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EAN : 9782213720784
250 pages
Éditeur : Fayard (18/08/2021)
3.87/5   55 notes
Résumé :
Laure, prof d’Université, est mariée et mère de deux filles. De Véra, l’aînée, qui organise des mouvements d’insurrection au lycée, Laure envie l’incandescence et la rage. Elle qui, à 40 ans, regrette parfois d’être la somme de la patience et des compromis.
Clément, célibataire, 50 ans, court le matin et parle à son chien le soir. Entre les deux il s’ennuie dans la finance, au sommet d’une tour vitrée, lassé de la vue qu’elle offre presque autant que de YouPo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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alexb27
  02 septembre 2021
Il y a en effet le feu dans ce roman. le feu de la passion, des corps qui se reconnaissent, du désir sans fin. le feu de l'attente, de la mésentente, de l'amour incompris. le feu enfin de la plume, saccadée, directe, épurée. Urgente. Sans fard.
Entre Laure et Clément, c'est le feu sacré. Un amour qui consume.
Une histoire incandescente.
Et un ❤️pour la lectrice que je suis.
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Verdure35
  18 septembre 2021
Laure et Clément n'auraient pas dû se rencontrer, aucune raison, mais voilà, le destin est imprévisible par nature. Et ces deux êtres si différents sont happés en quelques jours par une passion amoureuse, un incendie que M.Pourchet fait monter en puissance tout au long du roman.
Clément,célibataire, travaille dans une tour de la Défense, il n'a plus de but dans la vie , parfois, des femmes tarifées et éphémères passent. Son seul ami et confident est "papa", un vieux chien qui l'écoute et peut-être le comprend...
Laure est établie comme on dit, mariée, deux enfants, professeure en faculté.
Cette passion soudaine n'est pas accompagnée d'espérances réciproques, le désir bien sur, mais des envies de rompre, du chagrin, de la solitude, de la peur aussi, de l'intolérance et cette sensation de danger imminent.Il faudra en payer le prix, c'est dangereux un incendie.
C'est un magnifique roman d'amour et de naufrage.
Mais l'urgence contenue dans cette passion exige une écriture nerveuse voire même télégraphique qui convient bien à la situation , mais qui m'a quand même gênée un moment avant que je ne m'y adapte.
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boubou10588
  11 septembre 2021
C'est possiblement le prix Goncourt 2021. le livre doit s'enrichir à la deuxième lecture, à la troisième, et ainsi de suite. On sent que tout ne nous est pas dévoilé. le début s'ouvre avec beaucoup de répétitions, qui donne une littérature clipesque (oui clipesque, je ne savais pas que c'était possible pour un livre) ; quelque chose d'épileptique, comme stroboscopique (surtout le point de vue de Clément, ce qui résume bien l'aliénation d'une journée de travail « Défense, badge, tourniquet, ascenseur, trente-cinquième étage, c'est quoi cette odeur. C'est moi, pas eu le temps de me laver, bienvenue dans la suite d'une journée à se défénestrer, bonjour Sybille, couloir, encore trente mètres pour atteindre l'Espace direction »). C'est donc une littérature de la fragmentation et du détail. Chaque phrase recèle une histoire en elle-même. Comme regarder dans un miroir brisé ce qui se reflète dans notre dos. On est déstabilisé par les phrases hachées, les changements brusques de cadre (moi, j'adore être perdue). On se sent un peu con parfois, comme quand on parle avec quelqu'un de plus intelligent, ou de plus cultivé, qui s'adresse pourtant à nous comme si on était au même niveau. On se sent dans la confidence, c'est précieux.
La narration se dédouble. D'abord, le tu quand c'est le point de vue de Laure, qu'on peine à situer. On comprend qu'elle se parle à elle-même, c'est le tu dédaigneux que seuls nous-mêmes pouvons nous adresser. Et on s'aperçoit vers un tiers du livre que Clément aussi s'adresse à un « tu », qui n'est pas Laure. Et immanquablement, on se demande si ces deux « tu » vont se rejoindre. Quand on comprend qui est ce « tu » canin, un sourire ne peut s'empêcher de poindre sur nos lèvres. Un témoin muet, incapable de juger. le meilleur ami qu'on puisse avoir. Ce qui est intéressant, dans ce jeu de point de vue, c'est que l'autre parvient à voler des vérités qu'on se cache à soi-même, et même parfois, à esquisser un portrait plus juste, plus équitable. Clément est cynique quand il parle de son chien, Laure nous apprend qu'il l'a recueilli dans une gare. Ce confident symbolise bien leur relation : Clément se dépeint comme un salaud, là où Laure le perçoit avec plus de tendresse. le tu et le je se confondent et nous éclairent sur ce jeu de dupes qu'on met tous en place : le récit qu'on se raconte sur nos propres vies.
