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Dimitri Sesemann (Traducteur)Georges Philippenko (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253039276
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1989)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 210 notes)
Résumé :
Un jeune homme tue sans le vouloir une vieille comtesse à qui il aurait souhaité arracher le secret qui permet de gagner au jeu. Sa conscience le harcèle : « Tu es l'assassin de la vieille ! », et la morte revient, car si la dame de pique est bien une carte, elle reste aussi une figure de femme...

Cette brève histoire d'une obsession fatale, Pouchkine l'écrit dans le village de Boldino, à l'automne de 1833. Trois ans plus tôt, c'était déjà à Boldino q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  09 octobre 2019
Un petit tour du côté de la Russie avec Alexander Sergeyevich Pushkin : Alexandre Sergueïevitch Pouchkine ((Александр Сергеевич Пушкин). Pour cette fois, je n'ai pas choisi un « pavé » mais un simple recueil de nouvelles :
« La dame de pique » ( Пиковая дама, Pikovaïa dama ) suivi de « Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine » (« Повести покойного Ивана Петровича »).
L'auteur, né en 1799, est un poète, un dramaturge et un romancier russe. Son père faisait partie de la noblesse russe – et par sa mère, il était l'arrière petit-fils d'un esclave maure qui avait été « offert » à Pierre le Grand.
Pouchkine a connu six ans d'exil – il a mené une existence plutôt « déréglée » et il a trouvé la mort, très jeune, à la suite d'un duel en 1837.
En page 7, on peut lire : « Pouchkine n'a jamais cessé de conter des histoires. On dirait que rien ne l'intéresse autant dans le métier d'écrivain. La musique des vers l'enchante ; il ne répugne pas à faire entendre quelques vérités. Mais plus que tout, il aime évoquer des personnages, faire revivre des événements, construire des scènes et des intrigues. »
Un peu plus loin, on nous donne quelques explications sur le « jeu du pharaon » (ça c'est pour les amateurs de jeux de cartes car, pour ma part, je n'en connais pas grand-chose, mais peu importe) : « Le jeu se joue entre un banquier, dont on dit qu'il « taille » et des joueurs appelés « pontes », dont on dit qu'ils « pontent ». Il faut deux jeux de cartes. » (p.22).
On trouve deux thèmes principaux : le jeu et la vengeance et il faut savoir que Pouchkine avait trouvé son inspiration avec le jeu du pharaon. A noter, également, que cette nouvelle avait été traduite en français, par Prosper Mérimée ainsi que André Gide.
Je ne vais pas « décortiquer » l'ouvrage. Mais on peut dire qu'on évolue dans la Russie du XIXe siècle (avec ce qu'on appelle « le charme de l'âme russe ») – on rencontre des personnages comme, par exemple, la Comtesse Anna Fédotovna – Paul Tomski – Lisabeta Ivanovna – Hermann (un allemand) – Tchekalinski ……
Par contre, ne connaissant rien de rien à ce jeu de cartes (et ici il y a un secret pour gagner : le trois, le sept et l'as ??? ), j'étais assez perplexe mais je peux dire que c'est « La Dame de pique » que j'ai préférée, car cette Dame est bien piquante). Il y a également les « Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine), ainsi que : des avertissements de l'éditeur - des « Orientations Bibliographiques » – Une « Chronologie » où on nous informe que « les dates sont données en calendrier julien, alors en retard de douze jours sur le calendrier grégorien »… bref, un tas d'informations tout de même nécessaires.
J'ai trouvé certaines inégalités dans la qualité de ces nouvelles, mais ce n'est que mon impression personnelle…
J'ai simplement relevé ceci et qui m' intriguée :
« Hermann se tenait debout devant la table, prêt à ponter seul contre un Tchekalinski blême mais toujours souriant. Chacun décacheta un jeu neuf. (...)
- L'as gage ! Dit Hermann en retournant sa carte.
- Votre dame est battue, répliqua Tchekalinski avec douceur. » (p.65)
Je vous l'ai dit, je ne connais rien à ce jeu….
Mon ressenti : Pouchkine a écrit une petite nouvelle fantastique mais je crois bien que je préfère les romans russes, les bons gros livres. Il faut dire aussi que j'ai grandi au milieu d'eux, cela a du jouer sur moi.
Cela n'enlève rien au plaisir d'avoir lu ce petit ouvrage du grand Pouchkine.
