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Jacques Martinache (Traducteur)
EAN : 9782264041043
620 pages
10-18 (21/04/2005)
3.75/5   132 notes
Résumé :
Un soir d’été caniculaire, une jeune femme blanche traverse la cité Henry Armstrong de Dempsy, banlieue noire éloignée de New York. Il faudra plusieurs heures pour qu’enfin Brenda Martin explique ce qui lui est arrivé. Elle dit avoir été agressée alors qu’elle traversait en voiture le parc qui sépare Dempsy de Gannon, banlieue ouvrière blanche. Un homme noir l’a extrait de force de son véhicule avant de s’enfuir avec. Chargé de l’enquête, l’inspecteur Lorenzo Counci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Apprête-toi à vivre les 48 heures les plus longues de ta vie. Une chaleur étouffante fume le bitume, des odeurs de sueur remontent à la surface. Tu te croyais peinard avec ton sweat jaune à capuche à errer dans cette cité black, banlieue populaire de New-York. Qu'est-ce que tu voulais y faire ? Besoin d'une dose d'héroïne ou à la recherche d'une pute ? Tais-toi, je ne suis ni un flic ni ton confesseur. Tu devais avoir tes raisons. 48 heures interminables dans lesquelles tu vas suffoquer, baliser, enrager, souffrir.

48 heures, 620 pages. le ratio est infime. Autant dire que tu vas vivre ces 48 heures de bout en bout. Tu crois que tu auras le temps de dormir, de manger ou de boire un verre de citronnade. Détrompe-toi mon gars ou ma poulette –pas de sexisme sur ce blog – et ne penses même pas à baiser. 48 heures, tu vas trouver ça long, interminable même. Mais je t'arrête de suite. 48 heures, c'est peut-être long, mais pas lent.

Un soir, la nuit tombée, les étoiles brillent dans le ciel, une magnifique rousse et blanche arrive aux urgences, les mains en sang, visiblement en état de choc. Agression, vol, viol ? Un flic noir, la quarantaine désabusée prend sa déposition. Il est l'icône de la cité, le grand frère que tout le monde vient voir pour lui exposer ses problèmes. Tu imagines déjà la figure paternelle de Samuel L. Jackson, alors que dans le rôle de la blanche, tu découvres Julianne Moore. Et peut-être même que l'histoire ferait un bon scénario. Si j'étais réalisateur, j'appellerais même mon film « la couleur du crime ». Ça sonne bien, et je comprends de suite la tournure que prendra l'affaire de cette agression. Brenda Martin et Lorenzo Council. Ces deux-là ne vont pas se quitter pendant les 48 prochaines heures pour comprendre ce qui s'est réellement passé ce soir-là, dans cette ruelle sombre où ladite Brenda déclare avoir été agressée par un noir. Elle s'est fait voler sa caisse. Mais qu'est-ce qu'une blanche faisait dans ce quartier. Un rendez-vous avec un dealer ? En attendant, je lance un avis de recherche pour la caisse. Stop. Alors qu'elle est assise aux urgences depuis trois heures, elle m'annonce maintenant que son fils était sur la banquette arrière de sa caisse. Cela change la donne, tu ne crois pas. Pourquoi ce laps de temps ?

Je ne la sens pas très clean cette nana. Elle cache quelque chose. Je ne sais pas encore quoi, je ne sais pas si son histoire tient la route. En attendant, le quartier est bouclé, limite si les autorités voisines et blanches n'installent pas des barbelés pour circonscrire le crime et le criminel afro-américain dans la cité noire – surtout qu'il ne franchisse pas la frontière avec les blancs. En attendant, les médias vont foncer sur l'affaire, les caméras sont de sorties, les journalistes au micro et les commentaires s'appuient sur les rumeurs de la rue. En attendant… Oui, je sais j'attends beaucoup mais parce qu'une telle affaire ne se résolue pas en un battement de cil. Il faut de l'attente, de la perspicacité, de la confiance et de la psychologie pour arriver à comprendre les pensées de Brenda, cette blanche solitaire et asociale qui passe son temps à écouter et pleurer de la musique soul qui se diffuse dans son casque. Mais derrière cette affaire, tu sens déjà la poudrière dans laquelle tu te trouves. le quartier est aux bords de l'implosion. Bang Bang Bang. Toutes les rancoeurs racistes vont exploser d'ici peu, si Council n'arrive pas à résoudre l'affaire et à calmer le jeu des habitants, excédés par cette surenchère de moyens policiers. En aurait-il été autrement si le gosse et la mère avaient été noirs ? Bang Bang Bang.

