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Louis Martinez (Traducteur)
EAN : 9782070327928
336 pages
Éditeur : Gallimard (25/05/1994)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 36 notes)
Résumé :
" Adieu "

Je m’enhardis une dernière fois
a caresser en esprit ton image,
usant toute ma force à raviver un songe,
me complaisant, non sans chagrin ni craintes,
à évoquer ce qui fut notre amour.
Nos années fuient, nos années vont changeant
et changent tout, et nous changent nous-mêmes.
Pour moi qui te chantais hier encore,
Tu es voilée d’une ombre sépulcrale,
Pour toi l'ami d'hier n'est p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
TCHITAT92
  07 avril 2017
Deuxième lecture de ce magnifique recueil de poèmes du grand Pouchkine, et je reste béate d'admiration devant cet immense talent, cette sensibilité, cette connaissance de l'âme humaine, avec ses splendeurs et ses turpitudes, et... je lui redis encore une fois merci d'avoir su offrir au peuple russe sa propre langue maternelle, dont il n'avait pas encore vu la beauté et la richesse. Nul avant lui n'a su, ou voulu, écrire cet hymne au russe, cette langue dont on ne peut s'empêcher de tomber amoureux, lorsqu'on l'a croisée.
Le don poétique d'Alexandre Pouchkine a pu éclore et s'épanouir en toute liberté dans ce grand champ de mots qui lui étaient offerts, et depuis, ne s'est jamais fané.
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frandj
  21 décembre 2017
Pouchkine (1799-1837) est un poète connu en France, mais il est adulé en Russie. Sa mort en duel, alors qu'il n'avait pas encore 38 ans, a contribué à son immense célébrité. Mais dans sa courte vie, il a surtout montré ses très grands qualités dans tous les domaines littéraires, en particulier dans la poésie. Ce recueil est extrêmement agréable à lire, les textes sont généralement courts et fluides, sans enflure lyrique, et l'inspiration est variée. Une découverte pour moi... Je signale particulièrement, dans des genres différents: "Matin d'hiver", "Au poète", "Les démons" et "Me voici, Inésille..." par exemple.
Commenter  J’apprécie          61
laura_palmer
  10 avril 2016
Pouchkine, père de tous les écrivains russes, fondateur d'une langue renouvelée, musicale, sublime.
Sa poésie, marquée par le siècle des Lumières, reste élégante et raffinée.
Une lecture obligatoire pour les amateurs de littérature slave.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   16 avril 2015
Que j'erre dans les rues bruyantes
ou visite une église pleine
ou m'égaie avec des fêtards,
je suis tout à mes rêveries.

Je pense au cours furieux des ans
et que tous, autant que nous sommes,
nous descendrons sous la voûte éternelle
et pour certains déjà l'heure a sonné.

Si je vois un chêne isolé,
je songe que ce patriarche
vivra quand je serai oubli,
comme il a vu mourir nos pères.

Caressant un petit enfant,
je lui adresse mes adieux.
Il convient de laisser ma place :
je pourrirai, tu fleuriras.

J'ai pris le pli de méditer
le moindre jour, la moindre année,
en m'efforçant de deviner
la date de la mort prochaine.

Où le destin me prendra-t-il :
au combat, en voyage, en mer ?
A moins que le vallon voisin
ne recueille ma cendre froide ?

S'il n'importe au corps insensible
en quel lieu sa chair se défait,
j'aimerais, moi, que le repos
m'attendit près d'un lieu aimé

où la vie, toujours jeune, rie
aux portes de ma sépulture,
où la nature indifférente
resplendisse éternellement.
+ Lire la suite
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Philippe-rodolphePhilippe-rodolphe   10 août 2012
Je revois l’instant merveilleux
où devant moi tu apparus,
vision à peine ébauchée,
claire image de la beauté.



Accablé jusqu’au désespoir,
assourdi par le bruit du monde,
J’entendis longtemps ta voix tendre
Et rêvai de tes traits aimés.



