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EAN : 9782370471222
Éditeur : Editions Lajouanie (11/10/2019)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Un jeune peintre, valeur montante de l’art contemporain, est assassiné dans un manoir normand, par une personnalité politique de tout premier plan venu passer quelques jours en Normandie, incognito. Son hôte, une duchesse anglaise, décide de détourner les soupçons qui pèsent sur son invité. Elle convoque l'ex-commissaire Langsamer et l'envoie, outre-Manche, résoudre un improbable défi. Il en revient bien vite, persuadé que la clé de l'énigme se trouve au haras. Un s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Julitlesmots
  15 décembre 2019
Tout le monde sait qu'un cafard survit à tout… Tout le monde sait que si on coupe la tête d'un cafard, il peut vivre encore 9 jours. 9 jours au cours desquels la faim l'achèvera…
Je connais le Jean-François Pré, "Monsieur cheval", je viens de découvrir Jean-François Pré, auteur. Et autant dire que ces deux identités se confondent agréablement.
Même si l'auteur redonne vie, le temps de cette enquête à son personnage récurent, ce qui peut parfois s'avérer compliqué, pour le lecteur qui prend le train en route, il distille les informations dont on a besoin, sans référence aux anciennes enquêtes. Et j'ai trouvé cela vraiment judicieux. Pas besoin, comme pour certains auteurs, de se fader les différents livres pour l'esquisser. Les manies des uns et des autres, leurs relations s'imbriquent parfaitement grâce à ce fil rouge non palpable et pourtant présent tout au long du récit qui fait que l'on avance avec plaisir à leur rythme. Je n'ai pas eu le sentiment que ce flic était « incomplet ».
Langsamer a ce côté british que j'affectionne particulièrement. Ce flegme, qui agace les uns, vivant dans la précipitation de découvrir le mobile et le meurtrier, est la clé de la réussite, selon lui. Et ça match bien. Il a le regard perçant et l'analyse fine, permettant de déceler le moindre mensonge que l'on essaie de lui faire gober.
L'aura d'Agatha Christie n'est pas loin, avec une variété des personnages et plusieurs mobiles.
Une intrigue décortiquée, complexe, qui ne lasse pas. Pas de fioritures, on va à l'essentiel, vers un seul but : résoudre un meurtre. On s'aperçoit que chaque mot compte, tout est fait pour que le lecteur prenne du plaisir et arrive à la fin à résoudre cette enquête. Une fin logique alors que tout n'était pas si évident…
C'est du bon polar… Mais pas que…
Certaines réflexions sur le rôle des uns et des autres, sur leur place sur l'échiquier des manipulations sont très intéressantes. Les manipulations, dont nous pouvons faire l'objet sont d'une limpidité confondante et peuvent faire écho en ce sentiment d'incompréhension face aux Hommes dont on attend l'intégrité la plus totale. Plusieurs sujets de société sont abordés, mais sans lourdeur, posée là, comme une réflexion.
Non seulement Jean-François Pré, nous entraîne dans un bon polar, mais en plus, il pousse à la réflexion par petites touches, parfois suggestive… Au lecteur de lire entre les lignes… Ou pas…
Lien : https://julitlesmots.com/201..
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DIV
  29 octobre 2020
Une écriture précieuse, documentée, riche d'images et de clins d'oeil. la Normandie éternelle (on y est presque), un décor suranné avec en toile de fond le milieu hippique (que connaît plus que bien l'auteur et pour cause). Il nous entraîne dans une intrigue vertigineuse à la Agatha Christie, en plus rythmée, qui dure 9 jours (comme la durée de vie présumée d'un cafard lorsqu'on lui coupe la tête). Une histoire complexe qu'on arrive cependant facilement à suivre (ça c'est le talent du bon conteur !). Une galerie de personnages comme un album de famille (Une famille… un peu éclatée quand-même).
Des meurtres, dont un artiste peintre prometteur assassiné dans le manoir d'une fascinante riche aristocrate. Georges Langsamer, un ex-commissaire en retraite, un brin british, raffiné (un autoportrait de l'auteur, ce n'est pas totalement impossible...), sera appelé en renfort. Des pistes étudiées en simultanées et un suspect : le Président de la république.
Au fil des pages on croise également journaliste, amateur d'art, entraîneur, un cafard donc (que je vous laisse découvrir) et également beaucoup d'humour.
C'est passionnant d'un trait à l'autre. J'ai tourné les pages sans m'en rendre vraiment compte jusqu'au dénouement. Chaque temps mort de la journée fut prétexte à m'y replonger (ce qui dans mes habitudes de lecteur un peu éparpillé est un excellent signe).
Un final en boulet de canon, un aboutissement digne d'Hercule Poirot ou d'un horloger Suisse !
C'est précis et bien amené. Il y a tout un univers derrière ce beau roman.
Bref je me suis régalé et au-delà de l'intrigue elle-même, c'est la façon dont elle est racontée qui m'a enthousiasmé. Je trouve que Jean-François Pré écrit comme chante Franck Sinatra, une note un mot et on est transporté ailleurs, à Chicago ou en Normandie. Je ne saurais trop vous recommander la lecture de ce polar hautement raffiné.
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Aupaysdesbooks
  06 mars 2020
Au début du livre, je suis interceptée de suite. L'auteur exerce un zoom sur le cafard, très laid mais à la carapace dure. Ce blattoptère est l'image d'un homme. Une définition du physique et du caractère qu'il assume. Ce « cafard » parle au lecteur, partage ses émotions, son vécu et son sort. Pour lui, dans neuf jours, il ne sera plus là. Aujourd'hui, il vient de perdre sa tête et dans neuf jours, (délai de survie d'un cafard) il ne sera plus.

