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André Zavriew (Traducteur)
EAN : 9782253117377
637 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (07/06/2006)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 30 notes)
Résumé :
A la fin du XIXe siècle, un Sicilien débarque à La Nouvelle-Orléans, accompagné de son fils et d'un magnifique accordéon de sa fabrication. Passant de main en main, l'instrument devient le héros du livre. Il accompagne les aventures et tribulations des émigrants du melting-pot: Allemands du Middle West, Polonais de Chicago, Norvégiens du Minnesota... Tous ces humbles, ces miséreux de l'Europe gagnés par le rêve du Nouveau Monde, et dont les descendants, oubliant peu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
michdesol
  31 mai 2018
Un accordéon passe de main en main, dans l'Amérique du 19e et du 20e siècles. C'est donc les pérégrinations et la vie de ses émigrants d'origines diverses, Polonais, Allemands, Français, Norvégiens que nous suivrons, le tout constituant un superbe tableau de l'Amérique en train de se faire.
Annie Proulx est un des grands écrivains américains d'aujourd'hui, aucun doute à ce sujet. Et elle n'est pas assez connue. Lisez-là, vous pouvez commencer par ce livre que vous ne lâcherez pas.
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sylvie
  24 septembre 2009
Plus qu'un gros roman fleuve historique où le personnage principal serait un accordéon, j'ai lu ces quelques 600 pages comme un gros recueil de nouvelles dont le fil rouge serait cet instrument de musique et ses traditions.
Prétexte à nous transporter dans différents lieux des États Unis tout le long du 20eme siècle, cet instrument réunit ceux qui se l'approprient malgré leurs différences.
Les héros de chaque histoires sont tous des migrants poussés par le rêve d'une vie meilleure,un allemand venu s'installer dans le Middle West pour devenir fermier,
un mexicain du Texas, un français émigré au Québec, un polonais, un norvégien, un basque...
Ils croient pouvoir vivre le mythe du "self-made-man" dans une Amérique riche de son melting pot.
Ils vont se servir du même instrument pour jouer la musique de leur pays d'origineou pour innover en se lançant dans la quête de la fortune et du succès.
Leur destin sera inexorablement tragique.
Chacun connaitra souffrances, cruelles déceptions, racisme, misère et mort...
A croire que cet accordéon apporté de Sicile par le premier personnage du livre, (le facteur d'accordéon) est un instrument de malheur qui porte la poisse à qui y touche...
Annie Proulx nous livre de belles pages d'humour très noir pour nous conter des histoires de migrants qui tordent le coup au rêve américain.
Ce livre foisonnant nous fait faire un voyage dans le temps et dans l'espace au rythme d'une musique populaire à découvrir ou à redécouvrir.
des liens et une vidéo sur le blog.
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
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sylire
  04 novembre 2012
Huit nouvelles composent ce recueil. Chacune d'entre elle raconte l'intégration d'une famille d'émigrants qui a fui le vieux continent, attirée par le rêve d'un nouveau monde. La période contée couvre environ un siècle (fin 19ème – fin 20ème). le voyage nous mène d'un bout à l'autre des Etats-Unis, dans des familles modestes. le trait d'union de ces histoires est un accordéon vert, débarqué de Sicile avec le personnage principal de la première nouvelle et qui change de main tout au long du livre. Les conditions de vie de ces émigrants sont difficiles, souvent sordides. L'accordéon ne fait pas le bonheur de tous mais égaie un moment ces vies de misère. Leurs propriétaires successifs sont des passionnés qui défendent leur vision de l'instrument, tentent d'imposer leur musique…
Voilà un livre très documenté qui plaira aux amateurs de musique, notamment aux passionnés de l'accordéon. Ne connaissant pas grand chose à l'instrument en question et à son histoire, je suis restée un peu en dehors de cet aspect pourtant essentiel du livre. J'ai davantage apprécié l'évocation de l'origine du melting pot américain. Je dois toutefois reconnaitre que 200 pages de moins ne m'auraient pas dérangée. Quand j'aborde un pavé de plus de 600 pages, je préfère lire une seule et même histoire.
Une lecture intéressante en dépit ces quelques réserves

Lien : http://sylire.over-blog.com/..
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Cacha
  15 juin 2015
Roman foisonnant autour d'un accordéon qui parcourt l'Amérique en passant de mains en mains d'immigrants (violences, rejets, etc...).
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Jessoya
  24 juin 2010
Une belle traversée de l'histoire américaine. À certains moments, j'ai eu du mal à garder le fil, tellement certaines histoires s'entrecroisent, mais je n'ai jamais perdu l'intérêt. J'ai trouvé intéressant que l'auteure mette en parenthèses le destin final de certains personnages, ça nous donne moins l'impression que tous ces personnages sont là comme figurants seulement. Annie Proulx semble avoir un faible pour les longues énumérations, mais ça n'enlève rien à l'histoire, même si cela alourdit parfois certains passages. Une question : pourquoi les « crimes » de l'accordéon? L'accordéon me semble plutôt être un témoin de l'Histoire, plutôt qu'un acteur réel.
Au final, j'ai bien aimé cette lecture et j'avais hâte d'arriver à la fin pour savoir si quelqu'un allait découvrir les billets de 1000 $. Et chapeau à toute la recherche, autant historique que musicale, qu'a dû demander la rédaction de ce roman.
