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ISBN : 2841726886
Éditeur : L'Atalante (21/11/2014)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Par-dessus le raffut, Henri Roi brailla : « Comment s’appelle ce machin, tu m’as dit, mon gars ?
— Poutrelle-de-Fer, m’sieur, répondit Richard Simnel. Et, si vous nous autorisez à poser des rails, on peut vraiment vous montrer de quoi elle est capable.
— Des rails ?
— Ouais, m’sieur. Elle roule sur un chemin de fer, vous allez veir. »

Henri Roi a du flair et des moyens financiers : le chemin de fer a du potentiel. Alors ? c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  14 février 2017
L'évolution technologique est en route sur le disque.
Le domptage de la vapeur devient essentiel a l'évolution de la nouvelle trouvaille après le clic clac : le chemin de fer.
Vétérini mandate Moite pour gérer l'exploitation de cette nouveauté.
Pratchett toujours avec son humour a de nouveau trouvé le moyen de critiquer la société. Ici il encense les réfractaire au progrès et en fait des terroristes (une belle critique de ceux-ci et de la façon de leur mode de recrutement). Mais également il reste dans la lignée des précédents tomes en critiquant ouvertement le racisme, la mysoginie et bien d'autres.
Je sais que c'était ma dernière visite sur le disque monde... enfin pas tout à fait parce que j'aime tellement cet univers que j'y retournerais certainement en relisant des tomes écrit par ce grand auteur qu'était Sir Pratchett. Je referme bien évidemment ce tome 35 avec regret, nostalgie, mais je garde le sourire malgré tout, l'humour grinçant et décalé de Pratchett est fait pour ça.
Je note toutefois que la mort ne fait pas son apparition dans ce dernier volet.. et c'est dommage pour les puristes du disque c'est un sacré manque. Et puis ce dernier opus ne peut absolument pas se lire sans avoir lu certains des tomes précédents.
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Luniver
  12 décembre 2019
Avant de découvrir Pratchett, mes auteurs favoris étaient déjà tous morts : pas de surprises donc sur leur bibliographie, elle m'était connue d'avance et je devais faire avec. En parcourant le disque-monde et tous ses personnages attachants, la donne a changé : la série ne semblait ne pas avoir de fin, ce qui m'arrangeait bien puisque je n'en avais jamais assez. La mort de l'auteur a laissé un certain vide en moi, et j'ai même envisagé de me rendre à ses obsèques en Angleterre. Déraillé est donc resté un long moment dans ma bibliothèque, car j'ai eu bien du mal à me résoudre à lire le point final de son oeuvre.
Le cycle s'achève donc avec les aventures de Moite von Lipwig, désigné par Vétérini pour gérer une découverte qui va bouleverser le monde : le chemin de fer à vapeur ! Idéal pour doper le commerce, favoriser les relations internationales, et aussi occasion rêvée pour le dictateur de rejoindre dame Margolotta à l'autre bout du monde sans devoir organiser un voyage d'un mois.
Ce roman est assez classique dans sa structure : une invention inconnue hier et qui devient indispensable aujourd'hui, avec un tas d'habitants reproduisant un peu magiquement les mêmes comportements : fascination à regarder passer la machine, enthousiasme débordant en entendant le sifflet, … Pratchett développe aussi les sujets du féminisme et du racisme, avec les revendications sociales des gobelins à être inclus dans la société, l'affirmation de certains nains à se revendiquer .. naines malgré le port de la barbe, et les difficultés que représentent pour certains groupes la perte des traditions ancestrales.
Un roman plutôt agréable dans l'ensemble, même si je ne suis pas personnellement influencé par la magie des trains. Plusieurs petits pincements au coeur également (« tiens, c'est sûrement la dernière fois que je vois X ») qui a du me donner une impression générale de nostalgie qui n'existe sans doute pas pour un lecteur neutre.