On dit que si l'on coupe la tête d'un cafard, l'insecte peut vivre encore neuf jours sans son chef. Et ce n'est pas la décapitation qui l'achève, c'est la faim.

Romain Devereux est mort. Peintre, un tantinet bohème. Il séduit, il emmène dans son monde. Beau et attendrissant, il est mort, assassiné.

Me voilà donc immergée à Deauville en pleine saison estivale, et qui parle d'été se doit d'associer les courses de chevaux. le monde des turfistes, de grandes familles nobles ou pas détenant une écurie en Normandie, les vacanciers. Tous se croisent ou s'observent de loin ou de près, deux mondes se côtoient : La haute société et la population.

Jean François Pré me raconte : Les 9 jours du cafard, jour après jour, précédé d'une confession du « dit » cafard en italique. Inscrit dans un journal intime, je m'attends à la chute de cet homme. Je fais la connaissance de Lady Malvina Pullborough, propriétaire d'un haras, veuve et très riche. l'auteur me présente Willbur, Elias Papoulopoulos. Me voilà donc entourée de personnes toutes aussi différentes que semblabes. Une seule chose les relient : leur besoin.

Elle se débarrassa de son châle et le jeta négligemment sur la banquette arrière. Comme à chaque passage devant l'église de Villerville, elle eut une pensée pour Blondin et Audiard. Elle connaissait par coeur les dialogues du Singe en hiver. À chaque fois, la gouaille de Gabin et de Belmondo résonnait dans sa tête. Elle les revoyait dans la rue principale (pour ne pas dire unique) qui descendait jusqu'à la mer.La voix fluette de Wilbur la sortit de ses pensées :
– Ça devient irrespirable ! Madame souhaite-t-elle que je remette la capote ?
Un poids lourd dégageait une fumée noire, juste devant eux. Ils en prenaient plein les narines.
– Oh, arrête un peu avec tes Madame ! Tu n'étais pas aussi cérémonieux cette nuit. Et… tu ne parlais pas de capote.
– Cette nuit, je chauffais Madame… aujourd'hui, je ne suis que chauffeur.

Chaque personnage est très bien détaillé. Son physique, son caractère, sa personnalité.
Voici que Langsamer fait son entrée. Ancien enquêteur de police à la retraite, il traîne ses pieds, ses yeux et ses oreilles pour celui qui serait intéressé. Ou certainement parce que découvrir, trouver, l'appétit de l'enquêteur ne s'était pas arrêter le jour de sa retraite. Toujours en relation avec son ancien co-équipier Tournier, il répond présent pour un avis, un tuyau, un coup de main.
Jean François Pré expose donc un meurtre, des personnages et une situation géographique très appréciable. Je pourrais dire que c'est un polar classique donc qui capte. Non ! L'auteur m'a complètement entraînée. Je vis en lisant au rythme des voyages entre l'Angleterre et la France. Je vois ce haras de 200 hectares, les champs de courses, les domestiques, les journalistes qui affluent. Je regarde chaque personnage en apprenant son passé mais aussi le rôle dans cette histoire. Langsamer me fait penser un jour à Colombo , les jours suivants le voilà qu'il fait sa révélation à la façon Hercule Poirot . L'auteur y fait allusion, à chaque fois, je ne sais pas qui du personnage ou de l'auteur est le plus fan.

