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Inspecteur Pendergast tome 16 sur 22
EAN : 9782809822274
400 pages
L'Archipel (03/05/2017)
3.78/5   138 notes
Résumé :
Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 138 notes
Nous avions, à l'issue de Mortel Sabbat, sorti en poche chez J'ai Lu et dont je vous parlais il y a quelques jours, laissé nos personnages dans des situations inquiétantes. En effet, Pendergast avait disparu et  Constance se retrouvait bouleversée …
Il fallait donc lire immédiatement la suite et connaître le fin mot de l'histoire. Preston & Child nous embarquent donc une fois de plus dans une aventure, dans le vrai sens du terme, des poursuites à l'autre bout du monde par tous les moyens de transport envisageables, des morts, des morts qui ressuscitent, bref, vous l'aurez compris on ne s'ennuie pas avec ce dernier opus des enquêtes de Pendergast.
J'avoue être une novice dans la connaissance de cet enquêteur atypique, ce n'est que la troisième fois que je le suis dans ses aventures, mais à chaque fois je ressors de ma lecture avec cette envie d'en connaître plus. Il faut dire que le personnage est vraiment hors norme, cet homme est intemporel ainsi que Constance d'ailleurs, ils amènent tous deux un petit côté kitch à des enquêtes actuelles auxquelles une touche de science-fiction vient finir de donner toute sa saveur.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Etoiles Notabénistes : **

The Obsidian Chamber
Traduction : Sebastian Danchin

ISBN : 9782809822274

Merci aux Editions de l'Archipel qui, dans le cadre de l'Opération "Masse Critique" organisée par Babélio, m'ont fait parvenir cet exemplaire de "Noir Sanctuaire" à titre gracieux. ;o)

Pour moi et à jamais, Preston et Child resteront synonymes du merveilleux, du mémorable "Relic", le seul livre à ce jour sur Nota Bene Culture Littéraire pour lequel j'ai commis deux posts - eh ! oui ! - parce que primo, à la relecture, je l'ai vraiment trouvé sensationnel sans prétendre pour autant au chef-d'oeuvre et que, secundo, il y avait, dans ce livre, de l'idée, de la nouveauté et de la cohérence. J'insiste sur chaque terme. C'était un mélange habile de policier et de fantastique, ce dernier genre s'appuyant sur une mutation biologique après tout vraisemblable (en tout cas pour un lecteur).

Avec "Le Grenier des Enfers", suite logique de "Relic", j'avais tiqué : il y avait plus d'invraisemblances. Mais enfin, nul n'est parfait en ce monde et, compte tenu de la fin du premier opus, il fallait une suite, tout le monde le savait.

Puis vinrent ce que j'appellerai les aventures d'Aloysius Pendergast en solitaire. le personnage, apparu dès "Relic", - mais que vous ne verrez pas dans l'excellent film de Série B qui fut tiré du roman - était carrément excentrique, possédait une confortable fortune et, en parallèle, un statut d'agent du FBI, se promenait le plus souvent dans des voitures de luxe, s'habillait de même et étalait sans complexe une profonde intelligence. de son passé, on ne savait pas grand chose, sinon qu'il appartenait à une famille d'originaux. Je me rappelle encore aujourd'hui combien la découverte du "champ mortuaire" en pleine ville dans l'un des livres suivants ("La Chambre des Curiosités" ou "Les Croassements de la Nuit", je pense) me fit rire et bien rire, tant j'y voyais une espèce de farce faite aux lecteurs sérieux du genre (il y en a de très sérieux, dépourvus de tout sens de l'humour, vous savez ;o) ) par des scénaristes peut-être lassés par leur personnage et / ou égarés dans la voie qu'ils s'étaient tracée.

Et puis arriva la disparition d'Hélène, l'épouse de Pendergast - prétexte à trilogie, ce me semble. Brusquement, on découvrait que cet homme en apparence insensible et peu porté au flirt était follement amoureux. Exit Hélène, hélas ! pour des raisons que je ne vous citerai pas, choc qui plongea le malheureux agent du FBI dans un chagrin abyssal. On comprend, on s'incline ... et on passe à autre chose parce que, ma foi, les auteurs doivent payer leurs impôts.