Ça me fait penser à une oeuvre : car, comme les histoires d'amour, en général, finissent mal, le ton s'aggrave. J'ai pensé tout simplement (et si vous me connaissez un peu, vous saurez le compliment que je fais à l'autrice) à Solal et Ariane dans Belle du Seigneur. Surtout ces points de vue qui alternent, ces phrases fragmentées (qui parle ? à qui ?) ; et Clément, qui travaille dans la finance (notre ennemi à tous devant l'éternel), qui décoche flèche après flèche contre les babouineries de ceux qui l'entourent (et les siennes propres). Et Ariane/Laure, la beauté de l'essoufflement : « Premier acte, aucun baiser sur tes cheveux parfumés, aucun regard croisant le tien. Tandis que l'avant-dernier Médicis insulte sa race de dégénérés, tu souffles je t'aime, trois fois. Et lui :
— Oui.
Comme on dit chut. »
Donc un très bon cru, que je vous recommande.
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CelineChaix
  26 juillet 2021
Lu en tant que jurée du coup de coeur mensuel des lectrices de Version Femina.
Laure, 41 ans mariée, deux filles adolescentes, devient l'amante de Clément, célibataire de 50 ans qui vit avec son chien Papa. L'écriture de ce roman est vive et acérée, elle dérange au début mais au cours de l'histoire, elle reflète bien la nervosité ambiante qui règne dans cette relation. On est aspiré dans la tornade de vie de ses deux êtres. Il ne s'agit ici nullement d'un roman à l'eau de rose, c'est dur et le lecteur se retrouve face aux tourments que peut procurer une relation adultère plutôt que les douceurs qu'elle est censée engendrer. C'est un drame dans lequel les protagonistes sont happés, cette écriture nous entraine dans un cercle vicieux qui nous pousse à lire jusqu'au bout sans poser le livre.
L'auteur expose les deux points de vue : celui de Laure qui doit organiser et gérer à s'en rendre parfois malade, mentir aux autres et finalement à elle-même, faire face à sa fille ainée qui devine, et celui de Clément qui lui n'attend plus rien de la vie, et dont le seul réconfort est son chien…mais il rencontre cette jeune quadra et découvre le vrai désir, celui qu'il ne maitrise pas et contre lequel il ne peut lutter.
Maria POURCHET a un style particulier, qui m'a perdue dans les premières pages. Mais une fois l'histoire posée, j'ai vu tout l'intérêt de cette écriture sans fioriture. Pas de romance en ce qui concerne la rencontre, le flirt, si flirt il y a eu, on entre dans le vif du sujet une fois la relation établie. Fin inattendue j'aime être surprise, je n'ai pas été déçue.
Lecteurs romantiques s'abstenir, pour les autres, un excellent moment de lecture.
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jg69
  14 septembre 2021
Laure, la quarantaine, est prof d'université. Avec Anton, son mari médecin, ils ont deux filles. Clément, la cinquantaine, est un banquier très bien rémunéré qui s'ennuie à mourir dans son travail. Il est célibataire et vit seul avec son bouvier bernois à qui il parle en l'appelant Papa pour "faire crever de rage sa très sainte mère". Il s'ennuie dans la vie, elle est lasse de la routine de sa vie trop lisse et envie la jeunesse et la liberté de sa fille aînée adolescente.
Une rencontre professionnelle et tout démarre. Ils n'ont pas grand chose en commun à part leur solitude, Clément n'a rien d'un héros, il parait au contraire bien médiocre, mais Laure devient immédiatement obsédée par lui. Emportés par leur désir ils entament une relation passionnelle, une histoire improbable. "Il n'est pas exactement mal fait mais mal grandi. de ce corps, la course s'est brisée dans l'enfance et c'est marqué partout, aux genoux, aux épaules... Enfant bercé par des femmes payées pour, adulte caressé par des femmes payées pour."
Avec la passion amoureuse, l'adultère, Maria Pourchet a choisi un sujet bien classique mais elle magnifie ici cette histoire de Madame Bovary contemporaine par son ton mordant, sa plume d'une incroyable vivacité, ses expressions souvent assassines qui font mouche et sa façon de tout décortiquer dans le détail. Elle dissèque toutes les étapes de la passion amoureuse dans une alternance des voix de Laure et de Clément qui exposent à tour de rôle leur point de vue.