Les ans passèrent. Les tempêtes
au vent jetèrent tous mes rêves
et j’en oubliai ta voix tendre
et les traits purs de ton visage.



Mes jours se traînaient silencieux
dans une sombre réclusion,
sans génie, sans inspiration,
sans vie, sans amour et sans larmes.



Quand sonna l’heure du réveil,
devant moi tu réapparus,
vision à peine ébauchée,
claire image de la beauté ,



et mon cœur s’est remis à battre,
ivre de voir ressusciter
le génie et l’inspiration,
la vie et l’amour et les larmes.
+ Lire la suite
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hishyriohishyrio   13 janvier 2008
Il était un chevalier pauvre

Silencieux et simple,

Son visage était sombre et pâle,

Son âme hardie et franche.



Il avait eu une vision,

Une vision merveilleuse,

Qui avait gravé dans son coeur

Une impression profonde.



Depuis lors, son âme était brûlante,

Il détourna ses yeux des femmes

Et jusqu'au tombeau

N'adressa plus un mot à aucune d'elles.



Il se mit au cou un chapelet

À la place d'une écharpe

Et ne leva devant personne

La visière d'acier de son casque.



Rempli d'un amour pur,

Fidèle à sa douce vision,

Il écrivit avec son sang

Ave Mater Dei sur son écu.



Et, dans les déserts de Palestine,

Tandis que, parmi les rochers,

Les chevaliers couraient au combat

En invoquant le nom de leur dame,



Il s'écria avec une exaltation farouche:

Lumen Caeli, Sancta Rosa !

Et, comme la foudre, son élan

Terrassa les musulmans.



Rentré dans son lointain donjon,

Il y vécut sévèrement reclus,

Toujours silencieux, toujours triste,

Et mourut comme un dément.

+ Lire la suite
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seblacseblac   04 octobre 2016
Je revois l’instant merveilleux
où devant moi tu apparus,
vision à peine ébauchée,
claire image de la beauté.

Accablé jusqu’au désespoir,
assourdi par le bruit du monde,
J’entendis longtemps ta voix tendre
Et rêvai de tes traits aimés.

Les ans passèrent. Les tempêtes
au vent jetèrent tous mes rêves
et j’en oubliai ta voix tendre
et les traits purs de ton visage.

Mes jours se traînaient silencieux
dans une sombre réclusion,
sans génie, sans inspiration,
sans vie, sans amour et sans larmes.

Quand sonna l’heure du réveil,
devant moi tu réapparus,
vision à peine ébauchée,
claire image de la beauté ,

et mon cœur s’est remis à battre,
ivre de voir ressusciter
le génie et l’inspiration,
la vie et l’amour et les larmes.
+ Lire la suite
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krzysvancokrzysvanco   21 août 2020
DONA ANNA
Vous perdez l’esprit.

DON JUAN
Pourquoi ? Désirer
la mort est-I’ll un signe de folie ?
Si j’étais fou, mais je voudrais
rester vivant, j’aurais l’espoir
de vous toucher par ma tendresse !
Si j’étais fou, mais chaque nuit
je resterais sous vos fenêtres
troublant votre sommeil avec mes sérénades.
Bien loin de me dissimuler
je tacherais d’attirer vos regards.
Si j’étais fou, mais je ne pourrais pas
souffrir ainsi en silence...

DONA ANNA
Parce que c’est là
se taire ?
+ Lire la suite
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Videos de Alexandre Pouchkine (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Pouchkine
Alexandre POUCHKINE – Le poète de l’âme russe (France Culture, 1982) Une émission des « Samedis de France Culture », par Annie Epelboin et Efim Etkind, diffusée le 12 mars 1982 sur France Culture. Présences : Hélène Henry, Louis Martinez, Georges Nivat, Michèle Cohen, Valère Novarina, Michel Vitold. Lecture : Michèle Cohen, Tamara Ingerflom, Alexandre Kourepov, Liev Krougli, Nathalie Krougli, Valère Novarina, le Petit Petia, Antonia Tselkova et Michel Vitold.
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