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Tatooa
  27 mars 2016
Je continue avec ma découverte des auteurs classiques russes, par des nouvelles de Pouchkine. Je dois dire que j'ai moins apprécié que les 3 auteurs précédents, peut-être ai-je mal choisi mon recueil, je ne sais pas.
Je me suis un brin ennuyée avec ces nouvelles très similaires entre elles, trop, même si elles sont bien écrites. En fait j'ai bien aimé trois d'entre elles (la dame de pique, et le coup de pistolet, et aussi le marchand de cercueils), mais ensuite, mon intérêt n'a fait que décliner...
Ce ne sont que des histoires d'amours plus ou moins réciproques, avec des ellipses plus ou moins rapides sur une bonne part de l'histoire, toutes construites pareillement, avec de l'ivrognerie à tous les étages, sans le moindre humour (ou alors il m'échappe). Bref, j'ai moins accroché, et je ne suis pas sûre de lire d'autres bouquins de lui... J'aurais peut-être mieux fait de ne lire "que" "la dame de pique", finalement, qui était plutôt sympa tant sur le fond que sur la forme, avec un Hermann bien cupide et dépeint à la perfection, et une Lizaveta bien dinde comme on les aime, mdr !
Il me manque une profondeur des personnages, de l'action (autre que l'enlèvement d'une gamine par un hussard, quoi). Pour moi, c'est un peu plat, des histoires sans grand intérêt.
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Under_the_Moon
  09 février 2016
La Dame de Pique est une petite nouvelle fantastique dans laquelle Alexandre Pouchkine se moque du penchant de la belle société pétersbourgeoise pour le jeu et le paranormal.
La chute de cette histoire est très humoristique, et relève toute la monotonie descriptive de la nouvelle - quoi qu'il y a tout de même pas mal de dialogue pour ce genre.
C'est une petite nouvelle fantastique typique du 19ème siècle .. le charme de l'âme russe en plus ! (Pardon Maupassant !)
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Foufoubella
  17 octobre 2019
Il y a des livres qui dorment dans les PAL et qui y sont bien.
Il y a des livres qu'on sort des PAL car on sent que c'est le bon moment de les lire.
Et puis il y a des livres qu'on sort des PAL parce qu'on participe aux challenges Babelio. C'est ce qui est arrivé pour Pouchkine et sa fameuse Dame de Pique, recueil de nouvelles qui était dans en ma possession depuis bientôt 20 ans, quand j'achetais encore mes livres en francs.
Et quel bonheur de découvrir cette plume. Je l'avais acheté à l'époque car je souhaitais me frotter à la littérature russe, ce qui m'effrayait quelque peu. Je me disais qu'avec des nouvelles, je ne prenais pas beaucoup de risques. Et dire qu'il aura fallu 20 ans pour me rendre compte à quel point ce recueil est beau.
Déjà, la langue employée; je ne sais pas si c'est ça que l'on appelle "l'âme russe" mais, pour ma part, j'ai été transportée, me croyant au coin d'un feu, la neige tombant à gros flocons à l'extérieur, un verre de vodka à la main - on va jusqu'au bout dans le fantasme. C'est clair, concis, précis. C'est beau, tout simplement.
Et j'ai trouvé aussi pas mal d'humour chez Pouchkine, alors pas un humour "ahahahaha" mais plus fin, plus nuancé.
Et que dire de l'intensité de ces six nouvelles, toutes très différentes mais qui m'ont chacune plu à leur façon, mêlant le fantastique au romanesque. La nouvelle-titre, La dame de Pique, m'a véritablement happée, je voulais absolument connaître la fin avant d'aller dormir. Quant à la dernière, terminée le lendemain pendant ma pause déjeuner, je n'ai pas su lever la tête avant de l'avoir terminée. Je déjeunais à l'extérieur et la gérante du petit restaurant où j'étais m'a dit "prenez votre temps mais par contre vous me direz ce que vous lisez en partant, cela a l'air passionnant".
Monsieur Pouchkine, vous avez gagné une admiratrice.

Challenge solidaire 2019
Challenge multi-défis 2019
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helvetius
  28 avril 2017
Une bien belle découverte qui me réconcilie avec le genre littéraire des nouvelles, en plus de me faire découvrir (enfin!) l'immense auteur russe qu'est Pouchkine.
Je ne suis pas une adepte des nouvelles en général, je trouve que beaucoup s'y cassent les dents et n'arrivent pas à approfondir en peu de pages comme il le faudrait les sujets dont ils traitent...De plus, j'aime bien prendre le temps de découvrir un univers et de m'attacher à des personnages, j'ai toujours une impression de trop peu avec les nouvelles et je suis un peu frustrée en terminant mes lectures...Mais pas cette fois, et je suis très agréablement surprise par cette lecture et par chacune des nouvelles que l'auteur nous propose.
