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ISBN : 2207133907
Éditeur : Denoël (13/10/2016)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Compositeur de musique renommé, Alesandro Sussken est né dans un pays en guerre, clos, dirigé par une impitoyable junte militaire. Parti au front, son frère Jacj n’est jamais revenu. Un jour, on propose à Alesandro une tournée de neuf semaines dans certaines îles de l'Archipel du Rêve, dont la volcanique Temmil, sur laquelle vit And Ante, un guitariste de rock qu’Alesandro considère comme un plagiaire éhonté.
Cette tournée, aux distorsions temporelles incompr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
OumG
  12 mars 2017
« Ce n'est que dans le silence entre les notes que la musique est pure », dit Alesandro Susken, le compositeur. C'est le programme de ce roman. Il s'apprécie dans le silence entre ce qui est dit. Entre les mots. Entre ce qui est décrit. J'avoue, j'ai été tenté de détester cette approche. Phénomènes étranges. Absence d'explications. Accumulation de mystère. Frustration. Mais cette démarche est un programme. Qui se dévoile. Elle trouve son sens au fil du roman. Esprits cartésiens ou amateurs de scénarios convenus, vous ne trouverez pas ici votre nourriture habituelle. Ce n'est pas non plus de la science fiction.
C'est un livre sur le temps. Sur l'art et sur l'inspiration. le narrateur est un compositeur. La musique est un art du temps. Temps subjectif, temps cyclique. Temps vécu, temps dû. Temps élastique, temps planifié. Temps sublimé. Et ses paradoxes. J'ai relu le Monde inverti juste avant the Gradual (comment diable the Gradual est-il devenu l'Inclinaison ?) C'est un peu la même chose. Une même approche. Un homme découvrant l'archipel du rêve. Ses lois étranges. Qui transforment sa vie. Mais la réponse est ici différente. Sublimée. Infiniment meilleure. L'art.
Il y a aussi la même dimension sociale, politique. Le sens d'une vie entre dictature militaire ou tourisme de masse. Et la réponse est la même. Et la fin, telle que j'ai choisi de la comprendre, est magnifique.
Je crois que vous avez compris que j'ai adoré ce livre. Ecrit par un « adepte » maître du temps, celui du récit, qui prend son temps. Il mesmérise. J'en suis ressorti avec un gros « détriment » d'avec mon quotidien. Blake disait : « Les heures de la folie sont comptées par l'horloge, mais celles de la sagesse, aucune horloge ne compte. »
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Fifrildi
  24 novembre 2016
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions Denoël pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique.
Je ne sais pas trop comment aborder cette critique? Je dois avouer que je suis jamais vraiment entrée dans l'histoire. Dès qu'un élément commençait à éveiller mon intérêt et bien l'auteur passait à autre chose. Frustration.
C'est le deuxième livre que je lis de cet auteur et j'ai pas le souvenir d'avoir passé un moment de lecture aussi ennuyeux.
Sandro est musicien et sa "rencontre" avec les îles de l'Archipel du Rêve vont l'entraîner dans une histoire défiant les lois du temps et dont le sens m'a échappé. Aucune réponse n'est donnée aux nombreuses questions que je me suis posée (notamment la fin que je n'ai pas compris).
La chose qui m'a le plus intriguée est cette fameuse barre qui m'a fait penser au bâton d'Ishango. L'auteur s'en est peut-être inspiré? Qui sait?
Ce qui me reste est cette impression d'avoir navigué dans un livre où un nombre incalculable de portes se sont ouvertes et refermées sans avoir eu le temps d'apprécier ce qu'il y avait de l'autre côté.
Cela étant dit j'ai beaucoup aimé ce qu'il écrit sur la musique et notamment le passage où il explique ce que le plagiaire à fait de sa musique : "quelque chose de médiocre et de répétitif, de puéril et décérébré, mais elle restait ma musique. L'armée avait fait de mon frère un soldat sans âme, mais il restait mon frère." Une des plus belles métaphores que j'ai eu l'occasion de lire.
En conclusion : il faut le lire pour se faire sa propre opinion ^_^
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Le_chien_critique
  09 février 2017
L'inclinaison, ou comment je me suis laissé porter par la mélodie.
