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ISBN : 2372580345
Éditeur : Taurnada Éditions (12/10/2017)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Au fond d'un PMU de la rue du Faubourg-Saint-Martin, je tends le texte d'une de mes nouvelles à l'aventurier de la mine d'or.
Il lit les premières lignes et déclare : « C'est toi » comme il cracherait deux écorces de graines de tournesol.
Il aurait pu dire :
« Je viens de décider de t'emmener avec moi, aussi ton destin va-t-il basculer dans les minutes qui suivent, tu vas connaître le monde entier, les grandes ivresses, le sexe, l'amour et le da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  12 janvier 2018
Quand les éditions Taurnada me proposent de partir à l'aventure, je n'hésite pas bien longtemps, le temps de finir mon verre, d'imaginer le clair de lune sous d'autres cieux et d'écrire de la plume tout mon courage de revivre. Quelques bouteilles de binouzes et de bourbon dans mon baluchon, le dernier bouquin de Thierry Poncet et j'embarque immédiatement. Dépaysement garanti. Surtout qu'il est question de parcourir les latitudes de ce monde, toutes les terres sales et parsemées de bars, de putes et de bars à putes. de l'Afrique à l'Indonésie, escales en Australie ou en Andalousie. Avec Zykë, comme chef de file, maître d'armes, pourvoyeur de putes, fournisseur d'alcool et de drogue. Grand charmeur, le colosse chaîne en or autour du cou possède un pouvoir de séduction indéniable.
Mais derrière cette grande aventure, il y a surtout une histoire d'amitié fidèle, d'un secrétaire devenu écrivain et d'un baroudeur devenu auteur. Je ne connaissais pas Cizia Zykë avant de lire ces formidables écrits et mémoires. Maintenant, je n'ai qu'une envie, me plonger dans les romans « Oro » et « Sahara ». Sieur Poncet m'a si bien vendu ces aventures qui s'étalent comme de la confiture fait maison sur des tartines de pain encore tièdes et moelleuses. Je découvre à l'occasion la littérature confiture, un genre que je n'ai pas exploré souvent avant, mon dieu que je ne suis pas aventurier, désespérant, et pourtant quel bonheur j'ai vécu là. le pied !
Les pages respirent le shit et la merde de nos vies. Crapahuter toute la planète, des putes en Andalousie, des putes au Maroc, des putes en Indonésie, mais pas en Australie. Elles s'alignent une page sur deux, grosses et rondes, belles et bandantes, présence systématique de cette chaire à chaque coin de rue dépravée. Boire jusqu'à plus soif, et encore j'ai toujours soif, une page sur deux également. J'ai un doute pour l'Australie, c'est que j'ai beaucoup bu et beaucoup gerbé dans cette escapade en plein poussière du bush.
Et puis entre deux aventures, il y a l'amour. La chaleur. L'ivresse. La sodomie. L'ivresse. L'essence du bonheur. Indra. La déliquescence de ma vie. L'amour inoubliable. Paloma. La sueur qui coule, dégouline le long de ses seins. le sperme qui coule et dégouline entre ses cuisses. Sueur. Sperme. Plaisir. Jouissance de la vie. Vie jouissive. L'amour et l'ivresse se conjuguent en un bonheur d'aventures, de mots et de verres. Poésie littéraire pour peu qu'on aime ce genre, qu'on aime la confiture et la littérature qui s'étalent sur ces putains de vie et ces putains de la vie sous d'autres latitudes.
Le voyage s'est achevé, la raison l'a emporté, une musique à composer, un roman à imprimer. Cizia n'égrène personne. Il sème sa prose, Thierry la compose, les éditeurs la disposent. A la clé, une mallette remplie de billets. Payé en liquide. Comme pour les putes ou les bakchichs. Mais si la dernière page est tournée, que la couverture noire affichant la trogne de Zykë me dit adieu, mon voyage n'en est pas pour autant bouclé. Mon esprit est encore en vadrouille, à l'aventure, il furète entre les rues sombres d'Indonésie, il sue dans les hammams marocains, les mots d'étalent et détalent sous sa plume emportée par le vent des dunes, il chante louanges sur pirogue, il danse remue, danse du ventre des femmes ventrues, il boit il gerbe ses tripes, il plonge, il prie, il se bat, il baise, il gerbe, il JOUIT. J'aime cette idée que mon esprit baise quand il lit. Dans un lit, dans la rue, sable dans le cul, mon esprit s'allonge, ferme les yeux : « l'aventure continue », Zykë.
Lien : https://memoiresdebison.blog..
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Deslivresalire
  31 octobre 2017
Lorsque les routes de Cizia Zykë et de Thierry Poncet se croisent en 1984, ce dernier a à peine 24 ans.
