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EAN : 9782070421572
172 pages
Éditeur : Gallimard (23/01/2002)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 29 notes)
Résumé :

Un livre qui fait plus confiance à la « pensée rêvante » qu'au discours maîtrisé. Il commence par un éloge des fenêtres ouvertes sur le lointain ou l'invisible et s'achève par celui de la clairière, cette ouverture fragile au creux de ce qui est longtemps resté opaque.

Des pensées, des moments, des rencontres sont évoqués sous la forme d'images venues du rêve, de mots venus du divan, d'un livre dont une phrase vous a saisi. De brèves hist... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  07 août 2015
« Aujourd'hui mes écrits psychanalytiques sont tenus par certains pour plus littéraires que scientifiques » peut-on lire page 115, immédiatement suivi de «J'accepte cette critique » …
Pour avoir découvert J.B. Pontalis par son dernier opus posthume, « Marée basse marée haute » et apprécié la qualité littéraire de l'ouvrage, rien ne pouvait m'enchanter plus que cet « aveu » ; car il faut bien l'admettre, souvent, les écrits sur et autour de la psychanalyse m'endorment, pour être poli …
« Fenêtres », un petit recueil de textes façon lexique qui ne manque pas de style, lui non plus , bien que plus axé sur la pratique d'analyste de son auteur ; quelques critiques à peine voilées sur les collègues trop souvent « piedestalisés », quelques remises en question de sa propre pratique, conduisent parfois J.B. Pontalis à se demander qui est l'analysé, lui ou son patient, ou les deux…
Bon. Un peu déçu tout de même par rapport à « Marée basse marée haute », malgré quelques belles pages…Quelques fenêtres à ouvrir à usage thérapeutique, comme pour adopter « la prescription des médecins d'autrefois : vous devriez changer d'air, ça vous fera du bien ».
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lecteur84
  17 décembre 2014
Fenêtres, un ouvrage qui s'ouvre sur l'auteur autant que sur ses patients. Par le regard et l'écoute qu'il porte sur eux, il dénoue aussi son propre mystère et nous invite, d'une certaine façon à en faire autant.
Il aborde son métier, la psychanalyse, non pas de façon hermétique, mais au contraire avec des mots simples. de là naissent des images qui empruntent au souvenir, à l'enfance, aux rêves, une autre façon d'arriver à soi. Quand on termine ce livre on songe aussi à capter cette " pensée du jour qui serait rêvante."
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jfponge
  22 mars 2015
Dans ce vocabulaire écrit "au petit bonheur", Jean-Bertrand Pontalis se livre à un devoir de mémoire. Secrets sortis du passé, nostalgies, regrets, espoirs sont autant d'ouvertures (vers le passé, vers l'avenir) que l'auteur s'efforce d'analyser, à la lumière de ses souvenirs de praticien. Dans un langage simple, débarrassé du jargon et des tournures alambiquées des spécialistes, l'écrivain-psychanalyste avoue en toute modestie sa faiblesse face aux souffrances de ses patients, et éclaire d'un jour nouveau de nombreux concepts restés longtemps obscurs pour le commun des mortels. Loin des querelles de chapelle qui ont précipité le déclin de l'analyse freudienne, cette oeuvre d'une grande lucidité, facilement accessible au lecteur curieux et attentif, renoue les liens avec une tradition associant savoir et qualité de l'écriture. Un régal...
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oiseaulire
  19 mars 2018
Très joli essai d'un praticien de la psychanalyse un peu poète et beaucoup philosophe. Jean-Bertrand Pontalis au soir de sa vie nous propose de courtes réflexions sur le rêve, l'abandon, l'enfance, le sommeil. C'est modeste, intelligent, profond. Ça caresse l'âme, ça libère la poitrine. On pense à une fenêtre ouverte sur un boulevard parisien (ou lyonnais, ou bordelais) bordé d'arbres en fin d'après-midi. C'est peut-être dimanche, le soleil entre, le temps semble suspendu. On se laisse aller, on est bien.
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Pixis
  17 avril 2018
Ne sachant pas qui était l'auteur, j'ai cru que le livre était un écrit littéraire ayant pour thème les fenêtres.
Puis j'ai découvert l'auteur, psychanalyste, philosophe et écrivain.
Je ne peux pas dire que le livre m'ait déçu, j'ai bien aimé cette approche des fenêtres, celle où une pensée, une rencontre, un moment vous ouvre une fenêtre vers d'autres pensées, d'autres personnes, d'autres instants.
Mais cela aurait peut-être mérité d'être plus approfondi.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
GeraldineBGeraldineB   22 septembre 2020
UN GROS CHAGRIN

