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EAN : 9782702015261
364 pages
Buchet-Chastel (15/04/1997)
4.49/5   41 notes
Résumé :
Ce roman constitue le second volet de l’Élu.
Fraîchement lancés dans leurs études universitaires, les deux amis ayant grandi à Brooklyn, Reuven Malter et Dany Saunders, doivent lutter pour rester fidèles à leur promesse et vivre conformément à leurs croyances et à leurs idéaux.
Chaïm Potok a choisi le Brooklyn des années 50 comme cadre de ce roman dont les thèmes essentiels sont la fidélité envers soi-même ainsi que le rapport parfois conflictuel à la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
La Promesse est la suite du roman "L'élu" : les deux amis ont grandi et sont maintenant de jeunes adultes en train de préparer leur entrée dans la vie professionnelle. Ce moment de leur vie met le lecteur au contact d'un jeune garçon fou, que Daniel va tenter de traiter, et d'un savant et brillant talmudiste qui ne l'est pas moins, mais il est rescapé des camps nazis et en porte les stigmates mentaux. La peinture de ces deux personnages est très réussie, et donne au roman une grande force.
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Après avoir vraiment aimé le premier tome (l'élu), je souhaitais ardemment retrouver nos deux protagonistes et consorts.
Je n'ai pas été déçue par le roman. Tout est profond. Cela va de l'humain, à l'étude du Talmud, à la psychologie de Michael, l'enfant à la souffrance cachée.
Nous sommes confrontés ici à de véritables épreuves psychologiques et aux tourments que connaît la religion. Soit, nous avons d'un côté les hassidiques qui respectent scrupuleusement les lois, soit les gens qui veulent vivre avec leur temps tout en respectant la torah.
Rav Kalman est une vraie épreuve. Nous pouvons comprendre son souhait de respecter à la lettre le talmud et les commandements. Sa souffrance nous touche au plus profond du coeur. Au départ, on le déteste à cause de sa colère mais on finit par comprendre pourquoi il met les nerfs de Reuven à rude épreuve.
Nous devons vivre avec la contradiction dans la religion, mais ça doit se faire avec respect. Un respect touchant qui est bien démontré dans le roman. Respect qui frôle parfois un sentiment négatif mais qui finit par rentrer dans l'ordre car on comprend qu'il s'agit d'un mécanisme important dans l'art de l'étude.
Nos deux héros sont restés fidèles à eux-mêmes. Danny ne peut pas échapper à ses traditions mais réussit à réaliser son rêve de devenir psychologue tout en respectant son père. Il devient rav assez facilement, ce qui peut être contrariant pour Reuven.
Lui, malgré une intelligence et une mémoire époustouflante, se bat avec Rav Kalman qui lui en fait voir de toutes les couleurs. Il en fait même voir au lecteur. Au départ, c'est irritant mais ça devient très riche en leçon. Je ne sais vous dire si je déteste le grand rabbin ou si je l'apprécie. Une émotion assez étrange.


Ce livre nous donne des leçons. Il y a tant de sentiments qui se réveillent. C'est la même sensation que je ressens quand je lis la Torah. Tous les sentiments sont à leur paroxysme. Quand on lit la Torah, on ressent une profonde sagesse et compréhension à l'égard de tous les protagonistes, qu'ils soient bons, mauvais, qu'ils nous mettent à l'épreuve ou qu'ils souffrent face à un problème qu'ils ne peuvent maitriser.

Plus on avance dans le roman, plus on se rend compte que le rav teste notre héros bien qu'on l'anticipe en tant que lecteur vu la responsabilité qu'il a d'accepter ou non Reuven en tant que futur rabbin. On sait parfaitement que ça se fait autant par l'érudition acquise que par le caractère, la sagesse qu'il doit avoir pour faire un bon rabbin.

Tout se termine bien mais on ressort de cette lecture assez secouée (ce n'est que du positif bien sûr). Un roman plein de sagesse, d'humanité, de psychologie, de réflexion et d'amour.
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Ce roman constitue la suite de L'élu. En dépit de quelques longueurs, ce roman se distingue par sa profondeur, son intrigue, et son dénouement à couper le souffle qui nous renvoie par la suite à l'ensemble de l'histoire. Il présente de nombreuses perspectives d'analyse : foi et modernité, textes sacrés et exégèse critique moderne, foi et psychologie, et bien sûr l'amitié, n'en sont que quelques exemples.
Je suis resté personnellement sur la place de la parole du fait du dénouement stupéfiant de la fin du livre. La dialectique parole et silence parcourt toute l'oeuvre, notamment dès le tome 1 par l'éducation silencieuse que le père de Danny a imposé à son fils.
Rav Kalman, le talmudiste orthodoxe revenu de l'horreur de la Seconde Guerre Mondiale s'en sert avec violence pour surmonter sa propre violence envers les bourreaux, et défendre son rapport aux textes sacrés. Danny, le psychologue va s'en servir pour guérir Michael : celui-ci est libéré de ses sentiments paradoxaux envers ses parents et sa foi juive par la force de l'aveu. La parole qui se fait aveu (véridique par définition) est un exutoire libérateur.
Le dénouement du livre nous renvoie avec une profondeur prévisible mais surprenante malgré tout, au rapport à la vérité au sein de la religion juive, notamment au rapport aux textes sacrés de la Torah et du Talmud. La vérité de la foi ne peut se départir des vérités rationnelles, des vérités humaines : elle ne peut s'énoncer indépendamment, jouer à part, sans entrer dans le concert des rationalités philosophiques, psychologiques, humaines plus globalement. Si elle ne le fait pas, elle engendre les pires névroses, des divisions intérieures inhumaines et pousse à la schizophrénie, à la catatonie dans le cas de Michael.
A la croisée de la parole et du silence, il y a le secret de Michael (p.463) que Danny tente de percer. Seul l'aveu du secret libère l'homme de ses pires névroses.

Dès le livre terminé, je me suis posé la question du titre. Seule la deuxième épigraphe m'a éclairé, celle du Rabbi de Kotzk. Cette prière peut être mise dans le coeur de Michael, dans les épreuves qu'il traverse. Aller au bout de notre vérité humaine, ici par la psychologie, permet à Dieu de tenir sa promesse. Devenir humain est le seul chemin de foi.
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Exigeant psychologiquement, ce roman-suite de "l'élu" entraîne à la frontière entre intelligence et folie, foi et raison, critique et humilité.
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Pour tout vous avouer je n'ai pas lu le tome 1 je pensais qu'il s'agissait d'un livre isolé.Et j'ai accroché a l'histoire sans connaître le livre un car l'histoire se suffit a elle elle-même et vous pouvez tres bien decouvrir ce livre sans avoir lu le tome 1.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Chaque génération croit livrer de nouvelles batailles. Mais ce sont toujours les mêmes. Seuls les combattants ont changé.
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