Alors surgit Diogène. Non pas le célèbre philosophe - qu'allez-vous penser là ! - mais le frère cadet d'Aloysius. Les deux enfants avaient grandi ensemble dans un vieux manoir horrifique et Aloysius, l'aîné, se comportant encore à cette époque comme un être relativement normal, taquinait beaucoup son petit frère, de nature plus peureuse et qui, de son côté, lui aussi encore normal, jalousait plus ou moins Aloysius d'avoir toujours, de par l'âge et les connaissances, une longueur d'avance sur lui. Et puis survint un incident qui aurait pu fort mal tourner pour Diogène - incident qui vous est révélé dans "Noir Sanctuaire" - et qui enclencha, chez le jeune adolescent, le phénomène de la haine quasi surhumaine qu'il devait par la suite porter à son aîné. (La seule ressemblance que j'ai notée entre les deux frères, si l'on excepte quelques traits physiques, du moins au début, et bien sûr quelques tics de famille, c'est leur impossibilité à adopter le juste milieu : amour ou haine, travail ou loisirs (quand il leur arrive d'en prendre), ils sont foncièrement incapables de ne pas tomber dans l'extrême.)

La conception (par Preston et Child) de Diogène fut une idée géniale. En tout cas pour leurs finances. Désormais, ils avaient un MECHANT - et un méchant machiavélique, le QI au-dessus de la moyenne étant un autre trait ADN dispensé en parts égales aux deux frères - à opposer systématiquement à Aloysius. Avec la confrontation fraternelle en filigrane, on effleurait la Tragédie grecque et le Bien (Aloysius) luttait contre le Mal (Diogène). de temps à autre, pris sans doute de quelque vague remords (soit envers le lecteur, soit envers leurs personnages soit envers tous), Preston & Child arrondissaient un angle. Tout à coup, Aloysius révélait un mauvais côté diogénesque et, ici, dans "Noir Sanctuaire", c'est Diogène, amoureux fou à son tour de Constance Greene, l'improbable "filleule" que le duo d'écrivains avait confiée à Aloysisus (dans "Le Violon du Diable", je crois, ou alors "Croisière Maudite" : enfin, si tout cela vous intéresse vraiment, vous trouverez car tous ont paru en format poche chez J'Ai Lu" si mes souvenirs sont bons) qui laisse poindre des qualités aloysiuesques.

Ajoutez à cela que Diogène était censé avoir péri sous la lave d'un volcan (et peut-être même avant, si ça se trouve puisque, à l'origine, les auteurs avaient convenu de ne lui consacrer qu'une trilogie). de même, au début de "Noir Sanctuaire", Aloysius est mort, dévoré par un monstre que son horrible frère a ou aurait libéré. Dernier trait propre aux deux frères que je crois avoir saisi : non, ils ne sont pas indestructibles mais tous deux possèdent une tendance accentuée à frôler la Mort et à en ressortir pratiquement indemnes - sauf les kilos en moins et, pour Diogène perdu sous la lave, une défiguration momentanée.

Ah ! les liens fraternels ! Que voulez-vous : ce n'est pas pour rien que, pendant neuf mois supplémentaires sur cette terre, on a vécu dans le ventre de la même mère ... ;o)

Grosso modo, "Noir Sanctuaire" débute sur le deuil porté par Constance Greene et tous les fidèles d'Aloysius, tragiquement disparu dans des circonstances épouvantables. le cadavre n'a pas été retrouvé - ce qui met déjà la puce à l'oreille du lecteur, surtout pour le fanatique des aventures de Pendergast, qui connaît bien la musique depuis le temps. Constance décide de s'installer dans les vastes souterrains, luxueusement aménagés, qui s'étendent sous la maison de son parrain. Proctor, homme de confiance du disparu, s'incline et réitère son serment de la servir et de veiller sur elle. La soirée s'achève et ...

... et Diogène enlève Constance ! Comme ça ! Sous le nez d'un Proctor qu'il prend le soin de neutraliser mais non de tuer. Alors commence une incroyable poursuite, dans des avions divers, du kidnappeur et de sa victime. On passe même par l'Afrique, vous vous rendez compte ? Tout cela pour évincer ce terrible chien de garde qu'est Proctor !

Et ça marche, dites donc ! (Comment avez-vous deviné ? Il faudra me confier votre secret ... )

En parallèle, voilà qu'Aloysius revient à la surface. (Ça aussi, vous l'aviez deviné ? Incroyable !!! ) Après une perte de temps provoquée par des pirates (non-somaliens, je précise tout de suite parce que je ne veux pas m'attirer les foudres de Mme Obono ... et surtout parce que c'est la vérité), Pendergast Aîné regagne l'abri du FBI. Il a énormément maigri mais sa petite matière grise, celle dont parlait le cher Poirot chez Agatha Christie, n'a pas perdu un seul gramme. Et pour cogiter, il cogite dur. La vie de Constance est en jeu ! Notez que, comme la dame a déjà vécu plus d'un siècle - mais attention, ce n'est pas une vampire, hein ! ), ça ne nous paraît pas si grave que ça. Mais enfin, très à cheval sur son devoir, Aloysius estime que, étant le parrain (vaguement amoureux ?) de Constance, il se doit de protéger ses cent-soixante années d'existence - je vous rassure, elle ne fait pas son âge.

