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EAN : 9785938934191
Éditeur : Editions D'art P-2 (01/01/2011)

Note moyenne : 4.58/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Alexandre Pouchkine ( 1799-1837 ), poète génial, romancier, créateur de la langue littéraire russe moderne, est l'orgueil de la Russie, son symbole. Les œuvres de Pouchkine, dans lesquelles se reflète l'âme russe, ont été publiées en million d'exemplaires et traduites en plusieurs dizaines de langues du monde. Dans son héritage littéraire ses contes en vers occupent une place particulière, basés sur le folklore national russe.

Les contes de Pouchkine... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Junie
  27 mai 2019
Le folklore russe à inspiré de nombreux artistes qui ont largement puisé dans ce fonds merveilleux, poétique et fantastique. Musiciens, écrivains, peintres ont trouvé dans l'art populaire une matière propre à révéler la puissance et la richesse de leur talent. On pense à Chagall, à Tchaikovski, à Gogol, et à leur univers peuplé d'êtres surnaturels.
Ici, c'est en poète que Pouchkine s'empare du récit des aventures de héros intemporels. le texte est un mélange de Chanson de geste, de récit homérique et de contes des Mille et une Nuits. Les péripéties et les rebondissements se succèdent, les Nains, magiciens et preux chevaliers s'affrontent, et la belle princesse, courageuse et fidèle, sera sauvée.
Le style épique est émaillé de quelques commentaires malicieux qui donnent un ton un peu détaché au récit. le narrateur se laisse apercevoir derrière ses personnages assez stéréotypés, un peu comme un montreur de marionnettes. Ses vers chantent l'héroïsme guerrier mais aussi la douceur des étreintes amoureuses et la beauté troublante des jeunes filles.
Pour achever de nous séduire, cette édition destinée aux heureux visiteurs de la patrie de Pouchkine est enrichie de très belles illustrations dans la pure tradition des artistes miniaturistes. Véritables enluminures sur fond noir, elles donnent vie au récit et nous transportent dans un univers de magie et de splendeur.
Bien que la traduction semble parfois un peu laborieuse, cette édition mérite d'être saluée et admirée pour sa qualité esthétique. Une belle façon d'entrer dans l'imaginaire russe.
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ElGatoMalo
  14 mai 2015
Un petit livre où l'on peut lire cinq très courtes histoires qui possèdent le charme des contes russes : tout peut arriver que ce soit aux princesses, aux tzar, au simple moujik, pêcheur, serviteur ou pope. L'occasion de passer un délicieux moment en oubliant tout ce qui fait notre esprit de sérieux et retrouver, le temps de cette lecture, notre âme d'enfant. Cet homme du peuple berne des légions de diablotins et fait la leçon au pope pour sa pingrerie, quoi de plus normal ? Les membres de la famille proche trichent, mentent, se conduisent de manière odieuse, poussent même au pire mais les évènements se montrent bénéfiques au-delà de toute espérance pour ceux qui semblaient condamnés et la fin, dans le pardon général, est aussi magique et merveilleuse qu'heureuse et radieuse. Là aussi, pourquoi s'étonner : c'est un conte, rien n'est définitivement dramatique et les miracles sont naturellement aux rendez-vous, au moins pour les héros.
Emprunté sur un site qui offre des éditions numériques de traductions d'ouvrages russes et slaves dans le domaine public (voir le lien).


Lien : http://bibliotheque-russe-et..
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Marti94
  02 août 2017
C'est en Russie que j'ai acheté ce beau livre qui trône dans ma bibliothèque. Il est beau car il est remarquablement illustré par les peintures de Palekh, ouvrages des maîtres de la miniature laquée russe.
Je ne savais pas que Pouchkine avait écrit des contes et j'ai trouvé les textes assez difficiles à lire notamment pour ces enfants. En effet, il s'agit plutôt de poèmes en vers, présentés comme des chants. Mais j'ai l'impression que la traduction dont je dispose n'est pas la meilleure.
Ce livre est un recueil de 6 contes dont le premier est le plus important et le plus célèbre : Rousslane et Lioudmila, conte du roi Saltan, le coq d'or, conte du pope et de son ouvrier Ballot, conte de la princesse morte et des sept chevaliers et conte du pêcheur et du poissillon.
Ils ont été écrits entre 1820 et 1834, et sont basés sur des sujets populaires russes.
