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EAN : 9782872825974
Éditeur : Lansman (01/06/2007)
3.9/5   5 notes
Résumé :
Chasse de l'Île Saint-Pierre, Rousseau ne sait où se réfugier. Il rend donc une visite imprévue à celui qu'il tient pour le responsable de tous ses maux : Voltaire. Il le soupçonne notamment d'avoir écrit sous pseudonyme un pamphlet qui a révélé au monde entier que l'auteur de l'Emile, un traité sur l'éducation, avait commencé par abandonner ses cinq enfants à l'assistance publique.

C'est donc à une véritable "scène de ménage" que l'auteur nous convie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bazart
  16 juin 2017

France, 1765. Jean-Jacques Rousseau (Jean-Jacques Moreau en alternance avec Jean-Luc Moreau) débarque avec fracas dans la propriété de Voltaire (Jean-Luc Farré), à Ferney, affublé d'un caftan arménien - qui ressemble de près à une peau de bête - après plusieurs jours de marche. D'emblée, il expose à la barbe de son hôte l'objet de sa visite : dans sa besace, il tient un pamphlet terrible, un brûlot infâme à son endroit, publié anonymement et largement distribué, dans lequel il est ouvertement accusé d'avoir abandonné ses cinq enfants à l'Assistance publique. Diffamation ! Mensonge ! Calomnie ! Comment a-t-on osé souiller ainsi son nom ? Qui a bien pu écrire de telles horreurs ?
Il veut à tout prix en démasquer l'auteur, repartir de chez Voltaire avec un nom. Enfin, il va plutôt lui tirer les vers du nez. Car il sait pertinemment de qui il s'agit : c'est Voltaire lui-même.
Voltaire et Jean-Jacques Rousseau se retrouvent pour débattre - ou plutôt, se battre -, pour discuter - enfin, se disputer -, pour échanger leurs idées - ou plutôt, les pires vacheries -, et ce, pour notre plus grand bonheur.
Les dialogues sont savoureux, pétillants de malice et d'intelligence, et en même temps, vraiment accessibles. Nombreuses sont, bien sûr, les allusions à la philosophie des Lumières, à leurs propres idées-force ("L"homme est né bon, mais c'est la société qui le corrompte", idée centrale de "L'Emile ou de l'éducation") et aux oeuvres qui les ont fascinés, comme les Fables de la Fontaine ou de pièces de Shakespeare.
Prêt à monter sur le ring de la philosophie et de l'éloquence ? Alors, gare aux uppercut, sortez les poings, ça va faire mal!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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sweetie
  26 mars 2020
Un savoureux tête-à-tête entre Voltaire et Rousseau, imaginé par Jean-François Prévand, un échange de vifs propos entre les deux grands philosophes de la littérature française.
Le texte, originellement destiné au théâtre et joué de multiples fois sur scène, s'insère parfaitement dans ce minuscule ouvrage que j'ai heureusement pris en note lors d'une recherche ou d'une recommandation qui se perdent dans la nuit des temps et des livres.
Un Voltaire à la langue perfide reçoit à son château de Ferney la visite impromptue de Jean-Jacques Rousseau qui se dit persécuté et vilipendé dans un écrit anonyme circulant sur les territoires suisse et français. Un échange doux-amer s'ensuit, dans une écriture qui ne déplairait ni à l'un ni à l'autre des écrivains. Dommage qu'il ait été bref, car j'en aurais pris plus de ce trop bref conciliabule.
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Marti94
  18 mai 2017
Ce duel verbal mené au fleuret de l'esprit de nos deux philosophes est un vrai plaisir!
J'ai lu "Voltaire Rousseau" de Jean-François Prévand après avoir vu cette excellente pièce dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau et Jean-François Prévand au théâtre de poche à Paris.
A l'origine, elle a été créée en 1991 et a connu un très grand succès puisque le spectacle s'est joué pendant cinq saisons à Paris, au Théâtre La Bruyère, à la Gaîté-Montparnasse, à la Comédie de Paris et au Théâtre de l'Oeuvre.
Il s'agit d'un huis clos qui se déroule à Ferney, dans la propriété de Voltaire, mitoyenne de Genève. Nous sommes en 1765. Chassé de Suisse, Rousseau vient lui rendre visite. Il a un but bien précis : savoir qui est l'auteur du pamphlet anonyme qui l'a fait bannir pour avoir abandonné ses cinq enfants à l'hôpital public.
Au départ Rousseau est plutôt antipathique face à son hôte qui a l'humour facile. Mais les échanges vont aller crescendo et les arguments s'étoffer.
Avec malice, Jean-François Prévand nous montre que la querelle qui les a opposés aussi dans la réalité vient de la profonde différence avec laquelle Voltaire et Rousseau envisagent le monde, l'Homme et les grands principes sur lesquels repose la société. Il nous fait redécouvrir avec plaisir et stupéfaction tout ce que nous devons encore aujourd'hui à leurs visions fulgurantes, mais complémentaires, de notre humanité.
Si la situation semble inventée par l'auteur, les termes du débat au cours duquel les deux hommes s'affrontent, sous forme de joutes verbales, font références à leurs oeuvres respectives et donne une côté très authentique à ce duel de philosophes.
Lu en mai 2017
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   16 juin 2017
"L"homme est né bon, mais c'est la société qui le corrompte"
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sweetiesweetie   26 mars 2020
Rousseau :
(...) le premier grand criminel de tous les temps, c'est le premier qui a entouré un champ de barrières et qui a dit : « Ceci est à moi! »
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sweetiesweetie   26 mars 2020
Voltaire :
L'homme et plus malheureux que tous les animaux parce qu'il sait qu'il mourra et qu'il est né pour être mangé par les vers. Cette idée funeste le tourmente, alors il consume sa misérable existence à se faire le bourreau des autres et de lui-même. À tromper et se tromper... et devenir un puits sans fond de repentir.
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sweetiesweetie   26 mars 2020
Voltaire :
Oh! Ce qui a pu m'échapper, c'est que je regrette qu'une bande de pouilleux dans un désert ait cru bon de nous inventer un Dieu unique, Vengeur et Jaloux. Sans eux, on n'aurait jamais eu l'islam ni la chrétienté. Qu'est-ce qu'on serait tranquille!
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Marti94Marti94   19 mai 2017
Voltaire : Et que peuvent penser vos propres amis quand vous vous répandez en insultes et en horreurs contre le théâtre, les sciences ou les arts ?

Rousseau : L’homme est né bon. C’est la société qui le pervertit.
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