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ISBN : 2848655240
Éditeur : Sarbacane (02/05/2012)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Vilor est flic. Flic dans une toute petite ville où rien ne se passe. Et pourtant, le mal y pointe son nez comme partout : la preuve, il y a un meurtre.
Pour Vilor, c'est important bien sûr cette histoire de meurtre, mais ce qui l'est tout autant, c'est Blanche, la fille du mort. Parce que tous les hommes tombent raides dingues rien qu'en la regardant, et que Vilor est un homme comme les autres...
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Juin
  14 novembre 2014
L'histoire commence par un "casting" les personnages défilent, ils seront plus ou moins importants dans cette histoire. Un personnage clé : Blanche Charon, 17 ans. L'adolescente qui fait tourner la tête de tous les garçons.
L'innocence même..
Il y a aussi le gendarme Vilor, qui mène l'enquête. Car il y a eu un meurtre. le père de Blanche justement.
Vilor, 25 ans qui avait de l'ambition et qui est revenu au pays. Et qui avec sa brigade veut absolument trouver l'assassin. Car Blanche ne le laisse pas indifférent lui non plus
Et puis le le décor. La Picardie. Il y pleut... Beaucoup. La folie rode.
L'atmosphère est lourde, le patois omniprésent, les protagonistes hauts en couleur.
La Picardie... Pourquoi lui colle-t-on cette étiquette de région sans espoir ?

Un livre qui se lit facilement, on suit l'enquête sans savoir où l'on va...
Martine Pouchain est habile, son écriture fluide, les personnages bien campés.
"Traverser la nuit". Blanche l'a-t-elle traversée ??
Et les autres? Tous les autres ?
Un bon roman qui devrait plaire aux jeunes adolescents par son thème.
Martine Pouchain - un auteur à suivre.
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Commenter  J’apprécie          130
Suny
  23 avril 2012
J'ai beaucoup apprécié la lecture de Traverser la nuit, et je dois avouer que j'en suis la première surprise, d'abord parce qu'il y a les mots « flic » et « meurtre » dans le résumé. Et les romans policiers, c'est franchement pas mon truc. Bon, si j'ai accepté ce nouveau partenariat c'est quand même parce que j'espérais apprécier au moins un peu, et puis ça fait pas de mal de sortir de sa routine, de temps en temps. Mais je ne pensais vraiment pas accrocher autant. C'est un vrai délice que de lire Martine Pouchain jouer avec les mots, avec les subtilités de notre langue, mélangeant langage familier et langage soutenu avec une aisance toute naturelle et un humour à la fois exquis et un peu décalé. Je suis généralement plutôt amatrice des styles simples et sans trop de fioritures (d'où ma seconde réserve lorsque j'ai entamé l'ouvrage), mais là, c'est un vrai régal, car l'écriture reste tout de même très fluide et très imagée. Et les expressions et accents Picards n'enlèvent rien au charme, bien au contraire ! On se croirait accoudé au comptoir du café d'Etrenjoie à boire des bistouilles en compagnie de Fine qui nous raconterait elle-même l'histoire avec son accent à couper au couteau.
Venons-en à l'histoire, justement. Elle est narrée par Vilor, Victor pour les incultes, jeune lieutenant de la gendarmerie qui va se retrouver confronté à son premier meurtre, dans son village natal où il est retourné dès sa sortie de Melun. En dehors de l'enquête policière, c'est surtout l'occasion de rencontrer des personnages hauts en couleurs et de vivre avec eux le choc de ce drame dans un petit patelin où il ne se passe habituellement rien. du moins, en apparence… car tout le monde ou presque, à Etrenjoie, à quelque chose à cacher, des secrets, des hontes, des regrets. Et puis il y a Blanche. Tous les hommes ou presque, à Etrenjoie, sont fous d'elle. le mort étant son père, ça fait de nombreux suspects et autant de mobiles. L'intrigue semble assez facile au premier abord et pourtant, jusqu'à la fin je n'ai pu me décider quant au coupable idéal. Et c'est avec d'autant plus de stupéfaction qu'on découvre, à la toute fin, le fin mot de l'histoire.
Un roman plein de finesse, de tendresse, d'humour et d'humilité qui ravira même les détracteurs du roman policier (parole de membre acharnée du club) !
Lien : http://mariounette.free.fr/w..
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leslecturesdeVal
  27 décembre 2013

Mon avis :
Après avoir lu Zelda la rouge du même auteur, j'avais envie de découvrir un autre roman de Martine Pouchain, je remercie donc Claire des éditions Sarbacane pour m'avoir permis de le faire en m'envoyant ce roman en service presse car une fois de plus je ne regrette pas ma lecture mais en plus j'ai vraiment aimé l'univers de ce roman dans ce petit village de Picardie avec le patois de cette région que j'ai découvert au fil des pages ( merci au lexique en fin de livre aussi qui m'a bien aidé par moment ) .