La ferme de la famille Devereux avait la forme d'une longère. Elle se trouvait en bordure de la nationale 13. Au niveau des plages du débarquement. À deux ou trois kilomètres de Port en Bessin. le père avait l'âge d'avoir entendu le bruit des canons. L'exploitation s'étendait sur quelques hectares. On y cultivait les fruits et les légumes qu'on vendait sur les marchés. le vent soufflait fort. le ciel se couvrait. Des nuages gris anthracite annonçaient la pluie et conféraient à la baraque une couleur encore plus flaubertienne que si le maître, lui-même, y était allé de sa plume. L'intérieur de la ferme était obscur. Une pièce unique qui tenait lieu, à la fois, de cuisine, de salon et de salle à manger. Les chambres devaient se trouver à l'étage. Une ombre s'affairait autour de la table. Trois verres de Pyrex y avaient été déposés.

Pas non plus troublées dans la façon dont le livre s'exprime. Chacun sa personnalité, chacun son langage. Les personnages, les histoires affluent sans pour autant que je ne m'y perde. J'entends l'accent brittish , je m'amuse de voir les enquêteurs évoluer, le mystère de certains personnages plane. Tout un univers, jusqu'à la révélation finale, le face à face, la vérité éclate.

Langsamer s'empara du chèque, qui embaumait le parfum. Il le rangea dans son portefeuille qu'il replaça, avec précaution, dans une poche intérieure de sa veste. Il resta encore une demi-heure, face à cette femme étonnante. D'une force de caractère peu commune. Épurée de toute forme de sensibilité. Langsamer savait qu'il existait des êtres ainsi constitués, mais il n'en avait que peu rencontré, au cours de sa carrière. Ils avaient tous une faille. Cette femme paraissait n'en avoir aucune. Elle était brillante, perspicace, psychologue… et l'empathie glissait sur sa peau sans la pénétrer. Comme certaines crèmes de beauté.

Ma conclusion : Cher Jean François Pré , vous m'avait très bien promené dans ce polar qui dure 9 jours. Alliant le classique de l'univers polar avec les personnalités que sont les hommes et les femmes aujourd'hui, je vous déploie mon béret !

