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ISBN : 2377220037
Éditeur : Jigal Editions (15/02/2017)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Bien souvent, les innocents font les plus beaux suspects...
Trader d’une des plus prestigieuses banques françaises, Ludovic d’Estre brasse chaque jour des millions d’euros… Issu de la bourgeoisie versaillaise, la vie a toujours souri à ce surdoué de la finance. Mais tout va basculer lorsqu’avec Reda Soulami, son fidèle collaborateur, Ludovic va s’intéresser à une transaction douteuse… Un délit d’initié ? Peut-être pire ! Très vite suspecté de meurtre, Reda, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
BlackKat
  21 février 2018
Pour un auteur que je ne connais pas, parfois c'est la couv' qui m'appelle ou la 4ème de cette même couv'. Mais ici, c'est un mot: Langley. Chez moi, c'est comme le réflexe de Pavlov, dites « Langley » et j'accours à bride abattue! Langley, c'est la CIA donc espionnage et opérations clandestines et vous savez quoi? J'adore!
Bon, là, j'aurais dû modérer mes ardeurs car de Langley, il n'en fut question que durant quelques lignes et un passage éclair de deux agents, dont un totalement muet!
Mais bon, je ne vais pas faire ma difficile, l'intrigue est excellente, même si bien franco-française! Nous sommes au coeur de l'actualité avec le terrorisme omniprésent dans sa menace et la peur que ces lâches soldats voudraient bien instiller dans notre quotidien.
Avec la délinquance en cols blancs d'un « simple » délit d'initiés, l'auteur décille les yeux des derniers naïfs qui voudraient que les terroristes soient des barbares barbus analphabètes qui se réveillent un beau matin en se disant « Et si nous faisions sauter quelques mécréants pour aller à la rencontre de ces belles vierges du paradis »!
Non, Mesdames et Messieurs, il y a de l'organisation, de l'anticipation, de l'étude de terrain et du financement. Et le financement se cache au creux des opérations boursières.
Le roman est très bien documenté et surtout, important, finement vulgarisé pour que tout un chacun puisse visualiser globalement le fonctionnement de certains aspects des marchés financiers.
La cible étant fixée et identifiée, l'auteur nous dévoile les plans prévus par les politiques en cas de danger sur les sites à risque comme les centrales nucléaires. Là, léger bémol, les données sont factuelles et chiffrées, cassent un peu le rythme du polar, même si nous sentons l'urgence des décisions à prendre et à appliquer.
Une bonne claque cynique pour vous, lecteurs, aucune illusion, les êtres humains ne sont que des stats, des chiffres, des quantités négligeables au regard de l'économie, de notre PIB et des conséquences de la mise en oeuvre d'éventuelles mesures de sécurité.
Notre peur est entretenue sans aucun état d'âme.
Par curiosité, localisez tous les sites à grands risques de notre territoire, délimitez les zones d'impact en cas d'incident majeur et vous verrez qu'il n'y a guère que quelques trous de souris où nous pourrions éventuellement, si on se donne la peine de nous prévenir et si on en a les moyens, échapper à une catastrophe.
Autre bémol qui m'empêche d'avoir un coup de coeur pour ce roman? le traitement que subit Reda, enfant des cités que l'on renvoie sans vergogne dans sa cité, qui a le type du parfait coupable et qui est déjà jugé avant même de pouvoir s'expliquer.
Une autre manière d'entretenir la peur ou image de ceux que nous pensons en notre for intérieur? Je ne creuse pas davantage la question parce que, malheureusement, c'est le reflet sociétal actuel, entretenu par des médias assoiffés de gros titres ou du manque de réflexions chez le quidam.
La prophétie de Langley est un polar trépidant, énergique, rapide et surfant sur une actualité brûlante.
Documenté, rythmé et emmené par des personnages intéressants comme Reda et le code des cités, Johana ou la navigation en eaux troubles de la Justice et de la Politique ou McLeod, l'ancien légionnaire reconverti dans le monde la Finance, il n'échappe pourtant pas à quelques raccourcis malheureux et deux ou trois invraisemblances qui m'auront un peu gênée.
Mais espérons que l'auteur n'est pas un visionnaire, tout de même…
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Mome35
  18 mai 2017
Pierre Pouchairet a fort bien intégré dans ses romans les codes des fameuses collections du Fleuve Noir d'il y a une quarantaine d'années. Qu'il s'agisse de la collection Spécial Police ou Espionnage. Il mêle les deux lorsque ses polars (celui-ci précisément) s'inscrivent dans le terrorisme.
