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EAN : 9782227483378
282 pages
Éditeur : Bayard Jeunesse (13/10/2011)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 189 notes)
Résumé :
« Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m'a soigné sans discontinuité, comme si j'étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent, pendant toutes mes absences, il m'a délivré quand j'étais prisonnier, protégé quand j'étais faible. Il m'a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien. » L'histoire vraie de la rencontre improbable du riche privilégié tétraplégique et du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  03 janvier 2016
Pas de second souffle pour moi à la lecture de ce témoignage de Philippe Pozzo di Borgo, grand bourgeois brillant, heureux en amour et en affaires, jusqu'à ce que sa femme Béatrice soit atteinte très jeune d'un cancer très grave et que lui-même devienne tétraplégique à la suite d'un accident de parapente...
Je reconnais que son énergie et sa force de vie m'ont impressionnée : malgré les souffrances, malgré le deuil, malgré l'indignité du corps, malgré la solitude, il continue. A écouter de la musique et des concerts. A voyager. A voir des amis. A monter des projets. A aimer des femmes. Cette attitude positive et sereine remet nos petites misères à leur place et nous incite à vivre plus fort.
Je reconnais également que la lecture est très facile, car l'écriture est fluide, ou parfois lyrique, et le récit bien construit, clair, intéressant, qu'il parle de son héritage, de son enfance, de son mariage, de sa carrière, de sa passion pour le parapente ou par la suite de son handicap, de ses traitements ou de sa relation avec Abdel.
Mais où est l'émotion ? Devant Intouchables, le film inspiré de ce livre, j'avais certes ri, mais j'avais aussi beaucoup pleuré. Ici, ni rires ni larmes pour moi, juste de l'admiration, de l'intérêt et en l'étonnement. Car les relations, même les plus intimes, m'ont semblé désincarnées. Je sais bien que le coeur de Philippe Pozzo di Borgo n'a pas été paralysé en même temps que son corps, mais ce récit m'en a pourtant donné l'impression.
Peut-être simplement parce que c'est un homme attachant et un patron d'industrie brillant, mais pas un vrai écrivain. A lire comme un témoignage, donc, et comme un plaidoyer pour la tolérance face au handicap, non comme une oeuvre littéraire.
Challenge Multi-Défis 4/xx et challenge PAL.
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marina53
  19 septembre 2012
Après le succès incontestable d'Intouchables et l'histoire passionnante de ce film, j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur ce personnage incarné par François Cluzet.
Dans le second souffle, Philippe Pozzi di Borgo nous raconte son histoire avant le succès, son ressenti et ses malheurs. Car, des épreuves, il en a connu dans sa vie, autres que celle de l'accident qui l'a rendu paraplégique! Il se penche essentiellement sur sa femme et sa maladie. En plus d'un cancer qui la condamna, elle aussi a connu de nombreux tourments.
Dans le diable gardien, Philippe Pozzo di Borgo nous raconte sa rencontre avec les réalisateurs du film, les acteurs et surtout la relation qui le lie à Abdel, son Diable gardien, comme il aime le surnommer.
J'ai réellement trouvé ce roman, sorte de journal intime, très touchant, très humain et révélateur d'une grande personnalité qu'est Philippe.
A découvrir pour tous ceux, qui comme moi, ont été émus par l'histoire d'Intouchables et le reportage que Mireille Dumas leur avait consacrés "A la vie, à la mort".
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Cath36
  10 mars 2013
J'ai lu ce livre après avoir vu le film "Intouchables", me demandant si cela valait la peine de le faire. Et bien oui ! d'abord parce que Philippe Pozzo di Borgo nous parle de sa vie d'une manière qui n'apparaît pas totalement dans le film (centré essentiellement sur sa relation avec Abdel), de ses relations avec sa famille et avec les femmes. D'autre part parce qu'il aborde son histoire avec des mots tout simples, sans pathos, allant droit à l'essentiel d'une façon qui nous touche d'une autre manière que le film, et qui fait de ce livre une vraie rencontre avec l'auteur, vivante, humaine, vraie. le livre permet en réalité de mieux comprendre le film et cette relation à priori improbable entre un homme handicapé très riche et un jeune délinquant des banlieues à partir de la personnalité de son auteur, homme chaleureux et fort intelligent.
Une belle découverte, dévorée en une journée, qui m'aura profondément enrichie, loin de toute pitié inutile, mais dans l'admiration et le respect pour son auteur.
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mariech
  12 janvier 2012
Ce livre m'a été prêté par une amie sinon je ne l'aurai pas lu .
Il se lit très vite , j'ai quand même apprécié de lire le livre dont on a tiré ' Intouchables ' ; l'auteur explique d'ailleurs pourquoi ils sont intouchables .
Jamais de voyeurisme , d'apitoiement sur lui -même , l'auteur nous explique sans complaisance mais sans détails inutiles , sa vie de tétraplégique , ses douleurs persistantes , appelées douleurs fantômes par les médecins mais aussi l'espoir que lui apporté un nouvel amour .