Lien : http://www.libellul.com/?p=1..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
jmquentinjmquentin   12 juillet 2017
La cabane d’Ivar était sombre et située dans la partie sombre de la petite ville. Quand il éteignait sa lumière, l’obscurité absorbait tout : les feuilles plombées d’un vert maladif, les ombres pareilles à de gigantesques rouleaux de laine noire. Ivar pouvait se déplacer silencieusement, il avait ses parcours, reconnaissait les pierres au toucher, son ouïe était fine et ses narines dilatées savaient distinguer l’odeur des poils de la fouine ou l’haleine du renard. Comme les aveugles il n’avait pas besoin de les voir pour s’aviser de la présence des poteaux. Parfois il se jetait dans l’herbe humide et observait le ciel clignotant, mais son plaisir était gâté par la lueur orange des lampadaires du village, les zébrures tracées dans le ciel par les avions ou les satellites, le cliquetis de pales d’hélicoptère, bref par la destruction de l’obscurité. Il faisait part de ses réflexions à son chien, Rock. Ce chien rustique qui n’y voyait guère écoutait sans protester les harangues d’Ivar – sa vraie conversation, car Ivar était bavard dans la solitude.
— Tu comprends, le pays entier a peur de l’obscurité, il y a ici des millions de gens qui n’ont jamais vu les étoiles ou le ciel qu’à la télévision, sous forme de fusées flamboyantes et de comètes accrochées au nom d’une marque de lessive. Nous naissons dans la lumière, nous grandissons dans un univers de veilleuses, de phares d’automobiles, de lampadaires, d’enseignes lumineuses, de projecteurs sur les gratte-ciel, de vitrines de magasins illuminées toute la nuit, de réfrigérateurs éclairés et de montres fluorescentes, d’horloges dont les aiguilles brillent dans l’obscurité, de feux de position des avions, de lampes de poche, de clés dardant des rayons – dans nos maisons il y a toutes sortes de petits yeux verts ou rouges qui clignotent de la télé, du téléphone, du système d’alarme, de la chaudière électrique ou du chauffage. Et puis, et c’est le pire, il y a Noël qui fait étinceler les fenêtres, les arbres et les toits, qui allume des lampions autour des maisons, en suspend au milieu de la rue principale, transforme n’importe quelle station d’essence en Titanic en train de sombrer.
Ivar énumérait aussi les lampes de mineur, l’éclairage des chemins pédestres, les lanternes des fermes et dénonçait le besoin irrépressible de lumière des Américains, leur rejet absolu de l’obscurité, leur appétit insensé de luminosité qui se traduisait par les innombrables feux brûlant partout, les chaudières en tout genre alimentées au charbon, au bois, au pétrole, au gaz, à l’uranium, l’électricité fournie par les éoliennes, les panneaux solaires, le mouvement des marées, les turbines actionnées par des chutes d’eau ou la fission nucléaire. Arbres, liquides, gaz, minerais, air, soleil se transmuaient en lames lumineuses que l’on aiguisait pour percer l’abcès noir de la nuit.
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sylviesylvie   24 septembre 2009
Quand le facteur d’accordéons eut acquis la maîtrise de son art, il se mit à imaginer une autre vie - cette vie, inconcevable dans son village hostile, lui semblait tout à fait imaginable dans un pays éloigné qui occupait sa pensée du matin au soir : La Mérique. Il rêvait d’une vie nouvelle, fraîche et comme neuve, de sacs d’argent suspendus dans le futur comme poires dissimulées dans les hautes branches feuillues de l’arbre
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michdesolmichdesol   31 mai 2018
La vieille Mme Josef Przybysz avait travaillé jusqu'à soixante-six ans - « Tu ne travailles pas, t'as rien à bouffer, pas d'argent, pas de saucisse » - mais en 1950, l'année où elle surprit son petit-fils Joey en train de fumer une cigarette d'un paquet volé, et lui cassa le nez avec un œuf en ivoire de sa trousse à couture, un œuf venu de là-bas, elle prit sa retraite et se consacra à l'église, la cuisine, la vie sociale – et à de longs récits des temps difficiles auxquels la famille avait survécu.
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jmquentinjmquentin   12 juillet 2017
Elle commença à avoir de la difficulté à choisir. On trouvait trop de préparations différentes de nourriture pour chats, trop de formes, de tailles et de marques de stylos à bille, d’espèces de shampoing, de types de tomates en conserve – entières, écrasées, en sauce, en pâte –, les collants se présentaient en d’innombrables teintes, avec empiècements ou bas brillants, très fins ou opaques, en douzaines de fibres différentes, avec les doigts ou l’entrejambe renforcés, taille petite, royale, régulière ou irrégulière. Et il y avait les marques de dentifrice, les brosses à dents de formes multiples et de poils de dureté graduée, les draps dont l’épaisseur de fil offrait une gamme infinie et dont les coloris atteignaient la centaine : floraux, à rayures, à points, à dessins humoristiques, de lin, damassés, de coton égyptien, à carreaux, brodés, monogrammés, de finette. Trop d’espèces de pommes, trop de boissons sucrées, trop de jus de fruits, trop d’eaux minérales venues d’innombrables sources d’une grande pureté – et les magasins eux-mêmes, surréels, éclairés brillamment, clonés en d’extravagants centres commerciaux, source encore de fastidieux et interminables choix qui rendaient impossible un vrai choix.
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