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EAN : 978B00M2ANGZM
Éditeur : (23/07/2014)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.
Extrait: Seconde partie
Or voici que rassasiée de destruction et lasse de sa violence effrénée, la Néva revient à elle émerveillée de sa révolte et cède peu à peu sa proie, tel un brigand avec sa bande féroce entre dans un village, dépouille, assassine, saccage et pille. Cris et grincements de dents, voies de fait, injures, alarmes, hurlements et, saouls de déprédations, craignant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ninamarijo
  18 octobre 2017
Ce texte est un poème composé en 1833 par Pouchkine ; Il a été inspiré par la statue de Pierre le Grand qui juché sur son cheval domine les quais de la Neva à Saint Petersbourg.
Pouchkine dans le préambule loue et glorifie le tsar Pierre le Grand et la ville, Petrograd la magnifique. Pouchkine lance littéralement son cri d'amour à la ville : « Je t'aime, ô création du génie de Pierre, j'aime ton profil noble et sévère, le cours majestueux de la Néva, le granit des quais, les grilles de fer de tes jardins, le clair obscur de tes nuits méditatives, cette lumineuse absence de la lune… »
Puis, le ton change, Pouchkine nous annonce une histoire, « et triste en sera le récit » nous dit-il.
Par une terrible nuit d'inondation la ville est détruite, nombreuses sont les victimes et Eugène notre héros perd sa bien aimée. Fou de chagrin il erre dans la ville dévastée et devant la statue du cavalier, il accuse et menace le tsar … mais il va payer cher sa rébellion.
Ce conte est lourd de symbole, ce conflit n'est-il pas celui du peuple et de son Tsar dont l'orgueil a mené la ville au désastre. Eugène se révolte mais y a-t-il la place pour la révolte ?
Pouchkine mène habilement toutes ces interrogations et nous fait comprendre que le peuple est résigné, car il n'a pas le choix.
On est aussi surpris par la contradiction entre le début où Pouchkine loue et aime le tsar et les sentiments de révolte du héros Eugène. Il admire et hait ce tsar !
Ce poème est présenté comme étant un des meilleurs écrits de Pouchkine, je regrette une fois de plus de très mal connaître le russe, sûrement, tout le rythme et la musicalité nous échappent










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Thrinecis
  08 février 2021
Mi-conte fantastique, mi-poème, ce récit de Pouchkine est une vraie merveille !
Cela commence par une véritable déclaration d'amour à Saint-Pétersbourg, la sublime ville sortie des marécages de la Baltique par la volonté de Pierre le Grand. La cité de pierre a été érigée par le tsar dès 1703, avec l'aide « forcée » de toute la population, les riches obligés de bâtir leurs maisons en pierre, les paysans corvéables à merci. Traversée par la Neva qui vient se jeter dans le Golfe de Finlande, Saint-Pétersbourg a subi de nombreuses inondations, dont l'une particulièrement dramatique en 1824.
Cette crue meurtrière et la célèbre statue équestre de bronze de Falconet qui immortalise la puissance de Pierre le Grand seront les matériaux de Pouchkine pour écrire son récit. Après le magnifique prologue qui décrit toute la beauté de la ville, l'histoire débute un soir de pluie battante en novembre. Un jeune homme pauvre, Eugène, rentre chez lui et se couche, songeant qu'il va retrouver sa bien-aimée Prascovie dans quelques jours. Mais dans la nuit et la journée qui suivent, les éléments se déchaînent, l'eau monte et la Neva, gonflée par la tempête, envahit les îles, emporte tout sur son passage, ne laissant que mort et dévastation. Eugène s'angoisse pour Prascovie : sa maison aura-t-elle résisté ? Hélas, ses recherches sont vaines, Prascovie a été emportée par les flots. Eugène, fou de douleur, maudit le Cavalier de Bronze, dont l'orgueil démesuré est responsable de ce désastre. Mais défier Pierre le Grand, même si ce n'est que sa statue, n'est pas sans risques... le récit prend alors une tournure fantastique.
Ce texte est symbolique des rapports compliqués que Pouchkine eût sa vie durant avec les tsars Alexandre 1er et Nicolas 1er : le poète fut toujours loyal aux tsars même s'il en a subi maintes fois la censure, l'oppression et l'exil.
Encore une fois, je regrette de ne pas connaître le russe, mais même en français, on ressent parfaitement toute la beauté tragique de ce texte : c'est sans doute l'une des plus belles oeuvres que j'ai jamais lues !
Challenge 19ème siècle 2021
Challenge multi-défis 2021
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mh17
  06 septembre 2020
Le Cavalier de bronze fait référence à l'orgueilleuse statue équestre du tsar Pierre le Grand qui domine les quais de la Néva à Saint-Petersbourg. le texte est un long poème narratif composé en 1833, sous le règne de Nicolas 1er, que Pouchkine doit servir pour pouvoir publier ( il est son historiographe) mais qu'il hait de toutes ses forces car il entrave sa liberté et celle du peuple russe tout entier.
