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Charlotte Volper (Autre)Patrick Couton (Traducteur)
EAN : 9782266296366
368 pages
Éditeur : Pocket (11/02/2021)
4.02/5   40 notes
Résumé :
Un trouble malaise s'est emparé du Causse. Les chouettes et les renards le perçoivent, et Tiphaine Patraque aussi à travers ses chaussures. Un vieil ennemi rassemble ses forces. Or, comme le dit la kelda des Nac mac Feegle, « le vwale est fragile entre les mondes et se daekire facilmaet. » C'est un temps de déclins et de recommencements, d'anciens et de nouveaux amis, et de frontières incertaines. Un temps où le fardeau de la succession s'abat sur une jeune sorcière... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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lyoko
  18 septembre 2017
Je savais qu'un jour ou l'autre j'allais retourner visiter le disque monde. J'avais pensé relire toute la série.. un jour. Mais de voir que Terry Pratchett avait malgré son décès encore bien des choses à dire sur le disque m'y a fait revenir plus tôt que prévu.
Thiphaine a bien du soucis a se faire suite à une succession inattendue et au retour d'un vieil ennemi. Mais les Nac mac Feegle sont là pour l'(aider.
Un tome du disque vraiment très emprunt de nostalgie et ce pour différentes raisons. Tout d'abord, et bien évidemment à cause de la mort de l'auteur. de plus j'ai comme gros défaut (quand ils sont courts.. parce que quand ils font 15 pages je les zappent en général) de lire les postfaces et remerciements en premier. Et là bien évidemment il y a un texte très touchant d'un ami de l'auteur... du coup je pense que cela ne m'a pas aidé pour sortir de cette atmosphère.
Ensuite parce que la mort ( le personnage masculin) a lui aussi un discours nostalgie quand il vient chercher un certain personnage (qui est un de mes préféré sur le disque). Alors bien évidemment si les personnages s'y mettent aussi c'était peine perdue.
Il est bien évident que ce roman n'était pas réellement terminé, et puis que la maladie de Pratchett n'a pas fait non plus pour qu'il soit à son meilleur niveau. L'humour reste là mais bien moins présent et on ressent trop de redite. Mais malgré tout ça je suis toujours une fervente admiratrice du travail de l'auteur et encore plus quand on se rend compte des efforts incommensurables qu'il a du faire pour écrire et rester dans le fil. Je suis bien consciente également que seul il l'aurait jamais pu y arriver. Mais le disque monde reste ce qu'il est un incroyable monde ou tout est possible et ou j'ai passé sans doute mes meilleurs moments de lecture (il y en a bien d'autres bien sur).
Je tenais donc à remercier du plus profond de mon âme et de mon coeur cet énorme auteur qu'était, est et sera toujours Sir Terry Pratchett.
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Torellion
  14 mai 2021
Attention spoil :
C'est avec une certaine émotion que j'ai, comme beaucoup, décidé de lire le dernier tome des annales du Disque-Monde. Acheté le jour de sa sortie en France, il attendait patiemment sur l'étagère depuis tout ce temps. Alors c'est évident, l'ultime roman d'un auteur que l'on pensait immortel comme ses personnages, ça vous pose l'ambiance.
La disparition de Terry Pratchett, c'est comme l'ouverture de ce 41ème tome sur la mort de Mémé Ciredutemps : inconcevable, inimaginable, désolant, mais la vie continue et doit continuer de la plus belle des façons. Ce sera tout le sens de cette aventure où Tiphaine Patraque, propulsée héritière de Mémé sera confrontée à une ultime invasion des elfes dans le monde des hommes.
Il y a bien sûr peu d'actions dans ce volume, certains passages n'apportent rien (Tiphaine à Ankh par exemple) et on reste sur sa faim avec le personnage de Méphistophélès. Peu de personnages évolue, et Mme Persoreille me direz-vous ? Oui, certes, mais … à la vitesse de la lumière. C'est un peu déroutant. Tout comme de voir, la chtite michante sorcieure jaeyante rire !
Bref, il y a fort à parier, comme l'indique la postface, que l'auteur aurait retouché de nombreux points, développé certaines trames, retiré ceci ajouté cela, mais ce roman nous permet aussi de mesurer tout le travail auquel se livrait Terry Pratchett. Et je préfère y voir une transmission, une sorte de synthèse où Tiphaine serait le lien entre le monde d'avant et le monde d'après, entre le monde des Rincevent, Cohen le Barbare, et Mémé Ciredutemps, et le monde du fer, des Igor et où les mages se retrouvent pour jouer au foot !