Difficile de chroniquer ce Priest. Donc je vais faire comme tout "bon" journaliste : faire du plagiat pur et simple pour écrire mon article (entre parenthèses le nom des blogs auxquels j'ai emprunté des passages) :
"Le héros annonce dès le départ qu'un évènement a ruiné sa vie. Nous allons donc le suivre dans son récit, avec cette idée en tête, dans l'attente du dit évènement et de la ruine à venir. Mais en fait, c'est tout autre chose que nous propose Christopher Priest."(Les lectures de Mariejuliet). "un étrange phénomène spatio-temporel baigne les îles, rendant impossible l'établissement d'une cartographie fiable. du "vortex" ou "gradient temporel", on ne savait jusqu'ici pas grand-chose, autant dire rien. Alesandro Sussken y est directement confronté au cours de son voyage dans l'Archipel, et le lecteur avec lui voit enfin se lever le voile sur un des mystères mythiques de l'oeuvre de Christopher Priest." (Le fictionaute).
"Le problème du temps, dans cet univers, avait déjà été abordé par Priest, mais cette fois, il est au coeur du roman, et d'une façon vertigineuse. Au fond, Priest transpose le paradoxe des jumeaux de Langevin en dehors du voyage spatial, sans nécessité de vitesses relativistes, dans un monde (l'Archipel du rêve) dont la physique semble complètement déréglée par rapport au nôtre." (Le Journal Extime de Cyrille). "Rêve ou vérité, chaque lecteur se fera son propre avis, mais on plonge clairement dans un roman totalement ouvert, où l'absence d'explications sur certains points rend l'ensemble, je trouve, plus captivant, offrant à chaque lecteur la possibilité de s'approprier le récit, où chacun y construira ses propres explications.""Ce n'est pas le genre de récit qu'il faut tenter de comprendre de bout en bout, mais plus se laisser porter par cette ambiance perturbante, fascinante et envoutante."(Blog-O-Livre). La technologie ne le concerne pas, il n'écrit pas pour expliquer par quel mécanisme le temps s'écoule différemment d'une île à l'autre, mais ce n'est pas grave, nous ne sommes pas là pour cela, nous sommes là pour voir ces personnages malmenés par le temps vivre malgré tout, pour nous perdre avec eux dans ce monde incompréhensible. (Noosfere).
"Lire un roman de Christopher Priest, c'est aussi (re)découvrir une écriture qui possède sa propre petite musique, son rythme particulier. Derrière un style riche et faussement simple, l'auteur de "L'inclinaison" nous invite à voyager à travers un récit porté par des ambiances posées, envoûtantes par instant, lancinantes et traînantes à d'autres créant un sentiment langoureux qui convient bien au sentiment de perte de contrôle et d'errance du personnage central." (Naufragés volontaires).
"Tout comme le pouvoir des îles, l'écriture de Priest est douce, lente et impitoyable, car jamais elle ne vous lâche. Depuis ses débuts Christopher Priest s'est illustré par sa plume redoutable qui sert toujours à merveille son propos. Ici, -comme dans tout l'univers de l'archipel du rêve- elle joue encore plus le jeu de la nonchalance insulaire et des voyages maritimes, allant jusqu'à se faire complètement oublier au profit de la narration. Et en artisan conteur, le grand Priest transfigure ce roman nonchalant en une aventure dramatique et tumultueuse."(Space fictions)
"Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié cette lecture. le rythme m'a plu, tout comme l'intrigue. J'ai eu l'impression de naviguer dans l'Archipel du Rêve, de sentir le soleil des îles ou le froid glacial de la Glaund. J'ai tremblé devant la Generalissima et questionné la réalité comme Sandro : comment peut-on perdre du temps objectif de sa vie juste en voyageant entre des îles ?" (Un papillon dans la lune)
"Je suis pourtant assez cartésien, et j'aime bien avoir des explications aux phénomènes étranges que l'on rencontre dans les romans SFFF. Mais avec « L'inclinaison », je ne sais pas par quel miracle, j'ai passé un pacte avec Christopher Priest, j'ai accepté (et ce dès le début) de ne pas comprendre ce qu'il se passe. Il ne faut pas chercher d'explication. le voyage est plus important que la destination." (Lorhkan et les mauvais genre). "Comme pour chaque roman de l'auteur, le lecteur s'approprie le récit ; et ce dernier parlera différemment à chaque lecteur." (Livrement)
Ce que j'ajouterai, c'est que j'ai trouvé ce roman politique aussi, ce qui est rare chez l'auteur. Difficile dans dire plus sans dévoiler une partie de l'intrigue, mais l'auteur s'interroge notamment sur le rapport Etat / Individu. Ce n'est pas le coeur du roman, juste une des pistes, possible, de compréhension du roman.
Bravo au traducteur Jacques Collin, garder la musicalité du texte original n'a pas dû être une sinécure.
Merci aux blogueurs de m'avoir amplement simplifier la tâche.
