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ISBN : 207013685X
Éditeur : Gallimard (12/01/2012)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 31 notes)
Résumé :
« Quand il nous arrive de dire "C'était mieux avant", sommes-nous des passéistes en proie à la nostalgie d'une enfance lointaine, d'une jeunesse révolue, d'une époque antérieure à la nôtre où nous avons l'illusion qu'il faisait bon vivre ? À moins que cet avant ne soit un hors-temps échappant au temps des horloges et des calendriers.
Je me refuse à découper le temps.
Nous avons, j'ai tous les âges. »
J.-B. Pontalis.


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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
andras
  23 juillet 2018
Ce recueil de textes interroge notre rapport à notre passé : notre enfance, notre adolescence, bien sûr ... mais aussi (surtout ?) la présence en nous de l'infans, cet être d'avant le langage. le psychanalyste J.-B. Pontalis utilise pour cela différentes approches (l'énumération à la Pérec, l'abécédaire...) ou différents points de vue (le regard du peintre Odilon Redon ou celui de Caspar David Friedrich, une nouvelle De Balzac, des récits anonymisés d'analysants, sa propre expérience de psychanalyste...). Plus proche de la narration sensible de Proust que de l'analyse cartésienne de Freud ou des aphorismes lacaniens, cet ouvrage est une belle occasion de nous interroger à notre tour sur la place de notre passé dans notre vie quotidienne.
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Seraphita
  13 août 2012
« « C'était mieux avant. » Combien de fois cela s'impose à moi comme une évidence, en toutes sortes de circonstances. » Ainsi débute J.-B. Pontalis, psychanalyste lacanien de renom, âgé de 88 ans, dans son oeuvre « Avant ».
« Avant » : objet hybride, bâti autour des mots, d'une écriture secrètement mue par le désir de faire parler l'infans en soi. Faut-il voir là un essai ? Roman ? Autofiction ? Autographie peut-être, comme l'avance l'auteur. En tout cas, « Avant » questionne le temps, d'abord sous l'angle de l'histoire singulière, en premier lieu, celle de l'auteur. le style est enchanteur, fleuri d'une poésie émouvante et servi par une érudition admirable, non seulement dans le domaine de la psychanalyse, mais aussi dans le champ de la littérature. Pontalis applique peut-être ici la règle de la libre association d'idées autour d'un thème central et nodal pour l'homme : la temporalité.
Mais « Avant » renvoie aussi à l'Histoire et Pontalis semble tenir là une clé de compréhension : « Si c'était l'Histoire qui nous apprenait à découper le temps, à nous imposer des avant et des après ? » (p. 138). Se refuser à découper le Temps : voilà le voeu que formule Pontalis pour chacun, car : « J'ai comme chacun de nous tous les âges si je cesse de découper le Temps. » (p. 21)
Pontalis fait vivre ici, par des mots - ce langage qui promeut, mais aussi aliène - l'éternité de l'instant.
« Comme souvent c'est un enfant qui pose la question toute simple – et pourtant elle suscite en moi un léger vertige : « Est-ce qu'aujourd'hui sera hier, demain ? » » (p. 140)
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fbalestas
  19 novembre 2017
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critiques presse (1)
Lexpress   09 février 2012
Dans ce petit livre plein d'humour et de sagesse, Pontalis parle du temps passé et évite les écueils de la nostalgie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
andrasandras   24 juillet 2018
Le psychanalyste est à l'affût de traces. Non, pas à l'affût, il ne les guette pas comme le chasseur, d'abord parce que, s'il chasse, c'est dans le noir, et surtout parce que ces traces, il les découvre là où ni lui ni son patient ne les attendaient. Il ne fait guère confiance aux souvenirs racontés, évoqués, tant ceux-ci sont transformés, déformés comme l'est tout récit. Pour preuve, ils donnent lieu à des versions différentes comme autant de traductions. Freud va même jusqu'à écrire dans son texte sur les souvenirs-écrans qu'il n'existe pas à proprement parler de souvenirs d'enfance, mais seulement des souvenirs se rapportant à l'enfance. Cette affirmation nous blesse, tant nous les chérissons, nos souvenirs de ce temps-là; qu'ils soient heureux ou malheureux, qu'ils témoignent de nos exploits ou de nos hontes, nous croyons dur comme fer à leur vérité. Eh bien, non, ce sont des fictions. Fictions comme l'autobiographie, nos confessions, toujours plus ou moins complaisantes, comme nos journaux dits intimes qui n'ignorent pas l'autocensure. Fiction, ce que nous croyons être notre mémoire.
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SeraphitaSeraphita   13 août 2012
Nous n’aspirons pas à l’éternité, sinon à celle de l’instant. Nous ne souhaitons pas être immortels mais nous avons la capacité d’être atemporels pour peu que demeurent présents en nous tous les âges de la vie et que nous nous refusions – je renouvelle un vœu formulé tout au long de ce livre en doutant qu’il ait la moindre chance d’être exaucé – à découper le temps.
Comme souvent c’est un enfant qui pose la question toute simple – et pourtant elle suscite en moi un léger vertige : « Est-ce qu’aujourd’hui sera hier, demain ? »
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lanardlanard   04 avril 2017
De celui qui déclare d'un ton péremptoire: "Moi, je pense que...", vous pouvez être certain 1. qu'il ne pense pas, 2. qu'il revendique un jugement qui lui serait propre alors qu'il exprime l'opinion la plus commune dont il se fait l'écho à son insu, 3. qu'il est si peu assuré de son existence qu'il met en avant Moi et, pour faire bonne mesure, l'accole à Je.
Il n'y a pas plus vantard, plus inconsistant et plus conformiste que cet homme-là.
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SeraphitaSeraphita   13 août 2012
Et maintenant, c’est maintenant. Et maintenant, c’est aujourd’hui, hier et demain. Nous autres, humains, nous ressentons et croyons que le temps passe, nous prétendons qu’il s’écoule trop vite. Mais le Temps (avec une majuscule) ignore qu’il passe, il est immobile, il n’a pas d’âge.
J’ai comme chacun de nous tous les âges si je cesse de découper le Temps.
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ladauphinetteladauphinette   28 septembre 2013
L'oeil de l'esprit est absent des "foires". Il va de pair avec la solitude, le silence. Il est associal comme le rêve, comme le geste du peintre, et comme nous durant le temps de la lecture, cette parenthèse heureuse où nous oublions l'heure. Cet oeil là nous invite à regarder ailleurs.
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