"Mon nouveau patron est un aventurier. Un vrai, un comme-dans-les-films mais en vrai, qui passe sa vie à sillonner le globe en quête d'actions grandioses, d'emmerdes invraisemblables et d'émotions fortes"
L'un recherche un secrétaire pour finir la rédaction de ses livres en cours (Oro, Sahara...), l'autre un mentor et une vie d'aventure.
Un simple "c'est toi" prononcé par Zykë scellera une amitié de plus de 25 ans.
Pendant cette période, ils parcourront le monde en quête de nouvelles aventures, au Maroc, au Mali, en Côte d'Ivoire, en Libye, en Thaïlande, en Birmanie, en Australie, en Suède, en Inde, à Bali, aux Baléares, en France, en Italie, en Espagne, en Albanie, à Londres, Amsterdam... le monde quoi !
Durant leurs voyages, ils écriront à deux, de nombreux romans publiés et vivront une vie d'opulence ou de misère au gré des succès ou des infortunes de Zykë.
Du sexe, de la drogue, des putes, des embrouilles, des emmerdes, des succès et pas mal d'échecs seront le quotidien de ces deux compagnons, au rythme effréné d'un des derniers vrais aventuriers.
Cizia Zykë c'est cet aventurier et écrivain décédé en 2011.
Thierry Poncet, son ami, nous raconte ici l'envers du décor des 3 livres autobiographiques (Oro, Sahara et Parodie) et des nombreux romans écrits avec le boss.
Et l'envers du décor n'est pas très reluisant : beaucoup d'échecs, de coups ratés, de petits larcins, mais surtout beaucoup d'alcool, de drogue et de prostituées... voire, que ça...
On a parfois du mal à tout croire, notamment du fait de l'exagération de certaines situations (au jeu, au lit...) et par certaines imprécisions (Sidney n'est pas une ville d'Australie mais des Etats Unis... c'est Sydney ; et le quartier du Kings Cross ne se trouve pas derrière l'Opéra, mais à l'opposé de la ville, etc.).
En évoquant tout ça, je me demande si finalement, Poncet ne casse pas un peu le mythe Zykë. Alors qu'on s'attend à une aventure flamboyante à chaque page, le soufflé retombe bien souvent sur la réalité du quotidien de ces nomades du monde qui sont fréquemment au bord du précipice.
Mais après tout, c'est sans doute la révélation de la réalité de cette vie d'aventurier.
On retrouve dans cet ouvrage le style des livres du patron, même si plus personne n'est là pour empêcher Poncet de lister ses adjectifs. Et on retrouve cette ambiance poisseuse des aventuriers que rien n'effraie.
Avec ce livre, Thierry Poncet reste dans le sillage du maître, à tous points de vue.
On y ressent également l'amitié de l'auteur pour son mentor, cette admiration sans borne pour l'être exceptionnel qu'il était, et en rentrant dans cette intimité, on est touché par leur fidélité.
Après avoir vibré à la lecture des romans de Zykë, celui-ci vient nous en rappeler le goût, un peu comme si, arrivé au bout du joint, il restait une dernière taffe à tirer avant le filtre...
Merci aux éditions Taurnada de m'avoir fait découvrir ce livre.
D'autres avis sur d'autres lectures sur : https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
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ibon
  04 février 2018
Une histoire, facile à lire, un héros rugueux, hors-la-loi, des aventures: c'est de la littérature confiture. Mais cela va bien au-delà. M'sieu Poncet a un style percutant, des répliques qui claquent et tout ce qu'il raconte est vrai. C'est un récit autobiographique qui nous en apprend bizarrement moins sur son auteur que sur son maître: le charismatique chercheur d'or flambeur: Cizia Zykë.
J'ai enfin retrouvé tout ce que j'aimais dans les trois premiers romans autobiographiques de Zykë: de l'aventure vraie, du maschisme qui détonne avec l'époque ambiante et un souffle de liberté. Thierry Poncet raconte le quotidien hors norme dans l'ombre de cet aventurier sur près de vingt ans.
Selon la norme sociétale, ces types sont immatures. Ils reculent un retour à la maison, du côté de Bordeaux pour l'un et à Paris pour l'autre, le plus tard possible en faisant un maximum de bêtises dans leur quête de liberté. Non conformité que Zykë (et Poncet) assument. Mais ils dérangent.
J'ai appris que Thierry Poncet n'était pas seulement le secrétaire de son maître, il était aussi le metteur en phrases. Sans lui, Zykë n'aurait pas peut-être pas été connu et, sans son patron, Poncet serait resté un écrivaillon de sous pente. L'un raconte, l'autre écrit. Un travail littéraire en symbiose!
Depuis la mort de son mentor, le livre résonne comme un hommage à une vie de tous les excès.
Merci à Babelio et aux éditions Taurnada qui portent bien leur nom. Ce livre emmène vraiment les lecteurs dans une tornade qui traversent tous les continents.