Un dernier tome pour la route, avant de se relire avec émotion la saga toute entière. Myards !!!!
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culturevsnews
  11 mars 2021
Comme l'explique Rob Wilkins dans la postface, Terry Pratchett n'avait en fait pas fini d'écrire ce livre lorsqu'il est mort. Les méthodes de travail de Pratchett, telles que décrites par Wilkins, consistaient à écrire des scènes et à les assembler, à trouver l'histoire, puis à réécrire et à ajouter des scènes. Nous avons ici quelque chose qui n'est pas tout à fait le processus final de ce processus. Nous avons quelque chose qui peut être lu, de manière cohérente, du début à la fin comme un récit, mais qui n'est pas tout à fait formé.
Il y a, comme le dit Wilkins, un début, un milieu et une fin. Mais il est clair que certaines parties ont été plus travaillées que d'autres. Il y a une écriture absolument atroce dans les premiers chapitres - des phrases simples du niveau de Terrance Dicks en pilotage automatique et des dialogues du type " comme vous le savez, votre père, le roi ", sans aucun soupçon de caractérisation (ce qui n'est pas arrangé par une édition bâclée). Cela m'a d'abord inquiété, car Pratchett étant mort de la maladie d'Alzheimer, je commençais à penser que ses facultés avaient tellement décliné au cours de ses derniers mois que l'écrivain que j'aimais tant était parti avant d'avoir écrit ceci.
Mais vers la page soixante ou soixante-dix, le style d'écriture commence à s'améliorer de façon spectaculaire, et il est évident que Pratchett ne perdait pas ses facultés d'écrivain - l'écriture des premiers chapitres est manifestement une esquisse de ce qui aurait été là, un squelette sur lequel il aurait ajouté la caractérisation et le style de prose s'il avait pu faire d'autres brouillons.
D'autres signes indiquent que le livre était inachevé. Il y a une intrigue secondaire - impliquant Geoffrey et les vieillards - qui comporte quelques scènes, mais qui aurait clairement pu être beaucoup plus étoffée si Pratchett avait pu terminer le livre comme il le souhaitait. L'apogée est précipitée et plutôt insatisfaisante.
Mais les quelque deux cent cinquante pages du milieu du livre sont à la hauteur des autres livres de Tiffany Aching, et ce n'est pas peu dire. Il s'agit clairement d'un " dernier livre sur les sorcières " - tout le monde revient pour une dernière fois, y compris quelques apparitions inattendues, et c'est un livre sur la mort. Pratchett n'avait pas inclus la Mort, qui était apparue dans tous les romans du disque jusqu'à son diagnostic, dans les deux derniers livres, ce qui est compréhensible, mais elle revient ici, et de manière tout à fait appropriée.
L'intrigue secondaire de Geoffrey, aussi esquissée soit-elle, est clairement le reflet du tout premier livre sur les sorcières qui clôt l'histoire là où elle a commencé, mais on trouve ici des échos de nombreux autres livres.
Il est très, très difficile de juger ce livre objectivement. Je suis un fan de Pratchett depuis un quart de siècle, depuis qu'à onze ans j'ai lu Sourcery et que j'ai supposé que "Terry Pratchett" devait être un pseudonyme de Douglas Adams, car qui d'autre pourrait écrire comme lui ?
Maintenant, bien sûr, je connais la différence. Adams était un cynique - un écrivain très drôle, mais superficiel, capable de voir le monde uniquement à travers un filtre de colère et de désespoir. C'était un grand auteur comique, mais limité.
Pratchett, en revanche, était sage et d'un esprit plus doux. Pratchett, comme Adams, pouvait être enragé par les folies du monde, mais il pouvait voir qu'il y avait d'autres choses dans le monde. Par tempérament, je suis plus proche d'Adams, mais j'aime à penser que quelque chose de Pratchett a déteint sur moi.
Et c'est là le problème. C'est la dernière oeuvre de quelqu'un qui a influencé ma pensée et ma vie d'une manière que je ne peux pas résumer de façon sensée. Sans Pratchett, je n'aurais pas les amis que j'ai, je ne penserais pas les choses que je fais, je ne serais pas la personne que je suis.
