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ISBN : 9791092016260
Éditeur : Jigal (01/09/2014)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Dany et Guy, deux flics de la police judiciaire israélienne, enquêtent avec le Shabak – la sécurité nationale – sur le massacre d’une famille de colons juifs installée en Cisjordanie à proximité de Naplouse. De son côté, Maïssa, flic palestinienne, fille d’un ancien compagnon d’armes d’Arafat, mène elle aussi, avec obstination, ses propres investigations. Très vite et bien que le doute subsiste, un groupe de jeunes Palestiniens est mis en cause et accusé de ce crime... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
umezzu
  17 octobre 2014
Une famille de colons juifs est assassinée prés de Naplouse en Cisjordanie. Dany et Guy deux flics de la police judiciaire israélienne enquêtent dans un contexte pesant d'hostilités entre communautés et patrouilles militaires. Des jeunes du camp de réfugiés palestinien voisin sont vite mis en cause et interpellés manu militari.
Une jeune policière palestinienne est de son côté chargée autant par ses chefs que par ceux qui dirigent en coulisse l'autorité palestinienne de mener une contre enquête, tout en présentant un bon profil vis à vis de la communauté internationale.
Assez vite se dessine pourtant un contexte de trafic de drogue qui n'a rien à voir avec les heurts entre communautés, mais tient plutôt de la grande délinquance, celle qui elle n'a que faire des séparations administratives et politiques.
La méthamphétamine qui circule dans les rues de Nice pourrait d'ailleurs bien venir de quelque part prés de Naplouse. le capitaine Gabin Mournet de la PJ de Nice va devoir partir en Commission Rogatoire Internationale en Israël et en Cisjordanie pour tenter de remonter la filière.
Une enquête qui bien entendu est rendue plus complexe par l'éclatement des territoires entre autorités et les divisions internes au sein des mêmes communautés.
On apprend en quatrième de couverture que l'auteur est un ancien commandant de la police nationale qui s'est occupé de stups en PJ et a été en poste à l'étranger en Orient. Autant dire que le livre sent le vécu, plaisanteries entre flics comprises. L'intrigue est très linéaire, sans grand suspense, mais elle progresse constamment à son rythme.
Au final ce livre vaut plus pour le contexte géopolitique remarquablement décrit, les hostilités entre juifs et musulmans et au sein des communautés elles mêmes, l'imbrication des territoires dans un mouchoir de poche, l'omniprésence sécuritaire des forces armées israéliennes, la tension dans les camps de réfugiés face à l'absence d'avenir...
Au final, une plongée dans une enquête de police parfaitement crédible, doublée d'une rencontre avec un Moyen Orient complexe.
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shao69
  25 octobre 2014
J'ai apprécié ce livre qui est une agréable découverte, et il faut être franc il n'aurait sûrement pas été dans mes premiers choix d'achat. C'est tout le côté agréable de ce partenariat découvrir un auteur et une maison d'édition.
L'ouvrage est très bien fini, la couverture est plaisante, le papier et la typo harmonieux. Il s'agit de mon premier roman de chez Jigal, une première approche positive.
Les personnages : les flics israéliens Dany et Guy ont tous les 2 des origines françaises. Guy me rappelle Bérurier, l'équipier de San Antonio. Ces flics ont leur pendant français avec Gabin et Serge. Si Gabin et Dany sont les leaders et les plus diplomates, Serge et Guy sont les stéréotypes du flic lourd, blagueur et macho mais fin limier et compagnon fidèle derrière des airs bourrus. Les filles, comme il faut quand même mettre un peu de douceur dans l'histoire, sont décrites comme fort belles et mystérieuses. Maïssa, flic palestinienne à le rôle le moins facile si je puis dire. Être une femme « libérée » dans la culture qui l'environne n'est pas chose aisée, mais l'être dans un territoire qui revendique son droit à la terre l'est encore moins. Marie, flic française, est en binôme avec Gabin, voire plus. Toutes les 2 ont leur forte personnalité et la capacité à exister dans cet univers très masculin.
