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Jean-Yves Pellegrin (Traducteur)
EAN : 9782749103969
444 pages
Éditeur : Le Cherche midi (23/04/2009)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Washington. Adie Klarpol, une jeune artiste désillusionnée, est engagée par une compagnie d'informatique pour travailler sur un système expérimental, « la Caverne ». Ce simulateur d'univers virtuels en 3D permet de revisiter, entre quatre murs, les chefs-d'oeuvre de l'art.
Beyrouth. Taimur Martin, professeur d'anglais, est pris en otage par des fondamentalistes islamistes. Seul dans un cachot, il n'a que sa mémoire et son imagination pour s'évader.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
keisha
  17 mai 2009
Seattle, années 80 : Adie Klarpol rejoint une équipe de grosses têtes travaillant à la mise au point de la "Caverne".
Différents talents s'associent pour créer des univers virtuels.
Adie commence par une simple feuille du tableau du douanier Rousseau pour aboutir à la chambre Jungle.
(Le rêve, Douanier Rousseau, MOMA, New York)
"Leur première réussite - la feuille qui tournoyait dans les ténèbres de la caverne - les avait conduits là : à ce corps laiteux et lenticulaire que Spider voyait graviter dans la pénombre de son esprit. Epaules bombées, tresses de toron. le galbe des hanches reposait en quelque point du limaçon de Pascal."
La chambre Econométrie permet de "voir" les données économiques:
"A dix heures, juste au dessus de l'horizon, la chevelure rousse d'une comète dessine une reprise de la consommation au troisième trimestre. Une rosace de poussière cosmique présage un chômage persistant. Une variation des données tabulaires met au jour des rapports cachés qui deviennent soudain évidents. Les courbes dansent comme des lampions accrochés au front d'une nuit d'été."
Beyrouth, années 80 : Taimur Martin , professeur américain est pris en otage et enfermé dans une pièce obscure. Il survit des mois et des mois, se perdant dans sa mémoire et son imagination, suppliant qu'on lui donne de la lecture.
Après plusieurs tentatives infructueuses il réussit à se souvenir d'un tableau du musée de Chicago, où il habitait avec son épouse Gwen:
"Tout ici vous a attendu, vous, la pensée qui regarde. le savon, l'eau, la serviette, une chemise de rechange, un mur aux tableaux penchés. Que vous faut-il d'autre? le lit est un peu étroit. Mais dans une chambre comme celle-là, Gwen réclamera de dormir blottie contre vous."
(La chambre de van Gogh à Arles (Art Institute of Chicago))
Les deux histoires se poursuivent parallèlement, avec en commun cette chambre de van Gogh. Par finir par se rejoindre...
Mon avis:
Richard Powers confirme là son grand talent. J'ai retrouvé son style extrêmement imagé et précis, où science, art et poésie sont ici entrelacés.
Le monde des chercheurs embarqués dans leur passion est bien rendu.
La partie concernant la captivité au Liban est tout aussi captivante et basée sur des faits réels.
C'est une lecture qui fait chauffer quelques neurones et réclame de l'attention... Parfois vertigineux...
Un roman qui mérite de s'y plonger en dépit de l'aridité du thème de la réalité virtuelle, transfiguré par l'auteur.
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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kathel
  15 septembre 2010
Le sentiment qui domine à la suite de cette lecture est plutôt la déception. Je dois dire que si l'auteur n'avait pas été Richard Powers dont j'ai adoré le temps où nous chantions, je n'aurais certainement pas dépassé les cent premières pages. Je reconnais à ce livre des qualités, mais j'ai trouvé que l'auteur l'avait sciemment rendu obscur comme s'il voulait décourager une partie des lecteurs !
Deux histoires s'entremêlent : tout d'abord celle d'Adie Klarpol, artiste qui a abandonné une carrière prometteuse pour des petits boulots dans la pub et qui est contactée par un ami qui lui propose de venir le rejoindre à Seattle pour travailler à la création d'environnements virtuels. le deuxième récit est celui, à la deuxième personne, de Taimur Martin, enseignant fraîchement débarqué au Liban, enlevé et détenu comme otage dans un cachot dépourvu de la moindre commodité.