De suite, on entre en immersion avec le sujet dès que l'on débute une de ses oeuvres. Cette fois, on plonge dans les milieux, nébuleux pour les profanes, de la finance. Un trader, d'origine hobereau est tué après avoir voulu en savoir de trop sur un fonds d'origine islamique. Son pote, un jeune beur sorti de la banlieue de Trappes était également visé. Il échappe de peu à l'embuscade et devient le suspect number one.
Le style est direct, l'action permanente pour se terminer en western dans un final sanglant. Pierre Pouchairet ne s'embarrasse de descriptions trop détaillées sur les lieux, les personnages. Seul lui intéressent le scénario qu'il a concocté, la mécanique des rebondissements et le chemin tracé pour arriver à l'épilogue qu'il a imaginé. Entre parenthèses, le dernier chapitre n'était pas indispensable et perturbera nombre de lecteurs.
Ancien commissaire de police, ayant beaucoup bourlingué tant dans l'Hexagone que dans certains pays étrangers, notamment arabes (Liban, Israël, Afghanistan…), il connaît les services qui régissent les polices, les systèmes mafieux et sait parfaitement animer son texte avec des scènes de violence réalistes. Même si l'écriture est parfois simpliste et même irréaliste, pour exemple lorsqu'un de ses personages reconnaît la marque et le calibre du « flingue » d'un tueur le visant à quelques mètres.
Mais l'essentiel est dans l'intérêt du roman. On se retrouve un peu dans la lecture d'un Paul Kenny, Claude Rank, MG Braun, Jean-Pierre Conti, Serge Laforest, Adam Saint-Moore… etc et on passe un moment agréable avec une lecture addictive car intense.
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purgi89
  10 mars 2017
Ludovic et Reda n'ont rien en commun si ce n'est leur boulot. Tous les deux traders à la plus grande banque de France. Quand Ludovic se rend compte de transactions suspectes il en parle tout de suite à son ami. Ils vont commencer à enquêter pour savoir qui se cache derrière les transactions et pourquoi. Malheureusement ils vont se faire poursuivre par un 4x4 lors d'un rdv et Ludovic se fait tuer. Blessé, Reda prend la fuite. Il va bientôt devenir le suspect numéro 1 dans cette affaire.
Reda qui est originaire de Trappes où il a fait pas mal de conneries étant jeune va devoir refaire un bond dans le passé. Il va demander de l'aide à d'anciens amis pour essayer de comprendre qui se cache derrière la mort de Ludovic et prouver son innocence.
Côté police, Johana, commandant à la PJ de Versailles mène l'enquête. Elle va essayer de se dépêtrer de ce bazar. Son côté tenace va jouer en sa faveur.
Passé une trentaine de pages qui ont bien failli me perdre (j'ai un peu du mal avec le jargon financier et boursier) je suis ensuite vite rentrée dans l'histoire ou plutôt l'enquête. Moi qui avait peur que le côté politique m'ennuie et bien finalement non.
On sait dès le départ qui sont les commanditaires des meurtres et le pourquoi il y a eu trafic boursier. Reste à savoir comment le pauvre Reda va s'en sortir pour rétablir la vérité et comment Johana va trouver les vrais coupables.
Un thriller passionnant qui ne nous laisse pas une seconde de répit. Les chapitres s'enchainent rapidement entre l'enquête côté Johana et côté Reda. Ce jeune homme est super attachant. On a envie qu'il s'en sorte, lui qui a déjà réussi à sortir des griffes de la cité.
Le sujet du livre est le terrorisme mais à une échelle qu'on ne s'imagine même pas. D'ailleurs j'espère que ce polar ne tombera pas entre de mauvaises mains car il pourrait donner de très mauvaises idées à certains. En fait, ce livre fait peur car c'est ce qui pourrait se passer actuellement. D'ailleurs on sent que l'auteur s'est très bien renseigné sur le sujet. Je ne vous dirais pas le final qui est tout simplement magistral et qui m'a laissé sans voix.
Décidément M. Pouchairet ne nous aura pas laissé souffler une minute même pas dans les dernières lignes. Personnellement il m'a laissé sur le carreau! Une écriture percutante, un style tellement bon que les pages se tournent toutes seules. Un bouquin qui laisse des traces.
Bon maintenant il faut que je sorte vite "A l'ombre des patriarches" que je laisse trainer dans ma bibliothèque. Et je comprends mieux pourquoi Pierre a eu le prix du quai des orfèvres car si ses autres polars sont aussi bons qui celui-ci il mérite encore plus!
Lien : http://livresaddictblog.blog..
