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Les Annales du Disque-Monde tome 21 sur 35
EAN : 9782266212014
448 pages
Pocket (20/11/2010)
4.18/5   298 notes
Résumé :
Une île a surgi entre Ankh-Morpok et le royaume de Klatch. Mais à qui appartient ce nouveau territoire ? La tension monte entre les deux peuples qui veulent se l'approprier. Les tentatives de négociation échouent, l'ambassadeur du Klatch est assassiné à son arrivée chez ses voisins. La guerre sera-t-elle la seule solution ? Le commissaire Vimaire tremble sous cette menace inédite et fera tout pour empêcher le conflit. Mais la folie s'est emparée des citoyens et des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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Encore un très bon cru des annales du disque monde. Déjà le 21ème tome et aucune lassitude ne vient poindre. Au contraire, plus j'avance dans la série, plus je m'attache à cet univers, plus je suis accro.

« Va-t-en-guerre » est un tome assez léger. Si les thèmes du racisme et de la xénophobie sont abordés dans le roman, il s'agit juste d'évocation et Pratchett ne pousse pas trop loin ces thématiques. Il va davantage s'intéresser à la diplomatie et à la guerre dans un récit qui mise avant tout sur l'humour. Ce tome qui met en scène les agents du Guet est vraiment hilarant. On a droit à un festival du duo Chicard-Côlon. Certains passages les mettant en scène sont parmi les choses le plus drôles que j'ai lu de toute ma vie. Il faut dire que leur duo est parfois complété par un Vétérini plus retors que jamais et la dynamique entre le patricien et les deux pieds nickelés est d'une efficacité comique totale. Les personnages secondaires sont également très bien utilisés et offrent des scènes tordantes magnifiées par des dialogues aux petites oignons et une traduction au top du fabuleux Couton. Raymond, le zombi du guet, et Leonard de Quirm m'ont particulièrement fait marrer.
J'ajoute que le récit est parfaitement construit et mené. Certains romans des annales du disque-monde ont parfois un côté foutraque, qui ne me dérange nullement, mais ici ce n'est pas le cas. L'intrigue est vraiment solide et Pratchett la mène à la façon d'un Vétérini, avec 3 coups d'avance.

Je ne cesse de le répéter à chaque tome que je lis mais franchement on ne peut pas dire autre chose, Pratchett c'est un régal, un délice, du bonheur. Ces bouquins font un bien fou.

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" Tout le monde les mains en l'air !!!
Ceci est une prise d'otage en bon et du forme !!
Vous allez tous déposer les livres que vous êtes en train de lire au sol, sans mouvements brusques et sans faire d'histoire !!
(…)
Bon d'accord, je suis pas un mauvais bougre, si certains d'entre vous veulent glisser un marque-page dedans, je vous autorise... Mais attention au moindre mouvement suspect, je déchire les trois dernières pages !! "

" Mes revendications sont simples : Je demande à ce que chacun achète un exemplaire de " Va-t'en-guerre " de Terry Pratchett et le lise !
Sinon je déchire les trois dernières pages du livre que vous venez de poser , na !!! "
(…)
" Et puis, c'est un vachement bon livre en plus :
Imaginez qu'à équidistance de deux des plus florissantes nations du continent surgissent de sous la mer une nouvelle île, un nouveau territoire à conquérir, à réclamer par ces deux pays... A qui qui l'est le bout de terre, hein ?
Arrive en ville le représentant de l'Empire Klatchien pour essayer de surpasser cette aporie (oui, parfaitement, " aporie ", vous chercherez dans le dico, bande d'ignares-z'incultes...) Et là : PAF !! V-là t'y pas qu'on lui tire dessus ! Tout de suite, c'est la guerre, on recrute à tout va, on se prépare à traverser l'océan pour effectuer le débarquement (sans majuscule, celui-là... Faut pas pousser, c'est un roman pour se marre tout de même...)
Alors vous me direz : " que fait la Police ? ", et bien je vous répondrais : " alors déjà, on dit "le Guet " dans la série des romans éponymes "…
… Et puis, le Commissaire Vimaire, il fait ce qu'il peut, enfin, comme bien souvent, il commence par démissionner... Il faut dire que comme le Patricien (le grand dirigeant de la ville) a diparu lui aussi... Mais bon, ne vous en faites pas pour lui, il s'est adjoint les services du Sergent Colon et du Caporal Chique alors... "

" Alors, me direz-vous, vos revendications sont ignobles, moi qui ne lit que du roman policier nordique...
- Qu'à cela ne tienne, vous répondrai-je, je vous offre une intrigue policière digne de l'assassinat d'un obscur Président étasunien :

" Et le prince s'est écroulé lorsque vous l'avez rejoint ? Une flèche dans le dos ? Il vous faisait toujours face ?
- Oui, monsieur le commissaire. J'en suis sûr. Tout le monde tournait en rond, évidemment...
- Il a donc été touché dans le dos par un archer devant lui qui n'avait pas la force de se servir de l'arme avec laquelle il ne lui a pas tiré dessus de la mauvaise direction... "