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Arakasi
  11 mai 2017
Un beau matin, un petit jeune homme, tout couvert d'huile et de suie, fait son entrée dans le bureau de Henri Roi, principal entrepreneur d'Ankh-Morpok. Il se vante d'avoir inventé une machine merveilleuse : un véhicule capable de se déplacer tout seul grâce à la vapeur. Dès le lendemain, la nouvelle a fait le tour de la ville. Tous les badauds se pressent aux portes des entrepôts d'Henri Roi dans l'espoir d'apercevoir ou, encore mieux, de monter dans la fantastique locomotive. Dans son bureau, le Patricien Veterini fronce les sourcils. Qu'est-ce que c'est encore que ce bordel ? Mais, même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut arrêter la marche du progrès. Veterini le sait et, plutôt que de lui faire barrage, il préfère intelligemment l'encadrer. Pour se faire, il nomme à la tête de la toute nouvelle compagnie ferroviaire le très efficace Moite von Lipwig, ancien escroc et actuel directeur de la Poste et de la Banque d'Ankh-Morpok. Un poste beaucoup plus dangereux qu'il n'y parait, car tous ne regardent pas d'un oeil indulgent ladite marche du progrès. Dans les cavernes d'Uberwald, les fondamentalistes nains (si, si, sérieusement !) s'agitent et complotent… Attentats, sabotages, assassinats… Nombreux sont les obstacles sur le chemin de fer de l'avenir !
Snif… C'est avec un peu d'émotion que je referme ce dernier et ultime volume du Disque-Monde, tome que j'ai longuement hésité à lire, chagriné que j'étais à l'avance de cette séparation. Pas le meilleur de la série pourtant, en partie à cause d'une histoire traînant un peu longueur et d'un personnage principal sympathique, mais loin d'être aussi attachants et marquants que le furent Samuel Vimaire ou Mémé Ciredutemps. L'intrigue est agréable à suivre mais manque d'un fil directeur solide, malgré une dernière partie aussi énergique que satisfaisante. Mais passons sur les points négatifs et reconnaissons que j'ai pris un vif plaisir à cette dernière excursion dans l'univers de Sir Pratchett ! Son optimisme intelligent et son humour chaleureux me manqueront beaucoup, surtout dans les années qui s'annoncent. Il n'y avait que lui pour parler avec fraicheur de tolérance, de fraternité et de l'importante du vivre-ensemble, sans jamais verser dans l'emphase ou la naïveté. Heureusement, il me reste toujours toute ma collection des ouvrages du Disque-monde (dont certains comment à être franchement abîmés) à relire dans les moments de blues et de vague-à-l'âme. Pour se rappeler que l'humanité, quand on gratte un peu sous la croute de racisme et de médiocrité, ce n'est pas si moche que ça.
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Gaphanie
  16 juillet 2018
Le 35ème et dernier opus des annales du Disque-monde. Ben ça fait quelque chose quand même...
Richard Simnel débarque à Ankh-Morpork avec Poutrelle de Fer : c'est sa locomotive, il a réussi là où son père a échoué (et même laissé la vie) : domestiquer la vapeur.
Henri Roi accepte de financer ses travaux, voyant là une occasion en or de faire un peu oublier ... l'autre forme d'or (liquide) à laquelle il doit tout son or, et s'ennoblir un peu, à la grande fierté de sa "Duchesse", Effie, la femme de sa vie et compagne depuis tant d'années.
Le Patricien, aux aguets, flaire qu'il ne vaut mieux pas rester sur le bas-côté et contraint, ou mandate, selon le point de vue, Moite ("Légèrement humide", comme l'appellent les Gobelins) von Lipwig (si, si, vous savez, le gars des Postes et de la Banque, aussi, l'ancien escroc que Vétérini a failli faire pendre dans "Timbré") à veiller là-dessus et à développer le Chemin de fer hygiénique (qualificatif essentiel pour Effie Roi, et ce que femme veut....)