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BlackWolf
  07 octobre 2016
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui va nous plonger dans un récit que j'ai trouvé hypnotique, entraînant, étrange et fascinant à découvrir au fil des pages. Il s'agit d'un récit envoutant, ouvert, où de nombreuses questions restent à l'appréciation du lecteur et où chacun se fera sa propre idée une fois la dernière page tournée. le thème central du roman est le temps, ou plutôt le voyage dans le temps, mais l'auteur nous propose franchement quelque-chose d'original dans sa construction, tout en restant logique et cohérent. Ici l'aspect temporel ne sert pas vraiment à changer les choses, il va permettre plutôt de faire avancer et évoluer le héros. L'étrangeté de l'archipel des îles apporte un vrai plus au récit et devient même un personnage à part entière. Les technologies offrent aussi des idées intéressantes comme cette barre. Mais surtout ce roman nous propose quelques réflexions captivantes que ce soit sur la notion du temps, la façon donc on le gère, la guerre, les voyages, la perte, l'espoir, mais surtout, selon moi, l'inspiration. Une certaine musicalité aussi se dégage de ce livre, que ce soit dans son ambiance et son rythme, comme à travers le héros qui est compositeur et joue aussi sur mon immersion dans ce roman ; me laissant porter. Alors après je reprocherai peut-être juste un premier quart du roman légèrement froid, ainsi que, dans les premiers chapitres le besoin de trop vouloir prévenir le lecteur en disant que le héros va tout perdre. Mais rien de trop dérangeant tant j'ai été happé par ce récit, le tout porté par une plume poétique, dense, soignée et entraînante. Il faut que je sorte les autres romans de l'auteur de ma PAL.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Nadouch
  28 novembre 2016
Envoûtant. Mystérieux. Lancinant. Magique. Inquiétant.
Plein de mots pour décrire cette lecture qui m'a littéralement happée dans des limbes parfois déroutantes. Un monde imaginaire, un pays en guerre, un archipel mystérieux dans lequel le narrateur va entreprendre un voyage de travail (une tournée musicale) qui va bouleverser sa vie... On comprend peu à peu que c'est le temps qui est au centre du roman, les voyages dans le temps aussi, mais pas seulement : grande importance est donnée à la musique, aux questions sur la solitude aussi (le narrateur passe de longs moments seul sur les bateaux le menant d'île en île), sur la vie et les buts qu'on lui donne...
Non, ce n'est pas philosophique, c'est juste pour préciser que ce n'est pas un énième roman de science-fiction, c'est bien plus que cela, tout un univers est créé, un peu à la manière de "La Horde du Contrevent" (même effet hypnotique de cet univers déroutant et seulement esquissé).
Bien sûr, on peut trouver quelques longueurs, mais au final cela ne nuit pas au plaisir que l'on prend à la lecture, dont le style m'a également beaucoup plu : lent, introspectif mais efficace...
Merci aux éditions Denoël et à Babelio pour cette formidable découverte Masse Critique !
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Les critiques presse (2)
Telerama   09 novembre 2016
Un roman fluide et envoûtant sur la création et l'inspiration.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   31 octobre 2016
Une méditation sur le temps à travers l'odyssée d'un compositeur. Par le maître Christopher Priest.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
OumGOumG   05 mars 2017
La véritable musique était affaire de cœur, de passion. J'avais présumé que les îles pouvaient être considérées comme des notes, les groupes d'îles des mesures ou des accords, un voyage entre les îles une sorte de progression harmonique, l'ensemble de l'Archipel une immense symphonie non écrite qui n'attendait que d'être rendue cohérente. Peut-être était-ce le cas, mais même ainsi je ne le saurais jamais. Quand bien même je consacrerais ma vie entière à découvrir des îles à travers leur forme, leur existence réelle, ce serait comme vouloir comprendre une symphonie chorale en cinq mouvements à partir de trois ou quatre doubles croches aperçues au hasard.
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MariejulietMariejuliet   06 novembre 2016
Quand on voyage, on emporte ses espoirs avec soi, ses préjugés, sa propre vision de la normalité. On voit ce que l'on voit à travers des yeux formatés chez soi.
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OumGOumG   08 mars 2017
Les notes ont été écrites pour encadrer les pauses. Elles décrivent et définissent les espaces. Ce n'est que dans le silence que la musique est pure.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   09 février 2017
J’orchestrai de longs passages romantiques pour l’orchestre de chambre, mais une dysharmonie rampante sapait peu à peu ces thèmes, jusqu’à la conclusion à la fois du morceau et de la suite, où tous les instruments jouaient les uns contre les autres en une cacophonie de notes discordantes.
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FifrildiFifrildi   24 novembre 2016
Et j'avais découvert qu'un fragment du passé ne remplissait pas le présent, ne menait pas à un avenir.
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