/2014)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 771 notes)
Résumé :
Dans la lignée des oeuvres de Truman Capote, Flannery O'Connor ou Jim Thompson, un roman sombre, violent et inoubliable sur la condition humaine.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Willard Russell, qui a combattu dans le Pacifique, est toujours tourmenté par ce qu'il a vécu là-bas. Il est prêt à tout pour sauver sa femme Charlotte, gravement malade, même s'il doit ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (184) Voir plus Ajouter une critique
carre
02 avril 2013
Quelle gifle ! Crochet gauche, crochet droit, uppercut, Pollock m'a mis KO. Lu en 48 heures chrono (foi de la Redoute). Un grand coup de coeur qui rejoint « La griffe du chien » de Winslow ou « Un pays à l'aube » de Lehane. Et pourtant tout est noir dans ce roman, d'un noir indécrottable, la plupart de ces personnages sont de fieffés salopards, irrécupérables, le mal coule dans leur sang. On ne souhaite pas à notre pire ennemi de croiser l'un de ceux-là. Pollock mène la danse (du diable forcément) avec une maestria impressionnante. Il nous saisit au col dès les premières pages, pour nous lâcher trois cent soixante pages plus tard, estomaqué, sans voix, le besoin de récupérer tant son roman est brillant, génial, prenant, époustouflant, j'arrête là, besoin d'un petit remontant !!! Promis, juré c'est une bombe. LISEZ -LE.
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LydiaB
02 avril 2014
Un grand merci à Asphodèle qui a eu la gentillesse de me prêter ce livre très particulier. Pourquoi particulier ? Parce qu'il est atroce ! Noir de chez noir ! Un peu comme le chocolat à 99% de cacao qui vous fait grimacer mais que vous reprenez quand même parce qu'au fond, vous aimez le faire fondre sur la langue afin que ce petit goût âpre vous envahisse et vous donne des frissons. Voilà, c'est exactement ça... on râle, on se dit que les personnages sont de fieffés salopards mais on ne lâche pas le bouquin.

Habituellement, je ne suis pas friande de livres où les histoires évoluent en parallèle pour, au final, s'imbriquer. Ici, c'est tellement bien écrit que cela n'est pas dérangeant. L'écriture est puissante, mettant en relief ce mal qui coule dans les veines des protagonistes. le fil conducteur est le péché et la rédemption. L'Amérique puritaine en prend pour son grade ! Les crimes, les horreurs s'égrènent comme un chapelet. La folie et le sadisme deviennent la norme. Brrr... voilà qui fait froid dans le dos !

Après un tel roman, j'ai besoin de quelque chose d'un peu plus léger ! Mais je ne serais pas contre une autre lecture de ce genre, bien au contraire... Je vous le disais, c'est comme le chocolat à 99% !

