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ISBN : 2226325069
Éditeur : Albin Michel (28/03/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Un voyage au coeur d'une des régions les plus sauvages de la planète sur les traces d'une cité mythique et d'une civilisation disparue.
Bienvenue dans l'impénétrable jungle de la Mosquitia, dans le nord-est du Honduras. C'est là que s'est aventuré le romancier et journaliste Douglas Preston aux côtés d'une équipe de scientifiques pour lever le voile sur l'un des derniers mystères de notre temps : la fameuse Cité blanche, ou Cité du dieu singe, qu'évoquait Her... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Torellion
  02 mai 2018
Je connaissais surtout Douglas Preston pour ses talents de coauteur des enquêtes d'Aloysius Pendergast ainsi que pour ces romans comme Cauchemar génétique ou encore Impact.
Si vous ne connaissez pas l'auteur, sachez que Preston est avant tout journaliste au profit du New Yorker et surtout de National Geographic.
Ce livre est à mi-chemin entre le récit d'aventure, le roman et le livre d'exploration.
Il s'agit ici d'une exploration dans la jungle hondurienne à la recherche d'une cité perdue, la cité blanche ou autrement appelée Cité du Dieu singe.
Le récit s'étale entre 2013 et 2016. Nous y suivons l'évolution de l'expédition, mais aussi celle de l'équipe qui sera confrontée à la lèpre blanche.
La plupart des membres de l'expédition, ainsi que l'auteur, ont été infectés par la leishmaniose, faisant dire à Preston : "Cette cité est protégée par une maladie mortelle et il est possible que nous ne parvenions donc jamais à obtenir plus de détails sur cette civilisation qui a vécu dans la forêt primaire du Honduras."
Inaccessible, au centre d'enjeux économiques liés aux narco-trafiquants, l'exploration de cette jungle a bénéficié de l'appui de la technologie laser et des modèles 3D permettant à l'équipe d'obtenir une cartographie du terrain et de désigner un autre site qui reste à découvrir.
Au-delà du récit de l'expédition , l'auteur aborde d'autres sujets tel la disparition des civilisations, les affres de la mondialisation ainsi que le réchauffement climatique.
A lire !
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Commenter  J’apprécie          310
Thrinecis
  17 juillet 2019
J'ai beaucoup aimé ce récit d'exploration qui relate méthodiquement la quête de la mythique Cité Blanche dans la jungle hostile de la Mosquitia au Honduras, depuis les premières mentions de Cortès en 1526, en passant par les expéditions du 20ème siècle (pour la plupart infructueuses) jusqu'au patient travail de recherches archéologiques et scientifiques menées en 2012 à l'aide d'un lidar aérien, une technologie de pointe permettant de cartographier et de détecter sous la canopée des structures ou des ruines indétectables à l'oeil nu.
Cette aventure passionnante est racontée dans un style documenté, instructif, agréable à lire et riche d'anecdotes par le journaliste D. Preston qui accompagna les équipes de scientifiques et d'archéologues et contracta une leishmaniose, terrible maladie parasitaire, durant les quelques jours qu'il passa sur le site.
Le livre comporte une vingtaine de photos de l'expédition qui permettent de mieux se rendre compte de la beauté de la vallée de la Mosquitia mais aussi de l'hostilité de cette jungle et des conditions précaires de vie de camp des explorateurs. J'ai d'ailleurs regretté qu'il n'y en ait pas davantage, car je n'en ai pas trouvé beaucoup plus sur Internet.
Enfin le livre se termine par une postface, assez longue et répétitive même si l'on comprend bien le point de vue engagé et alarmiste de l'auteur américain, inquiet de la politique menée par D. Trump dans son pays.
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Wyoming
  13 septembre 2018
Habitué à la lecture des polars de Douglas Preston, j'ai été ravi d'aborder un récit authentique vécu dans la jungle hondurienne à la recherche d'une mythique cité perdue depuis cinq siècles. Sur 350 pages environ, 130 sont consacrées à l'historique nécessaire et introduisent donc l'expédition en elle-même dont le récit m'a paru plutôt condensé. Vient ensuite la controverse sur la réalité de la découverte, peu intéressante mais certainement nécessaire pour justifier la réalité. Puis, deux autres parties assez longues relatent le développement des maladies contractées par plusieurs membres de l'expédition, dont l'auteur, spécifiquement la leishmaniose, bien plus meurtrière que les serpents, avec une analyse de la situation mondiale des différentes pandémies qui menacent encore l'humanité. Au-delà de la dimension documentaire archéologique de l'ouvrage, j'ai été particulièrement ému par le désastre de la colonisation à l'époque de Colomb et Cortés dont les vaisseaux ont porté de nombreuses maladies européennes qui ont littéralement décimé les indigènes.