En fait, Vétérini rêve de se rendre plus souvent, plus discrètement et plus rapidement en Uberwald où règne son cher alter ego, Dame Margolotta... Il devra prendre son mal en patience, d'autant qu'une bande de nains dissidents embrigadés par les grags soucieux de préserver la vraie "nanitude", après avoir détruit (ou tentés de détruire) bon nombre de tours clacs, décident de profiter de l'absence de leur Petit Roi Rhys Rhysson, en visite diplomatique auprès du Roi Diamant des Trolls pour fomenter un coup d'état.
Rhys Rhysson, épaulé de ses alliés Vétérini et Margolotta, sera alors contraint de regagner précipitamment son trône en Uberwald, sous l'escorte de... Vimaire, bien sûr, qu'on retrouve avec grand plaisir, à toute vapeur sur la toute nouvelle ligne de train qui va jusqu'en Uberwald... Tellement nouvelle qu'elle n'est pas encore terminée au moment où il prend le départ. Pas de panqiue, Moite et Richard sont là aussi. Et Chicard Chique. Et Fred Côlon. Et les Gobelins. Faut pas sous estimer les Gobelins...
Bref, c'était le dernier.
Le Disque-monde semble s'être résolument engagé sur la voie de la tolérance et de l'ouverture, dans une société où nains trolls, humains et même gobelins peuvent enfin vivre en paix.
On retrouve dans Déraillé l'humour de Pratchett à son apogée. On croise la plupart des personnages qu'on a aimés, les grands absents étant les Sorcières et le Capitaine Carotte, que j'espérais croiser une dernière fois (surtout Mémé Ciredutemps, mon personnage fétiche). Même la Mort ne fait qu'une brève apparition de principe, en clin d'oeil. Vimaire est bien là, avec le Guet, mais ne tient pas le haut de l'affiche, loin de là. Les héros de l'histoire, ceux qui sont mis à l'honneur, ce sont Moite von Lipwig, désormais honnête (?) homme heureux et marié, Henri Roi, qui le méritait bien, il faut le dire, Richard Simnel et bien sûr Vétérini.
Un Vétérini différent, qui vieillit, qui s'angoisse pour la première fois en voyant les changements que la vapeur peut apporter au monde, mais... qui se ressaisit bien vite et montre et démontre qu'il n'a rien perdu de son intelligence et de son machiavélisme, même s'il a gagné en humour et en bienveillance... Hé oui, il a vieilli, quoi !
Tambourinoeud vaut aussi le détour dans cette aventure.
Bon, ben voilà, c'est fini, il n'y en aura plus, des aventures dans le Disque-monde...
Mais qu'est ce que c'était bien !!!
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Taraxacum
  03 décembre 2014
Le Disque-Monde, qu'on a connu en plein moyen-âge à ses débuts, s'engage résolument sur la voie de l'avenir. Après l'invention de l'imprimerie et de la presse, après les clacs, une version locale du télégraphe, après l'entrée de la police locale dans la modernité, voici qu'un jeune génie a inventé la vapeur, la locomotive, le chemin de fer....
Et comme toujours, tout se décante à Ankh-Morpok, avec quelques fanatiques religieux jetés dans le bouillon pour épicer l'histoire.
Troisième livre de la série consacrée au sympathique, et de plus en plus rangé, escroc qu'est Moite von Lipwig, Déraillé n'est accessible et compréhensible qu'aux personnes ayant lu les tomes précédents. Et pas seulement les tomes précédents de cette série d'ailleurs: qui n'aurait pas lu le Cinquième éléphant, par exemple; ne comprendrait pas grand chose à l'histoire, mais il y a aussi beaucoup d'éléments qui se sont décantés dans Jeux de nains, par exemple, ou dans Coups de tabac.
L'inconvénient, c'est que tous ces lecteurs avertis, justement, trouveront que ce n'est pas du même niveau , que le scénario surtout est moins riche que le si excellent Jeux de nains, pour le citer à nouveau, que certains personnages clopinent un peu au lieu de courir, mais ils sont après tout vu du point de vue de Moite. Que Vimaire soit vu différemment par les yeux de l'escroc, moins nuancé, que quand on est dans la tête du commissaire, est ce si étonnant? Certes, mais sur 400 pages et quelques brouettes, c'est un peu frustrant de trouver un personnage trop caricaturé de sa propre légende.
