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EAN : 9791091365741
Éditeur : Le Realgar (24/10/2018)
4.67/5   3 notes
Résumé :
« Depuis des jours, le mot gravats tourne dans ma tête, et je sais que ce mot vient d’un rêve. Je marche. Je marche dans une ville bombardée ou détruite par un tremblement de terre. Autour de moi, ce n’est ni le jour ni la nuit, un crépuscule perpétuel. Et je marche, entendant craquer les gravats sous mes pas, restes de murs qui n’existent plus. Je marche. Je ne sais où je vais. Je ne sais d’où je viens. J’ai été déposé là par le rêve et l’angoisse ; et j’étouffe à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Moglug
  12 février 2019
Je découvre René Pons avec Gravats et je dois bien admettre que je suis ébahie. Aborder la question du gouffre, du néant, de la solitude sans tomber dans le pathos ou le déjà-vu n'est pas chose aisée.
René Pons le fait avec brio, justesse, finesse. Il utilise des anecdotes du quotidien, des images exotiques, des cimetières d'éléphants, des aperçus de départ en vacances, des animaux en cage, une vieille maison, Venise... Ses courts poèmes en prose énoncent le vide et s'amoncellent comme les gravats d'une bâtisse effondrée.
Les dessins de Jacquie Barral forment des compositions qui semblent mixer photographies de gravats et de crayonnages géométriques en noir et blanc. Ils viennent structurer et aboutir le recueil.
J'ai été véritablement touchée par ces poèmes, un grand merci au Réalgar et à Babelio pour ce cadeau !
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JimmyCz
  17 février 2019
Court ouvrage présentant un texte par page et ayant pour thème commun la ruine, la destruction par métaphore et symbole.
Pas de sensiblerie ni de mièvrerie, le propos est philosophique, sentimental mais toujours avec un sobriété dénotant une humilité de l'auteur vis à vis du sujet traité.
Le style est esthétiquement réussi, d'une grande fluidité, et d'une grande richesse en termes de vocabulaire. Il y a une précision poétique dans la structure de la phrase qui est agréable et permet de ressentir le message.
Commenter  J’apprécie          70
shalimar06
  23 février 2019
Qu'on se le dise d'emblée : ce livre est une pépite!
Conçu comme un recueil de textes courts - un par page - autour du thème du vide, du néant, de la mélancolie de l'Etre, il parlera à tous que ce soit au quotidien ou à certaines périodes d'une vie, tout comme l'Art parle à chacun de façons différentes.
Le recueil s'ouvre sur un texte fort, d'une fluidité qui frôle la perfection, que l'on se prend à lire et à relire tant la prose poétique est admirable.
Chaque texte qui suivra peindra par le biais d'une scène de vie, d'une métaphore, d'un rêve, le malaise de l'existence sans tomber dans les facilités qui l'accompagnent souvent mais avec une noblesse de style et une certaine mélodie parfois qui émane d'une plume entre poésie et philosophie.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MoglugMoglug   12 février 2019
Je me dis que si l'on pouvait filmer ses rêves et ainsi les fixer, on obtiendrait sans doute, d'une personne l'autre, d'un âge l'autre, des différences d'univers remarquables. Simple supposition. L'univers onirique serait-il aussi plat que l'univers réel ? On ne serait déçu que si l'on s'attendait à des merveilles, mais, à défaut de merveilles, du moins y trouverait-on sans doute, même chez les êtres les plus plats, de l'insolite, un insolite que l'on ne chercherait pas à interpréter, comme les psychanalystes, mais qu'on regarderait, tel quel, comme on regarde un film ou comme on lit un poème.
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JimmyCzJimmyCz   17 février 2019
Rien n'est pire qu'un mot en train de mourir et dont le sens se décolle comme la mue d'un serpent. On le trouve dans un coin, déjà recouvert de poussière, on le ramasse, on le soupèse, mais on ne comprend pas ce qu'il fait là et à quoi il pourrait servir. Et plus les jours passent, et plus on en trouve ainsi que l'on reconnait mais sans la mémoire de ce qu'ils voulaient dire. Amalgamés, ont ils formé un vers perdu ? Ont-ils été la racine d'une admiration ? On ne s'en souvient plus. Peut être ont-ils été déposés là par une inondation oubliée, venus de l'autre rive de ce fleuve qui ne cesse jamais de couler, nous barrant le passage d'un possible retour. Sans doute sont ils les restes d'une maîtrise depuis longtemps gangrénée. Les restes d'un savoir qui n'a pas cessé de s'éteindre en nous.
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