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yv1
  03 mai 2017
Pas de temps mort dans ce polar. il commence vite et tient le rythme jusqu'au bout voire même s'emballe encore sur la fin. On suit d'abord Reda et Ludo, puis Reda seul qui tente de faire la lumière sur la disparition de son ami mais aussi Johana qui veut comprendre ce qui se passe. Tout tourne autour de la finance, du terrorisme, et malgré cela, les explications et la vulgarisation fonctionnent à merveille. Jamais le lecteur n'est perdu et au contraire, comprend mieux certains rouages des grandes banques et la surveillance des transactions financières et des réseaux terroristes qui cherchent à se financer en montant des opérations boursières.
C'est drôlement bien fait. Phrases courtes, vocabulaire courant, explications simples et claires. Je me suis évidemment plus attaché aux personnages principaux, Reda et Johana mais aussi Alasdair McLeod ex-légionnaire devenu banquier, les autres les politiques naviguent dans des sphères assez éloignées de nos préoccupations, même s'il faut bien le dire, les décisions doivent se prendre rapidement et auront des conséquences à court terme pour nous communs des mortels. Franchement, je n'aimerais pas être à leur place et je me demande même pourquoi il y a tant de candidats pour des postes à emmerdes, à moins qu'il y ait des gros sous à se faire facilement, il faudra demander à certain(e)s prétendant(e)s à l'élection suprême en France, s'ils veulent bien répondre aux convocations....
Enfin bref, pour revenir au roman de Pierre Pouchairet, quelques touches plus légères voire humoristiques permettent un peu de répit avant de repartir de plus belle. Je ne vais pas m'étendre plus je voudrais que chaque lecteur ait les mêmes surprises agréables que moi. Contentez-vous -c'est un conseil pas un ordre !- de mon article et de la quatrième de couverture, Jigal n'est jamais très disert dessus, ce qui préserve le suspense. Diablement efficace, instructif et bourré de personnages bien campés, ce polar est un modèle de genre qui colle à l'actualité.
NB : Pierre Pouchairet a de plus l'honnêteté de préciser en couverture que l'idée originale est d'un autre : L. Gordon avec qui il a collaboré. Excellent travail et excellent polar.
Lien : http://www.lyvres.fr/
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NathalieAtom
  25 novembre 2017
« La prophétie de Langley » est une mosaïque d'univers différents et pourtant si proches l'un de l'autre.
Pierre Pouchairet réussit à mêler le monde de la finance à celui des islamistes dans ce dernier roman court et intense. Deux micro(macro)cosmes qui se ressemblent furieusement par ce qu'ils ont de parfois inhumains, centrés sur leurs propres ambitions et sur un égotisme démesuré : adulant un dieu destructeur d'argent et de pouvoir.
L'argent est le nerf de la guerre et le mauvais maître de celui qui ne sait l'utiliser. Il est ce pour quoi les hommes déclenchent des guerres à défaut de causes plus nobles et donne l'illusion, à celui qui le possède, d'avoir la domination et le pouvoir suprême.
Dieu n'existe que par ce que l'on imagine de lui. C'est lui qui est à notre image et non l'inverse. Il est notre propre projection. Imaginer un seul et unique dieu serait donc refuser la multitude d'individualités que l'humanité représente.
Voilà donc un roman qui n'a pas seulement le mérite de m'avoir entraînée dans une réflexion contemplative et très personnelle de la spiritualité. Un dieu pour l'argent, un dieu pour le pouvoir et parfois même un dieu pour le courage et l'abnégation : autant dire que l'Olympe se serait presque ouverte sous mes yeux à la lecture de ce court polar. Un exploit en soi car, malgré une écriture vive et rythmée, Pierre Pouchairet n'aura pas réussi à laisser une trace indélébile dans ma mémoire de lectrice.
Dans un jargon parfois un peu rébarbatif mais, reconnaissons-le, nécessaire pour la compréhension du récit, « La prophétie de Langley » se construit rapidement autour d'une intrigue somme toute assez classique et dont la triste actualité développe l'imagination de bon nombre d'auteurs. Il est des scénarios difficilement concevables pour le citoyen lambda mais l'auteur, ancien commandant de police et affecté à de nombreux postes dans des pays « sensibles » semble savoir de quoi il parle. La légitimité peut faire peur et c'est justement ce qu'il faudra retenir de ce roman.
Une histoire assez bien écrite et rapidement lue et quelques maladresses et raccourcis hasardeux plus tard : une fin peu conventionnelle mais qui m'a semblé comme trop rapidement posée sur le papier. Comme une corvée vite travaillée ou un devoir expédié d'une matière peu appréciée.
