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EAN : 9782940628780
384 pages
Éditeur : Editions des Syrtes (18/02/2021)
4.31/5   8 notes
Résumé :
Si Ceux du Donbass, paru en 2018 était une chronique des événements, un exercice littéraire proche de celui d’un mémorialiste où, de l’aveu même de l’auteur, son Donbass à lui restait hors-champ, Certains n’iront pas en enfer est un roman d’autofiction. Écrit et publié après le retour de Zakhar Prilepine du Donbass (en juillet 2018), il est marqué par un certain recul pris par rapport aux événements. Cela imprègne le récit d’une indéniable mélancolie et permet de ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
bobfutur
  08 février 2021
"Roman d'autofiction fantasmagorique" ? Vraiment ?
Ce dernier mot est apprécié par l'auteur, du moins utilisé à plusieurs reprises dans les interviews que j'ai regardé ces derniers temps. En présence d'un tel livre, impossible de ne pas passer au moins le triple du temps nécessaire à sa lecture en recherches à son sujet, au sujet de ces guerres, et à l'histoire en général. On a beau avoir quelques notions, elles sont très vite balayées par l'ampleur de la tâche...
Donc entre les mains ce "roman", dont on n'arrive pas à le considérer autrement que comme un récit, une forme de gonzo-journalisme où Hunter S. Thompson aurait enfin pu laisser libre cours à sa passion pour les armes...
Est-ce juste un prétexte pour qu'on n'aille pas lui demander des comptes ?
Car on parle bien ici, toute opinion politique mise de côté, d'un écrivain s'engageant dans un conflit au point d'y être un acteur de premier plan... le guerre, oui, vous savez, ce truc que les Hommes font très bien, et où il n'y a jamais des gentils et des méchants, que des vainqueurs et des vaincus.
Ce livre est à prendre tel quel, car il y a en premier lieu beaucoup de talent dedans, bien que sa structure soit complètement éclatée, comme une volonté de ne PAS raconter, ni non plus de réellement s'en justifier. Comme le dit très bien Henri, dans sa critique vers laquelle je vous renvoie, c'est surtout le témoignage à propos des dernières années de la vie d'un homme, Zakhartchenko.
La fantasmagorie vient sûrement de cette correspondance, que le pseudonyme d'écriture depuis longtemps porté par Prilepine en soit compléter par ce suffixe de nom de famille typiquement ukrainien, et qu'ils soient devenus des frères. Vertiges.
Car Henri parle plus bas de Kundera, et tout de suite me revient ce paragraphe essentiel de L'insoutenable légèreté de l'être:
"Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. (...) Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli."
Auquel on se doit d'ajouter Maïdan ? un film rythmé par des énormes tambours et le visage grêlé de Iouchtchenko ?
On a tous jugé l'histoire à ce moment là, forcément orange car de notre "côté". Bien-sûr, à creuser, à dépasser l'information donnée, simplifiée, on se heurte toujours aux abîmes de la complexité, ayant devant nous comme planche de salut facilitante le Relativisme, simplifiante le Complotisme, même si toutes ses notions se doivent d'être balancées à tout bout de champs pour achever définitivement celui qui cherche simplement la Vérité, quête quasi-religieuse pour nous ramener à la mystique russe, toujours au dessus de ses écrivains.
Je vous laisse dérouler l'argumentaire en vous, c'est sans fin, si l'on a un peu d'honnêteté. Je n'en ai pas fini avec toutes les questions que ce livre, parmi d'autres lectures, soulèvent; du rôle de l'artiste dans nos sociétés, etc.
Avec pour finir un souvenir plus léger (besoin après un tel livre): Kusturica ("frère" de Zakhar) déclarant qu'il avait songé à arrêter le cinéma après l'opprobre jeté par des intellectuels, BHL en tête, après la sortie de son chef d'oeuvre "Underground", qualifié de "pro-Grande Serbie" (sous-entendu "pro-Milosevic", bref méchant). Emir annoncera plus tard qu'il était obligé de revenir tourner, pour laver la culture mondiale de la tâche laissée par la sortie du film de BHL "le Jour et la Nuit"...
Voilà, et de Zakhar, j'aimerais toujours lire son "L'archipel des Solovki", ou d'autres romans, car celui-ci n'en est pas un. Merci les Editons des Syrtes et Babelio pour cet avant-première.
