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Citations sur Contes Pouchkine (7)

ElGatoMalo
ElGatoMalo   12 mai 2015
Cependant, la cruelle tzarine se trouvait inoccupée chez elle. Assise devant son miroir, elle lui disait :
— Suis-je la plus charmante, la plus blanche et la plus rose de toutes ?
Et d’entendre cette réponse :
— Tu es belle, sans conteste, mais la princesse est plus charmante, plus blanche et plus rose que toi.
Et la marâtre de sursauter, de briser le miroir contre terre, de se jeter droit à la porte. Elle rencontre la princesse. Alors s’empara d’elle un amer chagrin. La tzarine mourut.
Dès qu’on l’eut mise en terre, on célébra le mariage d’Élysée avec sa fiancée, et depuis la naissance du monde, nul n’avait vu pareil festin.
J’y étais. Je bus l’hydromel et la bière, mais je ne fis qu’y tremper mes moustaches.
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ElGatoMalo
ElGatoMalo   12 mai 2015
Le prince marche le long de la mer bleue. Il ne détache pas les yeux de la mer bleue.
Voici que sur les eaux mouvantes apparaît le cygne blanc.
— Bonjour, mon beau prince, lui dit-il. Pourquoi es-tu silencieux comme un jour de malheur ? De quoi te chagrines-tu ?
Et le prince Gvidone de répondre :
— Un chagrin amer me ronge. Tous les hommes sont mariés. Je vois que moi seul je ne le suis pas.
— Et qui désires-tu ?
— Il y a, dit-on, de par le monde, une princesse si belle que l’on ne peut en détacher les yeux. Le jour, elle éclipse la lumière de Dieu. La nuit, elle éclaire la terre. Un croissant de lune brille sous sa tresse. Une étoile resplendit sur son front. Elle-même s’avance majestueuse, sa démarche est celle d’une paonne. Ses paroles coulent comme le murmure d’un ruisseau. Mais quelle est la vérité ?
Le prince attend la réponse avec anxiété. Le cygne blanc se tait. Il réfléchit et dit :
— Oui ! Il est une telle jeune fille. Mais une femme n’est pas un gant. On ne peut la secouer de sa blanche main, on ne la passe pas dans sa ceinture. Je te donnerai ce conseil : réfléchis à tout ceci de peur de te repentir ensuite.
Le prince lui jure qu’il est temps pour lui de se marier, qu’il a déjà réfléchi à tout cela, et que, d’un cœur passionné, il est prêt à partir à la recherche de la belle princesse jusque dans la vingt-septième contrée.
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LesPetitesAnalyses
LesPetitesAnalyses   27 mai 2019
La victoire est à moi, pensais-je.
Mais le vainqueur réel fut le destin — mon persécuteur obstiné.
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ElGatoMalo
ElGatoMalo   12 mai 2015
Le Tzarévitch baisse son arc et regarde. Dans la mer, le vautour s’enfonce. Il se plaint d’un cri, qui n’est pas d’un vautour. À ses côtés nage le cygne. Il hâte à coups de bec sa mort toute proche. Il le frappe de l’aile. Dans la mer, il le noie.
En langue russe, il dit ensuite au Tzarévitch :
— Tzarévitch, mon sauveur, mon puissant libérateur, ne te chagrine pas si, par ma faute, tu restes trois jours sans manger ; si, par ma faute, la flèche s’est perdue dans la mer. C’est un malheur et ce n’en est pas un. Plus tard je te récompenserai, je te rendrai service.
« Ce n’est pas un cygne que tu as délivré, c’est une jeune vierge que tu as laissée parmi les vivants. Ce n’est pas un vautour que tu as tué, c’est un magicien que tu as mis à mort. Jamais je ne t’oublierai. Tu me trouveras partout. Et maintenant va, ne te chagrine pas et couche-toi. »
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ElGatoMalo
ElGatoMalo   12 mai 2015
Trois jeunes filles, à leur fenêtre, filaient un soir, tardivement.
— Si j’étais Tzarine, dit l’une, à moi seule je préparerais un festin pour le monde entier.
— Si j’étais Tzarine, dit sa sœur, à moi seule je tisserais une toile fine pour le monde entier.
— Si j’étais Tzarine, dit la troisième sœur, j’enfanterais un Bogatyr pour notre père le Tzar.
À peine eut-elle le temps de prononcer ces mots que la porte grinça doucement sur ses gonds et que dans la chambre entra le Tzar, souverain de la contrée. Il s’était tenu caché, durant toute la conversation, derrière le mur.
En tout, les paroles de la dernière lui avaient plu.
— Bonjour, belle jeune fille ! dit-il. Sois Tzarine, enfante un Bogatyr pour moi, à la fin de septembre. Et vous, chères sœurs, sortez de la chambre. Partez à ma suite et à celle de votre sœur. Que l’une soit filandière et l’autre cuisinière.
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LesPetitesAnalyses
LesPetitesAnalyses   27 mai 2019
Je connus l’amour avec ses béatitudes célestes et ses douleurs poignantes.
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ElGatoMalo
ElGatoMalo   12 mai 2015
Avant l’aube, sortent les frères, tous ensemble. Ils se promènent à cheval, chassent le canard gris, exercent leur main droite en jetant à bas de son cheval un Sarrasin, dans la prairie, en faisant voler loin de ses larges épaules la tête d’un Tatar, en chassant hors des bois un tcherkesse de Piatigorsk.
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