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EAN : 9782221047415
851 pages
Éditeur : Robert Laffont (12/09/1999)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 101 notes)
Résumé :
L'édition d'A la recherche du temps perdu, publiée dans cette collection en trois volumes, est une édition complète.
Les textes de La Prisonnière, de La Fugitive et du Temps retrouvé ont été établis d'après les manuscrits autographes acquis par la Bibliothèque nationale. Quant aux autres volumes, ils ont été établis d'après les manuscrits, les dactylographies et les épreuves corrigées par Proust, ces documents étant également conservés à la Bibliothèque natio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
SabiSab28
  30 décembre 2016
Et un classique ! Un de plus !
Comme beaucoup, la réputation de Proust l'avait précédée et je craignais les phrases interminables et les descriptions detaillees à la baie près mais j'ai été enchantée de ma lecture.
Ma lecture s'est étalée sur de longs mois, il etait important pour moi de comprendre, de ressentir ses phrases, ses sentiments, ses ressentis, alors, je relisais des phrases, des paragraphes entiers. Parfois, pour mieux comprendre le sens de la phrase, mais souvent pour savourer l'effet voulu de ces images évoquées, des sentiments des personnages, du style de Proust.
J'ai été séduite, touchée, envieuse de cet être si sensible, si emprunt de souvenirs, de sensations, d'impression. Proust est à la littérature ce que Monet pouvait être à la peinture : il est capable de décrire des paysages par les impressions ressenties et non une description de faits de choses et c'est magnifique !
On ressent les événements et on aimerait avoir autant de souvenirs de nos lieux d'enfance de notre premier amour .
La deuxième partie m'a moins passionnée puisqu'on assiste presque à une histoire parallèle même si on retrouve le personnage de Swan. Tel un théâtre satirique qui montrerait la frivolité de l'aristocratie parisienne on assiste aux repas mondains de chez Mme Verdurin où tout se décide : soit on obtient les faveurs soit on est exclu des cercles. Swan en fera les frais...
J'ai adoré ses réflexions autour de l'écriture, la lecture, des moments imaginés qui risquent de gâcher la réalité, des souvenirs rattrapés qui permettent d'en retrouver leur saveur.

Alors faites-vous une infusion de tilleul, préparez quelques madeleines et installez-vous confortablement avec ce beau roman et savourez!
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Fx1
  02 mai 2014
Que dire de Proust qui n'a pas était dis ? Cet auteur est un magicien . Il est le seul à réussir à passionner le lecteur avec des sujets relativement banals , mais qui entre ces mains sont de vraies mines d'or pour les amateurs de phrases qui on du sens , qui prennent le temps qu'il faut pour exprimer une idée , avec une maestria des mots . Proust c'est un héros , un génie de la littérature qui n'aura jamais d'égal. Tout lecteur doit avoir lu un des ces livres dans sa vie . Incroyable et magnifique .
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LaForceduTemps
  06 juillet 2014
Les parties blanches de barbes jusque-là entièrement noires rendaient mélancoliques le paysage humain de cette matinée,
comme les premières feuilles jaunes des arbres alors qu'on croyait encore pouvoir compter sur un long été,
et qu'avant d'avoir commencé d'en profiter on voit que c'est déjà l'automne.
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mhx640
  20 août 2015
Un chef d'oeuvre pour ma retraite
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maxbeatles2
  09 juin 2019
Classique de la littérature.
Lecture qui date de l'école secondaire, donc souvenir assez lointain...
Mais j'en garde un moment de lecture fort bon !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
DelDDelD   04 juin 2018
Un mois après le jour où il avait lu la lettre adressée par Odette à Forcheville, Swann alla à un dîner que les Verdurin donnaient au Bois. Au moment où on se préparait à partir, il remarqua des conciliabules entre Mme Verdurin et plusieurs des invités et crut comprendre qu’on rappelait au pianiste de venir le lendemain à une partie à Chatou ; or, lui, Swann, n’y était pas invité. Les Verdurin n’avaient parlé qu’à demi-voix et en termes vagues, mais le peintre, distrait sans doute, s’écria : – Il ne faudra aucune lumière et qu’il joue la sonate Clair de lune dans l’obscurité pour mieux voir s’éclairer les choses. Mme Verdurin, voyant que Swann était à deux pas, prit cette expression où le désir de faire taire celui qui parle et de garder un air innocent aux yeux de celui qui entend, se neutralise en une nullité intense du regard, où l’immobile signe d’intelligence du complice se dissimule sous les sourires de l’ingénu et qui enfin, commune à tous ceux qui s’aperçoivent d’une gaffe, la révèle instantanément sinon à ceux qui la font, du moins à celui qui en est l’objet. Odette eut soudain l’air d’une désespérée qui renonce à lutter contre les difficultés écrasantes de la vie, et Swann comptait anxieusement les minutes qui le séparaient du moment où, après avoir quitté ce restaurant, pendant le retour avec elle, il allait pouvoir lui demander des explications, obtenir qu’elle n’allât pas le lendemain à Chatou ou qu’elle l’y fît inviter, et apaiser dans ses bras l’angoisse qu’il ressentait. Enfin on demanda leurs voitures. Mme Verdurin dit à Swann : – Alors, adieu, à bientôt, n’est-ce pas ? tâchant par l’amabilité du regard et la contrainte du sourire de l’empêcher de penser qu’elle ne lui disait pas, comme elle eût toujours fait jusqu’ici : « À demain à Chatou, à après-demain chez moi. » M. et Mme Verdurin firent monter avec eux Forcheville, la voiture de Swann s’était rangée derrière la leur dont il attendait le départ pour faire monter Odette dans la sienne. – Odette, nous vous ramenons, dit Mme Verdurin, nous avons une petite place pour vous à côté de M. de Forcheville. – Oui, madame, répondit Odette. – Comment, mais je croyais que je vous reconduisais, s’écria Swann, disant sans dissimulation les mots nécessaires, car la portière était ouverte, les secondes étaient comptées, et il ne pouvait rentrer sans elle dans l’état où il était. – Mais Mme Verdurin m’a demandé… – Voyons, vous pouvez bien revenir seul, nous vous l’avons laissée assez de fois, dit Mme Verdurin. – Mais c’est que j’avais une chose importante à dire à Madame. – Eh bien ! vous la lui écrirez… – Adieu, lui dit Odette en lui tendant la main. Il essaya de sourire, mais il avait l’air atterré.