L'écriture de Preston, dans un genre très différent du polar, coule toujours aisément et n'est pas lassante sauf, peut-être, quand il va dans le détail des maladies et des perspectives possibles.
Une bonne lecture.
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manos
  13 juillet 2018
Une couverture un peu « hollywoodienne » et un bandeau vantant « la plus importante découverte archéologique du XXIe s », un peu trop beau non ? J'hésite. Cependant le quatrième de couverture pour le moins alléchant fait tomber mes réticences. L'évocation d'une jungle encore vierge, de jaguars, de serpents venimeux et d'une cité perdue excitait ma curiosité. Dés les premières pages j'ai retrouvé mes sensations de lecture d'enfance et d'adolescence ; une poignée d'explorateurs bigarrés partent à la découverte d'une civilisation disparue au fin fond de la Mosquitia au Honduras. Une jungle fascinante et dangereuse, un milieu sauvage fabuleux forment la toile de fonds exotique et étrange de cette aventure.
Mais le récit ne se résume heureusement pas qu'à cela et il s'annonce bien plus profond que ce décor exotique et fantasmé. L'auteur, Douglas Preston, écrivain et collaborateur occasionnel au National Geographic, aborde avec beaucoup de clarté et avec un ton vif différents sujets passionnants. Il évoque ainsi la conquête espagnole et la disparition massive des civilisations qui peuplaient alors l'Amérique. Il n'élude pas non plus les polémiques et controverses qui ont animé cette découverte, on découvre ainsi que le métier d'archéologue est loin d'être coupé du présent et que les découvertes majeurs entraînent aussi des controverses, débats passionnés, égos blessés, querelles, récupérations politiques et médiatiques. D'autres interrogations pertinentes traversent le livre, mettre à jour une telle découverte risque de dénaturer de manière irréversible un site prodigieux. Comment protéger une biodiversité inouïe et ne pas livrer ce site exceptionnel à une exploitation mercantile dans une région menacée par la « narco économie » et l'instabilité politique. Et aussi, surtout, ne pas déposséder le peuple hondurien de son patrimoine et de son histoire.
L'auteur manie avec un certain brio tout l'imaginaire du roman et film d'aventure pour nous mener habilement vers des sujets plus « sérieux ». Ainsi il fait appel à l'imagerie de la Malédiction pour nous raconter comment cette découverte a marqué les membres de l'expédition dans leur chair et leur esprit. En effet, près de la moitié des explorateurs contractent la Leishmaniose, un redoutable parasite des tropiques, que l'industrie pharmaceutique met peu d'entrain à combattre car touchant majoritairement les populations des pays pauvres. Alors, Malédiction ? Vengeance du Dieu Singe ?
J'ai terminé ce livre avec la folle envie d'en savoir plus, qu'adviendra-t-il de cette découverte ? Qui étaient les habitants de cette cité ? Comment vivaient-ils ? Comment concilier soif de connaissances et préservation du milieu ? A suivre donc…
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michdesol
  16 mai 2019
C'est d'abord un récit d'aventures : l'auteur se lance à la recherche d'une cité légendaire dans la forêt impénétrable du Honduras.
Il fait d'abord un historique rapide des expéditions précédentes, il rappelle l'histoire du Honduras, prototype de la « république bananière », puis nous livre un exposé intéressant sur la technique d'exploration préalable à l'aide du « lidar » (pour faire simple : un radar laser).
Enfin l'essentiel du livre nous raconte cette expédition sur place, dans une jungle primitive, quasiment inviolée. Enfin l'auteur s'attarde avec raison sur les conséquences de cette expédition en milieu hostile sur la santé des participants qui ne revinrent pas indemnes de leur voyage.
Mais l'intérêt du livre va au-delà de la découverte de la jungle et d'une chasse au trésor archéologique : l'auteur évoque avec justesse la fin des civilisations (y compris la notre) en pointant les causes de leur effondrement : la trahison des «élites », qui se coupent des classes moyennes, et la dégradation de l'environnement.
