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Danièle Gasiglia-Laster (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080704689
384 pages
Éditeur : Flammarion (07/09/1993)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.25/5 (sur 38 notes)
Résumé :
En vacances à Balbec avec sa grand-mère, malade, fatigué, Proust ne peut partager les jeux des jeunes de son âge. Ce que les autres font, lui est totalement interdit en raison de sa santé. Alors, il regarde, suit des yeux les jeunes filles dans les bois et sur la plage, imagine, reconstruit ces visions dans des images extrêmement précises. Proust ressent ses premiers émois, flirte des yeux et fantasme.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
PiertyM
  11 avril 2016
Pour ce troisième tome A la recherche du temps perdu, l'écriture est plus paisible, l'auteur n'exploite plus à fond cette manie d'égarer le lecteur. Le narrateur est un adolescent à présent, une période capitale pour un homme, une période des choix, de répondre à certaines questions du genre ''que aimerais-tu faire plus tard'', écrivain comme dirait notre narrateur, déjà sujet à une santé fragile, mais on lui dit la littérature ne nourrit pas son homme. Il y a aussi des sentiments qui s'en mêlent, il est amoureux de Gilberte Swann, n'empêche qu'il en découvre d'autres...
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   11 avril 2016
Les gens comme vous ont besoin de médecins appropriés, je dirais presque de régimes, de médicaments particuliers. Cottard vous ennuiera et rien que l’ennui empêchera son traitement d’être efficace. Et puis ce traitement ne peut pas être le même pour vous que pour un individu quelconque. Les trois quarts du mal des gens intelligents viennent de leur intelligence. Il leur faut au moins un médecin qui connaisse ce mal-là. Comment voulez-vous que Cottard puisse vous soigner, il a prévu la difficulté de digérer les sauces, l’embarras gastrique, mais il n’a pas prévu la lecture de Shakespeare...
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PartempsPartemps   10 décembre 2020
Elle ne me vit pas, je l’appelai. Au-dessus de son corps très grand, le teint de sa figure était si doré et si rose qu’elle avait l’air d’être vue à travers un vitrail illuminé. Elle revint sur ses pas, je ne pouvais détacher mes yeux de son visage de plus en plus large, pareil à un soleil qu’on pourrait fixer et qui s’approcherait jusqu’à venir tout près de vous, se laissant regarder de près, vous éblouissant d’or et de rouge. Elle posa sur moi son regard perçant, mais comme les employés fermaient les portières, le train se mit en marche ; je la vis quitter la gare et reprendre le sentier, il faisait grand jour maintenant : je m’éloignais de l’aurore. Que mon exaltation eût été produite par cette fille, ou au contraire eût causé la plus grande partie du plaisir que j’avais eu à me trouver près d’elle, en tous cas elle était si mêlée à lui que mon désir de la revoir était avant tout le désir moral de ne pas laisser cet état d’excitation périr entièrement, de ne pas être séparé à jamais de l’être qui y avait, même à son insu, participé. Ce n’est pas seulement que cet état fût agréable. C’est surtout que (comme la tension plus grande d’une corde ou la vibration plus rapide d’un nerf produit une sonorité ou une couleur différente) il donnait une autre tonalité à ce que je voyais, il m’introduisait comme acteur dans un univers inconnu et infiniment plus intéressant ; cette belle fille que j’apercevais encore, tandis que le train accélérait sa marche, c’était comme une partie d’une vie autre que celle que je connaissais, séparée d’elle par un liséré, et où les sensations qu’éveillaient les objets n’étaient plus les mêmes ; et d’où sortir maintenant eût été comme mourir à moi-même. Pour avoir la douceur de me sentir du moins attaché à cette vie, il eût suffi que j’habitasse assez près de la petite station pour pouvoir venir tous les matins demander du café au lait à cette paysanne. Mais, hélas ! elle serait toujours absente de l’autre vie vers laquelle je m’en allais de plus en plus vite et que je ne me résignais à accepter qu’en combinant des plans qui me permettraient un jour de reprendre ce même train et de m’arrêter à cette même gare, projet qui avait aussi l’avantage de fournir un aliment à la disposition intéressée, active, pratique, machinale, paresseuse, centrifuge qui est celle de notre esprit car il se détourne volontiers de l’effort qu’il faut pour approfondir en soi-même, d’une façon générale et désintéressée, une impression agréable que nous avons eue. Et comme d’autre part nous voulons continuer à penser à elle, il préfère l’imaginer dans l’avenir, préparer habilement les circonstances qui pourront la faire renaître, ce qui ne nous apprend rien sur son essence, mais nous évite la fatigue de la recréer en nous-même et nous permet d’espérer la recevoir de nouveau du dehors.
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PartempsPartemps   09 décembre 2020
Quand on aime, l’amour est trop grand pour pouvoir être contenu tout entier en nous ; il irradie vers la personne aimée, rencontre en elle une surface qui l’arrête, le force à revenir vers son point de départ ; et c’est ce choc en retour de notre propre tendresse que nous appelons les sentiments de l’autre et qui nous charme plus qu’à l’aller, parce que nous ne connaissons pas qu’elle vient de nous.
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moklosmoklos   19 septembre 2007
Le désir de vivre renaît en nous chaque fois que nous prenons de nouveau conscience de la beauté et du bonheur. Nous oublions toujours qu’ils sont individuels et, leur substituerait dans notre esprit un type de convention que nous formons en faisant une sorte de moyenne entre les différents visages qui nous ont plu, entre les plaisirs que nous avons connus, nous n’avons que des images abstraites qui sont languissantes et fades parce qu’il leur manque précisément ce caractère d’une chose nouvelle, différente de ce que nous avons connu, ce caractère qui est propre à la beauté et au bonheur.
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PartempsPartemps   10 décembre 2020
Et, comme la durée moyenne de la vie — la longévité relative — est beaucoup plus grande pour les souvenirs des sensations poétiques que pour ceux des souffrances du cœur, depuis si longtemps que se sont évanouis les chagrins que j’avais alors à cause de Gilberte, il leur a survécu le plaisir que j’éprouve, chaque fois que je veux lire, en une sorte de cadran solaire, les minutes qu’il y a entre midi un quart et une heure, au mois de mai, à me revoir causant ainsi avec Mme Swann, sous son ombrelle, comme sous le reflet d’un berceau de glycines.
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« Du côté de chez Swann » et « Le Temps retrouvé », ouverture et clôture d’« À la recherche du temps perdu », sont deux arches de bienvenue et d'adieux construites en parallèle, sur lesquelles prend son assise le chef-d'œuvre de Marcel Proust. Ces deux textes définissent « La Recherche », cette histoire de vocation, de salut par l'écriture.
Le comédien Jean-Louis Trintignant a enregistré ces extraits choisis de « La Recherche » en 1987. Son interprétation mûre en fait un des plus grands succès de La Bibliothèque des voix.
Pour fêter les 40 ans de la collection, les éditions des femmes-Antoinette Fouque rééditent cet enregistrement d'anthologie.
Musique : « Sonate pour violon et piano » de César Franck, production Etcetera.
Direction artistique : Michelle Muller.
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