Déjà, j'ai énormément apprécié le style d'Alexandre Pouchkine et j'aime beaucoup quand l'auteur interpelle ses lecteurs, ce qu'il ne manque pas de faire ! Pour ma part, c'est comme si l'auteur cherchait vraiment à tisser un lien avec ses lecteurs et je trouve que ça apporte un peu de fraîcheur au roman. On ne s'ennuie pas du tout, et chaque nouvelle est intéressante à découvrir. Petit coup de coeur pour celle du Maître de poste et de sa fille que j'ai trouvé vraiment tragique, et également pour la dernière avec Lisa et Alexei, pour qui tout finit finalement bien. Il n'y a pas de fioritures, pas d'histoires larmoyantes ou de romances niaises, Pouchkine va droit au but mais sait très bien faire planer le doute jusqu'au bout. Vraiment, j'ai apprécié chacune des histoires et prit plaisir à découvrir leur chute, qui est parfois surprenante.
Une première impression qui me permet d'ores et déjà de dire que je vais très vite m'intéresser à Pouchkine de plus près, notamment à Eugene Oneguine qui me fait de l'oeil depuis plusieurs années maintenant !
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   09 octobre 2019
Amer est le pain des autres, dit le Dante et durs à gravir les degrés d’une demeure étrangère…
P.40
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TatooaTatooa   25 mars 2016
Lizaveta Ivanovna était une créature bien malheureuse. Amer est le pain des autres, dit le Dante, et durs à gravir les degrés d'une demeure étrangère, or qui, mieux que la pupille pauvre d'une vieillarde titrée, connaît l'amertume de la dépendance ? La comtesse n'était certes pas méchante mais, gâtée par le grand monde, elle était capricieuse, avaricieuse et enfermée dans un égoïsme froid, comme toutes les vieilles personnes qui ont passé l'âge d'aimer et à qui le présent est étranger.
(Dans "La dame de pique")
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TatooaTatooa   27 mars 2016
Elle ne pouvait ignorer qu'elle lui plaisait beaucoup ; lui aussi, sans doute, intelligent et expérimenté comme il l'était, avait pu remarquer qu'elle le distinguait ; comment donc se faisait-il qu'elle ne l'avait pas encore vu à ses pieds ni entendu ses déclarations ? Qu'est-ce qui le retenait ? La timidité, inséparable de l'amour véritable ? L'orgueil ou la coquetterie d'un séducteur chevronné ? Il y avait là pour elle une énigme.
(Dans "La tempête de neige")
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TatooaTatooa   26 mars 2016
L'arrivée d'un riche voisin est un événement important dans une existence campagnarde. Les hobereaux et leurs gens en parlaient deux mois à l'avance et deux ans après. Pour ma part, je le reconnais, la nouvelle de la venue d'une voisine riche et belle me fit grosse impression; je brûlais d'impatience de la voir, c'est pourquoi, le premier dimanche qui suivit son arrivée, je me rendis à *** pour présenter mes devoirs en voisin et humble serviteur de Leurs Grâces.
(Dans "le coup de pistolet").
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aski2aski2   21 janvier 2014
Les toasts se succédèrent : on but à la santé particulière de chacun; on but à la santé de Moscou; puis de toute une douzaine de petites villes allemandes; on but à la santé de tous les corps de métiers en général, puis à celle de chaque corps en particulier; on but à la santé des maitres puis des contre-maitres . Adrien buvait ferme .Il devint si gai qu'à son tour il risqua un toast badin . Puis un gros boulanger leva son verre et proclama : " A la santé de ceux pour qui nous travaillons : unserer Kundleute" La proposition, comme toutes les autres fut acceptée joyeusement et à l'unanimité. Les convives commencèrent ensuite à se saluer les uns les autres . Le tailleur salua le cordonnier; le cordonnier salua le tailleur; le boulanger les salua tous les deux; tout le monde salua le boulanger et ainsi de suite. Après toutes ces salutations réciproques, Yourko, tourné vers son voisin, s'écria : "Allons ! petit père; bois à la santé de tes macchabées!" Tout le monde se mit à rire;.... ( Le marchand de cercueils)
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Vidéo de Alexandre Pouchkine
Mon portrait, Alexandre Pouchkine Lu par Sabine Enregistrement : Audiocite.net
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