Un style très vif, saccadé, virevoltant pour tirer sur tout, la famille, les mères qui, même mortes dans le cas de Laure, continuent de peser sur leurs enfants à coup de phrases moralisatrices et culpabilisantes, "Les vérités c'est ta mère, ce qu'elle est : morte, obsédante et bavarde". Notre époque, le monde de la finance sont dépeints avec un cynisme féroce très drôle, le personnage de Véra, la fille aînée de Laure est truculent, celui de Clément bouleversant, le contexte ultra contemporain du covid est subtilement esquissé au détour de quelques phrases. La narration et la construction déstabilisent parfois mais elles font toute l'originalité et la force de ce roman.
De l'humour, une écriture au scalpel pour raconter une tragédie qui se termine de façon complètement inattendue. Un roman qui décoiffe. Un titre subtilement bien choisi. Un vrai bonheur de lecture. J'ai découvert Maria Pourchet avec "Toutes les femmes sauf une" et " Les impatients" que j'avais aimés pour leur ton mais il me semble qu'avec ce nouveau roman elle a franchi un cap.
Lien : https://leslivresdejoelle.bl..
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critiques presse (5)
LeMonde   06 septembre 2021
L’intelligence et l’humour de la romancière chauffent à blanc un thème vieux comme le monde.
Lire la critique sur le site : LeMonde
SudOuestPresse   03 septembre 2021
Au cœur de ce roman alerte et brillant, l’histoire d’une passion entre une femme mariée et un financier en pleine crise existentielle
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
LeSoir   01 septembre 2021
Une histoire d’amour inattendue vue par Maria Pourchet, c’est un « Feu » qui laisse des traces.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Elle   23 août 2021
Deux personnages désabusés pour une rencontre passée au crible de son regard clinique, le sixième roman de Maria Pourchet met le feu au couple.
Lire la critique sur le site : Elle
Lexpress   18 août 2021
Maria Pourchet n'est pas "que" romancière, elle est aussi sociologue et scénariste. Et cela transparaît d'un bout à l'autre de ce Feu flamboyant, qui explore tout en subtilité la brutalité du monde de la finance, la radicalité de l'adolescence, la complexité des rapports amoureux, ou encore la difficulté de vivre, tout simplement.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ArmelleAlxArmelleAlx   15 septembre 2021
Tu songes qu'il ne reste rien, à part Vanessa Paradis, du monde où tu es née. Quand l'échangisme était décadent, l'avion de Saint-Exupery introuvable, la gauche sérieuse et le Monopoly juste un jeu.
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ArmelleAlxArmelleAlx   15 septembre 2021
La honte qui, comme la fatigue n'est jamais qu'une visite, a disparu.
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ArmelleAlxArmelleAlx   15 septembre 2021
Tu confonds comme Clément, la souffrance avec une sainteté facile, l'humiliation de ton corps avec le rachat d'une âma discount. [...] Au paradis des martyres agricoles, la mère de ta mère ne la ramène plus.
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ArmelleAlxArmelleAlx   14 septembre 2021
J'opte pour une moue situant mon jugement entre la lassitude de qui avait vu arriver le boulet et l'expectative de celui qui n'est pas sûr de se le prendre.
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Olivia-AOlivia-A   06 septembre 2021
J'en étais sûr bordel. Une croyante. De credere, de crédule, de crénom de bordel de Dieu, encore une qui pense qu'un homme c'est ça. Que ça bouge de la tranchée, que ça traverse l'orage et l'esplanade dans les deux sens dans la matinée, tout en prenant des rafales de AA dans la tronche. Que ça tient efficacement des conférences de presse à 15 heures alors qu'à 13, on serait au centre d'une femme, en se tapant un club sandwich dans l'intervalle, que les hommes parcourent le monde entre toutes ces polarités les doigts dans le nez et parfois dans le cul pour les plus détendus d'entre nous. Mais renseignez-vous putain.
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Videos de Maria Pourchet (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maria Pourchet
Pourquoi aime-t-on ? le désir a-t-il un sens ? Autant de questions que l'écrivaine Maria Pourchet aborde avec une plume délicate et acérée dans son sixième roman, "Feu" (Fayard 2021), déjà sur les listes du Goncourt, du Flore et du Renaudot.
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