Ces différents services de police vont être obligés de cohabiter pour l'enquête. L'auteur réussi à nous faire aimer et à s'attacher aux protagonistes. A l'aspect gros nounours de Guy ou à la beauté secrète de Maïssa.
L'intrigue, le coeur du roman, tourne autour d'un trafic de stupéfiants entre la France et le Moyen-Orient. L'enquête démarre par le meurtre d'une famille de colons, dont évidemment les assassins ne peuvent être que palestiniens. le décor est planté. Les tensions ravivées. On touche là un point sensible sur lequel l'auteur à la subtilité de ne pas prendre position. Ce dernier renvoi d'ailleurs les protagonistes arabes, juifs et les instances internationales à leurs responsabilités. J'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur qui ne prend pas de gants pour dire les choses telles qu'elles sont. En parallèle de l'enquête sur le meurtre, on suit Gabin, Marie et Serge en pleine enquête sur une nouvelle drogue qui fait des ravages à Nice. Cette enquête trouvera ses sources en Terre Sainte et verra Gabin retrouver là-bas Maïssa et Dany, issus de la même promotion que lui.
La collaboration entre la police française et israélienne est autant courtoise que celle entre la police israélienne et palestinienne est difficile. Malgré les embûches et les enjeux géopolitiques, ils parviendront non sans mal à résoudre l'enquête. Je n'en dirais pas plus sur le contenu de l'intrigue.
J'ai beaucoup aimé lire ce récit. le rythme alterne entre l'enquête en Palestine et celle en France. On devine rapidement certaines implications, sans toutefois arriver à mettre un nom sur toutes.
L'auteur à une plume agréable faite de phrases courtes. On sent toute son expérience dans ses détails et il nous entraîne aisément dans l'ambiance et la tension des lieux.
C'est une belle découverte, pas LE polar qui vous laisse scotché, mais une lecture que l'on a du mal à lâcher. Je vais regarder de plus près le catalogue de Jigal à présent.
Mon petit point positif :
On connait tous l'opposition qu'il y a en Terre Sainte, mais l'auteur aborde cela d'un point de vue neutre, où finalement tout n'est pas noir ou blanc. J'ai autant apprécié l'intrigue que la « visite virtuelle » qu'il offre à nos yeux.
Lien : http://www.tamisier.eu/une-t..
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SylvieBelgrandReims
  20 octobre 2018
La lecture du jour : "Une terre pas si sainte" de Pierre Pouchairet
Pour moi, la situation géo-politique de la Palestine et d'Israël est devenue quasi incompréhensible. D'autant que, dans chaque nation, existent des courants aux intérêts divergents.
C'est là que Pierre Pouchairet fait très fort. En fin connaisseur de l'endroit et des enjeux de cette guerre qui n'en finit pas, il appuie une enquête, au demeurant passionnante, sur un groupe d'enquêteurs pour le moins hétéroclites (des israëliens, des palestiniens, des français, des juifs et des musulmans pratiquants ou non...)
E ça fonctionne ! ça fonctionne même très bien, parce que la poudrière israëlo-palestinienne ajoute un ressort dramatique à un récit déjà très efficace.
J'adore quand un polar me permet de comprendre un peu mieux le monde.
Le quatrième de couverture :
Dany et Guy, deux flics de la police judiciaire israélienne, enquêtent avec le Shabak la sécurité nationale sur le massacre d'une famille de colons juifs installée en Cisjordanie à proximité de Naplouse. de son côté, Maïssa, flic palestinienne, fille d'un ancien compagnon d'armes d'Arafat, mène elle aussi, avec obstination, ses propres investigations. Très vite et bien que le doute subsiste, un groupe de jeunes Palestiniens est mis en cause et accusé de ce crime sordide. Mais parallèlement, après la découverte d'un arrivage massif de drogue de synthèse à Nice, à Jérusalem et dans les Territoires, Gabin, flic français des stups, est envoyé sur place pour démanteler un possible trafic international issu d'un camp de réfugiés. Allant de surprise en surprise, c'est sous pression permanente et dans un climat délétère que flics israéliens, palestiniens et français vont devoir unir leurs forces pour combattre ce réseau mafieux... Car là-bas, même un saint n'y retrouverait pas les siens...