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Henri-l-oiseleur
  06 février 2021
On entre dans le récit de Zakhar Prilepine comme par hasard : on pousse une porte, on tombe sur une conversation déjà commencée. Les amis en pleine causerie ne se donneront pas la peine d'informer le nouveau venu des sujets qu'ils abordent. Donc, il faut une certaine vertu d'adaptation : un peu désorienté pendant les quarante premières pages, on s'habitue peu à peu à ce nouveau monde, à ce style parlé, voire débraillé, à cet insouci apparent des formes et des explications, à ces digressions sans chapitres et à ces intermittences de la mémoire. Peu à peu, on y voit de plus en plus clair, on s'attache, on fait connaissance, et on arrive à regret à la fin du livre. Il n'y a plus qu'à le recommencer depuis le début, pour apprécier les premières pages que l'on n'avait pas comprises.

Les événements ont lieu à l'été 2018 dans la République insurrectionnelle du Donbass. Pour apprécier ce livre, il faut se résigner à ne rien comprendre à l'histoire géopolitique de ces états frontaliers de l'ancienne URSS, en guerre avec les nouvelles "nations" qui tentent de les annexer (ici l'Ukraine), soutenus vaguement, avec maintes trahisons, par les Russes et "l'Empereur", celui dont le nom ne doit pas être prononcé. L'Occidental soigneusement désinformé doit oublier ce qu'on lui a tant répété : oublier que l'Ukraine officielle, terrain de jeu des tripotages financiers de Biden père et fils, de Merkel et de l'Union Européenne, c'est le camp des Gentils, et ceux qui la combattent sont des Méchants. Prilepine, de son côté, ne se propose pas de nous faire un cours de morale inverse et engagée.

Donc, si, le temps de la lecture, on suspend son jugement moral, selon le conseil de Milan Kundera, si l'on fait son deuil des grandes abstractions molles, on est prêt à apprécier ce livre dans toute sa beauté paradoxale. Un narrateur omniprésent parlera de ses relations avec un personnage qui donne toute sa cohérence au texte, écrit en son honneur : Alexandre Vladimirovitch Zakhartchenko (alias Batia, "papa", ou le Chef), président de la république autonome du Donbass, assassiné le 31 août 2018 par les Gentils. Notre narrateur, surnommé Zakhar (on notera la proximité des noms), raconte le dernier été de cet homme dont il fut proche. Ce livre est donc une preuve d'amitié, un hommage et une sorte de tombeau littéraire.

Mais dans ce "tombeau", on rit beaucoup, l'alcool coule à flots (ici, vivre, c'est boire, et n'avoir pas soif n'est pas bon signe), on se bat sur le front d'une guerre de positions contre les Ukrainiens officiels. On nous promène dans une belle galerie de portraits héroïques. attendris, amicaux, amusés, de guerriers venus des quatre coins de l'ancien empire, et il nous est donné de vivre avec eux le temps de cet été-là. Encore une fois, une certaine adaptation du lecteur est nécessaire : évidemment la guerre, c'est Mal (sauf bien sûr en cas de "juste cause" etc ...) Ici, la guerre est un sport dangereux, mortellement sérieux et intensément amusant, comme les guerres impériales stendhaliennes dans "Les Géorgiques" ou "La Chartreuse de Parme". Elle révèle des figures humaines uniques, pittoresques, truculentes. Par son sens du détail, la clarté de ses évocations, Prilepine écrit comme peint Brueghel. Vraiment, "Certains n'iront pas en enfer" enfonce le pesant Malraux de "L'Espoir" ou de "La Condition Humaine", empêtré dans sa gravité progressiste.

Comment comprendre le titre ? Les personnages, devant la réprobation du monde des Gentils, savent bien qu'ils sont pécheurs, que l'enfer les attend, au point qu'ils ne se donnent même plus la peine de se justifier. Ils ignorent le sport américain protestant du "virtue-labelling" (ou "virtue-signalling"). Zakhartchenko le premier, ils comptent tous sur Prilepine, auteur connu, fêté, ami de figures culturelles occidentales, voyageant à Genève, à Moscou, en Serbie, pour qu'il intercède en leur faveur auprès des divinités, l'Empereur moscovite, les médias vendus, voire les troupes dont Prilepine est très proche. C'est ici un des aspects les plus originaux du livre : le rôle de l'écrivain réellement engagé dans le combat (pas comme Malraux ou Sartre), face à l'action, l'histoire, l'opinion. Il intercède, il représente comme un ambassadeur, enfin il note ses souvenirs et les faits pour en écrire l'histoire. Il est le seul à pouvoir aller d'un monde à l'autre, alors que ses amis sont confinés dans leur petite république encerclée du Donbass. La clarté exige qu'on use de ces mots abstraits, mais rien n'est plus étranger à Prilepine que la théorie.

