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Dimitri Sesemann (Traducteur)Georges Philippenko (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253039276
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1989)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Un jeune homme tue sans le vouloir une vieille comtesse à qui il aurait souhaité arracher le secret qui permet de gagner au jeu. Sa conscience le harcèle : « Tu es l'assassin de la vieille ! », et la morte revient, car si la dame de pique est bien une carte, elle reste aussi une figure de femme...

Cette brève histoire d'une obsession fatale, Pouchkine l'écrit dans le village de Boldino, à l'automne de 1833. Trois ans plus tôt, c'était déjà à Boldino q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  27 mars 2016
Je continue avec ma découverte des auteurs classiques russes, par des nouvelles de Pouchkine. Je dois dire que j'ai moins apprécié que les 3 auteurs précédents, peut-être ai-je mal choisi mon recueil, je ne sais pas.
Je me suis un brin ennuyée avec ces nouvelles très similaires entre elles, trop, même si elles sont bien écrites. En fait j'ai bien aimé trois d'entre elles (la dame de pique, et le coup de pistolet, et aussi le marchand de cercueils), mais ensuite, mon intérêt n'a fait que décliner...
Ce ne sont que des histoires d'amours plus ou moins réciproques, avec des ellipses plus ou moins rapides sur une bonne part de l'histoire, toutes construites pareillement, avec de l'ivrognerie à tous les étages, sans le moindre humour (ou alors il m'échappe). Bref, j'ai moins accroché, et je ne suis pas sûre de lire d'autres bouquins de lui... J'aurais peut-être mieux fait de ne lire "que" "la dame de pique", finalement, qui était plutôt sympa tant sur le fond que sur la forme, avec un Hermann bien cupide et dépeint à la perfection, et une Lizaveta bien dinde comme on les aime, mdr !
Il me manque une profondeur des personnages, de l'action (autre que l'enlèvement d'une gamine par un hussard, quoi). Pour moi, c'est un peu plat, des histoires sans grand intérêt.
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Under_The_Moon
  09 février 2016
La Dame de Pique est une petite nouvelle fantastique dans laquelle Alexandre Pouchkine se moque du penchant de la belle société pétersbourgeoise pour le jeu et le paranormal.
La chute de cette histoire est très humoristique, et relève toute la monotonie descriptive de la nouvelle - quoi qu'il y a tout de même pas mal de dialogue pour ce genre.
C'est une petite nouvelle fantastique typique du 19ème siècle .. le charme de l'âme russe en plus ! (Pardon Maupassant !)
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helvetius
  28 avril 2017
Une bien belle découverte qui me réconcilie avec le genre littéraire des nouvelles, en plus de me faire découvrir (enfin!) l'immense auteur russe qu'est Pouchkine.
Je ne suis pas une adepte des nouvelles en général, je trouve que beaucoup s'y cassent les dents et n'arrivent pas à approfondir en peu de pages comme il le faudrait les sujets dont ils traitent...De plus, j'aime bien prendre le temps de découvrir un univers et de m'attacher à des personnages, j'ai toujours une impression de trop peu avec les nouvelles et je suis un peu frustrée en terminant mes lectures...Mais pas cette fois, et je suis très agréablement surprise par cette lecture et par chacune des nouvelles que l'auteur nous propose.
Déjà, j'ai énormément apprécié le style d'Alexandre Pouchkine et j'aime beaucoup quand l'auteur interpelle ses lecteurs, ce qu'il ne manque pas de faire ! Pour ma part, c'est comme si l'auteur cherchait vraiment à tisser un lien avec ses lecteurs et je trouve que ça apporte un peu de fraîcheur au roman. On ne s'ennuie pas du tout, et chaque nouvelle est intéressante à découvrir. Petit coup de coeur pour celle du Maître de poste et de sa fille que j'ai trouvé vraiment tragique, et également pour la dernière avec Lisa et Alexei, pour qui tout finit finalement bien. Il n'y a pas de fioritures, pas d'histoires larmoyantes ou de romances niaises, Pouchkine va droit au but mais sait très bien faire planer le doute jusqu'au bout. Vraiment, j'ai apprécié chacune des histoires et prit plaisir à découvrir leur chute, qui est parfois surprenante.
Une première impression qui me permet d'ores et déjà de dire que je vais très vite m'intéresser à Pouchkine de plus près, notamment à Eugene Oneguine qui me fait de l'oeil depuis plusieurs années maintenant !
