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EAN : 9782906266896
Éditeur : Alidades (01/10/2009)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
nouvelle tirée des Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine
édition bilingue. Traduction de Jacques Imbert.

C'était bien Samson Vyrine, mais comme il avait vieilli! Tandis qu'il enregistrait ma feuille de route, je regardais ses cheveux blancs, les rides profondes d'un visage qu'il n'avait pas rasé depuis longtemps, son dos voûté, et j'avais du mal à croire que trois ou quatre années avaient pu faire de cet homme vigoureux un vieillard chétif.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Nastasia-B
  25 juin 2016
Voici une petite nouvelle sans prétention d'Alexandre Pouchkine, qui fait partie des Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine. On y fait la connaissance d'un brave maître de poste, c'est-à-dire l'homme qui occupait jadis la fonction d'aubergiste et de palefrenier dans un relais de poste, lesquels étaient distants d'une trentaine de kilomètres le long des principaux axes de circulation à l'époque de la locomotion hippomobile.
Samson Vyrine accueille donc dans son établissement un voyageur qui n'est autre que le narrateur. La cinquantaine rayonnante, l'homme est veuf mais vit avec sa charmante fille de quatorze ans, Dounia. le narrateur est agréablement surpris par la bonne humeur qui règne ici et par le teint prometteur de la jeune fille.
Quelques années plus tard, alors qu'il est à nouveau de passage sur cette route, le narrateur se réjouit à l'idée de faire étape dans ce relais de poste et d'y rencontrer à nouveau la charmante fille du maître de poste. Toutefois, c'est un scénario différent qui l'attend : la bonhomme vit désormais seul et a pris un siècle sur les épaules. Dounia, quant à elle, n'est plus là depuis plusieurs années.
Qu'est-il arrivé entre temps ? C'est ce que je vous laisse le loisir de découvrir par vous-même dans cette édition bilingue qui ravira les russophones et qui, au pire, ne retirera rien aux non russophones. Personnellement, je considère cette nouvelle comme étant de bonne facture mais sans le supplément d'âme auquel Pouchkine nous a parfois habitué. Donc bien mais sans plus. Ceci dit, ce n'est là qu'un avis voyageur qui fait régulièrement des haltes dans les endroits les plus incongrus, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   18 juin 2016
— Votre Noblesse ! reprit le vieillard, ce qui est fait est fait ; mais au moins, rendez-moi ma pauvre Dounia. Vous avez profité d'elle, ne la rendez pas encore plus malheureuse !
— Il est trop tard maintenant, dit le jeune homme dont le désarroi était extrême. Je suis coupable envers toi et je veux te demander pardon ; mais ne crois pas que je puisse abandonner Dounia ; elle sera heureuse, je t'en donne ma parole. Que ferais-tu d'elle ? Elle m'aime, elle a désappris son ancienne condition. Ni toi ni elle vous ne pourrez oublier ce qui s'est passé.
Là-dessus, il lui glissa quelque chose dans la manche, ouvrit la porte et le maître de poste se retrouva, hébété, dans la rue. Longtemps, il demeura immobile et remarqua enfin, au revers de sa manche, un rouleau de papiers ; il s'en saisit et déplia quelques billets fripés de cinq et de dix roubles. Les larmes lui revinrent aux yeux, des larmes de colère. Il froissa les billets, les jeta à terre, les écrasa à coups de talon et s'éloigna… Ayant fait quelques pas, il se ravisa, réfléchit, revint en arrière, mais les billets avaient disparu.

« Ваше высокоблагородие ! » продолжал старик, « что с возу упало, то пропало ; отдайте мне, по крайней мере, бедную мою Дуню. Ведь вы натешились ею ; не погубите ж ее по напрасну ».
— « Что сделано, того не воротишь », сказал молодой человек в крайнем замешательстве ; « виноват перед тобою, и рад просить у тебя прощения ; но не думай, чтоб я Дуню мог покинуть : она будет счастлива, даю тебе честное слово. Зачем тебе ее ? Она меня любит ; она отвыкла от прежнего своего состояния. Ни ты, ни она — вы не забудете того, что случилось ».