- Mais moi, je ne lis que de la Haûûûûte Philosophie...
- Et bien, j'ai ce qu'il vous faut :

"C'est parce-qu'il tenait à l'existence de conspirateurs. Il valait mieux envisager des hommes dans une salle enfumé, devenus fous et cyniques à force de privilèges et de pouvoir, en train de comploter en sirotant une fine. Il fallait s'accrocher à ce type d'image, car on risquait sinon de devoir se rendre à l'évidence, que les malheurs avaient pour cause des gens ordinaires, des gens qui brossaient leur chien et racontaient des histoires à leurs enfants pour les endormir mais étaient ensuite capables de sortir commettre des atrocités sur d'autres gens ordinaires. C'était tellement plus facile de tout leur mettre sur le dos à eux. C'était affreusement déprimant de penser qu'eux, c'était. nous. Si c'était eux, alors rien n'était la faute de personne. Si c'était nous, qu'advenait-il de moi ? Après tout, je suis l'un de nous. Forcément, je ne me suis jamais vu comme l'un d'eux. On est toujours l'un de nous. Ce sont eux les responsables des malheurs. "

Alors, hein ?... z'avez vu ?
Et pour ceux d'entre vous qui ont des préoccupations plus oecuméniques :

" La nuit s'abattit sur le désert. Elle survint brusquement, violette. Dans l'atmosphère limpide, les étoiles transpercèrent la voûte céleste, rappelant à l'observateur méditatif que ce sont les déserts et les régions en altitude qui ont vu naitre les religions. Quand l'homme ne voit rien d'autre que l'infini insondable au-dessus de lui, il éprouve toujours le besoin pressant, impérieux, de trouver quelqu'un à interposer. "

Donc vous voyez, je ne sais pas ce qu'il vous faut de plus !
Bon vous pouvez tous baisser les bras, va...
… C'est plus facile pour lire...

(…)

C'est ainsi que j'avais conçu ma critique...
Bien avant les événements de la semaine dernière...
Je me suis longtemps demandé si j'allais la reprendre et puis...
Je n'ai juste rajouté que cette courte conclusion et une petite pirouette de clown :

Je suis sûr qu'à Ankh-Morpork et dans l'Empire de Klatch, ils sont aussi Charlie si on leur demande...
... Bon, ils râleront beaucoup, mais ils ont un bon fond...
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J'ai adoré ce tome guerrier ! Avec le guet ,on est jamais déçu et une fois encore je me suis régalée de leurs histoires ! Chicard et Colôn en tête , qui sont vraiment un duo comique sans le savoir ^^ Et j'ai aussi particulièrement aimé le général Rouille , un fin tacticien dont les conversations avec Vimaire sont un must ! Bien sûr Carotte, Angua et le reste de la clique ne sont pas en reste :)Non vraiment il n'y a rien à jeter dans ce tome parfaitement construit et drôle , tout en préservant un petit suspens sur le déroulement de cette guerre Ankh-morpok/Klatch !. Un petit bijou à déguster !
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Qu'est ce que j'ai ri !

Pratchett (et son frère en esprit Couton, génial traducteur), ça fait du bien, c'est fou ! Quel génie !

Dans ce tome-ci, où on retrouve le Guet (et où on comprend pourquoi ces tomes sont souvent les préférés des lecteurs), la rigolade est quasiment ininterrompue du début à la fin.

Sur un sujet on ne peut plus sérieux et triste, en plus, à la base : la guerre.

Ici, il n'y a pas de détour, rien à deviner, le sujet est clair et sans appel : comment les êtres humains se bouffent le nez (au sens propre, dans le livre, parfois, lol) pour des possessions illusoires...

C'est tellement bien écrit, bien décrit, tout en nous faisant rire à longueur de pages, que c'est juste que du bonheur.

Ici, le comique fonctionne par duos : Chicard/Côlon, Vétérini/Léonard, Vimaire/Désorganiseur de poche, Les deux qui se tapent dessus sur l'île pour des raisons stupides et dont je ne me souviens plus les noms.
Quoi que quelques cas isolés comme Raymond le zombi sont gratinés aussi !
C'est savoureux et jubilatoire. Et comme toujours, tellement profond.

Et on finit par apprécier Vétérini le Rusé, même si on ne peut que plaindre Sire Samuel (Vimaire) sur la façon dont il est amené là où il ne veut pas aller...

Bref, je vais finir comme à chaque fois : Pratchett, c'est bon, lisez-en ! :)))

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Je lis un ou deux Pratchett par an car je souhaite m'en garder pour le futur. Cette année je découvre le tome 21 qui traite de la guerre ou plutôt des raisons qui poussent des peuples à entrer en guerre. Et si ce livre est très drôle comme d'habitude avec Pratchett, il entre en résonnance avec l'actualité quand on regarde le conflit Russo Ukrainien.

