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Claire Paulhan (Éditeur scientifique)Lawrence Alexander Joseph (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070421053
156 pages
Gallimard (27/11/2002)
3.82/5   37 notes
Résumé :
Ce recueil rassemble pour la première fois l'ensemble des textes de Catherine Pozzi à tonalité poétique, que ceux-ci aient forme de poèmes, de proses poétiques, voire de fragments de journal intime ou de lettres. Comme chez Paul Valéry, il y avait une « poésie perdue » dans les divers écrits de Catherine Pozzi. C'est à les retrouver et à les organiser que se sont attachés Claire Paulhan et Lawrence Joseph, afin d'offrir un livre imprévu qui ajoute de plus amples et ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
PatrickCasimir
  13 décembre 2022
Catherine Pozzi : 1882 - 1934 - 52 ans - Une vie courte et pleine de douleurs. Douleurs du corps, la tuberculose, douleurs familiales - mariage raté, frère fou, parents séparés puis divorcés, douleurs de l'amour, car son Très haut Amour a été un amour déjà marié, inaccessible ne lui offrant que le rang de maîtresse, Paul Valéry - douleur mystique qui s'exprime dans "Mon Dieu Esprit".
Je ne la connaissais pas. J'ai acheté ce petit livre de cette contemporaine de Proust, de Noailles, de Valéry, de Sarah B. de Paulhan dont elle est l'amie, et de bien d'autres artistes ou personnalités de l'époque, et qui n'a pas écrit beaucoup, mais a laissé s'exprimer son ennui, sa tristesse et ses douleurs dans textes intimes profonds.
C'est en achetant les oeuvres d'Ingeborg Bachmann qu'Amazon (encore Amazon !) m'a proposé Catherine Pozzi. Dès qu'il s'agit d'une femme de lettre de cette époque si riche en drames intimes (Voir d'ailleurs la vie de Katherine Mansfield - 1888-1923 presque proche de celle de C Pozzi), j'en fais l'acquisition, pour enrichir ma connaissance de l'atmosphère littéraire et artistique de cette époque où le mâle domine, laissant peu de place à ces femmes pourtant si remarquables d'intelligence et de sensibilité. Je pourrais d'ailleurs, encore citer Camille Claudel, génie écrasé par Rodin...
C'est un beau livre de poésie dramatique que ce livre qui rassemble les textes (sans doute pas tous les textes) de Catherine Pozzi.
Pat
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frandj
  01 septembre 2019
Je connaissais seulement le nom de Catherine Pozzi, qui aima Paul Valéry et fut sa confidente. Leur liaison, très orageuse, dura huit ans. Mais je n'en savais pas plus. En fait, Catherine Pozzi était remarquablement cultivée et exigeante vis-à-vis d'elle-même, mais aussi névrosée et gravement malade (elle mourra de la tuberculose). De son vivant, elle a validé en tout et pour tout six courts poèmes ! Ce sont des textes concis, peu faciles d'accès et finement ciselés. Ils sont écrits dans une manière peu éloignée de l'art de Paul Valéry. Je trouve qu'ils méritent d'être découverts. Dans le présent volume, ces six poésies précèdent d'autres poésies de la poétesse initialement non retenues.
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Flocava1
  13 septembre 2020
Ce recueil de poèmes, extraits de journaux, de textes, se lit plaisamment et évidemment décline encore mieux tout son sens avec un minimum de connaissance de la vie de Catherine Pozzi. Ses poèmes m'ont touchée sans excès mais je ne sais dire pourquoi.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   27 juillet 2011
Ave
Très haut amour, s'il se peut que je meure
Sans avoir su d'où je vous possédais,
En quel soleil était votre demeure
En quel passé votre temps, en quelle heure
Je vous aimais,

Très haut amour qui passez la mémoire,
Feu sans foyer dont j'ai fait tout mon jour,
En quel destin vous traciez mon histoire,
En quel sommeil se voyait votre gloire,
Ô mon séjour...

Quand je serai pour moi-même perdue
Et divisée à l'abîme infini,
Infiniment, quand je serai rompue,
Quand le présent dont je suis revêtue
Aura trahi,

Par l'univers en mille corps brisée,
De mille instants non rassemblés encor,
De cendre aux cieux jusqu'au néant vannée,
Vous referez pour une étrange année
Un seul trésor

Vous referez mon nom et mon image
De mille corps emportés par le jour,
Vive unité sans nom et sans visage,
Coeur de l'esprit, ô centre du mirage
Très haut amour.

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coco4649coco4649   21 janvier 2016
SONNET MORAL
SUR LES RIMES D’UN POÈME
DE MON AMANT IMPOSSIBLE


J’aime les roses qui se                    meurent
Les caprices                             inachevés
Et le long regret qui                       demeure
Au bout des refus                        énervés.

J’aime aussi les promesses                lentes
De paradis                              vertigineux
Qui (soulevant sa main                  ardente)
Raidissent le monsieur                  nerveux.

Mais ma belle âme                       renversée
Sur l’alme sagesse                       irisée
Que les dieux éternels m’ont              fait [sic]

Goûte la chasteté                        Fervente
Cher flirt, Bagdad, valse                 Indolente
Et rit de vos sexes                       défaits.

p.53
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DerfuchsDerfuchs   30 avril 2021
Dans un monde au futur du temps où j'ai la vie
Qui ne s'est pas formé dans le ciel d'aujourd'hui,
Au plus nouvel espace où le vouloir dévie
Au plus nouveau moment de l'astre que je fuis
Tu vivras, ma splendeur, mon malheur, ma survie
​​​​​​​Mon plus extrême coeur fait du sang que je suis,
Mon souffle, mon toucher, mon regard, mon envie,
Mon plus terrestre bien, perdu pour l'infini.