On n'en revient pas du parcours douloureux de sa femme , là aussi , il parle d'elle d'une façon pudique et humaine .
Son ' diable gardien ' ( quelle belle appelation d'ailleurs ) est aussi montré comme un être humain ,avec ses grandes qualités humaines et ses failles surprenantes.
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LadyM
  31 décembre 2012
Un bouquin conseillé par mon professeur de culture général/oral pour mon concours. J'ai beaucoup entendu parler du film Intouchables que je ne suis jamais aller voir au cinéma d'ailleurs (Hou, Hou!) il faudrait que je le regarde. J'ai bien apprécié cette lecture, où se mêlent drame, amour, passion, espoir.
Je vais d'abord parler du Second souffle. Dans ce récit autobiographique, Philippe Pozzo di Borgo commence par nous parler de lui, de son enfance, de ses origines. Issus d'une famille aisée voire bourgeoise Corse, nous découvrons les paysages de son enfance ainsi que sa rencontre avec la femme de sa vie Béatrice. Celle-ci a été un pilier dans sa vie, avant pendant et après l'accident, elle n'a jamais baissé les bras même quand sa maladie l'a rongé elle-même. Autre problème dans leur couple, c'est l'arrivée d'un enfant. de fausses couches en fausses couches, de pleurs en désespoirs, nous suivons le combat de ces deux êtres qui s'aiment et qui veulent avoir une famille. Qu'ils auront en adoptant deux enfants. Il aura après Béatrice, deux autres femmes et deux autres enfants.
La lecture de ce bouquin est très intime. Nous entrons vraiment dans la vie de l'auteur, sans tabou, sans gêne. Il nous livre ses impressions, ses désespoirs, ses peurs et ses joies. Sa "véritable histoire" commence en 1993, après son accident. Trois ans plus tard sa femme Béatrice décède d'un cancer... le jour de la Saint Philippe. Loin d'être anéantis, le combat qu'il livre sur la vie a aujourd'hui un nom ... Béatrice.
Passons à l'écriture. J'ai trouvé un Philippe Pozzo di Borgo poétique, les lignes se lisent magnifiquement bien, les sentiments sont clairement dis. Nous nous laissons transporter d'hôpital en hôpital, de lieux en lieux avec l'auteur. J'ai été très agréablement surprise par la plume.
Passons au Diable Gardien. Ici, il y a majoritairement de l'Abdel. Ce "Diable gardien" comme le dis lui-même l'auteur, l'a aidé dans les moments les plus durs de sa vie. Dans ce bouquin sont écrites les frasques diverses et variées d'Abdel, avec les femmes avec la police, avec Philippe. Toujours teinté d'humour, ce passage là est plus joyeux, plus délivré que le Second souffle. Nous voyons la complicité réelle entre les deux hommes, ils se font mutuellement confiance.
Et c'est finalement au Maroc avec sa femme actuelle Khadidja, que le récit se termine avec une note positive. Après toutes les souffrances de ce corps meurtri, après toutes les angoisses, l'auteur paraît renaître. C'est donc sur cette note positive d'amour que nous terminons ces pages.
Pour résumé : Une écriture toute en finesse, en amour. Je dis oui pour ce bouquin ! J'ai lu de nombreux avis néanmoins déçus de par la comparaison livre/film... Comme je le dis toujours, il faut lire avant de regarder ! On est souvent bien moins déçus que quand nous faisons l'inverse. Ce bouquin est aussi selon moi, une ode à la vie, que ce soit pour les personnes tétraplégiques comme l'auteur ou même pour des personnes non handicapés, que la vie a meurtrie.
L'auteur met aussi bien en avant son aide de vie, Abdel. Il souligne leur différence de milieu, mais l'handicap qui les a rapproché. Chacun prend un peu de l'autre pour que l'entente soit parfaite. Chapeau.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   14 septembre 2012
Je garde le silence. Un jour, elle l’a dit à sa mère, elle était gaie. Que quelqu’un puisse l’aimer l’a surprise. Peut être reste-t-il quelque chose de ce petit aveu d’un jour ? Saadia relate les traditions de son pays qui veulent que la mère suive la fille dans son nouveau foyer. Sabrya l’interrompt avec son espièglerie habituelle : « Maman ça suffit ! ». Son cou doré se penche devant moi. La soirée est enjouée. Après le dîner, je propose une balade à Sabrya . Dans l’anonymat de la nuit parisienne, je l’emmène dans mon fauteuil électrique le long des rues presque désertes. Elle s’assied en travers, sur mes genoux ; la douceur de son bras gauche contre mon cou, la caresse de ses cheveux sur mon visage. Du menton, je conduis mon destrier à toute allure, tous feux allumés, au milieu de la chaussée. Elle rit et chante pour moi. Pas un mot sur mon rêve. Je lui chuchote des tendresses : « J’aime tant tes boucles naturelles après la piscine, celles que tu détestes parce que tu te sens trop ethnique. Te rends tu compte que tu passes une heure par jour à te tirer les cheveux en arrière ? Bien sûr cela te dégage le visage, mais laisse donc ces boucles tomber. Oui, je vois bien que tu as une poitrine ridicule, et une culotte de cheval ; cela te va si bien. Ton pantalon te moule. Je vois tes genoux arrondis, ton bras autour de ma tête et je sens la douceur… » Elle m’interrompt d’un grand éclat de rire lorsqu’une voiture nous double.
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nathalie73nathalie73   15 mai 2012
Voici quelques extraits du livre pour vous donner envie de le lire :

