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ISBN : 2264044330
Éditeur : 10-18 (15/05/2006)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Rome, décembre 1514.
Un jeune homme décapité est découvert sur la statue de Marc Aurèle. Une inscription au sang marque le crime : "Eum qui peccat." (Celui qui pèche. ).
Peu après, c'est un vieillard qui est retrouvé sur le Forum, nu, mort et attaché à une échelle, et cette fois encore, le crime est signé : "Deus castigat" (Dieu le punit). Dans la Ville éternelle, on n'avait jamais vu ça. Il semble que l'assassin défie la cité, le pape lui-même, la ch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  17 décembre 2015
Si je dis 1515... vous pensez... Et bien non ! Ici, il s'agit de crimes d'horreur perpétrés dans Rome au XVIème siècle. Messer Léonard himself accompagné d'un jeune étudiant en médecine va mener l'enquête pour trouver le ou les meurtriers. Ces derniers n'hésitent pas à trancher des têtes et disposer les corps à la vue de tous sur des monuments symboliques pour les romains, telles les colonnes de Marc-Aurèle ou de Phocas.
Guillaume Prévost a écrit un roman très agréable à lire où se mêlent harmonieusement l'histoire, les intrigues de la société romaine (autour du Pape mais également les rivalités entre l'Italie et des pays voisins) et l'enquête.
En outre la description de Rome, de la vie des habitants, des bâtiments ou de leur construction (le chantier de la Basilique Saint-Pierre m'a intéressé) est très bien rendue et nous permet de nous plonger dans l'ambiance facilement.
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afleurdemots
  24 septembre 2013
Le choix d'un Léonard de Vinci menant l'enquête est une idée aussi originale que délicate à mettre en oeuvre. Comment écrire une fiction historique en y intégrant un personnage ayant réellement existé et admiré de tous sans en ternir l'éclat ni la réputation ? Ici, Guillaume Prévost semble avoir résolu une partie de ce problème en intégrant au récit un narrateur fictif, un jeune étudiant en médecine, nommé Guido Sinibaldi. Léonard n'est donc finalement pas le personnage central du récit bien qu'il joue un rôle fondamental dans l'intrigue.
Guido, le narrateur de cette histoire, est le fils de l'ancien barigel de Rome. Son père, honnête et compétent, mourut au cours de l'exercice de sa fonction, lors d'une fusillade. le capitaine Barberi, qui était son second à l'époque, était présent au moment du drame et depuis, ne se pardonne pas de n'avoir rien pu faire pour le sauver ce jour-là. Il s'est par la suite beaucoup occupé de Guido et c'est lui qui dans le cas présent lui permit de s'investir dans cette enquête.
La rencontre entre Guido et de Vinci a lieu dès le début de l'affaire, dans la salle de dissection de l'hôpital San Spirito où repose le premier cadavre. Les connaissances de de Vinci, qui avait l'habitude de se rendre à San Spirito pour ses dessins d'anatomie avaient conduit Barberi et le doyen à s'enquérir de son avis sur les causes du décès. Guido, qui admirait beaucoup le célèbre artiste engage la conversation avec lui et lui propose, grâce à ses relations, de prendre part à cette enquête. Léonard, séduit par le mystère de toute cette affaire et ravi de cette opportunité que lui offre Guido accepte sans hésiter. Ainsi commence l'aventure des deux hommes.
A l'époque où se déroule l'intrigue, de Vinci est un vieillard. Il est sous la protection de Julien de Médicis et nous apparaît comme un « sage » qui guide le jeune Sinibaldi. Tel un mentor, il le conseille, l'encourage à se poser les bonnes questions.
Je dois avouer que je me demandai rapidement ce que venait faire ce jeune étudiant dans cette enquête qui ne le concernait en rien. En outre, je trouvais le jeune Sinibaldi assez passif et « inutile », dans le sens où il semblait dépassé par les évènements et plus spectateur qu'acteur de l'investigation. C'était de Vinci, le véritable cerveau du duo, lui qui trouvait les pistes, qui menait à bien les raisonnements et semblait avoir l'enquête en main. Néanmoins, Guido a bel et bien un rôle de premier plan dans le dénouement et est un héros auquel on s'attache.
L'auteur profite aussi de son livre pour nous offrir un splendide diaporama de Rome au XVIième siècle, toile de fond de cette intrigue. Au détour d'un paragraphe, il glisse de fines descriptions des grands monuments (la chapelle Sixtine, colonne de Marc Aurèle…) et intègre à son récit de grandes têtes historiques. Ainsi, croisons-nous le peintre Raphaël, le pape Léon X ou encore Francesco Melzi, élève de de Vinci. Il nous livre également des anecdotes, glisse des références à la vie de certains personnages (et notamment de la vie de de Vinci). J'ai en outre particulièrement apprécié d'y découvrir en chair et en os Salaï qui a eu une grande importance dans la vie de Léonard ou même certains clins d'oeil tel que de Vinci évoquant sa tendance à ne pas terminer ses oeuvres ou bien la peinture de « Saint Jean Baptiste » (bien que sur le sujet l'auteur ait pris quelques libertés, c'était assez amusant de la retrouver ainsi dans ce roman). Autant de références et de clins d'oeil qui « pimentent » le récit et le rendent d'autant plus savoureux.
