AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2343026769
Éditeur : Editions L'Harmattan (17/01/2014)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Alors qu'il met en ordre les éléments épars d'une possible future biographie d'une star du cinéma muet qu'il a fréquentée dans sa jeunesse, un écrivain reçoit la visite d'une étrange journaliste qui le presse de lui en dévoiler davantage sur la fameuse Eve Whitefield, plus connue sous le nom de Lilith... Dès lors, filmographie, notes manuscrites, souvenirs brumeux se mêlent pour tisser un canevas qui ne parvient pourtant pas à dresser un portrait fidèle d'un personn... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  11 novembre 2014
Je vais être honnête, lorsque l'auteur m'a contactée pour me demander si j'acceptais de lire son livre et d'en faire la critique, je n'ai pas sauté de joie. Il est tombé dans une période où je n'étais pas vraiment disponible. de plus, le titre et la couverture du roman ne m'emballaient pas plus que ça. Vous voyez un peu l'atmosphère... Pourtant, la quatrième de couverture me plaisait bien, elle.
Très gentiment, Philippe Pratx a accepté d'attendre. Pourquoi tout ce laïus ? Pour que vous compreniez dans quel état j'étais lors de ma lecture. Oui, il fallait vraiment que ce livre associe tous les talents pour que je le lise jusqu'au bout. Et c'est bien le cas. L'écriture est magnifique. L'histoire ne l'est pas moins. La structure du récit, polymorphe, est bien trouvée. Pourtant (oui, je sais, j'ai décidé de râler), en général, je n'aime pas vraiment ça.
À la fois roman noir et scénario, ce texte nous emmène dans le monde cinématographique des années folles. Un retour en arrière permettant des références culturelles. Et puis, n'oublions pas ce titre : Lilith, référence à la première femme d'Adam, un démon, une femme fatale, révoltée. Et Ève, bien sûr, l'officielle... Il fallait le trouver et l'on comprend le titre une fois l'oeuvre lue. Au final, tout s'agence : titre, couverture... On voit là tout le travail d'orfèvre de l'auteur. Je salue sa performance !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          660
HannibalLectrice
  05 septembre 2015

Merci à Monsieur Pratx de m'avoir gentiment fait découvrir l'univers de Lilith Hevesi, tout comme je le remercie pour son indulgence, sa compréhension et sa patience...
Rien de tel que le bouche à oreille pour ces auteurs méconnus d'inverser la tendance, encore faut-il, que le lecteur "tiré au sort" émette un avis positif, c'est donc sans complaisance, obséquiosité, hypocrisie et condescendance de ma part que je vais donner mon avis.
Le soir Lilith est un livre qui n'aurait en toute franchise pas trouvé place dans ma bibliothèque, car ni le titre, ni la couverture n'ont éveillé de la curiosité dans mon esprit. Je serais donc, comme tant d'autres, passée à côté d'un livre, d'une histoire envoûtante.
Il m'aura tout de même fallu quelques pages afin de m'acclimater à la structure, car, passer d'un extrait de journal à un scénario à un brouillon de biographie à un scénario à un extrait de journal et ainsi de suite, ça eut perturbé la lectrice lambda que je suis. Cet hétéroclisme un tant soit peu perturbant, a eu pour autre effet, de mettre en exergue le fait que Lilith Hevesi est un personnage insaisissable, trouble, énigmatique..
Il se dégage de cette histoire, de ce livre un sentiment oppressant, de malaise, d'ensorcellement, comme dans ce film japonais "Histoire de fantôme japonais".
L'auteur manipule parfaitement le lecteur, rien ne laisse présager une telle fin. Et pourtant, avec le recul je me rends compte que l'auteur avait semé deci delà quelques présages.
Un livre a l'écriture érudite, pure et poétique à lire de préférence au calme.
Une très agréable surprise que je recommande aux puristes de la langue française.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
Aline1102
  17 août 2014
Un grand merci à Philippe Pratx, qui m'a permis de découvrir ce premier roman très réussi.
Le Soir, Lilith est un roman que j'ai trouve très visuel. Hommage factice à une actrice créée de toute pièce par l'auteur, le texte est entrecoupé, entre autres, par la correspondance de Lilith Hevesi / Eve Whiteland avec divers proches ainsi que par des extraits de scénarios des films dans lesquels la star a joué.