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Maks
  21 novembre 2017
Sexe, drogue et littérature confiture sont les maîtres mots des aventures relatées dans ce livre.
Des personnages hors normes, imposants et charismatiques, qui en imposent, des baroudeurs de grand chemin, parfois bandits, souvent bons vivants, toujours impliqués à fond dans leurs idées afin de les transformer en réalité aventureuse et mettant un point d'honneur à conserver leurs valeurs, travail et liberté !
Les lieux de ces aventures sont très divers et variés, de Paris jusqu'en Thaïlande en passant par l'Afrique, Bordeaux, l'Espagne, Amsterdam ou l'Albanie (entre autres), toujours détaillés de manière à nous faire ressentir l'atmosphère du moment, parfois légère, souvent tendue mais toujours dans la bonne humeur.
Tout au long de ces aventures nous suivrons Thierry Poncet devenu secrétaire, relecteur, correcteur et meilleur ami de Cizia Zykë pour lequel il maniera les mots sur diverses machines à écrire, et ce, de manière de plus en plus naturelle et instinctive, afin d'assurer le succès des romans de Zykë.
La "littérature confiture" comme ils aiment le décrire, n'hésitant pas à remettre en place leurs éditeurs mais en étant toujours fidèles à leurs idées et principes.
Les âmes sensibles s'abstiendront si elles ne veulent pas être choquées, ici ça transpire, sa sent le shit à 15 bornes à la ronde, ça dégueule après une mauvaise cuite, les protagonistes ne dorment pas souvent mais lorsqu'ils trouvent des lits, s'y retrouvent toujours en bonne compagnie lovés contre la chaire d'inconnues aux quatre coins du monde.
L'écriture de Mr Poncet, elle, est brute, remplie d'argot, sans chichi et ne passera pas auprès de tout le monde mais pour ma part c'est aussi ce qui me plaît dans ce bouquin.
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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majero
  10 novembre 2017
J'ai retrouvé la force de la plume de Zykë, normal puisque Thierry Poncet fut son secrétaire-rédacteur et nous raconte si bien, avec humour, les passionnants moments passés à écrire les bouquins de Zykë, son code d'honneur et les sains divertissements pour sales gosses en vadrouille, se défoncer et se vider les couilles avec petites rapines et trafics à l'occasion.
On partage sa traversée du Sahara, le film tourné à Pattaya, les frayeurs birmanes, mémorable Noël australien, défenseur des aborigènes ou se rendant en Rolls à Bruxelles récolter les mémoires d'un aventurier ex-Nazi mourant, la douloureuse séparation de l'amoureuse Indra à Bali, reporter du Paris-Dakar ou des junkies d'Amsterdam.
Seul petit bémol mais ça fait partie des personnages, son peu de considération pour les femmes...
Beau travail, m'sieu Poncet!
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   27 novembre 2017
Au fond s’élèvent trois lits-cages de facture grossière, ceints de cotonnades dépareillées qui les isolent les uns des autres.
Et, poireautant devant, trois monuments d’ébène, doucement luisants dans la semi-pénombre.
Trois femmes délicieusement obèses qui attendent le chaland, vautrées chacune sur une natte.
Un trio de déesses cuissées de baobabs, arrière-traînées d’hippopotames, nichonnées d’outres.
Larges.
Rondes.
Hautes.
Ventrues.
Mafflues.
Joufflues.
Fessues.
Rigolantes.
Provocantes.
Allumardes.
Vicelardes.
Trois fois un quintal et un saupoudré de décigrammes de lucre, le tout triplement enveloppé dans des kilomètres carrés de peau teintée moka qui – nous ne tarderons pas à nous en rendre compte – offrent le toucher de la soie et exsudent à l’usage d’enivrants parfums de tamarin poivré.[…]
L’instant d’après, je suis à l’ouvrage, pâlichon vermisseau chu sur une buflesse, les deux bras légèrement écartés, me retenant des deux poings à des tétons qui me semblent des poignées de guidon de bicyclette.
Tandis que courageusement j’ahane, colibri tentant d’un vit maigrelet d’insuffler quelque passion dans un gouffre d’éléphante, je m’aperçois que je suis en l’air.
Complètement.
Pas un pouce de ma peau ne touche la paillasse qu’écrase le poids de ma titanesque amoureuse.
Je repose entièrement sur elle, naufragé échoué, nabot dessus géante !
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le_Bisonle_Bison   19 octobre 2017
Zykë s'arroge naturellement les faveurs de la princesse.
J'hérite bien sûr de la servante.
M'en fous, j'adore les rondes.
Je guide ma dulcinée jusqu'à l'intimité glaciale de ma chambre.
Elle s'y déshabille sans un mot, ne gardant qu'un vaste caleçon de toile bleue qui la couvre du nombril aux genoux.
S'assoit, seins ballants.