Ce livre est extrêmement rafraîchissant. Il transporte dans un univers littéraire et mental étranger au ressentiment occidental des donneurs de leçons. Pas de grands Messages humanistes et poignants des groupes d'(op)pression, des minorités haineuses. On y rencontre, sans prêche, des êtres humains uniques, presque tous sous pseudonymes : l'Empire du Bien a ses tribunaux pour vaincus, comme on sait en Serbie. On croise même certaines célébrités, Emir Kusturica, Edouard Limonov, ou Monica Bellucci et une belle vie aventureuse. Plus d'une fois, "Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson revient à la mémoire, mais ce "Tombeau" est bien plus gai. Merci à Masse Critique et aux éditions des Syrtes pour ce beau livre.


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Allily
  07 mars 2021
La guerre en Ukraine aura fait les gros titres de nos journaux télévisés pendant quelque temps avant d'être chassée par une autre actualité.
Zakhar Prilepine ne s'est pas contenté de suivre les infos à la télévision, non. Il s'est engagé au sein des forces séparatistes.
Avec des insurgés rêvant d'arracher un morceau de souveraineté des terres ukrainiennes. Pourquoi et comment ? Influence russe pour certains, j'avoue ne pas être plus au fait que cela.
Et peu importe au final. Car l'auteur nous raconte sa guerre, son rôle de commandant au plus près de Zakhartchenko, chef de la proclamée République populaire de Donetsk.
Autant annoncer la couleur tout de suite, Prilepine est un homme clivant dont je ne partage pas les points de vues. Cela est dit. Pourtant, ce récit d'autofiction n'a pas lâché mes mains.
On retrouve un style et une gouaille inimitable (et une certaine propension à un ego développé). L'on suit cette armée en se demandant quel est le budget mensuel des combattants pour la vodka/cognac/autres alcools forts.
Mais pendant ces 300 pages, j'étais avec eux, au sein d'un groupe soudé, à la camaraderie rugueuse, avec un auteur qui ne s'encombre pas des convenances, qui se dévoile et dévoile les autres. Parce que oui, dans ce livre, on croise aussi Emir Kusturica, Ed Limonov ou encore Monica Belluci.
On évoque même dans ce récit, un certain empereur russe. Zakhar Prilepine ne le portant clairement pas dans son coeur.
Pour un récit se déroulant en zone de guerre, les combats ne sont pas au centre du récit. Ce sont plutôt les relations humaines qui en constituent l'épicentre.
C'est drôle, exaspérant, éreintant et vivant. Voilà une lecture qui ne peut laisser indifférent et avec laquelle je me suis régalée. J'ai donc hâte de découvrir plein d'autres titres de Zakhar Prilepine.
Lien : https://allylit.wordpress.co..
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Vivrelivreoumourir
  25 février 2021
Un roman -récit sur la guerre à l'est de l' Ukraine au "Donbass", une zone en lutte depuis bien longtemps mais depuis 2014 pour la dernière poussée de violence.
Dans ce livre pas de chapitres et une écriture vive et agréable.
Pour ma part Il m'a fallu quelques pages pour rentrer pleinement dans le livre et les personnages. Une fois les personnages acquis on intègre mieux le déroulement.
Lecture agréable et intéressante bien que le conflit autour du Donbass soit compliqué à suivre entre les différents rapports de force. Mais cela ne gène pas la lecture. Cela motive à aller chercher parfois quelques précisions supplémentaires.
On suit le quotidien, les rencontres (de beaux moments), les aventures de l'écrivain partis vivre ce conflit.
Un bel ouvrage.
Merci aux Éditions des Syrtes (je suis du coup allez voir d'autres ouvrages sur le site !!!) et Babelio pour cet envoi.
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WilsonWilson
  31 mai 2021
« Certains n'iront pas en Enfer » de Zakhar Prilepine : la prière du combattant
Alors que paraissait « Ceux du Donbass », chroniques d'une guerre en cours, Zakhar Prilepine précisait à ses lecteurs que le récit factuel et chronologique qu'il faisait du conflit et de son implication personnelle répondait à l'urgence de la situation, mais que rien n'était à la hauteur de la fiction littéraire. Il prévoyait d'en faire un roman quand la possibilité lui en serait donnée ; avec Certains n'iront pas en Enfer, c'est chose faite.