Et parce qu'en lisant ce grand roman de Richard Price, on écoute forcément de la grande Soul Music…

http://www.youtube.com/watch?v=zwSUSW_ATvs&feature=player_embedded
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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620 pages pour 48h... 48h réparties sur 620 pages. Y'a pas à dire, on aura pas le temps d'aller faire pipi. Enfin, moi j'ai eu le temps parce que ça m'a pris un certain temps pour en venir à bout...

Écrit en tout petit, imprimé très haut jusque très bas de la page, une histoire qui prend son temps de se développer : j'ai failli lâcher prise mais je me suis retenue et j'ai continué la lecture parce qu'intéressée par ce qui pourrait bien se passer dans ces pages.

Après un speech sur l'assassinat de deux habitants d'un quartier chaud d'une banlieue de New-York surnommé "Darktown", une femme Blanche arrive aux urgences après avoir traversé à pied le quartier noir. Elle est blessée aux mains et ne veux rien dire.

C'est Big Daddy (Lorenzo Council), le flic Noir, qui prendra sa déposition. Lui, c'est le pilier de la cité, l'icône, celui qui peut parler aux dealers, celui que l'on écoute et que l'on respecte.

Par bribes, Brenda lui explique qu'elle s'est faite car-jacker sa voiture par un Noir et que le voleur l'a trainée à terre, ce qui explique ses mains en sang.

Dès le départ, il a compris que Brenda cache quelque chose. Qu'est-ce qu'une Blanche est venue foutre dans un quartier Noir ? Dans cette ruelle où trainent des dealers ? Pourquoi traverser le quartier Noir pour venir dans cet hôpital ? Pourquoi... ?

Beaucoup de petits détails clochent dans le récit de Brenda et malgré tout, Lorenzo reste calme et commence son enquête...

Brenda et l'inspecteur Lorenzo... Ces deux là ne vont plus se quitter ! Non, pas de "♪chabadabada♫", mais en raison du caractère explosif que l'affaire va déclencher : en effet, Brenda avoue - trois heures après - que son gamin était dans la voiture !

Une Blanche, agressée par un Noir et son fils enlevé... il n'en faut pas plus pour faire chauffer les esprits des gens en ces chaleurs de l'été. Et puis, certains grognent parce qu'ils savent qu'on aurait pas fait tout ça si le gosse avait été Noir...

"On n'arrête pas le spectacle pour un seul singe".
"Ben, quelquefois si. Tout dépend du singe, de la couleur de son poil".

Ce roman ne va pas vite, il prend le temps de faire monter la température entre les deux communautés : les Blancs et les Noirs. Une communauté qui vit dans les beaux quartiers et l'autre pas...

Entre les flics du quartier de Gannon qui investissent le quartier Noir d'Armstrong - le bien nommé "Darktown" - pour retrouver le fils de Brenda, soeur d'un flic Blanc; les journalistes; les arrestations arbitraires; les coups; les insultes;... le ton monte et l'ambiance du livre devient plombée.

Si la sueur coule dans le dos des protagonistes, elle coule aussi dans la nuque du lecteur qui "sent" venir le bordel à plein-nez. Voilà pourquoi je me suis accrochée, je voulais savoir jusqu'où toute cette histoire allait déboucher.

Les personnages sont bien campés, Lorenzo, calme, cherchant à savoir tout en protégeant son quartier, la journaliste Jesse, vautour mais ayant un peu de coeur et Brenda que l'on a envie de baffer tant elle reste silencieuse ou énigmatique.