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1001histoires
  23 mars 2019
"Une terre pas si sainte" écrit par Pierre POUCHAIRET a été publié par les Editions JIGAL en septembre 2014. C'est l'occasion de participer à une enquête hors norme dans un contexte totalement inédit.
Le grand banditisme est devenu international. Désormais les frontières ne sont plus des obstacles aux trafics qui naissent dans les pays affaiblis par des conflits.
Ce roman policier de Pierre Pouchairet aurait pu être banal. Un trafic de stupéfiants découvert à Nice, les Stups cherchent à remonter la filière. Classique ? Oui mais cela sent le vécu. Il y a ce plus qui fait vrai. Les procédures sont connues ( filatures, écoutes téléphoniques ... ) mais lorsqu'il y a une touche de témoignage cela crée un liant et les enquêteurs deviennent plus humains. Ils ont peur, ils sont fatigués et énervés, ils sont unis et solidaires. Cela fait plus vrai. Cela sent le vécu.
La construction de ce roman est habile. Une première partie surprend. le lecteur est envoyé sur une scène de crimes dans les Territoires autonomes palestiniens. J'ai beaucoup appris sur la géopolitique de cette région où les relations entre Israéliens et Palestiniens sont tendues et complexes. le voyage proposé par Pierre Pouchairet est très instructif et à travers l'enquête des inspecteurs Guy Touitou et Dany Cohen de la Direction centrale d'investigation de la police israélienne il est possible de cerner tous les fossés qui seront à combler pour que cette région vive en Paix. La police israélienne sur une scène de crimes dans une colonie juive sur les hauteurs de Naplouse en territoire palestinien ! Toute une famille égorgée, parents et enfants. Guy et Dany ne sont pas seuls sur place, il y a bientôt Tsahal, l'armée, et le tout puissant Shabak, Service de sécurité intérieur de lutte contre le terrorisme. Des prétendus coupables sont vite identifiés : trois Palestiniens qui deviennent alors des martyrs pour leur peuple qui écoute plus les dirigeants du Hamas tenté par l'extrémisme religieux que l'Autorité palestinienne où le Fatah ne détient plus qu'un pouvoir illusoire. Mais il y a une police palestinienne qui envoie sur place la capitaine Maïssa Thabet du service des relations internationales. le binôme israélien et Maïssa, sans travailler ensemble, mettent en évidence des incohérences et beaucoup de questions sans réponse dans ces meurtres qui finalement ne ressemblent pas du tout à un acte politique.
Deuxième partie. Nice. La consommation de méthamphétamine est en augmentation. Procédures habituelles : planques, descente de police, garde à vue, interrogatoires. La PJ, la crim, les stups, la BAC, le Groupe de Répression du Banditisme, le GIPN : tous les services de police mobilisés pour plus d'efficacité. le lecteur est dans les pas du capitaine Gabin Mournet et de la jeune lieutenant Marie.
Troisième partie : coopération internationale avant l'action ( quatrième partie ). Les analyses ont parlé et Interpol est formel, la meth de Nice est identique à une saisie opérée à Naplouse dans les Territoires palestiniens. Maïssa, Guy, Dany et Gabin sont rassemblés à Jérusalem et unissent leurs efforts pour démanteler un trafic qui n'a pas fini de les surprendre.
Voilà un polar comme je les aime avec des procédures rigoureusement décrites, un contexte géopolitique inhabituel et habilement mis en scène et de multiples anecdotes et situations qui peuvent sembler anodines mais qui constituent autant de témoignages. Cela fait vrai. Cela sent le vécu.

Lien : http://romans-policiers-des-..