En parlant de sa rencontre avec Béatrice : « tout commence dès le jour de notre rencontre […] Un jour je remarque une grande blonde. Elle interpelle les étudiants pour qu’ils signent leur pétition. Je m’approche de la splendeur […] Amusée, elle me donne un rouleau pour que je puisse récolter des signatures. Depuis ce jour là nous ne nous sommes jamais quittés. Depuis ce jour-là, j’existe. »

« Le handicap, la maladie sont fracture et dégradations. Dans ces instants où l’on perçoit l’échéance de la vie, l’espérance est un souffle vitale qui s’amplifie ; sa juste respiration en est le second souffle ».

« [Abdel] aime provoquer, il n’hésite pas à raconter à mes amis de la haute :

- Vous comprenez, les prisons, l’hiver c’est chauffé, c’est confortable et vous avez la télé ! […] Pourquoi voulez-vous que je travaille, j’ai le RMI, les allocations logement, les soins gratuits…Non, c’est bien la France. Il ne faut pas que ça change »

Chez les Capucines : « la mère supérieure n’a jamais eu affaire à des pèlerins de notre confrérie ; elle annonce les règles strictes à observer […] La chambre d’Abdel est surmontée d’un panneau « Ici réside Dieu ». « Normal » commente Abdel. Ça ne s’annonce pas sur les meilleurs auspices.
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dolphyonedolphyone   16 novembre 2011
Je suis allongé contre la montagne, juste un peu engourdi. J'ai dû perdre connaissance. Max et Yves, mes compagnons de parapente, ont posé leur voile à côté de la mienne. Le docteur Max prend les choses en mains : il creuse un trou devant mon visage pour me permettre de respirer et alerte la station par radio. Je ne comprends pas pourquoi ils ne me touchent pas. Je leur parle, ma respiration est calme, alors pourquoi me demandent-ils sans arrêt si je peux respirer ? Un brin d'herbe me chatouille la narine, j'éternue, je ris. Yves me parle comme à un enfant ; il a l'air de trembler. Il me semble que je ne peux plus bouger !
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katiouchakatioucha   28 décembre 2011
Le handicap, la maladie sont fracture et dégradations. Dans ces instants où l'on perçoit l'échéance de la vie, l'espérance est un souffle vital qui s'amplifie; sa juste respiration en est le second souffle.
Les coureurs de marathon connaissent le second souffle. C'est une sorte d'état de grâce. La respiration s'assouplit, devient plus profonde, la douleur disparaît. Je me suis étouffé durant quarante-deux ans. Nous nous étouffons à nous élancer trop vite, à vouloir être les meilleurs, les premiers. Ceux qui respirent mieux, au bout de quelques dizaines de kilomètres, sont ceux qui imaginent l'arrivée. Le but, c'est le festin divin, l'amour retrouvé. Cette vision de l'arrivée est essentielle.
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marina53marina53   15 septembre 2012
Le 3 mai 1996, jour de la Saint Philippe, Béatrice est morte.
Je n'ai plus de passé, je n'ai pas d'avenir, je suis une douleur présente. Béatrice n'a plus ni passé ni avenir, elle est un chagrin présent.
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Videos de Philippe Pozzo di Borgo (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Pozzo di Borgo
ET Dieu dans tout ca ? 3 juin 2013 - 2e partie .Des personnalités croyantes et non croyantes, d?horizons et milieux différents, se retrouvent pour aborder des questions essentielles. Évoquant leur rapport au monde, à l?homme, à la spiritualité et à Dieu, ils échangent ensemble sur le sens de la vie. Avec Frédérique Bedos, animatrice télévision, Fondatrice du projet Imagine ; Anne-Dauphine Julliand, Journaliste, Auteur du livre "Deux petits pas sur le sable mouillé" ; Philippe Pozzo di Borgo, auteur de Second souffle livre qui a inspiré le film Intouchable. Débat animé par James Combépine.
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