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EAN : 9782809444452
560 pages
Éditeur : Panini France (11/02/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Il y a 2300 ans, l'armée d'Alexandre le Grand, invaincue, progressait en Asie et envahissait les terres d'une tribu de redoutables guerriers orientaux : les Afghans. Voici l'histoire d'un des soldats du plus grand conquérant de l'Antiquité À travers les yeux de Matthias, un jeune fantassin de l'armée d'Alexandre le Grand, La Campagne Afghane explore les défis, à la fois militaires et psychologiques, auxquels Alexandre et ses soldats doivent faire face lorsqu'ils ent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Alfaric
  21 février 2015
Comme dans "La Marche des Dix Mille" de Michael Curtis Ford, précédemment éditée dans la même collection Invicta, on nous montre une campagne militaire historique vue du bas, racontée par un troufion qui tombe amoureux d'une belle indigène orientale malgré les barrières culturelles. On voit ainsi d'assez loin les héros de l'épopée d'Alexandre : Parménion et Philotas, Antigone et Hephaestion, Cratère et Ptolémée, Perdiccas et Attale, Méléagre et Polyperchon…
Mais on passe du peplum old school ou roman de guerre moderne. On suit ainsi le voyage au bout de l'enfer de Matthias, un jeune Macédonien qui veut rejoindre ses frères Philippe et Elias aux côtés d'Alexandre le Grand, malgré les recommandations et les supplications de sa mère bien-aimée. Il va vite être confronté à la dure réalité de l'existence, les discours sur la gloire et sur l'honneur laissant la place à une sale guerre qui n'est qu'une longue suite d'attentats et de représailles, où la pitié a déserté les deux camps et où on ne fait plus de prisonniers depuis longtemps…
Poursuite / capture / torture… Il n'y a pas de non-belligérants, pas de civils, juste des amicaux ou des hostiles… Et il y a si peu d'amicaux pour tellement d'hostiles (tiens on dirait les discours américains sur « vous êtes avec nous ou contre nous » ^^). Toutefois, et c'est tout à l'honneur de l'auteur, on ne tombe pas dans les insupportables poncifs manichéens du « War Against Terror » néo-cons : il renvoie dos à dos la violence des uns et des autres, la haine qu'on se porte les uns aux autres étant la véritable cible de l'auteur, la haine et la violence qui brutalisent et déshumanisent, ravalant hommes, femmes et enfants au rang d'animaux sauvages. C'est assez beaucoup d'humanité que Steven Pressfield dépeint la fraternité qui unit les hommes de troupes, ses personnages glissant subtilement de rookies pleins de rêve et d'espoirs à vétérans blasés et désabusés bien conscients de ce qu'ils ont fait et de ce qu'ils sont devenus : des bêtes de guerre s'oubliant dans toutes les formes d'addiction, tout en faisant semblant de croire à un impossible retour aux pays véritable miroir aux alouettes (remember le premier opus de la saga cinématographique "Rambo").
Et si on fait parfois écho aux clichés occidentaux sur les orientaux, très clairement l'auteur ne partage pas du tout !

Livre 1 : Un simple soldat

Livre 2 : Un nouveau genre de guerre

Livre 3 : La plaine bactrienne

Livre 4 : le loup du désert

Livre 5 : Les quartiers d'hiver

Livre 6 : La grande poussée

Livre 7 : le pays du loup

Livre 8 : La fin des hostilités

Epilogue : Dieu des Afghans


Ce n'est même pas la peine de compter les anachronismes car il y en a à chaque page, ce livre transposant allègrement l'intervention américaine en Afghanistan dans l'Antiquité, quand il ne pioche pas dans les souvenirs de guerres des ceux qui ont subi la Guerre du Vietnam (« Baz » l'Afghan » remplaçant ici « Charlie » le Viet Cong ^^). L'histoire du Macédonien Matthias pourrait ainsi être celle de la n'importe quel jeune GI's envoyé en OpEx :