Après la disparition des civilisations précolombiennes nous voici en pleine actualité !
Passionnant !
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critiques presse (1)
LePoint   09 avril 2018
Qui pouvait deviner que derrière Douglas Preston se cachait un aventurier intrépide capable de se frayer un passage dans la jungle pour en rapporter un ouvrage : La Cité perdue du dieu Singe ?
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ThrinecisThrinecis   17 juillet 2019
"Nous avons atterri, raconterait Chris par la suite, et le pilote nous a annoncé que nous avions deux heures." Mais l'herbe était si haute et compacte qu'il leur faudrait une heure et demie pour avancer d'à peine trois cent mètres. Lorsqu'ils auraient enfin atteint la limite de la plaine inondable et grimpé jusqu’aux terrasses, la vue se révélerait époustouflante : "Il y avait des esplanades partout, décrirait Chris, entourées de talus, et encore des places et de petits monticules, aussi loin que nous pouvions voir. C'est bien plus grand que T1. C’est gigantesque. Il y vivait une population considérable, c’est évident." Tout comme T1, la vallée de T3 avait l'air d'être restée à l'état sauvage, intacte, vierge de toute pénétration humaine.
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missmolko1missmolko1   21 août 2018
Aux confins du Honduras, dans une région appelée la Mosquitia, se cache l’un des derniers lieux inexplorés de la planète. La Mosquitia est une immense zone de non-droit qui s’étend sur près de quatre-vingt-trois mille kilomètres carrés, un territoire où s’entremêlent forêt vierge, marécages, lagunes, cours d’eau et montagnes. Les premières cartes indiquaient à son emplacement Portal del Infierno, les « Portes de l’Enfer », une métaphore à la hauteur de son hostilité. C’est l’une des contrées les plus dangereuses au monde. Pendant plusieurs centaines d’années, elle a résisté aux explorateurs qui prétendaient s’y aventurer. Aujourd’hui encore, au XXIe siècle, plusieurs dizaines de milliers d’hectares restent vierges de toute investigation scientifique.
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michdesolmichdesol   16 mai 2019
Le Nouveau Monde était comme une immense forêt de bois sec prête à brûler... et Christophe Colomb y mit le feu. Tout le monde sait que les maladies européennes ont décimé les populations du Nouveau Monde, mais de récentes découvertes en génétique, en épidémiologie et en archéologie ont dépeint un tableau de cette hécatombe proprement apocalyptique ; l'expérience vécue par les communautés indigènes au cours de ce génocide dépasse le pire film d'horreur imaginable. Ce furent les maladies, plus que toute autre chose, qui permirent aux Espagnols d'établir le premier "imperio en el que nunca se pone el sol", l' « empire sur lequel le soleil ne se couche jamais », ainsi nommé car il occupait un territoire si vaste qu'il y faisait toujours jour quelque part.
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TorellionTorellion   27 avril 2018
Le cahier à spirale de Sartori était ouvert à côté de son portable. En scientifique méthodique qu'il était, il documentait ses travaux quotidiennement. Mais ses notes du 5 mai se résumèrent à un mot :
PUTAIN !
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michdesolmichdesol   16 mai 2019
Parmi les dangers qui nous attendaient dans la jungle, les serpents venimeux étaient numéro un sur la liste. Le fer de lance, précisa-t-il, est surnommé "barba amarilla" (« barbe jaune ») par les locaux. Les herpétologistes le considèrent comme le plus redoutable des crotales. Il fait plus de victimes sur le continent américain qu'aucun autre serpent. Il sort la luit et est attiré par l'homme et ses mouvements. Il est agressif, irritable et rapide. Ses crochets peuvent projeter du venin à plus de deux mètres et sont assez affilés pour transpercer les bottes de cuir, même le plus épais. Si sa proie lui échappe, il est capable de la suivre à la trace pour l'attaquer de nouveau. Il saute assez assez haut pour vous mordre au-dessus du genou, et son venin est mortel : s'il ne vous tue pas sur-le-champ d'une hémorragie cérébrale, il peut vous achever plus tard par septicémie. Et si vous survivez, le membre touché doit généralement être amputé, à cause de l'action nécrosante du poison.
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