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famillemartinet
  06 juillet 2016
Pierre Pouchairet nous embarque pour la Palestine et Israël,avec des ramifications à Nice, où les luttes peuvent être mises de côtés quand des trafiquants arabes et juifs font affaires ensembles. Pour faire tomber ces réseaux 4 flics (2 Israéliens,1 Palestinienne et 1 Français) vont mettre leurs ressources et efforts en commun au coeur d'une situation géopolitique des plus sensibles.
Un roman dense qui sonne très juste et qui évite de belle manière l'écueil du manichéisme.Les motivations de chaque camp et de chaque protagoniste sont parfaitement décrites et amenées par le regard juste et neutre de l'auteur.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
Au sortir de la douche, elle s’enroula dans une épaisse serviette et se sécha. Elle passa ensuite du temps devant le miroir à domestiquer ses longs cheveux frisés si résistants au passage de la brosse, puis du peigne. Ensuite, elle examina attentivement son visage à la recherche de défauts, ou de marques précoces des attaques du temps. Elle grimaça en caressant son front et pensa aux réflexions de ses copines lorsqu’elles la charriaient en lui disant qu’il était grand temps qu’elle trouve un mari, qu’après trente-cinq ans les femmes étaient bonnes pour la casse et que plus un mec ne les regardait.
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rkhettaouirkhettaoui   16 octobre 2017
Nous avons cessé l’organisation d’exécutions publiques. Depuis 1997, les exécutions sont effectuées, comme dans plusieurs États américains, par injection létale de manière à éviter des souffrances inutiles aux prisonniers. Il s’agit de répondre à une décision de justice et non de commettre un acte de barbarie, se crut-il obligé de préciser avec une suavité toute diplomatique, au moment où les rideaux se rouvrirent, découvrant une pièce qui ressemblait vaguement à un cabinet de dentiste…
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rkhettaouirkhettaoui   16 octobre 2017
Il ne faut pas se la jouer, on est un peu des bougnes dans le mental. Les Arabes c’est nos cousins. Ils sont là pour qu’on les nique et qu’on les fasse bosser pour nous… Et nous, on fait ça à la sympathie, c’est un jeu, on négocie et le plus souvent c’est nous qui gagnons… on ne sort pas les fusils tout de suite… On sait attendre un peu.
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rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
D’ailleurs, à l’inverse, beaucoup d’Arabes n’hésitent pas à monter ici pour acheter de l’alcool. Il n’y en a pas à Naplouse depuis que la ville est passée aux mains du Hamas. J’ai lu qu’aux dernières élections le mouvement religieux avait été évincé, mais je ne suis pas certain que l’alcool soit revenu pour autant…
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rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
À vingt-cinq ans, avec un master d’anglais, il n’avait qu’une seule ambition : quitter la Palestine pour aller travailler en Jordanie ou dans un pays du Golf, ou mieux, aux États-Unis ou en Europe. En attendant, sans travail sérieux, il bossait comme maçon pour se faire un peu d’argent et aider sa famille.
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Videos de Pierre Pouchairet (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Pouchairet
« CE POLAR FAIT FROID DANS LE DOS » Quatre sans Quatre.
Après Une terre pas si sainte, La Filière afghane, À l?ombre des patriarches et La Prophétie de Langley, Pierre Pouchairet poursuit avec brio dans ce nouveau roman, Mort en eaux grises, le sillon qu?il a creusé, mêlant terrorisme, politique, affaires de drogue et actualité brûlante. Et force est de constater que l?efficacité est toujours au rendez-vous ! Son style très direct, sa parfaite connaissance du terrain, ses multiples expériences passées, tout concourt à créer un roman fort, brutal, réaliste et particulièrement effrayant ! « C?est du lourd? Ça tangue, ça secoue, ça fait peur. Les personnages sont dans l?urgence d?agir et nous dans l?urgence de lire? » dixit Un Polar. Les droits d?auteur de ce roman seront entièrement versés à l?orphelinat mutualiste de la police nationale, Orpheopolis.
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