Passé un cap on est plus dans un mix entre les séries télévisées "L'Enfer du devoir" et "The Unit : Commando d'élite" que dans roman qui veut faire la part belle à l'antiquité.
Mais ce n'est pas forcément déplaisant pour autant car si on accepte les partis pris de l'auteur, qui certes se rappelle un trop à son passage dans le corps des Marines, c'est un bon mélange entre histoire de guerre et histoire d'amour. le jeune Matthias vivre une romance pleine d'incompréhension avec Shinar la jeune afghane proscrite. Autant la narration à la 1ère personne, très immersive, nous fait partager les joies et les peines de Matthias, ainsi que sa lente transfiguration, autant la rareté des dialogues ne nous permet pas de suivre la personnalité et les sentiments des autres personnages qui présentent vraiment des difficultés à prendre vie. Outre cette lacune de caractérisation, j'ai aussi regretté qu'on mentionne certains figures récurrentes sans les avoir présentés ou même introduits dans le récites, mais ce n'est pas bien grave (même si un effort de relecture plus poussé aurait été le bienvenu).
Dans le live de Michael Curtis Ford, on racontait l'histoire de Théo, miroir celle de Xénophon, qui est était celle de tous leurs camarades grecs. Ici en raconte l'histoire de Matthias, miroir de celle d'Alexandre, qui est celle de tous leurs compagnons macédoniens. J'ai longtemps hésité entre 3 et 4 étoiles, et on ne peut pas mettre 3,5/5 sur babelio... Malgré mes réserves et quelques soupirs, j'ai passé un bon moment. La prose, accessible à tous les lecteurs, est fluide et efficace, les chapitres courts se lisant vite et bien. On peut en remercier l'auteur, mais également son traducteur du jour Christophe Cuq.