On ne peut pas dire qu'elle aide l'inspecteur Lorenzo "Big Daddy" Council dans son enquête. Tout est dit par bribes, elle se renferme comme une huître, colle ses écouteurs sur les oreilles, se comporte bizarrement et pendant ce temps, la haine raciale monte comme la température dans un four allumé.

À un moment donné, on se rend compte qu'on a posé ses fesses sur un baril de poudre et qu'une flamme se rapproche dangereusement de la mèche. Les Noirs sont mécontents, ils savent que si le gosse avait été noir, jamais on aurait déployé de moyens pour le retrouver ! Les flics Blans ont dépassé les bornes et tout le monde sait que "les bornes ont des limites" !

Vaut mieux pas se trouver dans les parages lorsque ça explosera... Et l'inspecteur Lorenzo aura fort à faire pour essayer que sa cité garde son sang-froid. L'émeute et le bain de sang sont proches et plus les minutes passent, plus ça chauffe !

Et Brenda, dit-elle vraiment toute la vérité ? Quels secrets leur cache-t-elle ? Pourquoi est-elle aussi capricieuse ? Pourquoi ne fait-elle pas plus pour retrouver son fils ?

620 pages oppressantes, noires, sombres, dures, longues. La haine monte lentement mais sûrement, les vieilles rancoeurs entre les deux communautés ressortent, l'huile est sur le feu, le lait aussi et l'auteur nous décrit cette poudrière de manière magistrale.

Les personnages sont légion, certains tordus, d'autre bizarre, bref, chacun a son caractère et tout le monde est bien campé.

Un roman à lire lorsqu'on a du temps devant soi, afin de le lire sur quelques jours et pas sur deux semaines comme moi.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Ville noire, ville blanche est un livre que j'avais dans ma pal depuis un sacré bout de temps.
Je me suis enfin lancée dans la lecture de ce petit pavé de 621 pages et je ne sors pas indemne de cette plongée dans cet univers urbain très sombre.
Il s'agit vraiment d'un roman noir. Noir comme une nuit sans lune, noir comme un café serré, noir glauque dans une ambiance étouffante d'un mois d'été …

Je vais planter le décor :
Nous nous trouvons dans une banlieue de New-York : deux quartiers que tout sépare : l'un, Gannon, habité par une population à majorité blanche. Gannon côtoie la cité Armstrong, qui quant à elle, est majoritairement peuplée par des habitants afro-américain.

Une jeune femme, blanche, arrive aux urgences. Brenda est blessée, carrément hébétée, et affirme avoir été victime d'un vol de voiture.
Le flic qui va l'interroger, Lorenzo, sent très vite que Brenda ne lui dit pas tout : elle va ensuite avouer que son fils de quatre ans se trouvait dans la voiture. La description qu'elle va faire du suspect le place d'emblée parmi les habitants d'Armstrong.
Le troisième protagoniste est une journaliste : Jesse. Toujours à l'affut d'un scoop, elle va réussir à établir une sorte de lien avec Brenda.
Toute l'histoire va se dérouler du point de vu de ces trois personnages. le rythme est lent, car on assiste à une lente montée de la tension entre les deux quartiers.
Le lecteur suit les interrogations, les inquiétudes éprouvées quand à ce qui est advenu du petit Corey.
L'auteur a su décrire avec beaucoup de talent et de réalisme tout ce qui tourne autour de cette enquête : les aspects sociaux, le racisme, la présence omniprésente des médias…
J'ai appris entre temps qu'un film a été tiré de ce livre : Je trouve que Samuel L. Jackson est un choix parfait pour incarner Lorenzo, flic au grand coeur…
Une lecture qui marque…


Challenge Mauvais Genres 2020
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Ville noire, ville blanche est un drame sociétal déguisé en polar.
L'histoire d'une femme blanche, Brenda Martin, qui arrive à l'hôpital blessée. Elle dit avoir subi une agression. Un Noir l'a extirpée violemment pour voler sa voiture. Elle ne dit pas tout de suite que son fils était à l'intérieur...