Me dévisage d'un doux regard bovin.
Je me sens soudain très mal devant ces yeux emplis d'une triste résignation.
Un doute moral m'assaille, aussi cruel qu'existentiel.
Suis-je donc un salopard ?
Vais-je donc laisser libre cours à mes mauvais instincts d'avide queutard ?
Suis-je sur le point de me découvrir prêt à toutes les bassesses pour satisfaire mes appétits bas-ventriers ?
Accepterai-je donc de me comporter comme un colonialiste attardé et vicieux, nostalgique du droit de cuissage, violeur d'indigène ?...
L'instant d'après, j'ai arraché le calbar et, vautré de tout mon long sur cette chaire lisse et rebondie, accroché des deux mains à ces gros seins de laitière, je besogne ma proie en soulignant chacun de mes coups de reins d'un grognement de caporal-chef.
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le_Bisonle_Bison   23 octobre 2017
Elle s'appelle Indra.
Est née au-dessus d'un étang d'ordures dans les faubourgs de Bandung, une des mégapoles de l'île voisine de Java, il y a, pense-t-elle, vingt-cinq ans, peut-être vingt huit.
Était une gaminette aux nichons naissants à l'heure de son premier micheton.
A fait la pute, depuis, aux quatre coins de l'archipel.
Sa peau, c'est du miel, chaud comme une flaque de soleil, doux comme un cuir fin.
Ses yeux, deux lacs d'huile noire.
Son odeur, un souffle de vanille et de poivre.
Sa voix, un chant rauque. Son rire, un caquètement métallique, affolé, tragique, d'oiseau pris au piège.
Son cul, c'est une croupe de biche, aux muscles durs d'animal galopant.
Ses seins, des cônes effilés, sombres, souples, doux et dansants, paire de défis jetés à l'homme.
Son con, c'est un coup de couteau, une cicatrice mauve, brève, encore enfantine, à peine coiffée, de chaque côté, de deux fois trois cheveux de soie.
On baise sans s'arrêter, nuit et jour.
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majeromajero   10 novembre 2017
Dans le bungalow, j'ai trouvé un dictionnaire anglais-indonésien, oublié par le précédent occupant Y découvrant des wagons de mots que j'ignorais, j'ai entrepris de composer mille et une façons de dire à Indra qu'elle est belle.
Belle comme un soleil qui a déployé ses feux au premier jour de la terre.
Comme l'éclat d'or qui se prélasse sur les flots à l'approche de certains crépuscules.
Comme un rire d'enfants qui, au détour d'une ruelle, se font offrir par une grande soeur des cornets de glace à la mangue.
Belle comme le chant de ce prince fameux qui renonça à son royaume pour rejoindre la couturière entraperçue dans l'obscurité d'une échoppe.
Comme la coulée de miel qu'une reine des abeilles a offert au gamin qui avait franchi trois précipices et cinq rivières pour trouver son essaim.
Comme la robe tissée de fils d'or et de fumée qu'un misérable et habile artisan offrit à la fille d'un roi pour s'en faire aimer.
Belle comme les tourbillons de sable qui dansent au-dessus des roches brunes, si loin dans le désert que nul homme ne les a jamais vus.
Comme la soie blanche des neiges qui recouvrent les villages en des contrées si loin au nord que celui qui les atteint n'en revient jamais...
Je rédige mes fadaises dans ma tête toute la journée. Le soir, je les lui murmure à l'oreille. Elle m'écoute avec passion, sourire qui tremble aux lèvres, paupières closes, les ailes de ses cils apaisées.
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le_Bisonle_Bison   18 octobre 2017
C’est peu après le grand reg qu’on passe Bidon V, un ancien dépôt de carburant pour les aviateurs de la mythique aéropostale, celle des Mermoz et autre Saint-Exupéry.
Il ne reste des temps héroïques que la charpente d’un vieux pylône, plus un abri de tôles en demi-cylindre qui pue à cinquante mètres.
Je jette un œil à l’intérieur : le sol est recouvert de merdes à divers états de fraîcheur.
L’humanité est décidément surprenante.
Il y a l’un des plus grands déserts du monde tout autour et les gens qui passent viennent déféquer là, dans l’horreur olfactive et la chaleur de four de cette hutte de métal.
Je me demande ce qu’en aurait pensé le vieux Saint-Ex’.
« Dessine-moi un étron », peut-être…
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Videos de Thierry Poncet (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thierry Poncet
« Zykë l'Aventure », un récit de Thierry Poncet : d'après une folle histoire vraie, l'incroyable odyssée autour du monde, au sommet du succès littéraire et au c?ur de l'amitié de deux hommes que tout oppose. Un récit trépidant et truculent, dur et drôle, sans concession, invraisemblable et vrai... (Musique de Nicolai Heidlas and Stefan Schaulinski.)
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