"Nova", extrait
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Annette55Annette55   10 mars 2021
AVE
«  Très haut amour , s’il se peut que je meure
Sans avoir su d’où je vous possédais,
En quel soleil était votre demeure
En quel passé votre temps , en quelle heure
Je vous aimais .

Très haut amour qui passez la mémoire ,
Feu sans foyer dont j’ai fait tout mon jour ,
En quel destin vous traciez mon histoire ,
En quel sommeil se voyait votre gloire ,
Ô mon séjour....

Vous referez mon nom et mon image
De mille corps emportés par le jour ,
Vive unité sans nom et sans visage ,
Cœur de l’esprit , ô centre du mirage
Très haut amour » ...
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   26 juillet 2015
VALE


La grande amour que vous m'aviez donnée
Le vent des jours a rompu ses rayons —
Où fut la flamme, où fut la destinée
Où nous étions, où par la main serrée
Nous nous tenions

Notre soleil, dont l'ardeur fut pensée
L'orbe pour nous de l'être sans second
Le second ciel d'une âme divisée
Le double exil où le double se fond

Son lieu pour vous apparaît cendre et crainte,
Vos yeux vers lui ne l'ont pas reconnu
L'astre enchanté qui portait hors d'atteinte
L'extrême instant de notre seule étreinte
Vers l'inconnu.

Mais le futur dont vous attendez vivre
Est moins présent que le bien disparu.
Toute vendange à la fin qu'il vous livre
Vous la boirez sans pouvoir être qu'ivre
Du vin perdu…

p.25-26

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Videos de Catherine Pozzi (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Pozzi
« Une anthologie de femmes-poètes ! - Eh oui, pourquoi pas ? […] On a dit du XIXe siècle que ce fut le siècle de la vapeur. le XXe siècle sera le siècle de la femme. - Dans les sciences, dans les arts, dans les affaires et jusque dans la politique, la femme jouera un rôle de plus en plus important. Mais c'est dans les lettres surtout, - et particulièrement dans la poésie, - qu'elle est appelée à tenir une place considérable. En nos temps d'émancipation féminine, alors que, pour conquérir sa liberté, la femme accepte résolument de travailler, - quel travail saurait mieux lui convenir que le travail littéraire ?! […] Poète par essence, elle s'exprimera aussi facilement en vers qu'en prose. Plus facilement même, car elle n'aura point à se préoccuper d'inventer des intrigues, de se créer un genre, de se faire le champion d'une idée quelconque ; - non, il lui suffira d'aimer, de souffrir, de vivre. Sa sensibilité, voilà le meilleur de son imagination. Elle chantera ses joies et ses peines, elle écoutera battre son coeur, et tout ce qu'elle sentira, elle saura le dire avec facilité qui est bien une des caractéristiques du talent féminin. […] Et puis, au moment où la femme va devenir, dans les lettres comme dans la vie sociale, la rivale de l'homme, ne convient-il pas de dresser le bilan, d'inventorier - si l'on peut dire, - son trésor poétique. Les temps sont arrivés où chacun va réclamer le bénéfice de son apport personnel. […] » (Alphonse Séché [1876-1964])
« Il n'y a pas de poésie féminine. Il y a la poésie. Certains et certaines y excellent, d'autres non. On ne peut donc parler d'un avenir spécial de telle poésie, masculine ou féminine. La poésie a toujours tout l'avenir. Il naîtra toujours de grands poètes, hommes ou femmes […]. Où ? Quand ? Cela gît sur les genoux des dieux, et nul ne peut prophétiser là-dessus. […]. » (Fernand Gregh [1873-1960])
0:00 - Jeanne Dortzal 2:19 - Edmée Pauline Delebecque 3:30 - Harlette Hayem 5:19 - Catherine Pozzi 6:31 - Andrée Magdeleine Husson 7:39 - Cécile Sauvage 9:32 - Marie Noël 11:01 - Générique
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Référence bibliographique : Alphonse Séché, Les muses françaises : anthologie des femmes-poètes (1200 à 1891), Paris, Louis-Michaud, 1908.
Images d'illustration : Jeanne Dortzal : https://poetesses.blog4ever.com/jeanne-dortzal-presentation-et-bibliographie Edmée Pauline Delebecque : https://fr.wikipedia.org/wiki/Edmée_Delebecque#/media/Fichier:Les_muses_françaises_1908_Edmée_Delebecque.jpg Harlette Hayem : https://fr.wikipedia.org/wiki/Harlette_Hayem#/media/Fichier:Les_muses_françaises_1908_Harlette_Hayem.png Catherine Pozzi : https://www.liberation.fr/culture/livres/catherine-pozzi-publier-pour-ne-pas-etre-pillee-20210906_¤££¤42Catherine Pozzi36Catherine Pozzi53Catherine Pozzi29¤££¤/ André Corthis : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fd/Les_muses_françaises_1908_André_Corthis.jpg Cécile Sauvage : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-roche-sur-yon-85000/la-roche-sur-yon-cecile-sauvage-poetesse-devoree-par-la-passion-c273ba1e-fc11-11eb-b859-ec5d9416da74 Marie Noël : https://le-verbe.com/portrait/marie-noel-poetesse-de-lamour-et-de-la-douleur/
Bande sonore originale : Arthur Vyncke - Uncertainty Uncertainty by Arthur Vyncke is licensed under a CC BY-SA 3.0 Attribution-ShareAlike 3.0 license.
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