Cette satire devrait être lue pour comprendre, appréhender comment les foules et les individus agissent et réagissent. C'est à la fois drôle et grinçant. Il y a de la psychologie et voire même de la philosophie.

Si ce n'est pas le plus drôle des tomes, parfois il vous flanque carrément le cafard, c'est surement l'un de ceux qui amène à réfléchir.

Et voici ce que je retiendrai de ce roman :

"C'était parce qu'il tenait à l'existence de conspirateurs. Il valait beaucoup mieux imaginer des hommes dans une salle enfumée, devenus fous et cyniques à force de privilèges et de pouvoir, en train de comploter en sirotant une fine.

Il fallait s'accrocher à ce type d'image, car on risquait sinon de devoir se rendre à l'évidence, que les malheurs avaient pour cause des gens ordinaires, des gens qui brossaient le chien et racontaient des histoires à leurs enfants pour les endormir mais étaient ensuite capables de sortir commettre des atrocités sur d'autres gens ordinaires.

C'était tellement plus facile de tout leur mettre sur le dos à "eux". C'est affreusement déprimant de penser qu'"eux", c'était "nous". Si c'était "eux", alors rien n'était la faut de personne. Si c'était "nous", qu'advenait-il de "moi" ? Après tout, je suis l'un de "nous". Forcément. Je ne me suis jamais vu comme l'un d'"eux". On est toujours l'un de "nous". Ce sont "eux" les responsables des malheurs."
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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
C'était parce qu'il tenait à l'existence de conspirateurs. Il valait beaucoup mieux imaginer des hommes dans une salle enfumée, devenus fous et cyniques à force de privilèges et de pouvoir, en train de comploter en sirotant une fine. Il fallait s'accrocher à ce type d'image, car on risquait sinon de devoir se rendre à l'évidence, que les malheurs avaient pour cause des gens ordinaires, des gens qui brossaient le chien et racontaient des histoires à leurs enfants pour les endormir mais étaient aussi capables de sortir commettre des atrocités sur d'autres gens ordinaires. C'était tellement plus facile de tout leur mettre sur le dos à eux. C'était affreusement déprimant de penser qu'eux, c'était nous. Si c'était eux, alors rien n'était la faute de personne. Si c'était nous, qu'advenait-il de moi ? Après tout, je suis l'un de nous. Forcément. Je ne me suis jamais vu comme l'un d'eux. On est toujours l'un de nous. Ce sont eux les responsables des malheurs.
C'était à peu près le moment, dans sa vie antérieure, où Vimaire débouchait une bouteille et ne se souciait pas trop du contenu dès lors que ça pouvait décaper la peinture...
(ed. poche, p. 211)
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C'était typique de Léonard de Quirm : il tirait des conversations de nulle part, il voyait dans chacun un ami intéressé et présumait qu'on était aussi intelligent que lui.
(ed. poche, p. 97)
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On lui avait donné de quoi manger dans une assiette, une assiette e bois, et elle avait laissé son côté lupin s'en repaître tandis que l'humain fermait les yeux et se bouchait le nez. Ainsi qu'un bol d'eau relativement douce selon les normes d'Ankh-Morpork. Du moins distinguait-elle le fond du bol.
(ed. poche, p. 240)
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Le démon hésita. "Y a un manuel pour les humains ? fit-il.
- Ce serait une sacrée bonne idée ! dit Vimaire"
(ed. poche, p. 159)
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[...]" Ils ont demandé s'ils devaient vous détacher, mais j'ai répondu que vous n'aviez pas eu assez de repos ces derniers temps, poursuivit Carotte.
- Capitaine, mes bras et jambes sont engourdis comme si on les avait endormis... commença Vimaire.
- Oh, bravo, monsieur, c'est déjà un début.
- Carotte ?
- Oui, monsieur ?
- Je veux que vous écoutiez attentivement l'ordre que je vais vous donner.
- Certainement, monsieur le commissaire.
- Comprenez bien, il ne s'agit pas d'une requête, d'une suggestion ou d'une espèce d'allusion.
- J'ai compris, monsieur le commissaire.
- Comme vous le savez, j'ai toujours encouragé mes agents à penser par eux-mêmes plutôt qu'à m'obéir aveuglément, mais il est parfois nécessaire dans toute organisation de suivre les instructions à la lettre et sans délais.
- Oui, monsieur.
- Détache-moi tout de suite, sinon vous aller regretter toute votre vie de m'avoir détaché !
- Euh... monsieur, vous n'avez pas fait attention, je crois, mais il y a une incohérence dans...
- Carotte !
-Bien sûr monsieur le commissaire. "
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Vidéo de Terry Pratchett
Extrait de "De bons présages" de Terry Pratchett et Neil Gaiman lu par Stéphane Ronchewski. Parution en numérique le 24 septembre.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/de-bons-presages
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