La preuve, Diogène, dont elle a eu un fils (mais là, j'avoue avoir perdu le fil et ne plus savoir exactement dans quel roman ça s'est passé , un fils qui est appelé à devenir Dalaï-Lama ou quelque chose dans le même genre), est lui aussi désormais amoureux fou de Constance. C'est d'ailleurs pour cela, et non pour la tuer après l'avoir horriblement torturée, qu'il l'a enlevée et emmenée ... Nan, je ne vous dirai pas où. Et vlan à nouveau dans la mâchoire d'Aloysius ! Il n'y a pas de raison que Constance l'aime, lui, l'Aîné qui a tout eu, et le haïsse, lui, Diogène, le cadet que, par ce stupide accident dans leur enfance, il a mené et abandonné, lui, Aloysius le Saint, dans un monde à l'image de l'univers de Jérôme Bosch !

Là-dessus, je m'arrête parce que je ne peux tout de même pas tout vous raconter. Ça gâcherait votre plaisir, c'est certain. Pire ! Et si, du coup, ça vous causait un traumatisme qui ferait de vous un Diogène bis, hein ?

Tout ce que je puis ajouter, c'est que, à la fin du volume, tout le monde repart vers de nouvelles aventures et, en apparence, dans des directions différentes. Voilà.

Là-dessus, je m'en vais faire brûler un ou deux bâtons d'encens devant l'autel consacré chez moi aux mânes de l'impérissable "Relic." Si ça ne fait pas de bien à Preston & Child, ça ne peut pas leur faire de mal ... ;o)
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Mortel Sabbat nous avait laissé un arrière-goût amer. A X l'Pendergast sombrait dans les eaux glaciales au large d'Exmouth.
Noir Sanctuaire était bien évidemment très attendu du côté des fans de la série.
Disons le tout de go, cette suite est réussie, nous en avons pour notre argent.
Contance Greene est inconsolable, la disparition de son cher Aloysius la ramène vers les sombres couloirs du 891 Riverside. Une bien étrange rencontre l'y attend.

Cette suite est remarquable à plusieurs titres.
L'action est pleine de rebondissements. le personnage de Proctor est (enfin) étoffé, et nous apprenons beaucoup dans ce tome sur le discret majordome. Un pan entier des origines de la mésentente entre Diogène et Aloysius est également dévoilé.
Attention spoiler, le bouleversement du personnage de Diogène est très intéressant mais peut-être un peu surréaliste. Tout comme la vengeance froide de Constance à mon sens.
Le style est toujours excellent et l'intrigue riche comme de coutume. L'ambiance surannée apportée par la présence de la pupille d'Aloysius apporte un côté rafraîchissant à l'oeuvre.
Enfin, notons que la fin du roman nous offre d'autres perspectives qui ont le mérite de poser questions au lecteur.
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La suite de Mortel sabbat, qu'il est préférable d'avoir lu pour bien apprécier et comprendre les rappels des actions et personnages mentionnés. Cette suite démarre sur les chapeaux de roues avec une première aventure nous conduisant en Afrique du sud via Terre Neuve. L'action ne manque pas, tout au long du roman d'ailleurs. Les auteurs nous placent sur des fausses pistes à plusieurs reprises: Preston pris dans des traquenards, mort d'Aloysius péri en mer, kidnapping de Constance, réapparition du jumeau Diogène, amoureux de la belle Constance toujours de plus en plus énigmatique et difficile à comprendre. de l'action des revirements, renversements de situations, des crimes, des morts. le tempo vif et sans fin donne l'un des meilleurs épisodes de la série. L'histoire est riche en informations sur la famille Pendergast et sur Aloysius lui même, qui avoue en fin d'ouvrage aimer Constance, sans pour autant abandonner sa suffisance, et par voie de conséquence le couple se disloque une fois de plus.
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C'est toujours avec grand plaisir que je retrouve Pendergast et ses acolytes, et ce depuis Relic, il y a des lustres ! (Et comme je le dis toujours, si vous voulez lire cette série, commencez-là au début, sous peine de vous retrouver totalement perdus car les personnages apparaissent et évoluent au fil des tomes, et les lire dans le désordre n'a aucun sens !).

