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Denise Laroutis (Traducteur)
ISBN : 2-267-01444-0
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (01/03/1998)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Un climat qu'on respire, des personnages uniques qu'on reconnaît, l'étrange qui est au cœur de chaque être, le noyau dur qui se frotte à la simple vie avec toute une géographie imaginaire mais ancrée dans le réel autour de San Sebastian au Pays basque, des séquences visionnaires, comme le passage du paquebot Letona, les tempêtes, des odeurs de cuisine du dimanche, des plages estivales et populaires qui cernent peu à peu la maison, de la musique et des lectures, dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bookycooky
  29 avril 2017
Quelque part au pays basque espagnol, sur " une île, avec un isthme, de moins de deux kilomètres de large, une plage au sable sans cesse balayé par les vagues et le vent de nord-est, retenu par du rocher à demi caché et les genêts et les mauvaises herbes des dunes",
Deux maisons battus par les vents,deux jeunes soeurs, l'une ado, la narratrice, l'autre un peu plus jeune, un petit frère, une mère séparée, artiste, une tante extravagante qui n'y habite que l'hiver et une gouvernante allemande.....Un milieu privilégié et oisif , une communauté profonde, incassable, qui refuse tout intrus, y compris le père des enfants. Mais ces femmes seules qui prétendent à l'autosuffisance semblent en faites manquer de quelque chose.L'absence d'un mari ou d'un père va forcément engendrer une crise.
Les auteurs espagnols et portugais généralement, sont les sous-marins de l'âme humaine, ils analysent tout , les relations, les problèmes existentielles, les sentiments, les ressentis.....au stéthoscope, au microscope....de l'artillerie lourde, et souvent dans un langage littéraire assez complexe.
Alvaro Pombo ne déroge pas à la règle. Et là je dois dire, dans ce groupuscule il y a de quoi matière à faire une psychanalyse sur quelque quatre cent pages.
Un roman psychologique où Pombo choisit des femmes capables d'assumer un destin différent même s'il les conduit à leur perte; une psychologie féminine qu'il sonde avec une grande finesse. Une analyse dense qui va de pair avec un caractère philosophico-moral, "hommes et femmes peuvent être mauvais, injustes, odieux s'ils n'ont pas de considération éthique, s'ils n'ont pas le souci de l'autre".
Son rapport au féminin semble lié directement à sa propre expérience avec les femmes de sa famille qui l'ont entouré.Notamment à sa fascination pour sa mère, sa grand-mère et ses tantes. Tandis que les hommes bien que "des gentils", sont passifs et même infantiles, face à ces femmes déterminées, qui en conséquence, ironie du sort, semblent ne pas avoir d'autres choix. C'est mon interprétation objective de l'histoire, mais mon ressenti subjectif est différent. Ce rejet de ces hommes par ces femmes auxquelles ils semblent prêts à tout faire me semble quand même un peu malsain. Un rejet aussi pour d'autres plaisirs de la vie. La fille aînée , la narratrice entre dans ce jeu, alors que la cadette semble vouloir y échapper...... Et là je pense entre dans le jeu l'auteur lui-même , puisque c'est lui le maitre de l'histoire. Entrer dans l'analyse de l'auteur dans ce jeu est difficile pour moi, car je ne connais pas son oeuvre et le peu que je sais de sa vie je ne le tiens que par les infos sur Wiki. Mais le moindre que je puisse dire, c'est intéressant, dans le sens qu'il nous fait réfléchir sur tous les préjugés sur la Vie qui nous sont inculqués par les tiers ( famille, amis,..), et qui nous pourrissent la vie faute d'en avoir une vision plus objective, plus large, plus tolérante .....et là peut-être que je peux saisir le point de vue de l'auteur qui en a souffert pour d'autres motifs ( alors qu'il était enseignant suite à un banal accident, jugé dangereux pour ses élèves à cause de son homosexualité, il dû s'exiler en Angleterre et habiter Londres de 1966 à 1977 en faisant des ménages dans le quartier juif pour survivre et il a dû estimer que la phase «nettoyage» de son existence était définitivement achevée dès qu'il remit les pieds en Espagne).
Ce livre est foisonnant pour qui veux se donner la peine d'y entrer et participer à ce périple que raconte Pombo avec ses moyens de bord qui sont à mon avis abondants même trop . Mais attention il est fichtrement intelligent, il peut vous dérouter à tout moment avec un argument totalement contradictoire !