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nathf
  17 décembre 2019
Deauville - Romain Devereux, jeune peintre prometteur, est assassiné dans le manoir d'une aristocrate fortunée.
Le coupable? Rien de moins que le président de la République, surnommé le Cafard, sobriquet dû à sa laideur.
Cette chère Lady Malvina va alors confier une enquête improbable à Langsamer, espérant détourner l'attention de son prestigieux invité.
Non, je n'ai pas spoilé: tel "Columbo", l'identité de l'assassin est d'emblée révélée.
Jean-François Pré plante le décor dans le milieu très sélect des haras et de la jet-set française et anglaise.
Vous concevrez que pour nous, communs des mortels, le dépaysement est assuré.
On retrouve l' ex-commissaire Langsamer qui, bien qu'il s'en défende a de nombreux points communs avec Hercule Poirot.
Lui aussi a l'art de fourrer son pif tubéreux là où il ne vaut mieux pas.
Malgré sa gouaille et sa ténacité légendaires, il va trouver une adversaire de taille en la personne de la Duchesse, loin d'être naïve.
Dans une ambiance surannée digne d'Agatha Christie, l'auteur nous entraîne dans différentes enquêtes qui, bien sûr, sont reliées.
Fin connaisseur de l'univers hippique, Jean-François Pré nous détaille le milieu équestre, ce qui ravira les amateurs et nous donne un grand bol d'air.
Enfin, comme tout bon polar qui se respecte, il nous a concocté un final effarant qui rassemble toutes les pièces du puzzle.
Encore un Lajouanie que je ne peux que chaudement vous recommander.
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Bourdial
  23 mars 2020
Que celles et ceux qui croient que le cosy mystery est un genre mineur qui se lit les jours de pluie en avalant une tasse de jus de boue appelé thé par les vieilles ladies passent leur chemin. le bon cosy mystery se déguste par tous les temps, aussi bien avec du lapsang souchong qu'avec du single malt. C'est la touche british qui en fait tout le charme. Amateurs du genre, voici un très bon cru.
Ici le héros s'appelle Georges Langsamer. le nom annonce la couleur (langsamer signifie plus lentement en allemand) : le bonhomme prend son temps pour enquêter mais ne laisse rien passer. Ancien flic à la retraite, il est souvent appelé en renfort par ses anciens collègues à condition de ne pas être bousculé.
Dans Les 9 jours du cafard, Langsamer doit résoudre deux affaires de meurtres dans le milieu hippique, à Deauville et en Grande-Bretagne. Il va jouer une partie acharnée face à une galerie de personnages surprenants. Sur le court, c'est une aristocrate écossaise manipulatrice qui lui renvoie la balle. Dans les gradins, le public est tout aussi banal et discret : une journaliste arriviste qui s'exprime comme un charretier, un dandy grec féru d'art, un entraîneur de pur-sang, et j'en passe, ne perdent rien de leurs échanges. Tapi dans l'ombre, un personnage encore plus atypique compte les points : le Cafard himself ! Jean-François Pré ne fait pas dans la modération. L'intrigue est improbable, les personnages loufoques, le style fleuri, l'humour of course pince sans rire! Les invraisemblances abondent, mais peu importe. L'auteur s'amuse et nous aussi. Car aussi incroyable que cela puisse paraître, l'ensemble fonctionne. Derrière la fantaisie, une rigueur dans l'intrigue, une construction parfaitement maîtrisée, beaucoup de finesse dans l'écriture, des ambiances et des décors joliment plantés. Un nuage de lait dans votre thé ?
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   21 mars 2020
– Et alors ? lâcha-t-elle, froidement.
– Nous nous sommes disputés.
– Ça, j’ai compris. Mais toutes les disputes ne finissent pas en meurtre.
– Ce n’est pas un meurtre ! protesta Le Cafard.
– Va le prouver ! Si la police fourre son nez là-dedans…
Le Cafard s’épongea la joue d’une pochette qu’il remit en place sur sa veste de lin blanc cassé. Il avait retrouvé son maintien d’homme public. Il s’en voulut de cette défaillance, fût-elle fugace. Même devant des amis, gagnés à sa cause. Il ajusta son foulard qui s’était quelque peu relâché, tant son cou était fin, et affirma :
– La police ne mettra jamais les pieds ici, j’en fais mon affaire.
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collectifpolarcollectifpolar   21 mars 2020
– En public, que tu me donnes du Madame ou même du Lady Malvina, comme le font les jardiniers et le personnel de maison… le contraire serait, comment dire… irrévérencieux ou, pire encore, indiscret… mais entre nous, mon minou, pas de barrière sociale ! Tu connais ma devise : le plaisir n’accepte aucune entrave.
– Ta devise, elle est en train de ruiner ma santé. Tu crois que j’étais capable de jouer les Fangio dans l’état de fatigue où tu m’as mis cette nuit ?
– Eh, mon joli, quand on veut se taper la patronne, il faut le mériter.
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collectifpolarcollectifpolar   21 mars 2020
On dit que si l’on coupe la tête d’un cafard, l’insecte peut vivre encore neuf jours sans son chef. Et ce n’est pas la décapitation qui l’achève, c’est la faim.
Vous m’avez bien lu. Sans sa tête et donc sans la possibilité d’ingérer quelque aliment, le cafard mourra au bout de neuf jours. Ce n’est pas comme pour nous, mammifères, où le seul fait de trancher le cou provoque une mort immédiate. Enfin… quasi immédiate. Selon l’habileté du bourreau.
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collectifpolarcollectifpolar   21 mars 2020
J’ai quand même essayé de résister et ça a duré neuf jours. Il faut que vous compreniez bien une chose : ce n’est pas une agonie. Mes forces n’ont pas décliné durant ces neuf jours. Je les ai gardées intactes jusqu’au bout. Je me suis battu. Et puis, comme le cafard, il arrive un moment où l’on n’a plus rien à se mettre sous la dent. C’est l’heure de l’acceptation. Du passage. J’ai passé la main et j’ai disparu de la circulation.
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collectifpolarcollectifpolar   21 mars 2020
Voici mon histoire.

Du plus loin qu’il m’en souvienne, on m’a toujours appelé Le Cafard. D’abord ouvertement (la cruauté enfantine ne connaît pas l’hypocrisie), puis dans mon dos, quand je suis devenu un personnage important. À la longue, j’ai fini par m’habituer à ce surnom. Je l’ai adopté. Nous sommes devenus complices. Autant dire que nous avions fini par accepter de vivre ensemble. Dans la plus parfaite harmonie.
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