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EAN : 9782367934792
Éditeur : L'Atalante (20/10/2017)

Note moyenne : 4.53/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Articles de presse, lettres, discours, souvenirs, réflexions, c'est toute une vie qui se déroule au fil des textes réunis ici. La vie d'un homme et d'un écrivain, de l'écolier de Forty Green au mondialement célèbre auteur des « Annales du Disque-monde », et jusqu'à l'intraitable militant de la mort dans la dignité. À travers cette vie, vous rencontrerez l'humour, l'intelligence et la sensibilité de celui qui défendait la cause des bibliothécaires et celle des orang... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
alberthenri
  06 novembre 2017
Lapsus clavis, est un recueil de lettres, articles, discours,et autres écrits épars rassemblés ici pour le plus grand bonheur des fans du créateur des "Annales du Disque-monde" dont je suis.
L'ouvrage s'articule en trois parties dont je vous livre les intitulés, car ils sont riches de sens :
-Un scribouillard importun :
Des libraires, des dragons, des courriers de fans, des sandwiches, des instruments de travail, des accès de colère et de tout ce qui tourne autour de la profession d'écrivain.
-Un idiot et un rêveur :
Les années scolaires, les croûtes aux genoux, les premiers boulots, l'encens, les robots de Noël, les livres bien-aimés et autres réflexions hors service.
Jours de colère :
De la maladie d'Alzheimer, des orangs outans, des campagnes, des controverses, des fins dans la dignité, et des efforts pour apporter quelques améliorations dans beaucoup de domaines.
Il n'est pas surprenant de lire Pratchett comme un auteur humoriste à l'humour très anglais, pince-sans-rire et volontiers absurde.
Il est plus étonnant de découvrir un homme que les circonstances-sa maladie- rendent profond et grave.
Lapsus Clavis, de par sa forme "patchwork", s'avère plus intéressant qu'aurait pu l'être une (auto)biographie.
Un très beau témoignage, d'un auteur, et d'un homme simple et franc, hautement recommandé, et pas seulement à ses fans !
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Miney
  21 juin 2018
Terry Pratchett était un génie. Vous le saviez déjà et moi aussi.
Mais ça me fait un choc de le découvrir encore et encore, comme je le fais à chaque fois que j'ouvre un de ses romans. Sauf que là, ce n'est pas un roman. C'est sa propre oeuvre, sa propre vie, sa propre mort vues par ses yeux à lui.
Le volume est divisé en quatre parties qui contiennent lettres, discours, conférences, préfaces, compte-rendus et tout ce qui peut apparemment passer sous la plume d'un auteur (sauf sa liste de courses, et encore). On en apprend beaucoup sur son parcours d'auteur comme son parcours de vie. Tout y passe. Son processus de création, sa routine d'auteur, sa routine tout court, la fantasy de son rôle à ses codes, l'inégalité entre les mages et les sorcières, les conventions, les lecteurs, l'éducation, la sécurité sociale, Noël et les robots, ses premiers pas de lecteur puis d'auteur, les petites librairies porno qui vendent de la SF aux gamins rêveurs, les lutins des centrales nucléaires, son travail de journaliste... Les directeurs d'école qui décident que vous n'arriverez à rien parce que vous êtes une chèvre et pas un mouton. Alzheimer. le combat pour mourir comme on l'entend.
La colère dont parle Neil Gaiman en préface se lit entre les lignes, comme un véritable moteur à l'écriture, à la vie. Au désir de mourir dignement. C'est une colère mordante qui pousse en avant, une colère constructive, qui interroge, qui pointe du doigt ce qui ne va pas dans notre monde, qui colle des mots dessus, qui s'en moque. Qui nous montre à quel point tout ceci est encore plus fou, encore plus ridicule qu'un monde plat porté par quatre éléphants sur la carapace d'une tortue qui vogue dans l'univers.
J'ai pris bien plus de temps pour lire ces quelques 336 pages qu'il ne m'en faudrait d'ordinaire, non pas que le texte m'ait posé problème ou que je rechignais à me mettre à la lecture. Je ne pouvais simplement pas m'empêcher de lire et relire avec la même avidité paragraphe après paragraphe.
Pratchett est une usine à citation. Il donne envie, au moins trois fois par page, de se taper le front en s'exclamant « ce mec a tout compris ! », et cela va bien au-delà du simple mot d'esprit. Si j'avais surligné ou collé un post-it à chaque phrase de l'ouvrage qui m'a interpellée, fait rire ou noué la gorge, il ressemblerait maintenant à une sorte de piñata fluorescente.