Dans Rousslane et Lioudmila, la première oeuvre majeure de Pouchkine, le valeureux Rousslane, aidé par le magicien finlandais qui lui fait le récit de ses aventures, va triompher successivement de ses trois adversaires jaloux, qui ont enlevé sa promise Lioudmila pendant les fêtes du mariage. Malgré les forces surnaturelles du sorcier Tchemomor et les enchantements de la méchante fée Naïna, il parviendra à délivrer la belle de leurs mains. Cette princesse sera rendue à son héroïque chevalier.
Il faut dire que, même si je trouve que l'écriture n'est pas adaptée aux enfants, Pouchkine montre le foisonnement de son imagination. Il était d'ailleurs reconnu par ses pairs. Vassili Joukovski, qui est considéré comme un poète russe de référence, a écrit au moment de la parution de Rousslane et Lioudmila, un portrait dédicacé comme suit : « Au disciple victorieux, de la part du tuteur vaincu ».
Lu en juillet 2017
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LesPetitesAnalyses
  30 mai 2019
Oyez, oyez,
Avis aux amateurs de contes.
Ce recueil fait la part belle aux “histoires de siècles depuis longtemps disparus et légendes des temps les plus reculés.”
On se retrouve, dès les premiers mots de Pouchkine, emporté dans un tourbillon d'aventures où il est question de poissons magiques, de diablotins taquins mais aussi de princesses à sauver. L'imaginaire slave est bel et bien au rendez-vous.
Le tour de force de l'écrivain russe est d'avoir écrit ces textes en vers et d'avoir pris la liberté d'insérer des tournures de phrase novatrices pour l'époque. C'est, par exemple, grâce au conte de Rouslan et Ludmila que Pouchkine a accentué la rénovation de la langue russe telle qu'on la connaît encore maintenant.
Le conte le plus abouti est, à mon humble avis, celui du tsar Saltan. Pouchkine réussi à mettre en musique et en rimes une histoire de jalousie familiale où un père et son fils ont des nouvelles l'un de l'autre à leur insu.
La qualité d'un conte se reconnaît à la facilité avec laquelle il se met en bouche et c'est tellement bien écrit que je me suis laissé surprendre plus d'une fois à lire certaines parties à voix haute!
Enfin, pour ne rien gâcher ce livre de six contes est un bel objet en soi avec des illustrations des peintres de Kholoui. Cela participe à accentuer l'immersion dans la poésie de l'écrivain russe, et à l'heure du tout-au-numérique, où l'on doit lire rapidement et consommer (même de la littérature), le fait de se déconnecter et de se laisser bercer par les voyages de ce recueil de contes est peut-être un acte salvateur.
До свидания.
N.B. Pour les aficionados de la littérature russe et spécifiquement de Pouchkine, je me permets de partager avec vous un article sorti de derrière les fagots et qui tente d'expliquer pourquoi Pouchkine reste méconnu du grand public français:
https://www.erudit.org/fr/revues/ttr/2001-v14-n1-ttr408/000534ar.pdf
Lien : https://lespetitesanalyses.c..
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Chasto
  12 juillet 2020
Bel ouvrage où l'emblématique Pouchkine s'exerce à l'art du conte.
Le monde du fantastique et de l'imaginaire s'ouvre sur les paysages des terres de Russie, et le lecteur s'en va au fil des routes au rythme de son auteur de talent …..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   12 mai 2015
Cependant, la cruelle tzarine se trouvait inoccupée chez elle. Assise devant son miroir, elle lui disait :
— Suis-je la plus charmante, la plus blanche et la plus rose de toutes ?
Et d’entendre cette réponse :
— Tu es belle, sans conteste, mais la princesse est plus charmante, plus blanche et plus rose que toi.
Et la marâtre de sursauter, de briser le miroir contre terre, de se jeter droit à la porte. Elle rencontre la princesse. Alors s’empara d’elle un amer chagrin. La tzarine mourut.
Dès qu’on l’eut mise en terre, on célébra le mariage d’Élysée avec sa fiancée, et depuis la naissance du monde, nul n’avait vu pareil festin.
J’y étais. Je bus l’hydromel et la bière, mais je ne fis qu’y tremper mes moustaches.
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ElGatoMaloElGatoMalo   12 mai 2015
Le prince marche le long de la mer bleue. Il ne détache pas les yeux de la mer bleue.
Voici que sur les eaux mouvantes apparaît le cygne blanc.
— Bonjour, mon beau prince, lui dit-il. Pourquoi es-tu silencieux comme un jour de malheur ? De quoi te chagrines-tu ?