Un mot désuet. Je crois bien ne l'avoir jamais entendu sortir de la bouche de mes patients. Trop imprégné du temps de l'enfance? On ne l'avouait pas alors, son chagrin, et même on pouvait le nier quand notre mère, croyant nous deviner - elle se trompait parfois et nous ne voulions pas être consolés de ce qui nous appartenait en propre - , se penchait vers nous avec sollicitude: " Oh, le gros chagrin!"
Qui ose aujourd'hui parler de chagrin d'amour? Plutôt dire, pour atténuer le choc, "déception amoureuse", quand ce n'est pas, chez ceux qui croient que les mots de la psychanalyse vont plus profond, "angoisse de la séparation", "travail de deuil", "perte d'objet".
Si, pourtant, je l'ai entendu prononcer une fois, ce mot "chagrin", par un homme qui venait d'être chassé sans ménagement par sa compagne. Un vieil homme. C'est peut-être pourquoi il n'avait pas honte de dire ce mot venu de l'enfance. Quand je lui demandai ce qui l'amenait à venir me voir, sa réponse fut: "J'ai du chagrin, je suis dans la peine."
Je n'ai pas oublié ce "dans". En prison, avec pour unique compagnon de cellule son chagrin. Son chagrin d'enfant abandonné - qu'on ne compte pas sur lui pour gémir! -, son chagrin de vieil homme qui redoute de voir sa vie se réduire comme une peau de chagrin et de mourir seul au monde.
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GeraldineBGeraldineB   23 septembre 2020
Deux femmes dans un café parlent d'une amie commune.
"Comment l'as-tu trouvée?
- Pas bien du tout.
- La pauvre!
- Que veux-tu, elle ne sait pas gérer son deuil."
Le deuil, la mort de l'homme que cette femme aimait, objet d'une bonne ou mauvaise gestion! Gérer son budget, gérer son temps, gérer son énergie, gérer son angoisse et même, un comble! gérer ses passions... Voici que le vocabulaire marchand gagne ce qu'il y a en nous de plus intime, de plus obscur.
J'ai honte pour ces deux femmes qui ignorent qu'on peut être fou de douleur et qui "gèrent" à petites gorgées leur apéritif du soir.
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olivierjarretonolivierjarreton   10 juin 2020
Aimer bien ses patients : condition nécessaire pour moi. Je vois bien ce qu'on pourrait me rétorquer : ne serait-ce pas pour être payé de retour, une façon de m'assurer que je suis aimé par eux ? N'empêche : je ne conçois pas comment je pourrais leur consacrer tant de temps, d'attention, vouer une si grande part de ma vie à écouter leurs plaintes, à faire mien, sans m'y confondre ce que Lagache appelait leur "monde personnel", si je ne pensais pas à ce qui les entrave - symptômes, inhibitions, répétition, narcissisme à vif -, que ce qui les rend captifs de leur névrose recouvre ce que je ne peux me représenter autrement que comme mouvement vers, même si la finalité de ce mouvement est de détruire - soi ou l'objet.
Un pari sur les forces de vie.
Serais-je plus médecin que je ne le crois ? Un médecin qui ne serait pas soumis à l'exigence de "guérir" mais porté par un besoin plus fort que celui qui ne vise qu'à rendre la vie vivable, supportable (ce qui implique une grande part de résignation). Faire en sorte que l'autre se sente, se veuille vivant. Je ne sais pas trop ce que j'entends par là. Peu m'importe.
La fameuse formule de Bichat : "La vie est l'ensemble des forces qui résistent à la mort." Juste mais un peu trop négative à mon goût. Alors, quoi ? L'"élan vital" de Bergson ? Un peu trop positif, cette fois. Freud, lui, a choisi un mot latin, libido, que n'ignoraient pas les Pères de l'Eglise : la libido peut se diriger vers les objets multiples, vers le savoir aussi bien que sur la vengeance, elle se déplace, elle ne tient pas en place, elle migre... Éros, plus civilisé et civilisateur, finalement, que libido, moins indomptable, moins sauvage, Éros qui vient aiguillonner, éveiller Psyché endormie. Éros est vif, joyeux. Libido, toxique, peut préférer la mort.

Aimer bien ses patients : conditions pour que le goût de vivre leur revienne et que les choses trouvent leur saveur, pour qu'à tout le moins ce qu'un peintre épris de couleurs appelait une "cordialité pour le réel" l'emporte sur l'hostilité, le rejet.
Aimer bien ses patients - pas trop, comme si ce trop était un mal, un amour destructeur pour soi comme pour l'autre. les aimer bien, différent de, et même opposé à, vouloir leur bien. Ne rien exiger, mais se fier à ce qu'il y a de vivant en chacun.
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GeraldineBGeraldineB   23 septembre 2020
L'attention que je porte à l'orthographe, à la syntaxe - au point que si je rencontre à chaque page des fautes dans un manuscrit, je m'en détourne aussitôt -, je n'y vois pas une survivance scolaire. Cela concerne la justesse du mot qui est aussi rendre justice à ce qui est nommé, au corps des choses, à leur chair. Pour un peu, j'assimilerais une faute d'orthographe à la mutilation d'un corps, d'un visage, d'un arbre, d'une fleur. Pour un peu, j'y verrais un attentat, un crime, un sacrilège! Me déprendrai-je jamais qu'à défaut d'être la chose même, les mots du moins n'ont pas le droit de lui faire injure?
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lecassinlecassin   07 août 2015
Le rêve rend visible l’invisible, fait voir de tout prêt le lointain, l’oublié. Les grandes « lois » de l’inconscient ont été découvertes par l’analyse microscopique du rêve. Le rêve : ce télescope de nos nuits.
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