Au niveau de l'intrigue policière en elle-même, j'avoue que j'ai noté quelques longueurs. A l'image des personnages, j'ai trouvé qu'on piétinait pas mal de temps. le rythme s'accélère vers la fin. A partir de là, tout s'enchaîne très vite. Peut-être un peu trop vers la fin. Certaines de mes questions restent en effet sans réponse, notamment la façon dont Guido a pu déduire certaines choses.
En revanche, elle est bien menée, recherchée et l'auteur brouille bien les pistes. le coupable a été une « surprise » (entre guillemets parce que comme dans tous les policiers on en vient quand même à suspecter tout le monde !) et j'ai trouvé l'idée du mobile très bon.
La pseudo histoire d'amour de Guido m'a par contre déçue. Je ne l'ai trouvée ni touchante, ni très crédible… et particulièrement bâclée. Sans compter qu'elle n'apporte pas grand-chose à l'intrigue. Quitte à vouloir en intégrer une au récit, j'aurais préféré qu'elle soit plus développée. Ici, elle se concentre sur quelques pages ça et là. A la fin, j'avais même l'impression que l'auteur l'avait complètement oubliée ! Et finalement il la boucle en deux-trois phrases dans la toute dernière page…
Néanmoins, l'ensemble reste un policier historique de grande qualité avec une bonne intrigue, et des personnages travaillés. Guillaume Prévost nous livre ici une oeuvre très documentée qui permet au lecteur de visiter Rome au XVIième siècle à travers une aventure aussi mystérieuse que captivante.
Lien : http://afleurdemots.nhost.me..
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Sly
  15 avril 2012
Des crimes commis à Rome en 1514 et Léonard de Vinci en personne pour mener l'enquête. le livre avait de quoi éveiller mon intérêt.
La mise en scène des meurtres est intéressante, l'idée de se référer à une peinture pour les commettre m'a bien plu. L'intervention du célèbre artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain apporte un petit plus à l'histoire et c'est d'ailleurs certaines de ses qualités qui vont aider à démasquer le meurtrier.
Il est aidé au cours de cette enquête par le jeune médecin, fils de l'ancien barigel et cela m'a fait un peu penser à Sherlock Holmes et au docteur Watson.
D'un point de vue général cette lecture est divertissante. L'évolution de l'enquête n'est pas toujours très fluide, du coup on ressent une certaine gêne. le sentiment que c'est trop orienté, des indices un peu trop téléphonés, des circonstances hasardeuses. Toutes ces choses empêchent de rendre crédible l'histoire. C'est dommage. D'ailleurs la dernière page tournée, j'en suis encore à me demander à quoi à servit le passage de badinage entre le jeune Guido et la belle Flora… Et que dire de ce criminel qui ne cesse de fournir des indices aux personnes qui sont sur ces trousses.
La conclusion est loin d'avoir été une révélation, j'aurais aimé être pris au dépourvu. Ici, les explications sur l'origine des crimes et les raisons qui ont poussées son auteur à les commettre sont assez bancal.
En fait tout le livre est un château de carte, et il suffit d'un rien pour faire écrouler l'intérêt qu'on peut lui porter. Sans l'originalité dans la façon de commettre les meurtres, je pense que je me serais rapidement ennuyé.
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michelangelo
  13 février 2014
Les réflexions des uns et des autres confirment que chacun a compris ma préférence pour les romans policiers. Vous subodorerez maintenant le plaisir que j'ai à lire une oeuvre mettant en scène des personnages issus de l'Italie de la Renaissance –rappelez-vous le délicieux roman de Ian Pears intitulé L'affaire Raphaël- !
En effet, Guillaume Prévost propose une oeuvre dans laquelle l'enquêteur principal n'est autre que Léonard de Vinci… avec pour toile de fond la Rome de 1514 !
L'auteur réussit le tour de force de nous emmener dans une affaire de crimes en série réalisés sur les plus beaux et glorieux des monuments antiques de Rome (Statue de Marc Aurèle, Forum, etc.) avec un point culminant dans la Chapelle Sixtine… vous savez, celle au plafond peint par Michel Ange ! Vous comprenez par ce détour le choix de mon pseudonyme !
Ce thriller historique est un premier roman bien écrit, palpitant et agréable à suivre. C'est une vraie réussite que je vous engage à lire sans délai, surtout si vous projetez un petit voyage à Rome dans les mois à venir.