Du coté de l'histoire : Etrenjoie est un petit village de Picardie dans lequel vivent une cinquantaine d' habitants qui se connaissent tous. Vilor est un flic, il a 25 ans, c'est un enfant du pays. Depuis son retour, il dirige le commissariat qui n'a généralement qu'à se mettre sous la dent les problèmes des habitués du bar de la commune, les affaires de voisinage ou les chiens écrasés. Or un matin, un cadavre est retrouvé dans une fontaine du village. Ce cadavre n'est autre que le père de Blanche, la plus belle fille du village, âgée de 17 ans et qui fait tourner toutes les têtes masculines, Vilor en premier. le commissariat est alors sur les dents. C'est l'occasion de mener l'enquête et de creuser ainsi les personnalités et les réactions de chacun. le coupable est forcément parmi les habitants d'Etrejoie.

Du coté des personnages : Vilor, le narrateur de cette histoire est un enfant du village, il a voulu devenir gendarme pour combattre le mal, pas spécialement proche de son père, il a perdu sa mère étant bébé, il est amoureux de Blanche et fait tout pour qu'elle le devienne elle aussi à son tour. On sent à quel point Vilor est miné par les délits qu'il combat, c'est un bel idéaliste. La nuit, ses angoisses remontent, et j'ai beaucoup aimé ces passages teintés d'une atmosphère particulière. C'est un personnage touchant et attachant et j'ai vraiment beaucoup aimé sa personnalité.
Blanche, 17 ans, fille de la victime, c'est la plus belle fille du village pour laquelle tous les hommes ont le béguin , qu'ils soient jeunes ou vieux, riches ou pas, tout le monde veut la mettre dans son lit mais la jeune fille qui en joue beaucoup n'est pas prête à se laisser attraper . Elle est assez spéciale et j'ai pas spécialement réussi a la cerner avant les dernières pages, elle m'a même franchement agacée par moment.
Nous découvrons aussi pas mal d'habitants du village au fil de l'enquête avec entre autre Tisse, le sage du village, Fine, la patronne du bar , Bertha, la fille de joie, le maire qui élève un goret avec amour et sa femme devenue volage par manque d'attentions de son mari, le second de Vilor, prénommé l'homme, qui ne dit pas grand chose mais qui réfléchis beaucoup, Popaul, l'idiot du village, et la grand-mère de Blanche, une femme avec un patois bien prononcé, qui se mêle de beaucoup de choses dans la vie de sa petite fille, personnage que j'ai vraiment aimé.

Du coté écriture : L'intrigue policière n'est finalement que secondaire dans ce livre et ne sert que de prétexte pour plonger dans l'ambiance de ce petit village et dans le coeur de chacun. Les villageois et le jargon local font toute la force de ce roman. La plume de l'auteur est toujours aussi fluide et agréable, elle nous fait découvrir un village Picard avec ses us et coutumes, j'ai vraiment beaucoup aimé le principe. Je dirais même que j'irais bien faire un tour un jour dans cette région car ma lecture m'a vraiment donné envie de la découvrir et d'entendre ainsi parler les habitants. Même si à la base comme je le dis plus haut c'est une intrigue policière, nous ressentons dans ce roman beaucoup d'amour, de tendresse et énormément de simplicité à travers ce récit, je dirais même que c'est une tranche de vie que nous fait découvrir Martine Pouchain à travers cette histoire.
En conclusion : Traverser la nuit est une petite pépite de sentiments profonds, très forts. C'est un roman qui m'a conquise par son originalité avec une fin que je n'avais aucunement décelée tout au long de ma lecture et qui m'a laissée vraiment perplexe. Un livre que je conseille vivement et une plume à découvrir si ce n'est pas déjà fait.
Merci aux éditions Sarbacane et à la collection Exprim' pour ce merveilleux partenariat et cette très jolie découverte avec laquelle j'ai passé un réel moment de bonheur.