De ce fait, les scènes du roman de Philippe Pratx ressemblent elles-mêmes à un scénario. On a l'impression d'assiter aux répétitions et au tournage d'un film, de visionner un long métrage dont Lilith Hevesi est la vedette.
Le Soir, Lilith n'est pas pour autant un roman facile. Au contraire, je le qualifierais plutôt d'exigeant. Il faut rentrer dans le récit, accepter de se laisser emmener par l'auteur et le narrateur dans la vie de leur héroïne. Pour suivre les pas de Lilith Hevesi, il est nécessaire de se concentrer et d'avoir du temps devant soi. Pas question de lire ce roman comme on lirait un livre "détente", en parcourant une page par-ci puis trois pages par là. Non seulement cela compliquerait la lecture mais, en plus, ce serait dommage car cela gâcherait le plaisir que l'on peut ressentir en découvrant ce récit.
Car la prose de Philippe Pratx est extrêmement soignée. Chaque mot semble choisi avec soin par l'auteur pour s'insérer dans des phrases fluides et harmonieuses. Grâce à cela, même les passages les plus compliqués se lisent avec plaisir. Et l'on savoure les jolis mots qui composent l'histoire pourtant tragique de Lilith Hevesi jusqu'à la dernière page.
J'ai apprécié chaque instant de ce récit qui est parvenu à me tenir en haleine grâce à certains éléments de suspense très bien dosés par l'auteur. Que viennent faire, dans l'histoire de Lilith Hevesi, une journaliste très étrange et son psy ? Cela ne nous est révélé qu'à la fin.
Le vocabulaire élégant, les descriptions de l'éclat hollywoodien (parfois très éphémère) des années '20, l'impartialité du narrateur (qui écrit la biographie de Lilith) qui n'hésite pas à reconnaître (et dévoiler) les défauts de la star... sont autant de facettes agréables de ce récit. Et que dire du graphisme de la couverture ? Il est parfaitement en phase avec le ton et le sujet du roman.
Je conseille vivement la lecture de ce roman. Il est certes plus ambitieux que certains romans contemporains mais est parfaitement maîtrisé par son auteur.
Le site Internet consacré à Le Soir, Lilith est aussi soigné que le roman et permet de découvrir la biographie de Lilith, des extraits sonores et des affiches. Un bon point de plus pour ce roman hors du commun.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Bellonzo
  31 août 2014
Ce livre m'est parvenu curieusement. Son auteur, Philippe Pratx, m'a contacté, me proposant de le lire en téléchargement. Il pensait que le soir, Lilith pouvait m'intéresser de par son thème et son climat très cinéma muet. Il avait bien raison.Je l'ai donc lu ainsi, une première pour moi et puis par principe j'ai tenu à l'acheter à l'auteur lui-même, nanti d'une gentille dédicace. Au passage, quelle différence de toucher le livre, le poser, le retourner, le chercher. Vous m'avez compris,je suis un fossile.
"23 novembre 1924. Lilith Hevesi, star hollywoodienne du cinéma muet, est retrouvée morte dans le château où elle s'est retirée au fin fond de la campagne hongroise. Quarante ans plus tard, alors que le narrateur, ancien ami, amant, mentor de l'actrice aux multiples visages, tente de dépoussiérer son passé, ses recherches sont perturbées par une femme qui éveille rapidement ses soupçons."
le soir,Lilith est une splendide incursion fantasmée dans le monde du cinéma muet, entre expressionnisme viennois et artifices hollywoodiens. Mais attention, on ne pénètre pas dans le monde de Lilith, un tantinet labyrinthique, sans s'armer de patience pour décrypter les arcanes d'une histoire racontée sous plusieurs angles, voix du narrateur, journal de Lilith elle-même, chroniques des films de la diva sous le nom de Eve Whiteland.Déjà ce pseudo, Eve Whiteland, nous emmène en pays de mystère, particulièrement en ces années où le cinéma muet dispensait un imaginaire souvent fantastique qu'il devait perdre, sauf rares exceptions, en découvrant la parole et trop souvent le bavardage. Eve, comme la première femme, mais Lilith, on le sait, la précéda selon certains textes et certaines civilisations, parfois aussi assimilée au serpent de la Création. le personnage de Lilith-Eve est donc multiple, protéiforme, insaisissable. A le fin du livre on n'est pas sûr d'avoir saisi l'essentiel, mais on a voyagé dans un monde impalpable et fugace, de pellicules détruites, de fatales attractions, de léthales répulsions.
