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ISBN : 2253011193
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1986)

Note moyenne : 2.93/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Jusqu'où peut mener la dépression chez un homme ? A l'abandon de soi, de sa famille ? Au désintérêt total et permanent de tout ce qui nous entoure ?
Ou au simple retour vers les cicatrices de l'enfance ?
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
sabine59
  17 mai 2017
Suzanne Prou, la discrète, a tendance à tomber dans l'oubli, et c'est bien dommage... Elle a quand même eu deux prix , dont le Renaudot pour "La terrasse des Bernardini"!
Ses romans me touchent fortement et abordent des thèmes qui m'intéressent: la nature, l'adolescence, l'étude psychologique des réactions humaines,les amours tabous.Et son style est tout en subtilité, en finesse. A travers une simple phrase se devinent des impressions, des non-dits à interpréter.
Ici, il s'agit non pas d'une version romancée du film d'Hitchcock, comme le titre pourrait le laisser croire, mais d'une introspection d'un homme dépressif, qui sera confronté, à travers ses délires et ses souvenirs refoulés et donc parcellaires à une révélation finale, source de tous ses maux et ses fantasmes. Dans ses visions cauchemardesques, il est obsédé par une volée d'oiseaux qui se battent ...
Ce qui est terrifiant et si bien rendu, c'est ce parcours intérieur du dépressif, son regard froid et détaché sur les autres, son ironie, son amertume.Et le vertige, en même temps, de ses angoisses,ces images éclatées qui le torturent, et volent autour de lui comme des vautours...
Une plongée prenante au coeur de la dépression et des mystères de l'esprit qui occulte certains événements trop traumatisants, mais qui ressurgissent tôt ou tard...
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latrace
  04 janvier 2011
Dans le salon où le quinquagénaire a été installé pour qu'il puisse se rendre sans peine au jardin quand il veut prendre l'air, il attend que repos et médicaments le guérissent de cette dépression nerveuse qui l'a terrassé subitement. On lui a dit qu'il avait eu une syncope, qu'il avait balbutié quelques mots à propos d'oiseaux qu'on devait chasser. A quoi se rattache cette obsession des oiseaux? Il a l'intention d'en rechercher l'origine quand il sera moins las. Pour le moment, il se désintéresse de tout et de tous. Il laisse simplement son esprit jongler avec les souvenirs qui remontent d'eux-mêmes du fond de sa mémoire et s'ordonnent comme les fragments colorés d'un kaléidoscope en scènes changeantes où la vérité dissimulée dans l'imaginaire se décante peu à peu.
Lien : http://latrace.wordpress.com..
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Yuko
  12 juillet 2010
Suzanne Prou trouve les mots justes. Non pour décrire la maladie dans son sens médical mais pour la dévoiler dans son sens onirique et personnel.
Oscillant toujours entre rêve et réalité, elle entraine le lecteur décontenancé dans les mystères de l'âme humaine.
A l'image de ces vols d'oisaux qu'aperçoit souvent le malade, comme un appel vers son passé et vers des choses trop longtemps occultées...
Lien : http://art-enciel.over-blog...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
YukoYuko   12 juillet 2010
" Des ailes bruissaient, claquaient, frôlaient , éventaient mon front en sueur. Des becs pointus piquaient les mots, picoraient les miettes, piquetaient mon crâne lourd. Une nausée m'envahissait à travers laquelle je percevais les mouvements de va-et-vient d'une nuée de bêtes au corps couvert de plumes.
J'aurai voulu me lever, quitter le salon, fuir.
Je n'en avais pas la force."
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latracelatrace   04 janvier 2011
Un père qui ne travaille pas, qui traîne toute la journée en pantoufles, c’est un personnage nouveau. M’apparentais-je, dans sa pensée, aux beatniks, aux clochards dont elle fait tant de cas ? Peut-être avais-je l’air, avec mon visage mal rasé à l’expression bougonne, de refuser la société de consommation.
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latracelatrace   04 janvier 2011
Une chaîne d’amour, la famille ? Non, une succession de haines plus ou moins avouées, plus ou moins violentes.
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Video de Suzanne Prou (8) Voir plusAjouter une vidéo

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