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ISBN : 2844850421
Éditeur : Allia (31/08/2000)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Une jeune fille tente d’échapper à l’emprise du couvent, qui reste pour elle auréolé de mystères, mystères agissant comme des brûlures. La candeur est alors une rose qui se consume vite.
Pouvoir d’évocation, simplicité, pudeur et densité : tout un univers poétique affleure dans ce récit, aussi intense qu’émouvant, et qui mérite d’être hissé au rang des grands textes de la littérature italienne contemporaine. Il suscita en particulier l’admiration d’Aldo Pala... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bookycooky
  10 octobre 2018
Dolorès Prato ( 1892- 1983 ) est une écrivaine, poétesse italienne.
Ce court récit de 44 pages, inspiré de l'enfance malheureuse de l'auteure, qui abandonnée par sa mère, non reconnue par son père et laissée aux bons soins d'un oncle dans les ordres, se voit confier à un couvent de religieuses cloîtrées.
Dans la fiction la mère est morte, la jeune fille a une soeur, et la vie dans le couvent est devenue une épreuve pour l'adolescente qui reçoit une lettre de l'oncle, immigré en Amérique du Sud.......
Les religieuses la menace de « Brûlures »,si elle décide de partir du couvent et explorer les mystères terrestres, abandonnant les mystères célestes.....
Une nouvelle pleine de poésie, une première approche à une grande écrivaine méconnue du grand public.
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michfred
  15 octobre 2018
Une brûlure, vive, de celles qui réveillent, vous rappellent que vous êtes vivante, quand on veut vous confiner, vous enfermer, vous écraser sous le poids d'une reconnaissance humiliante, d'une dévotion de commande, d'une contrition malsaine.
Une brûlure joyeuse, comme celle d'un coup de soleil, une brulure énergique comme celle de la vague qui claque sur la peau, une brûlure passionnée, parfois brutale, comme celle de l'amour...
Cette petite nouvelle impertinente et frondeuse de Dolores Prato m'a remplie d'aise! Elle fut un des rares écrits de l'auteur à connaître prix et succès.
En 80 pages, d'une plume alerte, aiguë, sans mâcher ses mots, Dolores raconte son émancipation du couvent qui l'a recueillie et élevée en tablant sur la reconnaissance de cette jeune pupille et la peur savamment distillée des "brûlures" du monde extérieur pour la garder, recluse, entre ses murs.
Mais on n'enferme pas un feu follet, on ne retient pas un papillon, on n'empêche pas une rose de s'ouvrir sous la brûlure chaude du soleil...
Un régal.Et, pour moi, la découverte d'un grand écrivain.. .
C'est aussi ce que semble penser la critique, maintenant que vient d'être traduit et publié , enfin, dans sa version originale -loin des coupes scandaleuses pratiquées dans le manuscrit par Natalia Ginzburg à qui Dolores Prato l'avait malencontreusement confié - son grand livre- testament Bas la place, y'a personne.
Il ne s'agit plus de 80 pages, cette fois, mais de près de
900...
Si elles sont de la même veine que ce petit bijou, voilà de grandes joies en perspective!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Alice_Alice_   29 août 2018
De cet oncle je conservais en tout et pour tout un souvenir, une bague et une promesse. Le souvenir c'était celui de ses retours de la chasse, quand il donnait à manger à la chouette, attachée à un billot par une chaînette. A chaque petit morceau de poumon qu'il lui tendait sur la point des ciseaux, celle-ci faisait une révérence et lui me disait : "Apprenez la politesse." La bague, il m'en fit cadeau au moment où il allait partir pour l'Amérique et le cérémonial fut tel qu'il me donna l'impression de posséder un joyau chargé de valeurs intrinsèques et historiques. et c'est également à ce moment-là que naquit, comme un rêve, la promesse. Il m'avait demandé ce que je voulais qu'il m'envoie de là-bas et j'avais répondu : "Des papillons, de toutes les couleurs, grands comme ça". Et j'avais grand ouvert mes deux mains l'une à côté de l'autre. L'oncle me les avait solennellement promis, mais il n'étaient jamais arrivés ; et moi qui les avais longuement annoncés à mes compagnes, j'avais été mortifiée par cette vaine attente; mais au fond de moi-même je les attendais toujours.
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Alice_Alice_   29 août 2018
J'enlevai la rose et j'allais la froisser entre mes mains, pour la détruire, plus que pour la cacher, mais je la vis.
Elle était si parfaite, si rouge, elle ne demandait que la caresse du regard, redoutant le contact des doigts. Là où les pétales sont le plus serrés on aurait dit que son coeur battait, et en même temps elle répandait son souffle parfumé. C'était une créature qui me regardait, me montrant sans pudeur sa beauté. J'eus honte d'elle, si ouverte et si rouge, mais je ne pus l'abîmer en la serrant dans mon poing. Je la tins à la main comme les nonnes tenaient leur cierge pour la procession, mais plus près de mon coeur, parce qu'elle ne brûlait pas, elle embaumait seulement. Je baissais les yeux vers mon coeur, en regardant le coeur vivant de la fleur, (...).
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michfredmichfred   15 octobre 2018
Mais pour continuer mes etudes, j'abandonnai à nouveau la clôture du couvent, et dans un mouvement si spontané que je ne m'en rendis compte qu'apres qu'il fut arrivé, je rompis aussi la clôture que je m'étais imposée à moi-même.
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michfredmichfred   15 octobre 2018
J'étais attachée au billot, comme la chouette de l' oncle. Au couvent, on m'avait donné à manger, comme l'oncle à la chouette, mais moi, pour dire ma reconnaissance, je ne pouvais absolument pas faire des courbettes comme elle; je devais la montrer en restant, parce que c'était ce qu'on attendait de moi.
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michfredmichfred   15 octobre 2018
- Tu ferais mieux de remercier le Seigneur.
- De quoi?
- De tout. Même de ce bienfait qu'Il te donne par mon intermédiaire.
- Oh, s'il me le donnait directement, qu'est ce que ce serait mieux!
- En plus tu es impertinente.
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