Est ce si grave? Certains des volumes précédents étaient des chefs d'oeuvre et si Déraillé est un peu plus faiblard, il reste un tel bonheur à retrouver des personnages aimés, un monde qui nous a entraîné dans des milliers de kilomètres et de pages... La magie du Disque-Monde cède peu à peu la place à la science, un peu de l'enchantement s'en va, mais cela reste le Disque-Monde, et si je ne le relirai peut-être pas tous les ans comme certains de cette même série, Déraillé reste une plongée heureuse dans un univers aimé et je l'ai dévoré !
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   08 février 2017
Subséquemment - pour tout dire et pour être précis un quart d'heure plus tard -, Moite von Lipwig fut arraché aux bras de Morphée par la poussée nettement moins délicate d'une lame appartenant à un garde du palais d'Ankh Morpork, une race qu'il n'appréciait guère de toute manière car ils étaient imperturbables et bêtes. Il fallait reconnaître que les agents du Guet municipal aussi, de l'avis de Moite, mais eux au moins étaient la plupart du temps d'une bétise créative autant qu'amusante, ce qui les rendait plus intéressants. Après tout, on pouvait leur parler et donc leur embrouiller la cervelle, alors qu'avec les gardes du palais... eh bien, ils ne savaient qu'aiguillonner de la pointe de leur épée, et ils avaient le coup de main. La sagesse conseillait de ne pas les contrarier ; très au fait de la procédure de telles interventions. Moite s'habilla en bougonnant et les suivit vers le palais, et indubitablement vers une audience avec le seigneur Vétérini.
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lyokolyoko   09 février 2017
La voiture passa devant un grand nombre de bâtiments de ce type, autant de petits palais sûrement pour leurs occupants qui avaient fui la rue Coquebec, la rue Montsoue ou les autres quartiers dont les résidents s'imaginaient encore capables d' "améliorer leur condition", un exploit réalisable le jour béni où ils auraient "un petit nid bien à eux". C'était un rêve envoûtant quand on ne regardait pas de trop près des termes comme hypothèques, remboursements, expropriation et faillite, et la petite bourgeoisie d'Ankh-Morpork, qui s'estimait piétinée par la classe au-dessus et injustement volée par celle au-dessous, faisait la queue avec l'argent emprunté pour acheter, par traites échelonnées, son propre petit Oi Dong*.

* Oi Dong étant l'équivalent de paradis terrestre.
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lyokolyoko   10 février 2017
Si je me souviens bien, quand Veterini vous fera premier baron du chemin de fer, vous aurez droit à six boules d'argent sur votre couronne. Un titre de chevalier? Pfff! Vous pourriez être baron du jour au lendemain.j'imagine que dame Roi serait très impressionnée devant un homme a six boules.
Henri grogna. " Ca ferait une drôle de surprise a la bourgeoise!"
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lyokolyoko   11 février 2017
La veille, on n'y pensait pas, mais a partir du lendemain on ne saurait plus vivre sans elle. C'était le propre de la technologie. Elle était l'esclave de l'humanité, mais, par certains cotés, c'était sans doute l'inverse.
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lyokolyoko   07 février 2017
(...) Et comment va monsieur Un-peu-humide?
- Moite, c'est mieux, mon ami, et vous savez sûrement que mon mari n'aime pas le nom que vous, les gobelins, lui avez donné. Il croit que vous le faite exprès.
- Voulez qu'on arrête ?
- Oh non ! C'est pour lui une bonne leçon d'humilité. Il aurait bien besoin d'aller à l'université sur ce plan là, je trouve.
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Vidéo de Terry Pratchett
Beignets de prédiction, grimoires volants, serpillière enchantée et pilleur d'âmes... Bienvenue dans le monde ensorcelant de Magic Charly! Audrey Alwett nous plonge dans une aventure de grande fantaisie, à la croisée des univers de Terry Pratchett, J.K. Rowling et Myazaki. A découvrir en librairie.
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