Donc si vous aimez vous embarquer dans ce genre d'aventure psychologique qui au fond traite simplement de la vie et de sa complexité, de ses problèmes que parfois et même souvent nous n'avons aucune envie d'aborder, tentez-le, sinon rien, pas de problème !
Publié en 1996, ce roman obtint le Prix national de littérature narrative.
"....l'attention qu'un être humain prête à un autre a une grande valeur. C'est la seule chose qui, comme vous dites les Espagnols, ne doit pas se mettre dans un sac troué.' p.340
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Pirouette0001
  17 mars 2017
*****
Que dire de ce livre tout en douceur et poésie, en apparente douceur du moins, car quelle cruauté que le monde de ces quelques femmes vivant quasi en autarcie, dans un semblant de gynécée où la jeune protagoniste toute à sa complicité avec sa mère, à son admiration de sa tante, à son affection à sa plus jeune soeur va devoir grandir.
J'ai beaucoup aimé la manière d'amener l'histoire, la poésie de l'auteur, je l'ai déjà dit, même en traduction.
Il faut dire que c'est un de mes auteurs fétiches, Vila-Matas, qui a écrit que tout était à lire chez cet auteur basque Pombo qui m'était totalement inconnu.
Assurément, c'est un auteur injustement méconnu, quand on voit ce que le marketing nous réserve d'insipides et fades narrations là où il reste de belles écritures à découvrir.
PS : J'ai mis 5 étoiles même s'il n'y en a que 4 qui apparaissent.
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pasiondelalectura
  04 avril 2017
C'est un livre très bien écrit, mais dense-dense, presque sans dialogues et avec un descriptif fouillé du monde féminin très "intériorisé" : une mère séparée avec trois enfants plus une tante célibataire forment la galerie de personnages. Ce sont des femmes aisées qui vivent en autarcie.
Parmi les enfants, la fille aînée apprendra à 27 ans que son père biologique fut un amant de sa mère mais que le mari de celle-ci, le savait et avait accepté la situation. La jeune femme quittera ce foyer car elle se sentait trop dépendante.
Une histoire assez forte.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   27 avril 2017
Tomàs nous regardait, pensif, et je regardai Violeta qui le regardait les yeux ronds et brillants, qui étaient les yeux qu'elle faisait quand, je donne un exemple, tante Lucia nous avait emmenés à Letona voir le zoo et que nous nous étions arrêtés devant la cage du mandrill. p. 156
( Tomàs prof de musique 30 ans-Violeta 14 ans )
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Pirouette0001Pirouette0001   04 mars 2017
- Toujours la même chose ! s'exclama ma mère. La haine des gens de San Román contre nous, toute la famille d'abord et nous après, les bonnes soeurs et les curés en tête. Parce que nous n'allons pas à la messe. Et la réputation d'athée de ton grand-père ... Nous autres, nous avons toujours été des aigles, et elles, les bonnes soeurs, des volailles, des oiseaux de basse-cour. Tout leur est bon pour réciter leurs petites prières, une petite prière à Saint-Antoine quand elles perdent leurs épingles à cheveux. Parce qu'elles ne sont pas comme nous, parce qu'elles sont incapables de se débrouiller toutes seules. Elles nous envient car elles ne sont rien ni personne. Tandis que nous autres, nous sommes, nous nous contentons d'être et nous étincelons déjà comme des archanges, comme Lucifer, qui étincelait, est-ce qu'on ne vous apprend rien au catéchisme ?
+ Lire la suite
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BookycookyBookycooky   28 avril 2017
L'idée du bonheur -argumentais-je- ne tenait qu'à condition que personne n'arriverait jamais à être heureux . p.247
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Pirouette0001Pirouette0001   14 mars 2017
C'était dimanche soir. L'heure du thé. En dépit des rideaux tirés depuis un moment, le vent échevelé évoquait sur les volets tout le grand automne de l'océan et de l'île et du brouillard, terrible dehors qui faisait que je me sentais beaucoup mieux chez moi que nulle part ailleurs.
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Pirouette0001Pirouette0001   14 mars 2017
Qui veut l'infini ? Nous ne voulons que la finitude parfaite.
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Video de Alvaro Pombo (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alvaro Pombo
Alvaro Pombo ouvre les portes de sa maison à Madrid et parle de son métier
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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