Lien : https://minetsbooks.wixsite...
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nebalfr
  29 avril 2018
Critique initialement réalisée pour Bifrst et publiée directement dans la rubrique "Objectif Runes en plus" du n° 90 : http://blog.belial.fr/post/2018/04/27/Objectif-Runes-en-plus-Bifrost-90
Même après avoir accompagné La Mort pour un dernier voyage, la poule aux œufs d’or Pratchett continue de susciter des publications. Lapsus clavis est un recueil de « non-fictions » : des articles, des discours, etc., remontant éventuellement aux années 1960, et s’arrêtant en 2011. On peut craindre, en pareil cas, le syndrome de la liste de courses, et, dans la petite soixantaine de textes ici rassemblés (du vivant de l’auteur et avec ses commentaires), il en est qui ne valent guère plus. D’autres justifient amplement cette publication, même globalement d’un intérêt variable.
Un atout majeur consiste à envisager Pratchett d’un autre œil – et la préface de l’ami Neil Gaiman, pour une fois, s’avère véritablement précieuse : un joyeux drille, le créateur de Rincevent, etc. ? Non – un homme en colère… Ce qui, tour à tour, le rend particulièrement sympathique et un tantinet agaçant. Humain, en somme.
L’humour est certes toujours présent dans ce recueil, mais sans constituer son point fort. La notoriété de l’auteur, son succès mondial, débouchent sur des textes qui se ressemblent, où les mêmes thèmes et les mêmes effets rhétoriques reviennent sans cesse. À vrai dire, la longue première partie est probablement la moins intéressante, qui est consacrée à Pratchett en tant qu’auteur à succès, et d’abord du Disque-Monde (les œuvres indépendantes ne sont que rarement mentionnées, avec une exception pour Nation) : sa production prolifique (pas de pause entre deux romans, 400 mots à écrire chaque jour) comme ses épuisantes tournées de dédicaces (avec une prédilection marquée pour l’Australie – casse pas la tête)... Les articles les plus récents peuvent d’ailleurs produire un effet similaire à celui des derniers romans du Disque-Monde, quand il devenait tristement flagrant que quelque chose ne fonctionnait plus...
On en retiendra surtout sa défense de la fantasy, l’évasion pas seulement « d’un endroit » mais surtout « vers » un autre, et qui offre en même temps un regard critique sur le monde ; Chesterton, Tolkien et quelques autres, y compris les lassants « produits de fantasy extrudés » qu’il s’agissait de railler, avec un dictionnaire Brewer non loin, ce sont les fondements du Disque-Monde – jusque dans cet article très lucide expliquant pourquoi Gandalf ne s’est jamais marié ; en découle la création de Mémé Ciredutemps et de ses consœurs, et, pour le coup, voir l’œuvre en gestation est fascinant ; il en va de même pour l’amorce des Petits Dieux, avec une tortue et quelques Grecs, etc.
Mais Pratchett l’homme est probablement davantage intéressant, ici. Ses réminiscences autobiographiques éparses, parfois étonnantes, parfois touchantes, sont souvent drôles (mais pas toujours). L’école pénible, la découverte des revues de SF dans une libraire porno (dont la tenancière était une aimable vieille dame lui offrant le thé), le journaliste local qui assiste à des autopsies, le chargé de relations publiques d’une centrale nucléaire… Un Pratchett avant Pratchett, qui nourrira l’auteur en temps utile.
Le grand moment se situe cependant à la fin – quand Pratchett se fait militant, et, suite à la découverte de sa forme très particulière d’Alzheimer, s’engage en faveur de la mort assistée pour les patients qui ne peuvent plus espérer de rémission. Dans ce rôle incongru, l’auteur a suscité un écho marqué en Angleterre, bien au-delà du cercle pourtant étendu de ses lecteurs, et il a pu contribuer à faire évoluer les choses – en tout cas à initier un mouvement, peut-on espérer.
Si l’ensemble du recueil ne parlera sans doute qu’aux fans, ces ultimes développements ont une portée tout autre – et suffisent à justifier, peut-on supposer, cette publication.
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
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AstarothKenobi
  23 novembre 2017
Finir ce livre a été pour moi extrêmement triste car j'ai réalisé que les dernières pages font partie des derniers mots qu'il a écrit.