Ce dernier tome "poche" ne déroge pas à la règle (le prochain sort en mai 2019, déjà dans mon "panier", lol). Et même si les rebondissements font un peu artificiels, "capillotractés" et tirent en longueur, bah dans le fond, on s'en fiche (je dis on parce que mon homme est fan de la série également).
On adore ces thrillers fantastiques et on en redemande, on dévore et on attend la suite, voilà, c'est dit, parce que Pendergast, bah c'est une drogue livresque, on a du mal à s'en passer...

J'ai déjà lu toute la saga deux fois (comme celle de Connolly), nul doute qu'un de ces jours je la reprendrai une troisième du début...
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
[...] ... Elle chercha Pendergast du regard.

- "Voyez-vous, Aloysius, vous et moi formons les deux faces d'une même médaille. Vous avez contribué, partiellement en tout cas, à métamorphoser Diogène en monstre. Et voilà que je me suis appliquée à détruire le personnage modèle qu'il souhaitait tant devenir.

- Pensez-vous vraiment qu'il était sincère ?" l'interrogea Pendergast d'une voix douce. "Pensez-vous vraiment qu'il vous aimait ? Qu'il avait définitivement renoncé à la part d'ombre qui mutile son âme ?"

Constance poussa un long soupir.

- "Il y avait réellement renoncé, du mieux qu'il le pouvait. Je ne crois pas qu'il s'en libèrera jamais totalement. En réponse à votre question, oui, il m'aimait. Il m'a guérie et m'a sauvé la vie. Il l'aurait fait même si j'avais refusé de vivre à Halcyon. Ces quelques journées passées ensemble ... Il ne m'aurait pas parlé de la sorte, nous n'aurions pas eu de telles relations, s'il n'avait pas été profondément amoureux.

- Je comprends," dit Pendergast avec l'ombre d'une hésitation. "Excusez ma brutalité mais ... A quel type de relations faites-vous précisément allusion ?"

Constance se figea dans son fauteuil. Et c'est d'une toute petite voix qu'elle finit par répondre :

- "Aloysius, j'espère que vous comprendrez si je vous demande solennellement de ne jamais, jamais me reposer cette question.

- Bien sûr. Je vous prie d'excuser mon indiscrétion. Je n'ai nulle envie de m'immiscer dans vos affaires, ou de vos mortifier d'aucune façon.

- Alors c'est oublié."

A ceci près que ce n'en était pas le cas, à en juger par l'agitation qui s'était à nouveau emparée de Constance. Elle se replongea dans la contemplation du feu et la conversation s'éteignit. Plusieurs minutes s'étaient écoulées lorsqu'elle reporta son attention sur son compagnon. ..." ... [...]