Alors oui, c'est un premier jet, une esquisse du livre qu'il aurait dû être. Mais le livre dont il s'agit d'une esquisse aurait pu être son meilleur, et même dans cet état, il constitue une conclusion bien plus appropriée au Discworld et à la carrière de Pterry que Raising Steam, qui aurait pu être son pire.
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helenelouisechimere
  24 mai 2016
Terry Pratchett a toujours beaucoup communiqué à propos de la maladie qui l'a atteint si précocement. Un thème récurrent était qu'il ne souhaiterait plus vivre à partir du moment où il ne serait plus capable d'écrire. Énergique et infatigable, Terry Pratchett s'est équipé d'un système de traitement de texte avec reconnaissance vocale pour pouvoir continuer à écrire, s'est adjoint un secrétaire particulier. Plusieurs livres fantastiques ont été écrits pendant cette période, donc le fantastique "Je m'habillerai de nuit", le tome précédant celui-ci.
Terry Pratchett avait été émis le voeu que ses romans non terminés ne soient pas publiés. Son ami, l'auteur Neil Gaiman, nous a également informé du fait que la version de l'événement clé présent en tout début de ce dernier roman des Tiphaine n'était pas présenté de la manière dont l'avait souhaité l'auteur (à la lumière de ses convictions, on comprend aisément pourquoi).
Terry Pratchett aurait-il souhaité que ce dernier roman soit proposé tel quel à ses lecteurs ? Je ne le pense pas.
J'ai démarré la lecture de ce roman juste après avoir relu toute la série, émue et heureuse de retrouver une dernière fois la patte inimitable de l'auteur...
Mais je ne l'ai pas retrouvée.
Le début du roman est satisfaisant, puis le doute survient et s'étoffe peu à peu. Les éléments majeurs du romans, les nouveautés, les événements font juxtaposés dans la fabrique de l'histoire. La lecture est agréable, puis devient de moins en moins fluide et même - sacrilège ! - ennuyeuse sur la fin ; j'ai même eu du mal à lire les derniers pages de ce livre.
Certaines idées, imaginatives et drôles, sont clairement du fait de l'auteur (le nouveau personnage et son bouc caractériel, la vocation de ce jeune garçon). Les clins d'oeil et les blagues sont bien de Terry Prattchet, mais le plus souvent recyclées. Plus grave, les personnages sonnent faux, surtout à mesure qu'on avance dans le livre. Nounou Ogg est surjouée, Mémé Ciredutemps est cliché, les ch'tis hommes ne sont plus vraiment eux-mêmes.
Et Tiphaine... Tiphaine n'est plus là. Certes elle a encore grandi (toujours environ deux années s'écoulent d'un tome à l'autre) mais cela ne suffit pas à justifier les différences. Sa personnalité n'est plus la même, la personne qui la fait parler n'a pas saisi ce qu'elle était profondément. C'est difficile à exprimer, c'est un ressenti, mais il y a tout de même des éléments révélateurs. Un exemple ? Dans ce livre Tiphaine "éclate de rire" à plusieurs reprises. Or Tiphaine ne rit jamais. Elle est sérieuse, intense, tourmentée, ses joies sont profondes mais mesurées dans leur expression. Les pensées qui lui sont attribuées ne sont pas les siennes, ses atermoiements sont agaçants et déplacés.
La grande scène finale est fade et banale, on dirait de la fantasy classique dans tout ce qu'elle a de monotone, l'humour tourne à la farce - c'est bien simple, j'ai fini par lire en diagonale.
Je me suis souvent fait la réflexion que l'ambiance des romans du Disque-Monde était très semblable, pour l'esprit, l'humour et la sagesse malicieuse, aux Astérix de Gosciny et Uderzo.
En lisant ce dernier tome de la série Tiphaine, j'ai eu la même sensation de manque et de dissonance qu'en lisant les Astérix publiés après la mort de Gosciny : l'âme maîtresse de la création a disparu.
Ce roman plaira sans doute aux admirateurs de l'auteur, qui seront touchés d'entendre l'écho de son esprit brillant et généreux. Mais ils seront peut-être aussi peinés de constater à quelle point sa présence s'étiole au fur et à mesure du roman, jusqu'à disparaître complètement.