Lien : http://promenades-culture.fo..
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Domi_V
31 juillet 2014
Je me demande encore pourquoi j'ai tant hésité à lire ce "crime novel" de haut vol !
Très noir, violent, révélant la tourbe crasseuse et infâme de l'âme humaine... dans un style sans concessions et suffocant, s'approchant par sa caractérisation de la "new American Gothic" littérature.
On "vit" -sans aucune empathie- la vie de quelques déclassés de l'Amérique profonde d'après-guerre, tels que ce vétéran-du-Pacifique tourmenté qui entraîne son fils dans les douleurs de son impuissance, ce saligaud de prédicateur et son acolyte handicapé qui sont de vrais faux magiciens de la "Bonne Parole", ce duo de tueurs contrastés qui trace un long sillage sanglant à travers les états...
Et parmi ces personnages cauchemardeux, dans un Ohio oublié par Dieu, mais non par les démons... Arvin, l'orphelin perverti par une vision primaire de la religion, grandit en apprenant à se défendre...
Arvin, oui... à qui on s'attache, qu'on ne lâche plus jusqu'à la dernière page...et qui nous lâche plus...par la suite...
Après avoir lu "Le Diable, tout le temps", il n'est plus possible de dire d'un autre livre qu'il vous a renversé par un véritable coup-de-poing !
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marina53
21 août 2014
Willard Russel ne fait jamais les choses à moitié. Homme de sang froid, aussi dur avec les siens qu'avec lui-même. Son fils Arvin peut en témoigner. Aussi, lorsque sa femme tant aimée est rongée par le cancer, il fera appel à Dieu et fera résonner, dans toute la ville de Knockemstiff, ses prières et ses lamentations, sous un soleil de plomb ou une pluie battante...
Theodore, en fauteuil roulant, a trouvé en Roy une âme soeur, du moins le croit-il. Ce dernier prêche la bonne parole un peu partout et est persuadé de pouvoir ressusciter les morts...
Sandy et Carl, un couple de doux-dingue. Elle vend son corps et lui ramasse la thune. Se faisant passer pour un photographe, il aime prendre sous toutes les coutures sa nana avec d'autres hommes. Mais leur folie ne semble pas vouloir s'arrêter là. Ce qui n'est pas sans mettre mal à l'aise le shérif de Knockemstiff, le frère de Sandy, lui-même peu regardant...
Le diable, tout le temps, en personne, hante ces pages. de l'Ohio à la Virginie Occidentale, l'on croise ici et là sur les chemins de traverse, aux abords d'une station service, au pied d'une église, dans une chambre d'hôtel miteux ou sur la banquette arrière d'une voiture, ces hommes et ces femmes, sans scrupule, traumatisés, bouleversés ou rongés par la vie et des âmes vagabondes, esseulées ou déchirées. Par un tour de passe-passe habile, Donald Ray Pollock fait s'entremêler ces destins. Ce n'est pas tant ses personnages incroyablement marqués qui impressionnent, c'est aussi cette ambiance sombre, glauque et oppressante qui nous happe à la gorge. Servi par une écriture sèche, maîtrisée et ciselée, ce roman efficace de bout en bout nous plonge dans une noirceur indéfinissable où les descriptions de cette nature sauvage et humaines sont tout simplement éblouissantes et effroyables.
Le diable, tout le temps... le diable, effrontément...
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viou1108
15 décembre 2016
Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs,
En ce temps béni de l'Avent, j'aimerais faire appel à toute votre miséricorde. Oui, je me disais que si le Bon Dieu (à supposer qu'il existe, mais je ne polémiquerai pas là-dessus, c'est bientôt Noël) a lu un jour « le Diable, tout le temps », il a dû se choper une dépression de tous les ... diables et devenir schizophrène tendance lourde (c'est pas lui qui a créé Lucifer?), au point de se faire tout petit dans un coin de son paradis et de disparaître de la circulation terrestre (ce qui, soit dit en passant, expliquerait bien des choses, mais je ne polémiquerai pas là-dessus – Bis). Et que si le Bon Dieu lui-même s'en lave les mains, il ne reste plus que nous, pauvres lecteurs, pour nous inquiéter du sort du troupeau de brebis égarés que sont les personnages de D. R. Pollock.