Lorenzo Council, surnommé dans le quartier Big Daddy, est un flic noir bienveillant. Il mènera l'enquête au milieu des tensions qu'engendre inexorablement ce genre d'affaire dans la cité d'Armstrong, dans la ville glauque de Dempsey où réside la population noire qui jouxte la ville de Gannon, la ville blanche et ses beaux quartiers. Un enfant blanc disparait et un homme noir est accusé, comment réagira la police ? Et que faisait-elle là cette femme ? Pourquoi n'a-t-elle pas dit tout de suite que son enfant avait été enlevé ?...

Jesse Haus est une journaliste blanche peu intégrée dans sa profession, qui traque tous les faits divers et qui assistera malgré elle Lorenzo dans son enquête. Ou plutôt, elle servira à "accoucher" Brenda de son histoire.

Le roman fait 620 pages et la moité aurait amplement suffi à mon avis. le dénouement est long à venir (si bien que personnellement je n'avais aucune empathie pour Brenda, totalement hébétée, qui me donnait envie de la secouer comme un prunier). Je n'ai pas particulièrement été touchée par Jesse non plus et elle m'est apparue un peu superflue dans l'histoire.
Seul Lorenzo, que j'ai trouvé attachant, m'a fait tenir sur la longueur...

Vu la quatrième de couverture, je m'attendais à lire cette histoire avec une tension qui m'aurait fait tourner les pages, avide d'en connaitre la suite, mais c'est le rythme désespérément lent de l'intrigue qui ressort pour moi ici. Un livre qui ne restera donc pas inoubliable pour ma part.


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Dans une ambiance glauque et lourde à souhaits, chacun essaie de se débattre dans sa vie quotidienne vide de sens.
Chacun est né dans ce trou à rats. le ghetto pour les uns et des bicoques façon après guerre de sécession pour les autres, les plus nantis, les blancs.
Le mot d'ordre est de fermer son clapet, même si pépé, mémé ont été froidement abattus et que tout le monde connait le salaud qui a fait ça.
Ce qui compte c'est de bouger, la dope y a pas mieux, le jaja c'est pas mal non plus, je deale, tu deales, il deale, ça passe le temps et quand on plane on ne voit pas ou moins la pourriture qu'il y a en bas.
Bien sûr Price aurait pu commencer en faisant sonner les trompettes de Jericho, hurler les sirènes de pompiers, faire cavaler tout le monde dans tous les sens, stop ! Il a choisit la difficulté, sentez moi ça les gars, ça pue pas , hein ? T'as vu tous les mecs qu'attendent aux urgences et le toubib qui t'explique que son diplôme il ne vaut pas tripette, ici, lui il ne vient pas du New Jersey mais de Jakarta ou d'ailleurs où c'est encore plus la dèche.
Et on monte d'un cran, paf, une mère de famille, les mains en compote, agressée par un black, ça va faire mousser la mayonnaise, tu penses, faut regarder ailleurs c'est plus noble.
La cavalerie arrive, les cow-boys blancos (c'est rare un cow-boy black !), des mandats de perquise plein les poches, alors allons y gaiement, un coup d'épaule dans la porte c'est plus pratique que de frapper avant d'entrer, pas besoin de s'essuyer les pieds sur le paillasson !
Un ton au-dessus encore, vas-y Richard, on te suit ! On boucle le ghetto déjà bouclé, c'est nouveau du jamais vu, on vient de l'inventer. Mais, attendez, faut pas se méprendre, on est dans notre droit.
Le vide j'vous dis, le vide, rien, scènes banales de la haine ordinaire, alors pourquoi se presser et puis tout le reste, c'est ça: (abrège Bernard, c'est pas ton rôle de récrire le bouquin)
La Brenda qui se referme dans son monde avec les chansonnettes de Ike et Tina Turner et d'autres. Comme si ce qui lui arrive lui passe au-dessus de la perruque. Ce qui est faux ? Peut-être, joli masque !
La journaliste qui attend le Pulitzer, assise sur son derrière, dictant les situations plutôt que de les écrire elle-même, paumée, le frangin qui l'étouffe, le flic qui la rabroue, Brenda qui la snobe, la joie, quoi !
Lorenzo, Saint Lorenzo, ancien poivrot, madame est partie vingt-cinq fois, deux fils diamétralement opposés, qui n'en peu plus de fatigue, dodo chez maman. Son chef, le chef de son chef, le maire, le proc, que des empêcheurs de tourner en rond, café à la main, cigare au bec, bref des têtes pensantes pendant que l'autre est dans la rue à se coltiner la fange quotidienne. Il y a de quoi se faire une balle à la roulette russe. Trop simple. Qui s'occuperait des gamins dans la cité ? 
Les pasteurs qui pasteurisent : on se laissera pas faire ! Cause toujours mon lapin !
Le comité de boy-scouts en jupon, qui a de l'expérience, champion du coucou fais moi peur. Elles gagneront le mickey du manège ces braves dames, chapeau !
L'intrigue : un fait divers de journal, du sang à la une et la page de couverture pendant trois jours, ensuite ça rentre dans les pages intérieures pour finir en entrefilet en dernière page. C'est tout, fermez le ban.
Comment pouvait-il y avoir une autre fin, un autre dénouement, non, sinon paf, le pétard du 4 juillet en pleine figure.