Finalement c'est peut-être une manière comme une autre de faire son deuil de Terry Pratchett ?
Pour ma part je préférerai à l'avenir relire ses anciens livres - par bonheur si nombreux.
Mon jugement n'est qu'une impression personnelle bien sûr. Cependant, quand arrivée aux dernières pages, j'ai lu la note explicative à propos de la rédaction de ce roman, mes soupçons ont été confirmés. Malgré l'assurance que ce roman avait bien été écrit par l'auteur lui-même, la présentation de sa technique d'écriture (par bribes mélangées, les scènes écrites dans le désordre, avec un travail colossal ensuite de mise en forme puis un peaufinage incessant) indique bien à quel point Terry Pratchett n'avait pas fini "La couronne du berger". On comprend alors pourquoi il n'avait pas souhaité que ses romans inachevés, ces esquisses brutes, ne soient publiées - son perfectionnisme ne le permettait pas.
Un bel hommage à l'auteur, mais un livre superflu.
Le dernier roman des Tiphaine Patraque restera pour moi "Je m'habillerai de nuit" ; je ne relirai pas celui-ci...
Lien : http://editionsdelachimere.e..
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karkarot
  02 septembre 2020
Et ben moi aussi j'ai versé ma petite larme !
Comme le révèle un autre "critiqueur", il n'y a pas que la mort de Pratchett à pleurer à travers ce livre, le dernier des Annales du Disque Monde.
Mais bref, juste quelques lignes pour vous dire ce que j'en pense : Cette Couronne du Berger est moins aboutit que les précédents tomes, puisque l'auteur n'a pas eu le temps de le retoucher aussi longtemps que le reste de son oeuvre. On se retrouve donc avec un livre moins chiadé, avec moins de petites intrigues passagères, avec une structure plus classique et un déroulement plus linéaire. Mais c'est toujours du Pratchett, pas de doute, ce sont ses personnages, son univers, sa patte, son humanité.
Il me reste bien des livre de cet auteur merveilleux à lire, alors je ne suis pas encore trop triste, mais déjà, après cette clôture des annales, je me dois de dire un grand merci à Terry pour tous ces rires et ces émotions prodigués à travers ses mots, et un grand bravo, encore à Patrick Couton pour ses traductions toujours fabuleuses !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   13 septembre 2017
Le père du seigneur Tournant avait hérité du titre de son propre père, un grand entrepreneur en bâtiment, ainsi que de sa fortune, mais, ivrogne invétéré, il en avait gaspillé la quasi-totalité*

* Pour le père du seigneur Tournant, ce n'était pas du gaspillage, puisqu'il avait biberonné avec un plaisir indicible la fortune de ses ancêtres. C'est du moins ce qu'il croyait jusqu'au jour où il s'enivra si immodérément qu'il fit une mauvaise chute et tomba sur un guignol manquant singulièrement de peau sur les os, armé qui plus est d'une faux, un certain nombre d'années avant la date prévue.
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lyokolyoko   14 septembre 2017
"Continue de lire, mon garçon. Lire, c'est s'élever. Le savoir est la clé de tout".
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TaraxacumTaraxacum   12 décembre 2016
Évidemment, il y avait toujours tellement à faire. C'était comme si les gens ne pensaient pas aux conséquences de leurs actes quotidiens. Du coup, une sorcière tirée du lit devait enfourcher son balai en pleine nuit sous la pluie à cause d'un "Je voulais juste" et de ses petits copains "Je savais pas" et "C'est pas ma faute".
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ElidoreElidore   09 mai 2021
Pour tout dire, Nounou Ogg ne s'était ménagée en rien, et elle passait pour avoir l'esprit si large qu'on pouvait le lui sortir par les oreilles et s'en servir pour lui attacher un chapeau sur la tête.
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LuriaLuria   30 octobre 2016
Moi je ne me tiens pas pour un homme, maîtresse Tiphaine. Je ne me prends pour rien. Je ne suis que moi-même.- dit-il doucement.
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Videos de Terry Pratchett (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Terry Pratchett
Extrait de "De bons présages" de Terry Pratchett et Neil Gaiman lu par Stéphane Ronchewski. Parution en numérique le 24 septembre.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/de-bons-presages
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