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Proctor leva le canon de son arme et fit feu, mais l’homme bondit au-dessus du capot de la voiture et s’engouffra à la place du conducteur sans être touché. La balle suivant ricocha contre les vitres blindées, l’auto démarra sur les chapeaux de roue et s’engagea à toute allure sur Riverside Drive avant de disparaître dans le grondement de son moteur. Proctor eut tout juste le temps de voir la silhouette de Constance se démener à travers la vitre arrière.
Avant de sauter derrière le volant, l’agresseur de Constance s’était retourné le temps d’un éclair. Ces traits fins et marquées, ces yeux de deux couleurs, cette barbe courte, ces cheveux d’un brun tirant sur le roux, ce regard d’une cruauté froide… Le doute n’était pas permis, il s’agissait bien de Diogène, le frère de Pendergast dont il était l’ennemi le plus implacable. Diogène que tout le monde croyait mort, tuée par Constance trois ans auparavant.
Et voilà qu’il refaisait surface, en enlevant Constance.
Diogène affichait une expression si féroce, un air triomphal si terrible que Proctor, en dépit de tout son stoïcisme, en resta un instant désarçonné. Son trouble dura l’espace d’une seconde. Repoussant sa peur, il se lança à la poursuite du 4×4 au pas de course avant de franchir d’un bond la haie de la propriété.
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Proctor traversa précipitamment le vestibule et s’aventura dans la pièce voisine. Sur l’immense table de réfectoire, qui servait jusqu’à récemment aux recherches que consacrait Constance à l’histoire familiale des Pendergast, régnait un désordre indescriptible. Livres et papiers avaient volé dans tous les sens, l’ordinateur était renversé, les chaises pattes en l’air.
Horrifié par ce qu’il découvrait, Proctor perçut alors, venant du dehors, des cris féminins étouffés.
Oubliant son vertige, il se rua, le Glock au poing. Il franchit à toute allure le passage voûté menant au vestibule, écarta la porte d’entrée d’un coup de pied et s’immobilisa sous le porche.
Un Lincoln Navigator aux vitres teintées, moteur au ralenti, stationnait sur l’allée traversant la propriété, le capot tourné vers Riverside Drive. Près de la portière arrière ouverte, il découvrit la silhouette de Constance Green, les poignets entravés dans le dos. Elle se débattait avec l’énergie du désespoir. Elle lui tournait le dos, mais il reconnut sans peine sa coupe au carré et son imperméable Burberry vert olive. Un homme, également de dos, la poussa sans ménagement sur la banquette arrière avant de claquer la portière.
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Au prix d’un effort héroïque, Proctor se releva en titubant. La pièce se mit à tourner autour de lui et il s’appuya contre une table en secouant violemment la tête, dans l’espoir de s’éclaircir les idées. Il demeura immobile quelques instants, le temps de reprendre des forces, puis il ouvrit le tiroir de la table et en tira un Glock 22 qu’il glissa dans sa ceinture.
La porte de l’appartement était ouverte, laissant entrevoir le couloir qui donnait sur les chambres du personnel. Il s’arrêta sur le seuil, s’appuya contre le chambranle, et s’avança de la démarche mal assurée d’un homme ivre. Parvenu en haut de l’étroit escalier de service, il s’agrippa à la rampe et descendit péniblement jusqu’au rez-de-chaussée. Cet effort tout comme le sentiment de danger qui l’étreignait contribuèrent à aiguiser ses sens. Il remonta un corridor et poussa la porte conduisant aux parties communes de la vieille demeure.
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Il évalua la situation d’un rapide coup d’œil. A sa droite, le salon de réception, ses vitrines remplies d’objets insolites, était sens dessus dessous. Le socle sur lequel était posée une ancienne urne funéraire étrusque avait été renversé, l’urne en miettes par terre. L’énorme vase qui trônait en temps ordinaire au centre du vestibule, rempli de fleurs coupées que Mme Trask renouvelait quotidiennement, gisait en mille morceaux sur les dalles de marbre, ses deux douzaines de roses et de lis dispersées au milieu d’une flaque d’eau. A l’autre extrémité du hall, l’une des portes du placard, grande ouverte, était à moitié arrachée de ses gonds, comme si quelqu’un s’y était raccroché alors qu’on l’emmenait de force.
Tout indiquait qu’une lutte terrible s’était déroulée là. Une lutte conduisant de la bibliothèque à la porte d’entrée. Et au monde extérieur.
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Vidéo de Douglas Preston
Tombes oubliées - Preston Douglas & Child Lincoln #PrestonAndChild #TombesOubliées #NoraKelly
« Preston & Child renouent avec la veine de leurs premiers romans, Relic et le Grenier des enfers. » Publishers Weekly
Nora Kelly, de l'Institut archeologique de Santa Fe, est approchee par l'historien Clive Benton pour localiser le Campement perdu de l'expedition Donner, introuvable depuis 1847, afin d'y effectuer des recherches historiques… et mettre la main sur un tresor.
Benton a en effet trouve le journal d'une victime de l'expedition, au cours de laquelle des pionniers, coinces par une tempete de neige dans la Sierra Nevada, n'ont eu d'autre choix que de s'entredevorer pour survivre…
Mais, outre de vieux ossements et quelques pieces d'or, ce qu'ils vont decouvrir va faire grimper la temperature de plusieurs degres. D'autant que la jeune agente du FBI Corrie Swanson, qui a rejoint Nora et son equipe, leur apprend que les fouilles en cours ont un lien avec des exactions commises de nos jours…
Dans le premier volet de cette nouvelle serie, Preston & Child braquent le projecteur sur deux femmes, deja croisees dans certaines des enquetes de l'inspecteur Pendergast, du FBI, leur personnage fetiche.
------ Depuis Relic (1995), Preston & Child forment le duo le plus repute dans l'univers du suspense. Ensemble, ils ont signe une trentaine de romans, dont 19 mettent en scene l'inspecteur Aloysius Pendergast, du FBI, le Sherlock Holmes des temps modernes. En langue francaise, leurs romans, tous parus aux editions de l'Archipel, dont le dernier Riviere maudite, se sont vendus a plus de 1,5 million d'exemplaires.
------ Le livre : https://www.lisez.com/livre-grand-format/tombes-oubliees/9782809839647 Facebook : https://www.facebook.com/larchipel Instagram : https://www.instagram.com/editions_archipel/ Twitter : https://twitter.com/Ed_Archipel
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