PS : pourquoi certains prescripteurs d'opinion ayant pignon sur rue ont été jusqu'à traquer le moindre soupçon d'anachronisme dans certains livres de fantasy historique, qui n'ont pas vocation à être historiquement précis, allant jusqu'à rager contre la présence d'éléments dont aucun historien ne peut prouver avec certitude l'inexistence, alors qu'on laisse passer tout et n'importe quoi chez nombre d'auteurs de romans historiques parfois bien côtés ? Parce que la fantasy c'est obligatoirement de la merde alors que les romans historiques sont pardonnés d'office parce que génétiquement plus proches de la « vraie littérature » ? GROS SOUPIRS…
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blackfallenangel
  13 avril 2016
Matthias, (Μαντίθεος en Grec), est un jeune homme de dix-huit ans, troisième et dernier fils d'une famille grecque vivant en Appolonie, dont les deux frères aînés, Elias et Philippe, se sont fait un nom dans la cavalerie d'Alexandre le Grand. Avec son ami Lucas, ils rêvent de s'engager dans l'armée macédonienne... mais l'armée d'Alexandre a pénétré si profondément en Asie que ce n'est que par un concours de circonstances qu'ils parviendront à la rejoindre en tant que « remplaçants ».
Ils vont alors découvrir la dure réalité de la vie des soldats qui sont en terre « ennemie » et apprendre à se méfier de toutes les personnes qu'ils rencontrent, qu'il s'agisse d'hommes, de femmes ou d'enfants. Matthias et Lucas vont bénéficier de l'aide et de l'expérience de soldats aguerris qui vont leur enseigner tout ce qu'ils doivent savoir... et même ce qu'ils n'auraient pas imaginé connaître avant l'armée. Et ils vont changer de manière radicale et flagrante... puis de « remplaçants », ils vont devenir membres à part entière de la force expéditionnaire d'Alexandre le Grand.
Mais leur aventure ne fait que commencer ! Car, non seulement ils évoluent en tant que militaires, mais aussi en tant qu'hommes et tout simplement en tant qu'êtres humains. Leur vie ne sera pas de tout repos, loin de là.
Le livre commence à une étape clé de la vie de Matthias car il s'apprête à se marier avec Shinar, sa jeune promise afghane qu'il a sauvé d'un sort peu enviable. Et il va nous raconter son histoire : comment il a quitté sa mère alors que celle-ci et son défunt mari ne souhaitaient pas qu'il parte à la guerre comme ses deux frères ; mais aussi comment il est devenu le soldat qu'il est... Et le roman est divisé en livres qui représentent chacun, une étape (de manière directe ou indirecte) de la vie de Matthias.
Nous découvrons ainsi dans le livre premier « Un simple soldat », comment deux jeunes gens idéalistes parviennent à s'engager dans l'armée... Une chance ? Peut être est-ce qu'ils ont pensé au départ, mais ils vont très vite être confrontés à la dure réalité de la guerre et à toutes les atrocités qui peuvent être commises pendant ces périodes. Ainsi l'un des vétérans qui fait partie de leur « régiment » va-t-il déclarer à Matthias : « on est des mules petit, des mules qui tuent ». Et les deux amis vont changer en profondeur et pas forcément en bien ... Lucas dira même : « Une partie de moi est en train de mourir, Et à sa place, quelque chose de mauvais se développe. »
Chaque livre suivant marque une étape, un moment clé de l'histoire que nous raconte Matthias : qu'il s'agisse de la sienne (ainsi dans le livre trois « La plaine bactrienne », il se rapproche de Shinar) ou bien de celle du conflit dans lequel il s'est engagé au départ en tant que simple soldat...
Quand bien même le roman paraît très fouillé au niveau des faits qui sont racontés, ce n'est pas un livre d'histoire ! Certaines libertés sont donc prises et il ne faut pas tout prendre pour argent comptant.
Passée cette remarque, j'ai bien aimé la lecture de ce livre car elle apporte un éclairage sur des éléments et événements que nous de voyons que de manière abrégée dans nos cours d'histoire : vie du régiment, liens avec les autochtones (lutte « larvée), stratégie militaires...
Alors certes, tout n'est pas conforme à la réalité historique, mais cela reste plaisant à lire, avec une partie toute « littéraire » et détaillée dans le récit. Cependant il faut avoir le coeur bien accroché car les scènes de violence (au combat ou non) sont assez présentes et surtout « graphiques »... Ainsi, nous pouvons lire des passages sur les atrocités commises par les deux camps (tortures, massacres...) et le premier « meurtre » du héros est décrit de manière précise, presque brutale et nous en ressentons d'autant plus la brutalité que nous assistons à la scène à travers les yeux du héros.
Le roman est donc très détaillé et fouillé et même si parfois, j'ai pu regretter la rapidité du changement opéré chez tel ou tel personnage, c'est somme toute ce qui permet au récit d'être « vivant » et non pas un simple énoncé d'éléments que nous pourrions qualifier de « semi-historique ».