Au final, Pierre Pouchairet aura su m'apporter quelques sujets de réflexion. Peu originaux, certes… mais n'est-ce pas ce que l'on attend d'un roman avant tout ? Qu'à défaut de faire rêver, il fasse au moins penser.
Lien : https://sous-les-paves-la-pa..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
BlackKatBlackKat   21 février 2018
À la Légion, il y a de tout, des Blancs, des Noirs, des Asiatiques, des juifs, des catholiques, des protestants, des musulmans, des bouddhistes, et je ne sais pas combien de nationalités. On vit et on meurt ensemble s’il le faut: tout ce qui compte, c’est la valeur de l’homme, de celui qui peut-être demain vous sauvera la vie. Si vous êtes raciste dans la Légion, c’est simple, vous êtes mort.
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rkhettaouirkhettaoui   10 février 2018
C’était un vrai guerrier. Un combattant pur et dur, toujours à son poste en cas d’échauffourées. On pouvait compter sur lui. S’il survenait un pépin, il était là pour couvrir ses subordonnés si le besoin s’en faisait sentir, quitte à laver par la suite le linge sale en famille. Il ne connaissait pas la peur. Généreux avec ses amis, il était implacable avec les lâches. Quand on parlait de lui, on disait « le légionnaire », parce que, justement, c’était un ancien légionnaire. Au début, on l’avait surnommé « le rosbif », mais « le légionnaire » s’était vite imposé. Dire qu’on le craignait ou qu’on le respectait n’aurait pas fait justice à ce que ses hommes pensaient de lui. Non, en fait, ils l’aimaient…
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rkhettaouirkhettaoui   10 février 2018
Ses ancêtres ne possédaient que quelques chameaux, mais leurs traditions ancestrales étaient aussi pures que l’eau d’une source jaillissant des profondeurs de la terre. Oui, sa famille avait parcouru du chemin. Elle le devait à ce liquide noirâtre devenu vital à la civilisation contemporaine. Depuis le jour où les Américains avaient découvert du pétrole dans le sous-sol de son pays, il avait fallu se battre, se battre sans cesse contre ces Occidentaux avides et sans scrupule qui avaient pour ambition d’accaparer la plus grande partie des revenus immenses de ce qu’ils appelaient « l’or noir ».
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rkhettaouirkhettaoui   10 février 2018
Visages fermés. Ce n’était pas de la peur, ils étaient habitués aux opérations difficiles. Il s’agissait plutôt d’une sorte de lassitude, teintée d’une angoisse diffuse, tout cela disparaîtrait le moment venu. Les heures d’entraînement et les automatismes évitaient les dixièmes de seconde de réflexion, ou d’improvisation, qui pouvaient leur coûter la vie. « Servir sans faillir », comme disait leur devise. Après, leur métier n’était pas une science exacte… Le risque était bien présent et la mort guettait, d’autant plus que depuis ces derniers mois, les sollicitations ne manquaient pas.
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rkhettaouirkhettaoui   10 février 2018
Rien ne l’attendait, ni l’enfer ni le paradis. Et si ça existait ? Les vierges ne seraient pas pour lui, c’était la récompense des héros…
Il sourit péniblement. Qu’est-ce qu’il ferait avec des pucelles… Quelle stupide image du bonheur ! De toute manière, l’enfer lui paraissait plus probable. Fahrid lui apparut. Si l’enfer existait, il allait y retrouver son pote de quartier. Nul doute qu’il devait y payer les morts dont il était responsable…
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Videos de Pierre Pouchairet (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Pouchairet
« CE POLAR FAIT FROID DANS LE DOS » Quatre sans Quatre.
Après Une terre pas si sainte, La Filière afghane, À l?ombre des patriarches et La Prophétie de Langley, Pierre Pouchairet poursuit avec brio dans ce nouveau roman, Mort en eaux grises, le sillon qu?il a creusé, mêlant terrorisme, politique, affaires de drogue et actualité brûlante. Et force est de constater que l?efficacité est toujours au rendez-vous ! Son style très direct, sa parfaite connaissance du terrain, ses multiples expériences passées, tout concourt à créer un roman fort, brutal, réaliste et particulièrement effrayant ! « C?est du lourd? Ça tangue, ça secoue, ça fait peur. Les personnages sont dans l?urgence d?agir et nous dans l?urgence de lire? » dixit Un Polar. Les droits d?auteur de ce roman seront entièrement versés à l?orphelinat mutualiste de la police nationale, Orpheopolis.
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