Passionné de cinéma j'ai emboîté le pas du narrateur, Philippe Pratx doit parfois lui ressembler, sur les traces de Lilith, qu'en cinéphile déférent il tire du côté de Garbo, femme dont on finit par douter de l'existence, une sorte de femme-départ disponible pour des lendemains d'interrogations, toute une palette de lieux sous influence littéraire,Villiers de l'Isle-Adam ou picturale, Chirico, Delvaux. On y croise des personnages réels, Chaplin, un tout petit peu, ou Michael Curtiz du temps de Mihaly Kertesz, ,ou Tod Browning, ou de vrais producteurs, Zukor, Laemmle, tous venus de l'Est. Ou des êtres tout droits sortis de la fertile plume de Philippe Pratx. Ambiance expressionniste très Mitteleuropa, la sanguinaire Comtesse Erzsebeth par exemple, mais le surréalisme pointe parfois son nez et la construction chapitrée du livre évoque les serials, les Fantomas ou Les Vampires à la Feuillade.
le soir, Lilith est un beau roman, riche, trop parfois, sous influence mais sachant aussi battre sa propre mesure, faisant appel au lecteur, troisième part de cette trilogie après l'auteur et les personnages. Quant à moi, blanchi sous le harnais des salles obscures, j'ai pensé à Murnau, à Stroheim, à Sunset Boulevard. Mais c'est avec Paulina 1880 que commence le livre de Philippe Pratx, figure emblématique d'une littérature assez difficile, personnage si complexe entre le criminel et le sacrificiel. J'avoue que ça m'a fait peur, peu conquis que j'ai été par la lecture d'ailleurs récente du roman de Pierre-Jean Jouve. Des embûches, il y en a d'autres au long de le soir,Lilith, de celles qui font la littérature dont on sort, heureux et fatigué, après avoir tenté des annés durant de comprendre qui était vraiment Lilith. Exigeant et envoûtant, c'est parqué sur la quatrième de couverture.Exact.
N'ayez pas peur, et abordez l'histoire de Lily aux côtés du narrateur, lui qui peine tant à écrire la biographie de Lilith, enquête-hommage par delà la pellicule de passage, par delà le souvenir incertain, par delà le mystère accompli. Homme de son temps, Philippe Pratx accompagne son roman de cette belle vidéo starring Garbo, un condensé des films d'Eve Whiteland, qu'on croit avoir vus, c'est dire la réussite de l'entreprise. Merci Philippe.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Ikebukuro
  02 décembre 2014
J'ai pris mon temps pour digérer cette histoire car le premier mot qui me vient à l'esprit pour ce roman c'est : déroutant. Sorte de biographie fantasmée d'une actrice au destin tragique, l'histoire nous entraîne sur les traces de Lilith-Eve, entre rêve et réalité. A travers ses films et les personnages qu'elle a rencontrés, l'auteur trace un portrait contrasté et émouvant de l'actrice. Tantôt silhouette à peine esquissée, tantôt fantôme éthéré qui hante l'histoire de sa propre vie, Lilith s'estompe au fil des pages pour mieux réapparaître au détour du chapitre suivant. le roman alterne filmographie, correspondance, récit et donne au lecteur cette impression d'irréalité envoûtante qui berce la lecture du début à la fin.
J'ai aimé ce roman imprévisible et complètement atypique mais je peux comprendre qu'il déroute certains et qu'il soit difficile de rentrer dans l'histoire. Pour ma part, je me suis laissée bercer par l'écriture poétique du récit, l'atmosphère presque gothique de l'histoire et par l'émotion qui se dégage de l'ensemble du roman.