Michel Ange, avril 2003
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tomcamp
  11 novembre 2011
Construit comme un jeu de pistes, ce livre nous replonge dans l'Italie du XIIIe siècle, au beau milieu de la cité antique où sévit un étrange assassin. Sous fond de mises en scène macabre, nous suivons l'enquête d'un apprenti médecin suppléé dans sa tâche par le grand Léonard. Page après page, l'auteur met en place les pièces de son intrigue et réinvente les pièges du polar traditionnel. Il ne tombe jamais dans la facilité et calibre son roman au rythme de ces meurtres. Inspiré par l'Art et par L Histoire, il esquisse un portrait tout à fait réaliste des moeurs et rivalités de l'époque. le lecteur se laisse ainsi embarquer dans cette affaire inédite, digne d'un bon Agatha Christie.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AmbagesAmbages   15 décembre 2015
A cette heure, en plein hiver, le Forum était entièrement désert.
Au printemps, les bergers menaient pâturer leurs bêtes au milieu des restes de temples détruits ou de constructions partiellement effondrées que ces derniers siècles avaient vu fleurir : forteresses, maisons d'habitation en bois ou en pierre, abris pour les animaux, cahutes pour les artisans. Le glorieux passé de Rome était ainsi livré à l'abandon, voire à la destruction. Les nombreux chantiers qui ne cessaient de s'ouvrir en ville donnaient en effet prétexte aux chaufourniers pour redoubler d'ardeur et débiter tout ce qui pouvait brûler dans leurs grands fours, avant de le réemployer à la construction de telle église ou de tel palais. Les travaux d'édification de Saint-Pierre, évidemment, avaient aggravé le mal. Ainsi les thermes de Dioclétien ou le théâtre de Marcellus étaient-ils devenus de vastes carrières où les architectes des papes puisaient sans scrupule. Bramante le premier, et le plus enragé : on le surnommait le "faiseur de ruines". Il fallut la nomination de Raphaël comme commissaire aux Antiquités pour que les autorités s'émeuvent enfin des inestimables pertes qu'entraînait ce mépris.
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SlySly   11 avril 2012
Durant tout ce moment où je perdis la notion de moi-même, j'appris que l'on pouvait se chercher sans vouloir se trouver, et que l'on pouvait s'abandonner sans vouloir se perdre.
J'appris que le corps des femmes est plus subtil que le nôtre, que leurs émotions sont plus riches et plus exigeantes. Qu'il faut du tact et de l’ingéniosité. De l'amour aussi.
J'appris enfin, les yeux perdus dans le feuillage, un peu de mystère des vertus florentines.
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ShereadsabookShereadsabook   02 août 2009
Je levai la tête à mon tour, persuadé de ce que j'allais voir : la longue spirale de pierre grise retraçant les victoires de Marc Aurèle contre les Germains, et, au sommet, à quatre-vingt-dix pieds de là, la statue du conquérant à cheval.
Mais à ma grande stupéfaction, l'empereur n'était plus seul sur sa monture : quelqu'un se trouvait derrière lui en croupe, les deux bras passés autour de son cou. Quelqu'un, ou, devrais-je dire, ce qu'il restait de quelqu'un : un corps dénudé, rougi de sang, horriblement décapité. Une épée courte était plantée dans son dos, comme une flèche au milieu d'une cible. A cette distance, on ne pouvait distinguer si le corps appartenait à un homme ou à une femme.
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AmbagesAmbages   17 décembre 2015
Les gens ne sont jamais ce qu'ils prétendent. Tenez, maître Léonard... Qui aurait imaginé qu'il déguise un lézard en dragon pour effrayer ses visiteurs ? Et en lui donnant le nom de son père, de surcroît. Ser Piero. Vous connaissez ser Piero ? C'est ainsi pourtant, les hommes ont plusieurs visages...
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Videos de Guillaume Prévost (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Prévost
Guillaume Prévost - La berceuse de Staline .A l'occasion du Salon du Livre de Paris 2014, rencontre avec Guillaume Prévost. "Une enquête de François-Claudius Simon : La berceuse de Staline" aux éditions NIL. http://www.mollat.com/livres/prevost-guillaume-berceuse-staline-9782841117185.html "Une enquête de François-Claudius Simon : Le quadrille des Maudits" aux éditions 10-18. http://www.mollat.com/livres/prevost-guillaume-quadrille-des-maudits-9782264060877.html "Une enquête de François-Claudius Simon : Le bal de l'Équarrisseur" aux éditions 10-18. http://www.mollat.com/livres/prevost-guillaume-bal-equarrisseur-9782264056399.html "Une enquête de François-Claudius Simon : La valse des gueules cassées" aux éditions 10-18. http://www.mollat.com/livres/prevost-guillaume-une-enquete-francois-claudius-simon-valse-des-gueules-cassees-grands-detectives-9782264052711.html Notes de Musique : Tres Tristes Tangos/Unknown Album/Planta Baja. Free Music Archive.
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