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Ingannmic
  07 mars 2018
La vieille édition de poche dans laquelle j'ai lu ce que je pensais être un roman est trompeuse : l'ouvrage est d'un format moyen, intitulé "La dame de pique"... mais il compte en réalité trois textes, dont l'un est par ailleurs subdivisé en courts récits. Une vérification sur internet m'a confirmé que "La dame de pique" est, en effet, une nouvelle.

On entame le recueil avec les "Récits de feu Ivan Pétrovitch Bielkine", que l'auteur introduit comme étant ceux d'un gentilhomme campagnard, dont il nous livre une brève -et fictive- biographie. La gazette littéraire de Pouchkine s'opposant alors par diverses polémiques à L'abeille du Nord, revue soutenue par le pouvoir tsariste, ce subterfuge avait pour but de dissimuler la véritable identité de l'auteur des textes.
"Le coup de pistolet" est le témoignage d'un officier de l'armée impériale évoquant sa rencontre avec Silvio, un ancien soldat établi dans son lieu de garnison, aux remarquables talents de tireur. Pourtant, le jour où un affront aurait dû inciter Silvio à venger son honneur en duel, il se dérobe, au grand étonnement du narrateur, qui ne connaîtra que quelques années plus tard le fin mot de l'histoire.
"La tempête de neige" tourne autour de la passion qui unit Vladimir et Maria, et que réprouvent les parents de la jeune fille. Les amoureux décident de se marier clandestinement, mais leurs plans sont contrariés par de très mauvaises conditions climatiques...
"Le marchand de cercueil", sur le ton de l'anecdote, narre l'onirique mésaventure qu'un marchand de cercueils doit à sa susceptibilité.
"Le maître de poste" est, comme "Le coup de pistolet", porté par un narrateur qui relate le souvenir de sa rencontre avec le dit maître de poste et la fille de ce dernier, une beauté qui connaîtra un destin tragique.
"La demoiselle-paysanne" clôt le recueil sur une note plus facétieuse, histoire d'amour entamée sous des auspices défavorables entre le bel Alexeï et une fausse paysanne, qui connaîtra une heureuse conclusion.
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"Doubrovski", considéré comme un roman, bien que sa brièveté l'apparente également à une nouvelle, succède aux "Récits de feu Ivan Pétrovitch Bielkine". Un banal conflit opposant deux voisins et amis, l'un arrogant seigneur -Cyrille Petrovitch Troïekourov- et l'autre lieutenant en retraite et modeste propriétaire terrien (Andreï Gavrilovitch Doubrovski), dégénère en une succession d'actes de vengeance violents. Doubrovski est dépossédé de ses terres par son voisin, et n'y survit pas. Son fils unique se reconvertit alors en brigand, prenant la tête d'une bande qui sème bientôt la terreur dans toute la région.
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"La dame de pique" est le dernier texte du recueil, et à mon sens le meilleur. Paul Tomski, un jeune homme, évoque l'histoire de sa grand-mère autour d'une table de jeu. Son aïeule, désormais âgée, fut lors de ses premières années de mariage une férue de jeu. Ayant perdu une forte somme que son époux refusa de rembourser, l'un de ses amis lui confia le secret d'une combinaison de trois cartes permettant de gagner, de manière infaillible, au "Pharaon".
Cette anecdote ayant attisé la curiosité cupide de l'un des assistants, le pingre Hermann, ce dernier manigance pour approcher la vieille dame afin de lui extorquer ce secret, qu'elle n'a même pas confié à ses enfants et petits-enfants...
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J'ai éprouvé à cette lecture un plaisir inégal. J'ai apprécié la dimension fantastique de "La dame de pique", et son ambiguïté, qui laisse la porte ouverte à diverses interprétations. "Le maître de poste", récit sobre aux accents pourtant tragiques, m'a beaucoup touché. Et malgré sa fin décevante, "Doubrovski", avec sa tension et ses rebondissements, est plaisant à lire.
En revanche, le romanesque confinant à l'eau de rose de la plupart des autres textes, que j'ai trouvés désuets mais sans véritable charme, m'a vaguement ennuyée. Aux histoires tantôt chevaleresques, tantôt viles, de cette noblesse dont l'auteur est lui-même issu, je préfère l'intensité torturée de celles d'un Dostoïevski...

Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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Ladydede
  14 juin 2013
Alexandre Pouckine est pour moi un des plus grands écrivains classiques. Grâce à lui, j'ai pu découvrir l'authenticité et la légèreté de la littérature russe.
La Dame de pique et autres nouvelles n'est pas mon premier livre lu d'Alexandre Pouckine (le premier est Doubrovski). Mais ces petits récits m'ont encore plongé dans la Russie du XIXe siècle, dans cette civilisation si particulière. Alexandre Pouckine a une écriture fluide qui transporte chaque lecteur dans une atmosphère lyrique et mystérieuse. L'auteur met en scène ses nouvelles sous la forme fantastique tout en ayant un aspect très réel, voire didactique.
La lecture de ces cinq nouvelles est douce et m'a entièrement enchanté. Je suis amoureuse des mots et du style d'Alexandre Pouckine.
Je ne peux donc que conseiller ce recueil de nouvelles pour découvrir la littérature russe et surtout l'écrivain-poète Alexandre Pouckine.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   25 mars 2016
Lizaveta Ivanovna était une créature bien malheureuse. Amer est le pain des autres, dit le Dante, et durs à gravir les degrés d'une demeure étrangère, or qui, mieux que la pupille pauvre d'une vieillarde titrée, connaît l'amertume de la dépendance ? La comtesse n'était certes pas méchante mais, gâtée par le grand monde, elle était capricieuse, avaricieuse et enfermée dans un égoïsme froid, comme toutes les vieilles personnes qui ont passé l'âge d'aimer et à qui le présent est étranger.
(Dans "La dame de pique")
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TatooaTatooa   26 mars 2016
L'arrivée d'un riche voisin est un événement important dans une existence campagnarde. Les hobereaux et leurs gens en parlaient deux mois à l'avance et deux ans après. Pour ma part, je le reconnais, la nouvelle de la venue d'une voisine riche et belle me fit grosse impression; je brûlais d'impatience de la voir, c'est pourquoi, le premier dimanche qui suivit son arrivée, je me rendis à *** pour présenter mes devoirs en voisin et humble serviteur de Leurs Grâces.
(Dans "le coup de pistolet").
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TatooaTatooa   27 mars 2016
Elle ne pouvait ignorer qu'elle lui plaisait beaucoup ; lui aussi, sans doute, intelligent et expérimenté comme il l'était, avait pu remarquer qu'elle le distinguait ; comment donc se faisait-il qu'elle ne l'avait pas encore vu à ses pieds ni entendu ses déclarations ? Qu'est-ce qui le retenait ? La timidité, inséparable de l'amour véritable ? L'orgueil ou la coquetterie d'un séducteur chevronné ? Il y avait là pour elle une énigme.
(Dans "La tempête de neige")
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aski2aski2   21 janvier 2014
Les toasts se succédèrent : on but à la santé particulière de chacun; on but à la santé de Moscou; puis de toute une douzaine de petites villes allemandes; on but à la santé de tous les corps de métiers en général, puis à celle de chaque corps en particulier; on but à la santé des maitres puis des contre-maitres . Adrien buvait ferme .Il devint si gai qu'à son tour il risqua un toast badin . Puis un gros boulanger leva son verre et proclama : " A la santé de ceux pour qui nous travaillons : unserer Kundleute" La proposition, comme toutes les autres fut acceptée joyeusement et à l'unanimité. Les convives commencèrent ensuite à se saluer les uns les autres . Le tailleur salua le cordonnier; le cordonnier salua le tailleur; le boulanger les salua tous les deux; tout le monde salua le boulanger et ainsi de suite. Après toutes ces salutations réciproques, Yourko, tourné vers son voisin, s'écria : "Allons ! petit père; bois à la santé de tes macchabées!" Tout le monde se mit à rire;.... ( Le marchand de cercueils)
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TatooaTatooa   24 mars 2016
On avait joué aux cartes chez le chevalier-garde Naroumov. La longue nuit d'hiver avait passé sans qu'on s'en aperçut. On soupa vers cinq heures du matin; les gagnants mangeait de bel appétit, les autre contemplaient d'un air absent leurs assiettes vides.
(Dans "la dame de pique")
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Videos de Alexandre Pouchkine (23) Voir plusAjouter une vidéo
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Mon portrait, Alexandre Pouchkine Lu par Sabine Enregistrement : Audiocite.net
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