– As-tu vu les façons que Swann se permet maintenant avec nous ? dit Mme Verdurin à son mari quand ils furent rentrés. J’ai cru qu’il allait me manger, parce que nous ramenions Odette. C’est d’une inconvenance, vraiment ! Alors, qu’il dise tout de suite que nous tenons une maison de rendez-vous ! Je ne comprends pas qu’Odette supporte des manières pareilles. Il a absolument l’air de dire : vous m’appartenez. Je dirai ma manière de penser à Odette, j’espère qu’elle comprendra. Et elle ajouta encore un instant après, avec colère : – Non, mais voyez-vous, cette sale bête ! employant sans s’en rendre compte, et peut-être en obéissant au même besoin obscur de se justifier – comme Françoise à Combray quand le poulet ne voulait pas mourir – les mots qu’arrachent les derniers sursauts d’un animal inoffensif qui agonise au paysan qui est en train de l’écraser. Et quand la voiture de Mme Verdurin fut partie et que celle de Swann s’avança, son cocher le regardant lui demanda s’il n’était pas malade ou s’il n’était pas arrivé de malheur.
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LaForceduTempsLaForceduTemps   22 février 2020
Car aux troubles de la mémoire sont liées les intermittences du coeur ....

Dès la première nuit, comme je souffrais d'une crise de fatigue cardiaque, tâchant de dompter ma souffrance, je me baissai avec lenteur et prudence pour me déchausser. Mais à peine eus-je touché le premier bouton de ma bottine, ma poitrine s'enfla, remplie d'une présence inconnue, divine, des sanglots me secouèrent, des larmes ruisselèrent de mes yeux.
L'être qui venait à mon secours, qui me sauvait de la sécheresse de l'âme, c'était celui qui, plusieurs années auparavant, dans un moment de détresse et de solitude identiques, dans un moment où je n'avais plus rien de moi, était entré, et qui m'avait rendu à moi-même, car il était moi et plus que moi (le contenant qui est plus que le contenu et me l'apportait).
Je venais d'apercevoir, dans ma mémoire, penché sur ma fatigue, le visage tendre, préoccupé et déçu de ma grand-mère, telle qu'elle avait été ce premier soir d'arrivée ; le visage de ma grand-mère, non pas de celle que je m'étais étonné et reproché de si peu regretter et qui n'avait d'elle que le nom, mais de ma grand-mère véritable dont, pour la première fois depuis les Champs-Élysées où elle avait eu son attaque, je retrouvais dans un souvenir involontaire et complet la réalité vivante.
Cette réalité n'existe pas pour nous tant qu'elle n'a pas été recréée par notre pensée (sans cela les hommes qui ont été mêlés à un combat gigantesque seraient tous de grands poètes épiques) ; et ainsi, dans un désir fou de me précipiter dans ses bras, ce n'était qu'à l'instant – plus d'une année après son enterrement, à cause de cet anachronisme qui empêche si souvent le calendrier des faits de coïncider avec celui des sentiments – que je venais d'apprendre qu'elle était morte.
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Jean-DanielJean-Daniel   11 avril 2020
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil ; elle ne choquait pas ma raison mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n’était plus allumé. Puis elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d’une existence antérieure ; le sujet du livre se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non ; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure.
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solostesoloste   13 septembre 2014
...je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse: ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. ...
+ Lire la suite
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lauwaylauway   17 septembre 2016
"Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblaient avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse: ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentire médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie? Je sentais q’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle? Que signifiait-elle? Où l’appréhender?"
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À lire : Joseph Ponthus, À la ligne, Feuillets d'usine, La Table ronde , 2019.
http://www.ohlesbeauxjours.fr
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