Lien : http://aupaysdelire.blogspot..
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CelineCDI
  01 juin 2013
Dans le village d'Entrejoie, il ne se passe jamais rien, aux dires des habitants. Lorsqu'on retrouve le corps sans vie d'un paysan du coin, vraisemblablement assassiné, les langues vont donc bon train et le jeune gendarme Victor a enfin de l'action à se mettre sous la dent. Sauf que le mort est le père de Blanche, la fille qui fait tourner la tête de tous les hommes du coin, Victor compris...
Dès l'ouverture du livre, on est fixé, c'est un roman en résidence et Martine Pouchain y traduit les choses qu'elle a glanées lors de son séjour en Picardie, patois compris, avec un certain naturel, je dois dire. Quant à l'histoire, je n'ai malheureusement pas eu la disponibilité nécessaire d'esprit pour l'apprécier à sa juste valeur. Je pense que c'est un vrai roman d'atmosphère qu'il faudrait lire d'un trait pour se plonger dans son univers et mes lectures très découpées n'ont pas permis cela. C'est dommage car une fois de plus, j'ai vraiment apprécié l'écriture ciselée de l'auteure, qui trouve souvent les formules justes pour traduire des sentiments ou des émotions, avec ce qu'il faut d'humour pour ne pas plomber l'ambiance. Je n'ai pas vu venir le dénouement qui m'a un peu désarçonnée. Je pense que c'est une lecture qui plaira aux grands collégiens, voire aux lycéens.
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brigittelascombe
  22 mai 2012
"Je suis flic" confie Vilor (célibataire "élevé à la gnole", homme en mal de mère "raide dingue de Blanche "plus sensuelle que Marylin") au lecteur avant de lui raconter par le menu le meurtre par noyade de Jacques Jaron, ex-maire d'Entrejoie, fermier picard et....père de Blanche (couvée comme un "oeuf de dragon")
Pas de mobile!
Plein d'alibis!
Tout semble tourner autour de Blanche, objet de convoitises de beaucoup, qui n'a "pas froid aux yeux" mais n'est qu'une simple allumeuse.
C'est avec parler populaire, coloré (émaillé de patois) et fort imagé (ex: "fourrer la mémoire du mort dans sa poche") que Martine Pouchain (romancière imaginative) plante son décor de roman policier dans ce plat pays (décrit pluvieux et dur à vivre pour les fermiers endettés). J'ai apprécié les personnages hauts en couleurs (à la descente facile:j'espère que les Picards dans l'ensemble sont plus sages!) mais fort émouvants (de Vilor l'angoissé, à Bertha "sainte laïque" qui use de ses charmes ou Popaul amateur de "lingerie fine" ou encore Tisse le sage infirme dont la parole est d'or..).
Une enquête qui piétine...mais rondement menée par Martine Pouchain,un secret de famille qui relance l'intrigue et une fin innattendue qui comble le lecteur.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe   22 mai 2012
Dans un commissariat,on est tant et si bien au coeur de la saloperie du monde qu'il m'arrive de désespérer que jamais je n'aurai fini de nettoyer.
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brigittelascombebrigittelascombe   22 mai 2012
Tisse m'a dit un jour que la beauté se voit de loin parce qu'elle se dresse sur un amas de saloperies.Si la saloperie s'écroule,elle entraîne la beauté dans sa chute.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   25 avril 2012
Tu sais, qu’on soit bien ou mal fichu, on a rarement envie que ça s’arrête, la vie. Sauf peut-être quand on est jeune, quand on a tendance à tout exagérer, ou au contraire à s’en foutre. La vérité, c’est qu’on n’est pas préparé à l’éphémère.
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SunySuny   23 avril 2012
Pour voir resplendir l'aube, il faut traverser la nuit.
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brigittelascombebrigittelascombe   22 mai 2012
Les hommes peuvent ventrouiller tant qu'ils veulent,on les admire.Mais qu'une femme batifole,et on la traite aussitôt de moins que rien!Tu crois pas que quelque chose déconne dans votre système de valeurs?
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