Потом, сунув ему что - то за рукав, он отворил дверь, и смотритель, сам не помня как, очутился на улице.
Долго стоял он неподвижно, наконец увидел за обшлагом своего рукава сверток бумаг ; он вынул их и развернул несколько пяти и десятирублевых смятых ассигнаций. Слезы опять навернулись на глазах его, слезы негодования ! Он сжал бумажки в комок, бросил их на земь, притоптал каблуком, и пошел… Отошед несколько шагов, он остановился, подумал… и воротился… но ассигнаций уже не было.
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Nastasia-BNastasia-B   26 juin 2016
C'était un dimanche ; Dounia s'apprêtait pour l'office. On avança le traîneau du hussard. Il prit congé du maître de poste, non sans avoir généreusement réglé les frais de vivre et de couvert ; il prit également congé de Dounia et proposa de l'emmener jusqu'à l'église qui se trouvait à l'autre bout du village. Dounia semblait perplexe… « De quoi as-tu peur ? lui dit son père. Sa Noblesse n'est pas un loup, il ne te mangera pas ; ça te fera une promenade jusqu'à l'église. » Dounia prit place dans le traîneau à côté du hussard, le domestique grimpa à l'arrière, le postillon siffla et les chevaux partirent au galop.
Le malheureux maître de poste n'en était pas encore revenu ; comment avait-il pu laisser sa Dounia partir en compagnie du hussard, par quel aveuglement ? Où avait-il la tête, alors ? Une demi-heure ne s'était pas écoulée qu'un mauvais pressentiment l'envahissait et que, saisi d'angoisse, il se rendait à l'office. En approchant de l'église, il vit que les fidèles se dispersaient déjà mais il ne trouva pas sa Dounia sur le parvis.
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Videos de Alexandre Pouchkine (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Pouchkine
Alexandre Pouchkine : Eugène Onéguine (2005 / France Culture). Portrait d’Alexandre Pouchkine par Oreste Kiprensky, 1827. Enregistré en 2005, au cours du Festival Nîmes Culture. Diffusion sur France Culture le 10 juillet 2005. Roman écrit en vers par Pouchkine en 1833, dans lequel le héros, Eugène Onéguine, qui a rejeté dans sa jeunesse l'amour d'une jeune fille, et a tué en duel son rival, la retrouve mariée, des années plus tard : il a découvert qu'il l'aimait, elle l'aime aussi, mais refuse de le suivre. « Le plus célèbre roman de la littérature russe, et qui a produit un chef-d'œuvre de l'opéra, était d'abord un poème, en strophes rimées. L'auteur y a mis sa vie - et sa mort. L'héroïne, Tatiana, tombe amoureuse d'un héros byronien, qui tue en duel le fiancé de la sœur de celle-ci. Les années passent, Onéguine revient, découvre qu'il aime passionnément Tatiana, maintenant mariée ; elle l'aime aussi ; que choisira-t-elle ? “Et le bonheur était si proche, si possible” chante Pouchkine. Un jeune homme qui s'ennuie, la plus touchante des jeunes filles, un poète de dix-sept ans, un vieux mari, des créatures de rêve. C'est le roman des rencontres manquées, des amours perdues, des remords sanglants. C'est aussi, comme dit Nabokov, “une des œuvres les plus brillantes jamais composées, un classique international aussi grand que Hamlet, ou Moby Dick”. » Présentation éditeur
Texte français : André Markowicz qui a mis près de 28 ans à traduire les 6000 vers de ce roman déterminant pour l'évolution de la littérature en Russie.
Réalisation : Marguerite Gateau. Lecture par André Markowicz, Françoise Morvan, Denis Podalydès, Éric Elmosnino et Daredjan Markowicz.
Source : France Culture
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