Et le prince Gvidone de répondre :
— Un chagrin amer me ronge. Tous les hommes sont mariés. Je vois que moi seul je ne le suis pas.
— Et qui désires-tu ?
— Il y a, dit-on, de par le monde, une princesse si belle que l’on ne peut en détacher les yeux. Le jour, elle éclipse la lumière de Dieu. La nuit, elle éclaire la terre. Un croissant de lune brille sous sa tresse. Une étoile resplendit sur son front. Elle-même s’avance majestueuse, sa démarche est celle d’une paonne. Ses paroles coulent comme le murmure d’un ruisseau. Mais quelle est la vérité ?
Le prince attend la réponse avec anxiété. Le cygne blanc se tait. Il réfléchit et dit :
— Oui ! Il est une telle jeune fille. Mais une femme n’est pas un gant. On ne peut la secouer de sa blanche main, on ne la passe pas dans sa ceinture. Je te donnerai ce conseil : réfléchis à tout ceci de peur de te repentir ensuite.
Le prince lui jure qu’il est temps pour lui de se marier, qu’il a déjà réfléchi à tout cela, et que, d’un cœur passionné, il est prêt à partir à la recherche de la belle princesse jusque dans la vingt-septième contrée.
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ElGatoMaloElGatoMalo   12 mai 2015
Trois jeunes filles, à leur fenêtre, filaient un soir, tardivement.
— Si j’étais Tzarine, dit l’une, à moi seule je préparerais un festin pour le monde entier.
— Si j’étais Tzarine, dit sa sœur, à moi seule je tisserais une toile fine pour le monde entier.
— Si j’étais Tzarine, dit la troisième sœur, j’enfanterais un Bogatyr pour notre père le Tzar.
À peine eut-elle le temps de prononcer ces mots que la porte grinça doucement sur ses gonds et que dans la chambre entra le Tzar, souverain de la contrée. Il s’était tenu caché, durant toute la conversation, derrière le mur.
En tout, les paroles de la dernière lui avaient plu.
— Bonjour, belle jeune fille ! dit-il. Sois Tzarine, enfante un Bogatyr pour moi, à la fin de septembre. Et vous, chères sœurs, sortez de la chambre. Partez à ma suite et à celle de votre sœur. Que l’une soit filandière et l’autre cuisinière.
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ElGatoMaloElGatoMalo   12 mai 2015
Le Tzarévitch baisse son arc et regarde. Dans la mer, le vautour s’enfonce. Il se plaint d’un cri, qui n’est pas d’un vautour. À ses côtés nage le cygne. Il hâte à coups de bec sa mort toute proche. Il le frappe de l’aile. Dans la mer, il le noie.
En langue russe, il dit ensuite au Tzarévitch :
— Tzarévitch, mon sauveur, mon puissant libérateur, ne te chagrine pas si, par ma faute, tu restes trois jours sans manger ; si, par ma faute, la flèche s’est perdue dans la mer. C’est un malheur et ce n’en est pas un. Plus tard je te récompenserai, je te rendrai service.
« Ce n’est pas un cygne que tu as délivré, c’est une jeune vierge que tu as laissée parmi les vivants. Ce n’est pas un vautour que tu as tué, c’est un magicien que tu as mis à mort. Jamais je ne t’oublierai. Tu me trouveras partout. Et maintenant va, ne te chagrine pas et couche-toi. »
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ElGatoMaloElGatoMalo   12 mai 2015
Avant l’aube, sortent les frères, tous ensemble. Ils se promènent à cheval, chassent le canard gris, exercent leur main droite en jetant à bas de son cheval un Sarrasin, dans la prairie, en faisant voler loin de ses larges épaules la tête d’un Tatar, en chassant hors des bois un tcherkesse de Piatigorsk.
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Videos de Alexandre Pouchkine (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Pouchkine
Alexandre POUCHKINE – Le poète de l’âme russe (France Culture, 1982) Une émission des « Samedis de France Culture », par Annie Epelboin et Efim Etkind, diffusée le 12 mars 1982 sur France Culture. Présences : Hélène Henry, Louis Martinez, Georges Nivat, Michèle Cohen, Valère Novarina, Michel Vitold. Lecture : Michèle Cohen, Tamara Ingerflom, Alexandre Kourepov, Liev Krougli, Nathalie Krougli, Valère Novarina, le Petit Petia, Antonia Tselkova et Michel Vitold.
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