Suite de ma critique : https://philitt.fr/2021/05/31/certains-niront-pas-en-enfer-de-zakhar-prilepine-la-priere-du-combattant/
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   03 février 2021
- Nous sommes assis là, et Moscou se prépare peut-être déjà à s'inviter chez nous. Ou peut-être que non, mais demain, des gens, spécialement choisis pour vous bouffer, iront à la cave chercher une valise à roulettes... Une chose est claire : leur logique est bien telle que je viens de la décrire.
- D'où est-ce que tu tiens ça ? demanda Le Cosaque.
- On me l'a glissé à l'oreille un jour que je me baladais dans Moscou", mentis-je.
Personne ne m'avait rien glissé à l'oreille. Mais je ne pouvais quand même pas dire que j'avais tout inventé à l'instant. J'enfonçai le clou :
Que ce soit sous Pierre le Grand, sous Catherine mère de toutes les Russies, sous Lénine ou sous Staline, les mouvements de partisans, les républiques autoproclamées et les communautés de Cosaques libres n'ont été tolérés que tant qu'il y avait la guerre. Aussitôt la guerre terminée, on tord le cou à la liberté. Vous vous rappelez comment ça s'est passé en Transnistrie ? C'est pas vieux, c'était il y a moins de vingt ans. Un jour, l'armée de libération locale arrive devant les casernes - et les casernes sont fermées ! "C'est fini les gars, la guerre est terminée ! - Et nos armes ?", crient les insurgés. On leur répond : "Les armes ont été placées sous scellés et emportées là où elles doivent être." C'est tout.
p. 202
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   31 janvier 2021
Dans les films d'Emir [Kusturica] régnait un incroyable foutoir, il y avait toujours de la musique, des poules qui volaient, des chevaux qui hennissaient, des gens qui aboyaient, des ânes qui brayaient, les gens partageaient tantôt la même terre, tantôt un même passé, tantôt un même avenir, et, merci à l'auteur, personne ne se posait la question : "Pour quoi vous battez-vous, les gens, vous avez tout en commun !" ça, nous le savons, inutile de nous l'apprendre, nous avons tout en commun, mais j'habite ici avec mon amour et je ne bougerai pas d'ici. Si nous avons tout en commun, alors rends-moi mon bon droit, pour commencer, rends-moi juste mon bon droit. Ayons le même bon droit, d'accord, mais que ce bon droit soit à moi. Comment ça, "non" d'entrée ? Comment est-ce possible ?
p. 140
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   30 janvier 2021
[Un écrivain maudit face à la surenchère Woke]
Cependant les nouvelles s'amoncelaient au-dessus de ma tête : untel me maudissait, tel autre me découronnait, tel autre encore faisait une crise d'épilepsie. Les maisons d'édition étrangères refusaient de publier les livres que j'avais écrits avant la guerre [du Donbass], même les maisons d'édition qui ne m'avaient jamais publié. Certains pays souverains m'interdisaient l'entrée sur leur territoire, même si je n'y étais jamais allé et n'avais aucune intention de m'y rendre. Le cas le plus amusant se produisit avec le pays de notre infortuné ennemi où l'on s'aperçut soudain que mes anciens romans étaient en tête des ventes ; j'ignore comment ils ont résolu le problème, mais ils ont dû certainement trouver un moyen.
p. 95
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   31 janvier 2021
Il y avait toujours quelqu'un pour me reconnaître [dans les files d'attente]. "Zakhar ? Merci d'être là !" ; durant toutes ces années passées au Donbass, j'ai serré des milliers de mains, et jamais, ni en face ni dans mon dos, personne ne m'a dit : "Qu'est-ce que vous faites ici ? Rentrez chez vous, je ne vous ai pas invité !" ; sur le Web, oui, on écrivait : "Moi je suis de Donetsk, et toi t'es qui ? Casse-toi de ma ville, enfoiré !" Mais quand on allait voir le statut de celui qui écrivait, il était toujours indiqué "Hanovre", ou quelque chose du même genre ; quand je serai à Hanovre, mon pote, je te passerai un coup de fil et tu m'indiqueras la direction de Berlin, comme un gars de Donetsk à un autre gars de Donetsk.
p. 136
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PatriceGPatriceG   27 avril 2021
Les européens pouvaient arborer autant qu'ils le souhaitaient le masque irréprochable de gens civilisés, ils s'y connaissaient en assassinats, ils s'y connaissent en pharisaïsme, ils s'y connaissent en diplomatie. Ils peuvent entretenir l'hystérie ambiante en secouant leurs têtes d'européens. Mais faut-il également attendre qu'ils piquent une crise d'hystérie ?
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