Si j'ai aimé Lilith, et particulièrement la dualité du personnage avec ce côté attachant et pervers, qui se dévoile au fil des pages, à travers sa part d'ombre et ses failles, j'ai beaucoup moins aimé le narrateur, trop complaisant et partial à mon goût. Son côté amoureux transi m'a souvent énervé et j'aurai aimé plus de recul et un avis plus nuancé de sa part. Même s'il reste conscient des dérives et des errances de Lilith, on le sent prêt à toutes les excuses et à toutes les compromissions. A l'image de ce cinéma muet en noir et blanc, l'auteur joue constamment entre ombre et lumière, entre souvenirs réels et fantasmés et met en scène sa propre perception de Lilith : un personnage sublimé et intemporel.
Je remercie l'auteur pour m'avoir envoyé son roman. Inclassable et poétique sont les deux mots qui me viennent à l'esprit pour décrire le soir, Lilith.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   09 novembre 2014
Lilith a peur de se cogner la tête au ciel dont elle s'approche, elle a peur que la lave bleue du ciel emplisse sa bouche et l'étrangle, elle a peur de ne pas savoir l'avaler sans mâcher, sans en détruire l'essence pure et fragile. Elle a peur mais elle vibre tout entière de joie. A présent les lacs ne reflètent plus que le ciel. Et à présent il n'y a plus de lacs. Seulement l'immensité verticale d'un crépuscule qui n'est pas humain et qui n'est pas terrestre. Cela fait peur aussi : ne plus voir son reflet dans l'eau douce des lacs ; mais cela, Lilith, te fait aussi tout entière vibrer de joie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
StregaStrega   04 décembre 2014
Et puis il y a ceci aussi, que Lilith m’a appris, sur ce que l’art n’est pas : une régurgitation de la vie. Combien j’en ai connu qui se faisaient forts de nourrir leur art à coups d’ « expérience » et de « vécu »… « Comment parler de ce que l’on n’a pas vécu ? » Ils ont toujours dit ça avec toute la morgue qu’ils étaient si satisfaits de croire légitime, sans contestation possible… Pourtant, que l’art serait désespérant et méprisable s’il n’était que cela !... Lilith interprétait merveilleusement ses rôles, avec l’intensité de Vie que l’on ne connaît que pour ce que l’on n’a jamais vécu… Avait-elle jamais été une reine, un fantôme, une ogresse, la fille d’un médecin anglais au fond de l’Asie lointaine ? Et elle les était si bien !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
NewmoonNewmoon   05 novembre 2014
Comme je t'aimais quand, dans notre fuite, tu courais sur la route en avant de moi pour me protéger. Tu étais bien jeune encore, bien jeune, et alors, oui alors, tu étais un homme. Maintenant tu dors dans les caves de mon rêve, et tu regardes comme avec une écœurante indifférence, par le soupirail, un coq sur une branche, le matin fatal derrière la vitre.
Commenter  J’apprécie          70
NewmoonNewmoon   05 novembre 2014
Les souvenirs ne se trient pas, mademoiselle. J’ai envie de lui dire qu’on ne trie pas des souvenirs. On ne trie pas les odeurs qui montent de la forêt. On ne répartit pas dans les alvéoles d’une ruche bien ordonnée les morceaux de songe ni les morceaux de vie.
Commenter  J’apprécie          80
StregaStrega   04 décembre 2014
Enfant, on croit immobiles – autant que le soleil au ciel – les taches de lumière portées sur les murs, et par terre. "Parce que nos yeux et notre esprit virevoltants ne savent se fixer au-delà de l'instant", on croit, sans réfléchir, parce qu’aucun instinct au fond de nous ne la dément, en l’éternité, en la pérennité immuable des êtres et des choses. Et puis un jour, il suffit que deux instants s'ajoutent, la tache de lumière a bougé, avancé, "vers le soir" se dit-on. Nos yeux se fixent sur elle et on la voit, on la voit bien réellement ramper en tremblant sur l’encaustique mate du plancher, tragiquement, vers le soir. Alors à jamais, plus aucun doute n’est permis, et tout est définitivement sans espoir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Philippe Pratx (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Pratx
Vidéo de Philippe Pratx
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
5370 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre
.. ..