Les deux récits alternent et se répondent, et c'est là le grand intérêt de ce roman : l'univers virtuel créé par Adie et ses collègues trouve un écho dans les lieux recréés par la mémoire de Taimur afin que son enfermement ne le fasse pas sombrer dans la folie. C'est captivant, très bien écrit, mais, et c'est un gros "mais" : les parties scientifiques à propos de la créations de ces univers virtuels, la jungle du Douanier Rousseau ou la chambre de van Gogh en Arles, sont beaucoup trop longues et remplies de vocabulaire obscur ! J'ai noté par exemple en deux pages les mots : hangul, lenticulaire, mathesis, lonchuras et épicanthus qui, pour ce que j'ai cru en comprendre, ne relèvent pas tous du même champ sémantique. Cela fait tout de même beaucoup, sans compter un vocabulaire plus purement technique qu'on peut saisir en ayant quelques notions de logiciels de dessin par ordinateur. le sujet ne manque pas d'intérêt, les réflexions sur les rapports entre l'art et la vie sont passionnantes, et j'ai d'ailleurs persisté jusqu'au bout des 430 pages, mais dans lesquelles j'aurais volontiers fait des coupes sévères ! Bravo au traducteur qui n'a pas dû avoir la tâche facile et qui s'en est très bien sorti.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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cathlivres
  15 septembre 2014
Où il est question des similitudes entre un enfermement pour cause de recherches informatiques et l'emprisonnement d'un otage dans un cachot... Récit truffé de termes techniques rébarbatifs (voire inconnus, mais la technique n'est pas mon fort...) qui le rendent complètement hermétique...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
kathelkathel   12 mai 2009
Bien des années plus tard, lorsqu'elle refit surface, Adie Klarpol n'aurait su dire comment elle s'était représentée les lieux. Ni même esquisser les contours de ce qu'elle avait imaginé. Assemblage souterrain de concrétions où grouillait un peuple de tritons aveugles. Une Carlsbad miniature pour spéléologues. La datcha d'été du Roi de la montagne.
La Caverne, avait dit Stevie à l'autre bout du fil. Stevie Spiegel, surgi du néant, au milieu de la nuit, des années après que chacun eut cru l'autre mort, quand d'aventure ils songeaient l'un à l'autre. La Caverne. Dans l'esprit d'Adie, ce mot évoquait toutes sortes de formes hormis la sienne propre.
Elle ne l'avait pas reconnu au téléphone. C'est Steve, avait-il annoncé.
Mais ce nom ne lui disait rien.
Adie, dans le noir, serrait le combiné d'une main maladroite. Elle s'efforçait de remonter le fil du temps, à contre-courant, vers une date où ce Steve lancé a capella pouvait encore lui évoquer des choses. Allons, Steve : l'un des douze prénoms les plus répandus aux Etats-Unis chez les 24-38 ans de sexe masculin.
Steve Spiegel, avait-il encore répété, vexé par la confusion d’Adie. Madison ? Ton colocataire, ton collaborateur ? Mahler Haus ? Ça y est, j’y suis : tu as jeté au feu tout ton passé.
Devant elle, une vision s’était précipitée, comme une apparition de la Vierge venue sermonner de petits écoliers slaves : elle se revit à vingt et un ans. Le souvenir emporta les digues de terre bien tassée qu’Adie avait pris soin de dresser autour d’elle. Steve Spiegel. À l’époque, ils avaient projeté de passer ensemble le reste de leur existence, tous les trois. Elle, lui et celui qui vivrait assez vieux pour devenir son ex-mari.
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diparidipari   21 juin 2013
Ma foi. C'est peut être de la perversité. Mais moi, un consensus généralisé, ça me ficherait... le bourdon. Regarde l'art par exemple, tous ces provocateurs, tous ces rebelles. Masaccio, Hals, Turner, Manet, Duchamp. Tous ces insurgés : le Caravage, David, Rodchenko, Siqueiros, Rivera... Tous ceux qui avaient du talent ! Tous, sans exception, étaient des iconoclastes ou des révolutionnaires. On a besoin d'un ennemi contre lequel prendre les armes. Je ne suis pas certaines de vouloir vivre dans un monde où toutes les batailles ont déjà été menées et remportées.
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diparidipari   21 juin 2013
Mais de quel jour s'agit-il ? Vous l'ignorez, et cela vous rend fou. Vous ne savez plus compter à deux jours près. Vous avez perdu le fil qui vous reliait au monde auquel ils vous ont dérobé. Jour de marché, jour de classe, jour de lessive, jour férié, jour anniversaire : vous sombrez dans les limbes. Vous ne pouvez vivre sans un jour précis à vivre.
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diparidipari   21 juin 2013
Le matériel envoya un coup de coude dans les côtes flottantes du logiciel
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diparidipari   21 juin 2013
Trouve-toi une façon bien personnel de manquer d'originalité.
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Vidéo de Richard Powers
Les grands débats - A… comme Arbre : le monde des arbres - dimanche 23 septembre 2018 de 14h00 à 15h00 - Richard Powers - Rita Leistner - Julien Bisson Depuis le succès planétaire du livre de Peter Wollheben, La vie secrète des arbres, il semble qu'on les regarde différemment et que l'on réalise que les forêts ressemblent bel et bien à des sociétés humaines. Les arbres communiquent, apprennent, se souviennent, souffrent et même s'entraident.
La photographe canadienne Rita Leisner a longtemps été reporter de guerre, du Cambodge à l'Irak, mais c'est aux arbres qu'elle consacre sa dernière exposition, présentée cette année au festival America. Entre 1983 et 1992, elle a planté des arbres en Colombie-Britannique pour financer ses études et dans The Tree Planters, elle rend hommage aux planteurs d'arbres et à leur vie aux conditions difficiles. Richard Powers, lui, a choisi des arbres et des humains comme personnages de son dernier roman, L'arbre-monde, où il dresse le bilan du drame écologique que nous connaissons. Une conversation entre deux passionnés qui promet d'être surprenante.
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