Nous « vivons » le récit par les yeux du narrateur et ne pouvons donc nous empêcher d'être frappés par l'horreur qu'il vit... Cependant, il y a peut être un peu trop de fatalisme de sa part pour que nous parvenions à le comprendre vraiment, mais il est certain que nous ne pouvons nous empêcher de le plaindre à certains moments (perte d'illusions, d'êtres chers...)
En résumé, un bon roman plutôt détaillé qui illustre une partie de l'histoire que nous n'étudions pas de manière assez approfondie dans nos cours... Cependant, les descriptions parfois très longues peuvent décourager le lecteur qui cherche un simple roman de divertissement.
Lien : http://www.auboudoirecarlate..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   19 mars 2015
Pour les arpions que nous sommes, tous les Afghans se ressemblent ; nous sommes incapables de les distinguer. Mais Alexandre est plus habile dans ses calculs. Il voit ce pays comme la basse-cour du diable, avec ses clans et ses khels rivaux qui se livrent bataille entre eux depuis des siècles. Les tribus du sud de l’Arie ont de tout temps convoité cette vallée, laquelle a toujours été sous la domination des Perses, leurs rivaux honnis du Nord. Pourquoi ne pas laisser un nouveau coq tenter sa chance dans la basse-cour ? Pourquoi, nous autres Masses devrions-nous gaspiller notre sang et notre argent pour supprimer les autochtones ? Laissons leurs ennemis le faire pour nous.
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AlfaricAlfaric   17 octobre 2015
Vous vous demandez quelle différence il y a entre un cheval et une mule ? Une mule est plus facile à attraper ; ce n'est pas négligeable quand on doit les charger dans le noir. Les mules sont plus dociles que les chevaux. Elles possèdent un fort instinct grégaire, de sorte qu'on peut attacher la chef de file à un piquet et laisser les autres vaquer. Leurs pattes antérieures étant plus longues que celles des chevaux, elles ne renâclent pas à descendre dans les pentes ; leurs os sont aussi plus résistants et se cassent moins facilement. Moins nerveuses, elles sont moins sujettes à la panique : un cheval embourbé dans une congère se débattra pour se dégager au point de s'en faire éclater le cœur — une mule, elle, gardera son calme et restera immobile en attendant de l'aide. En revanche, les mules sont plus entêtées. Un cheval est fidèle : si vous tombez et que vous 'vous brisez la jambe, un bon destrier restera à votre côté. Une mule vous regardera l'air de dire : «Désolée, l'ami... » et poursuivra son chemin sans s'attarder.
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AlfaricAlfaric   20 mars 2015
Nous sommes entrés dans un creuset de l’âme, dans l’horreur de la guerre, et nous ne serons plus jamais les mêmes Nous avons d’ores et déjà changé. Où cela s’arrêtera-t-il ? Et qui serons-nous devenus ? Moi-même, je sens son poids tout au long de la nuit, à travers les scènes de boucherie qui se rejouent dans mon crâne, avec une telle précision macabre que je n’ose plus fermer l’œil.
- Une partie de moi est un train de mourir, dit Luca. Et à sa place, quelque chose de mauvais se développe. J’ignore ce que c’est, mais ça me fait peur et ça me répugne. J’ai peur de moi-même et me répugne.
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AlfaricAlfaric   22 mars 2015
Mais l'ennemi refuse toute concession. Nous avons vu ses méthodes. Nous n'avons pas d'autre choix que de nous y adapter.
Le roi parle de volonté - la nôtre et celle de l'ennemi. Il n'a aucune chance de nous vaincre sur le terrain, mais il peut saper notre résolution par son obstination et son acharnement; s'il réussit à nous épouvanter par sa barbarie, alors il pourra, à défaut de nous battre, nous empêcher de le vaincre. Notre volonté doit surpasser celle de notre adversaire. Notre détermination doit aller au-delà de la sienne.
Le type d'opérations que nous sommes à présent contraints de conduire, nos méthodes de poursuite, de capture et d'interrogatoire, le traitement des soi-disant « non-belligérants » ; toutes les actions que nous entreprenons sur ce théâtre... constituent également des actes de guerre. Et vous êtes les guerriers qui exécuteront ces actions. Je ne suis pas insensible au fait que nombre d'entre vous ont des pères et des frères qui ont cherché et trouvé la gloire dans un tout autre genre de guerre, et vous n’avez peut-être pas l’estomac pour ce type de conflit, plus rude et moins illustre.
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AlfaricAlfaric   17 octobre 2015
Et si vous vous demandez en quoi l'armée d'Alexandre est supérieure à toutes ses rivales, cela tient, notamment, à ceci : personne ne vous dit jamais rien. On doit tout déduire par soi-même, et cela encourage l'initiative. Dans n'importe quelle autre armée, un arpion comme Lucas ou moi resterait figé sans rien faire en l'absence d'ordre de son supérieur. Mais dans les unités d'Alexandre, un sergent est tout aussi disposé à assumer une responsabilité qu'un capitaine, et un simple soldat tout autant qu'un sergent.
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Vidéo de Steven Pressfield
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