Dans le préambule, Pouchkine glorifie Pierre-Le-Grand et déclare son amour pour la capitale moderne qu'il a fondée: "Je t'aime, ô création du génie de Pierre, j'aime ton profil noble et sévère, le cours majestueux de la Néva, le granit des quais, les grilles de fer de tes jardins, le clair-obscur de tes nuits méditatives, cette lumineuse absence de lune " . Mais le récit qui suit désarçonne complètement. Durant le mois de novembre, la Néva entre en crue et dévaste tout, ensevelissant le petit peuple anonyme sous le regard insensible du tsar. le jeune Eugène, petit fonctionnaire de rien du tout, cherche en vain sa bien aimée sur une frêle embarcation. Quand l'eau se retire enfin, il la cherche encore et encore. Puis, littéralement fou de chagrin, Eugène, poing levé, maudit la puissante statue de bronze...
Le poème est beau et puissant, déchirant, tragique.
A découvrir sur la bibliothèque russe et slave ( traduction en prose réussie)
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Laureneb
  08 janvier 2021
Evidemment, une traduction en prose ne doit pas rendre justice à une poésie en vers, je n'ai donc pas dû lire toute la beauté de l'oeuvre. Mais j'ai bien ressenti son souffle, son tourbillon. Les eaux montent et envahissent la ville, menaçant ses palais, ses sculptures, ses marbres et ses dorures. Et pendant que le tempête souffle, c'est aussi la tempête dans le crâne de "notre Eugène". Ce n'est pas "notre héros", mais "notre Eugène", un homme ordinaire, qui ne peut que contempler impuissant la montée des eaux. Lui aussi est balloté, mais par le destin, et sa tentative de révolte est vouée à l'échec. Et la ville miraculeuse, érigée sur la volonté d'un homme, se pare de boue, de maisons éventrées, de cercueils flottants. Celui qui a défié le destin, c'est "le cavalier de bronze", Pierre le grand, qui a bâti une ville au milieu des marais, sur un fleuve tempétueux, mais qui, par la force de sa volonté, l'a rendue insubmersible, et donc immortelle.
Bien plus que l'intrigue autour d'Eugène, c'est un portrait, mais surtout un hymne, à cette Venise de la Baltique - une statue de lion apparaît d'ailleurs deux fois - qui tire sa grandeur de la mer, mais est menacée par elle. Et tout cela sous le regard de son fondateur devenu un dieu par sa pétrification, mais un regard de haut qui n'agit pas.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ThrinecisThrinecis   08 février 2021
Toute la nuit, à contre-vent, la Néva s’était ruée vers la mer, impuissante à surmonter l’aveugle fureur de la tempête... Sur ses bords, dans la matinée, le peuple accourut se pressant pour mieux voir les eaux rageuses rejaillir en énormes paquets d’écume. C’est alors que, harcelé par le vent qui soufflait du golfe et rebroussant chemin, le fleuve à l’étroit entre ses quais, submergea les îles et, dans une saute plus forte, la Néva gonflant ses eaux comme une chaudière qui bout, se dressa d’un bond de fauve et sur la ville s’abattit... Et tout fut balayé alentour. Les eaux envahirent d’un seul coup les galetas souterrains, les canaux dégorgèrent entre les grilles du garde-fou. Et la cité de Pierre, tel un triton, resta plongée sous l’eau jusqu’à la ceinture.
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ThrinecisThrinecis   29 octobre 2019
Je t’aime, ô création du génie de Pierre,
j’aime ton profil noble et sévère,
le cours majestueux de la Néva,
le granit des quais,
les grilles de fer de tes jardins,
le clair obscur de tes nuits méditatives,
cette lumineuse absence de lune,
alors que dans ma chambre j’écris sans lampe
et que les maisons endormies
des avenues désertes sont visibles,
et claire l’aiguille de l’Amirauté
et que, répudiant toute ombre au ciel doré,
le crépuscule du matin a vite fait de remplacer l’autre
et n’accorde qu’une demi-heure à la nuit.
J’aime l’air immobile et le gel de ton cruel hiver,
les courses en traîneau le long de cette ample Néva,
les joues des jeunes filles plus roses que les roses
et le faste, la rumeur, le caquet de tels bals
et, dans les dîners de garçons,
le vin mousseux qui pétille dans les verres,
et la flamme bleue du punch.
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Videos de Alexandre Pouchkine (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Pouchkine
Alexandre POUCHKINE – Le poète de l’âme russe (France Culture, 1982) Une émission des « Samedis de France Culture », par Annie Epelboin et Efim Etkind, diffusée le 12 mars 1982 sur France Culture. Présences : Hélène Henry, Louis Martinez, Georges Nivat, Michèle Cohen, Valère Novarina, Michel Vitold. Lecture : Michèle Cohen, Tamara Ingerflom, Alexandre Kourepov, Liev Krougli, Nathalie Krougli, Valère Novarina, le Petit Petia, Antonia Tselkova et Michel Vitold.
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