Au travers de ce recueil de discours et de pensés j'ai appris à mieux connaître Terry Pratchett l'auteur et Terry Pratchett la personne, celui qui défendais les orang-outang et qui s'est engagé contre la maladie d'Alzheimer. L'homme qui était sans cesse étonné de pouvoir vivre de sa passion et d'en plus, gagner de l'argent. L'homme qui pendant plus de trente ans a toujours eu un roman en cours d'écriture. Un porteur de chapeau qui a fait rêvé des milliers de personnes à travers le monde.
Je pense y revenir, car certain de ses propos sont une leçon de vie, d'autre font rire.
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Missbouquin
  27 novembre 2018
Pour conclure, un recueil de textes assez particulier, qui a été publié après la mort de Terry Pratchett – mon dieu … – en 2015. Il s'articule entre 3 parties qui constituent l'être même de cet écrivain hors normes :
Un scribouillard importun :
Des libraires, des dragons, des courriers de fans, des sandwiches, des instruments de travail, des accès de colère et de tout ce qui tourne autour de la profession d'écrivain.
Un idiot et un rêveur :
Les années scolaires, les croûtes aux genoux, les premiers boulots, l'encens, les robots de Noël, les livres bien-aimés et autres réflexions hors service.
Jours de colère :
De la maladie d'Alzheimer, des orangs outans, des campagnes, des controverses, des fins dans la dignité, et des efforts pour apporter quelques améliorations dans beaucoup de domaines.
Ces textes sont tour à tour drôles et tragiques mais tous terriblement justes … Articles de presse, lettres, discours, les formes variées rendent compte de sa verve orale aussi bien qu'écrite, de son mépris des convenances et surtout de son autodérision, même dans la maladie …
A tous ceux qui le connaissent, mais aussi à ceux qui veulent le découvrir : un texte incontournable !
Lien : https://missbouquinaix.com/2..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
alberthenrialberthenri   01 novembre 2017
Il y a de la fureur dans l'écriture de Terry. C'est la fureur qui a été le moteur du Disque-monde, et vous allez la découvrir dans ces pages : c'est la colère contre le directeur d'école qui a décrété que le petit Terry Pratchett de six ans ne serait jamais assez intelligent pour entrer en sixième, colère contre les critiques pompeux et ceux qui pensent que "sérieux" est le contraire de "drôle", colère contre ses premiers éditeurs américains incapables de publier ses oeuvres avec succès.
Neil Gaiman, préface.
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alberthenrialberthenri   06 novembre 2017

[A propos de son engagement contre la maladie d'Alzheimer ]

Sept cent mille malades atteints par la démence dans ce pays ne sont pas entendus. Moi, j'ai de la chance ; on m'entend. C'est hélas étonnant avec quelle attention on vous écoute quand on élève la voix en public et qu'on donne un million de dollars pour la maladie, comme je l'ai fait.
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MineyMiney   16 juin 2018
Je crois avoir peut-être causé beaucoup de mal au monde de la fantasy. Je ne me suis jamais franchement penché sur mon travail, mais quantité de gens pondent des mémoires et des thèses dessus. Je suis donc, apparemment, un auteur de fantasy post-moderne. Parce que j'ai ouvert une usine de préservatifs à Ankh-Morpork, d'après moi. Il faut reconnaître, le troll chargé de l'emballage se demande de quoi les femmes peuvent bien rire quand il emballe les modèles extralarges. Mais on n'imagine pas un distributeur de préservatifs dans la Terre du Milieu. Eh bien, moi, si, malheureusement. On n'en imagine sûrement pas non plus à Narnia, et il ne vaut mieux pas.
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MineyMiney   15 juin 2018
Personne ne m'a jamais appris à écrire. Personne ne m'a jamais dit ce que je faisais de travers. Mon premier roman a été publié par le premier éditeur à qui je l'ai envoyé. J'ai donc appris au fur et à mesure, et je me sens aujourd'hui gêné quand des lecteurs qui se lancent dans la série du Disque-Monde commencent par La Huitième Couleur et Le Huitième sortilège, qui ne sont pas à mon avis les meilleurs choix pour ça. C'est l'auteur qui vous le dit, mesdames et messieurs. Ne commencez pas le Disque-Monde par le début.
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MineyMiney   17 juin 2018
Pour comprendre ce monde-ci, il faut peut-être le regarder depuis un autre.
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Videos de Terry Pratchett (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Terry Pratchett
Extrait de "De bons présages" de Terry Pratchett et Neil Gaiman lu par Stéphane Ronchewski. Parution en numérique le 24 septembre.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/de-bons-presages
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