Pourtant, ce n'est pas comme si la religion était absente du roman, au contraire. Mais – mon Dieu ! - elle y est complètement instrumentalisée, dévoyée, à des fins perverses ou fanatiques, par des prêcheurs qu'on dirait de pacotille s'ils n'étaient pas d'aussi dangereux psychopathes. Et comme si ça ne suffisait pas, on se rend compte qu'il faut aussi se méfier du shérif corrompu jusqu'à l'os et du couple (certes un peu louche) qui embarque gentiment les auto-stoppeurs pour les prendre en photo. Tout ça sur une période de vingt ans dans une région aussi charmante et accueillante que le Midwest post 2ème guerre mondiale. Jesus Christ ! Dans quel monde on vit...
Ne vous y trompez pas, si j'ai l'air de tourner ça à la rigolade, c'est justement pour déplomber la chape qui tombe sur le lecteur dès les premières pages. Noirs, malsains, monstrueux sont les agissements des protagonistes, tous irrécupérables (sauf peut-être Arvin), tous occupés à assouvir leurs désirs, leurs fantasmes ou leur vengeance sans la moindre bribe de considération ou de respect pour leurs semblables. Ca m'a rappelé un passage d'une chanson de Jean-Jacques Goldman (Juste quelques hommes) :
« Au plus sauvage, où renoncent les fauves
Dans les grands marécages où les humains pataugent
Au bout du mal, où tous les dieux nous quittent
Et nous abandonnent
Dans ces boues noires où même les diables hésitent »
Ici, le diable n'hésite pas, il est là, tout le temps, et il nous captive et nous scotche au livre jusqu'à la fin et au-delà. Cet enfer est écrit tellement magistralement que ça tient sûrement d'un miracle.
Allez, je vais chercher ma bouteille de vin de messe, c'est ma tournée.
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Les critiques presse (7)
Telerama15 janvier 2014
Dans Le Diable tout le temps [...] l'écrivain, les pieds dans la boue, continue d'accompagner tous ces perdants, ces fanatiques, ces paumés. Il les écoute avec attention et transmet leurs délires grâce à son écriture magnifique, décapante, mais non dénuée d'empathie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress30 novembre 2012
Aucune scène ne paraît gratuite car l'ensemble est porté par une écriture éblouissante et un formidable sens de la description qui met le lecteur sous hypnose.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir04 juin 2012
Le Diable, tout le temps est un roman d'une noirceur totale, mais jamais gratuite.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Lexpress16 avril 2012
Un roman sous haute tension, qui sonne comme une musique funèbre -une sorte de chevauchée du Mal qui rit.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro05 avril 2012
Pollock s'introduit dans la tête de ces paumés, pénètre dans ce qu'on n'ose appeler leur âme, tricote son ­intrigue avec un calme sidérant, dans une prose ample et sèche, mélangeant le suspense et l'effroi.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos01 mars 2012
« Le Diable tout le temps » est certes un livre sur le péché et la rédemption. Mais aussi une salve nourrie contre l'hypocrisie sexuelle et le fanatisme religieux d'une Amérique profonde, malade de son puritanisme.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama29 février 2012
Le romancier n'excuse ni rejette ses personnages, il les regarde simplement s'empêtrer dans une existence qui commence mal et finit dans la sauvagerie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB02 avril 2014
Tout en regardant la nuque du chauffeur, Willard repensa à la conversation qu'il avait eue à bord du bateau avec un jeune prêtre à l'air sombre, après qu'il se fut confessé d'avoir abattu le Marine afin d'abréger ses souffrances. Le prêtre était écœuré de toutes les morts qu'il avait vues, de toutes les prières qu'il avait prononcées sur des rangées de cadavres et des tas de membres dépareillés. Il dit à Willard que si seulement la moitié de son histoire était vraie, alors la seule chose à laquelle pouvait servir ce monde dépravé et corrompu, c'était à se préparer à l'autre.