Price a concocté, à mon avis, un livre magnifique, d'une puissance rare et dont la lenteur du début contribue au malaise prenant au fur et mesure de l'avancée dans l'histoire. Il a écrit avec ses tripes, malmené qu'il devait être, mal assis. Ses dialogues sont percutants comme un uppercut au visage, un marteau piqueur de trottoir, on vibre, je vibre. Merci à lui pour cet excellent moment de lecture.

Un grand livre, un coup de coeur
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
A cette heure, le campement des médias le long du train silencieux avait pris l’aspect d’un bivouac militaire de la guerre de Sécession. Le matériel électronique pendait au grillage comme des cartouchières ou des gourdes ; l’aube tourbillonnante transformait en fantômes les quelques cameramen encore debout, marchant d’un pas raide et lent tels des pervers nocturnes.
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- "Je supporte pas la douleur", geignit-elle en l'imitant. Si vous voulez savoir ce que c'est la douleur, faites donc un bébé et revenez m'en parler.
- Hé, j'en ai eu six. (réponse de l'homme)
- Pas vous !
- Bon, j'étais dans le coin.
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Vous savez, la vie, la vie et la mort, écoutez les jeunes, la vie et la mort, c’est simple, pour eux. La mort n’est pas grand-chose. La mort, c’est la vie.
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- [...] A votre avis, sans ouvrir un livre d'histoire, quand les gens se soulèvent-ils contre un régime oppressif ? Lorsqu’il est le plus féroce, non ? Erreur. À ce stade, les gens sont trop faibles, ils sont démoralisés, terrifiés, déprimés. Non, la révolution éclate lorsque les libéraux, les réformateurs accèdent au pouvoir. Dès que les opprimés sentent une légère brise entre le joug et leur cou, ils redressent l'échine, et c'est à ce moment là que les têtes commencent à tomber. Prenez la Russie, la France, l'Afrique, l'Asie...
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Il se sentait impuissant et désespéré. Tous les aspects de l’enquête lui échappaient. Occupation quasi militaire, manifestation en riposte, arrestation arbitraire, battue organisée par des bénévoles, journaliste garde-malade, famille outragée : il était incapable de contrôler ou de prévenir quoi que ce soit.
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Videos de Richard Price (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Price
Cette année, dans le cadre de la programmation cinéma de Quais du Polar, James Grady présentait "Les Trois jours du Condor" de Sydney Pollack au Com?dia, Irvine Welsh "Trainspotting", Jérôme Leroy "Vanishing Point", Richard Price "Assurance sur la mort" et Philippe Jaenada "Laura" à l'Institut Lumière, Bertrand Tavernier "Dans la brume électrique" au CNP Terreaux, David Lagercrantz "Millénium" au Pathé Bellecour, et bien d'autres ! Retrouvez toute la programmation ici : http://www.quaisdupolar.com/wp-content/uploads/2013/06/QDP16_PROGRAMME-BD.pdf Vidéo réalisée par les étudiants de Factory.
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