"Vous saviez que les Romains éviscéraient des ânes, cousaient des chrétiens vivants dans leurs carcasses et les laissaient pourrir au soleil ?" demanda Willard au chauffeur. Le prêtre était une mine d'histoires de ce genre.

" Quel rapport ça peut bien avoir avec une médaille ?"

- Réfléchissez un peu. Vous vous trouvez ligoté comme une dinde dans une casserole, avec juste la tête qui dépasse du cul d'un âne mort. Et les asticots qui vous dévorent jusqu'à ce que vous aperceviez la Gloire."

Le chauffeur fronça les sourcils, et serra son volant un peu plus fermement.

"Je ne vois pas ce que vous voulez dire, mon gars. Je parlais de rentrer chez soi avec une grosse médaille épinglée sur la poitrine. Est-ce que ces types, les Romains, donnaient des médailles aux gens avant de les fourrer dans des ânes ? C'est ce que vous voulez dire ?"

Willard ne savait pas ce qu'il voulait dire. Selon le prêtre, seul Dieu pouvait comprendre les hommes.
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AelaAela10 septembre 2012
Parfois Charlotte avait une crise particulièrement douloureuse, et Willard accusait son fils de ne pas vouloir qu'elle aille mieux. Il frappait le garçon, lui donnait des coups de pied puis, plus tard, était envahi de remords. Parfois, il semblait à Arvin que son père s'excusait chaque jour auprès de lui. Au bout d'un moment, il arrêta d'y faire attention et accepta les coups, les mots blessants et les regrets qui allaient avec comme un simple élément de la vie qu'ils menaient désormais.
La nuit, ils continuaient à prier jusqu'à ce que leurs voix s'éteignent, puis rentraient titubants de fatigue à la maison et buvaient de l'eau tiède dans le seau du puits, sur le comptoir de la cuisine, avant de s'écrouler sur leur lit, épuisés.
Pourtant Charlotte était de plus en plus maigre, se rapprochait de la mort.
Quand il lui arrivait d'émerger du sommeil de la morphine, elle suppliait Willard d'arrêter cette folie, de la laisser partir en paix.
Mais il n'était pas prêt à renoncer. Si quelque chose qu'il avait en lui était nécessaire, qu'il en soit ainsi.
A tout moment, il espérait que l'esprit de Dieu allait descendre et la guérir, et quand la deuxième semaine de juillet arriva à sa fin, il put trouver un peu de réconfort dans le fait qu'elle avait déjà duré plus longtemps que le docteur l'avait prédit.
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MarymaryMarymary10 juin 2015
Parfois, les femmes ne savent pas ce qui est le mieux pour elles. Sa mère ne le savait pas, c'est sûr.
Un homme du nom de Lyndon Langford, le plus malin de la longue série de salopards avec qui elle avait couché pendant le temps qu'elle avait passé sur terre, un ouvrier de l'usine General Motors de Colombus qui, parfois, quand il essayait de se mettre au régime sec, lisait de vrais livres, avait donné au petit Carl sa première leçon de photographie. Souviens-toi juste d'une chose, lui avait dit un jour Lyndon : la plupart des gens adorent se faire prendre en photo.
Si tu pointes un appareil sur eux, il feront à peu près tout ce que tu veux. Il n'oublierait jamais la première fois qu'il vit le corps nu de sa mère, sur l'une des photos de Lyndon, attaché à un lit avec des rallonges électriques, un carton sur la tête avec deux trous pour les yeux. Cela dit, quand il n'avait pas bu, c'était un type à peu près bien. Puis Carl avait tout gâché en mangeant une tranche de jambon de traiteur que Lyndon gardait au frigidaire pour les soirs où il travaillait de nuit. Sa mère ne le lui avait jamais pardonné, elle non plus.
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Domi_VDomi_V24 juillet 2014
Même si ça faisait maintenant cinq ans que les Russell louaient la maison au sommet des Mitchell Flats, la plupart de leurs voisins en contrebas les considéraient toujours comme des étrangers. Dans le bus scolaire, Arvin était le seul gamin à ne pas être parent avec quelqu'un. Trois jours plus tôt, il était encore revenu de l'école avec un œil au beurre noir. "Dieu sait si je n'excuse pas la bagarre, mais il t'arrive d'être trop coulant, lui avait dit Willard [son père] ce soir-là. Peut-être que ces gamins sont plus grands que toi, mais la prochaine fois qu'il y en a un qui commence à chercher la merde, je veux que tu l'aides à la trouver."
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WolandWoland05 avril 2013
[...] ... Au cours de l'été 1965, le couple avait sillonné le Middlewest pendant plusieurs semaines, toujours en chasse, deux riens du tout dans un break Ford noir acheté cent dollars chez Frère Withey, qui tenait un parking de voitures d'occasion à Meade, Ohio. C'était le troisième véhicule qu'ils achetaient au prédicateur en autant d'années. L'homme sur le siège passager devenait gras, croyait aux présages et avait l'habitude de curer ses dents gâtées avec un couteau de poche Buck. C'est toujours la femme qui conduisait ; elle portait des shorts moulants et des corsages légers qui révélaient son corps pâle, ivoirin, d'une façon que tous deux jugeaient excitante. Elle fumait du matin au soir n'importe quelle marque de cigarettes mentholées lui tombant sous la main, tandis que lui mâchonnait des cigares noirs bon marché qu'il appelait des bites de chien. La Ford consommait beaucoup d'huile, perdait du liquide de freins, et menaçait de répandre sur la route ses entrailles de métal à chaque fois qu'ils la poussaient à plus de soixante-quinze à l'heure. L'homme aimait à penser qu'elle ressemblait à un corbillard, alors que la femme préférait la comparer à une limousine. Ils s'appelaient Carl et Sandy Henderson mais il leur arrivait aussi d'avoir d'autres noms.

Au cours des quatre dernières années, Carl en était arrivé à penser que le mieux, c'étaient les auto-stoppeurs, et à cette époque ils étaient nombreux sur les routes. Il appelait Sandy l'appât et elle l'appelait le shooteur, et tous deux appelaient les auto-stoppeurs les modèles. Ce soir-là, juste au nord d'Hannibal, Missouri, ils avaient piégé, torturé et tué un jeune engagé sur une aire boisée épaisse d'humidité et de moustiques. Dès qu'ils l'avaient pris, le garçon leur avait gentiment offert des tablettes de Juicy Fruit, et proposé de conduire un moment si la dame avait besoin d'une pause. "Il ferait beau voir ça," dit Carl. Et Sandy avait roulé les yeux au ton narquois que son mari prenait parfois comme s'il se pensait une ordure de meilleure qualité que les saloperies qu'ils trouvaient sur la route. Quand il devenait comme ça, elle n'avait qu'une envie : arrêter la voiture et dire au pauvre idiot sur le siège arrière de sortir de là tant qu'il en avait encore la possibilité. Un beau jour, elle se promettait bien de faire exactement ça, appuyer sur le frein et faire descendre Monsieur le Caïd d'un cran ou deux. ... [...]
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Videos de Donald Ray Pollock (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Donald Ray Pollock
Après "Le Diable, tout le temps", couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une fresque grinçante à l?humour très noir. 1917. Quelque part entre la Géorgie et l?Alabama. le vieux Jewett, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, Cob et Chimney, à qui il promet le paradis en échange de leur labeur. À sa mort, inspirés par le héros d?un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux, décidés à troquer leur condition d?ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banque. Mais rien ne se passe comme prévu et ils se retrouvent avec toute la région lancée à leurs trousses. Et si la belle vie à laquelle ils aspiraient tant se révélait pire que l?enfer auquel ils viennent d?échapper ? Fidèle au sens du grotesque sudiste de Flannery O?Connor, avec une bonne dose de violence à la Sam Peckinpah mâtiné de Tarantino, cette odyssée sauvage confirme le talent hors norme de Donald Ray Pollock.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/une-mort-qui-en-vaut-la-peine-9782226322807
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