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ISBN : B001BP7SNU
Éditeur : A. Lemerre (30/11/-1)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Meps
  05 juillet 2017
Comment peut-on être le premier à gagner un prix aussi prestigieux que le prix Nobel de littérature et rester un quasi-inconnu dans son propre pays ?
En effet, qui peut se targuer d'avoir lu ne serait-ce qu'un quatrain de Sully Prudhomme durant son parcours scolaire ? Sans doute que le voisinage trop proche d'une étoile gigantesque et vorace en renommée de notre littérature comme le fut Victor Hugo a fait pâlir sa propre luminescence.
Si mes mots vous semblent un peu pompeux, c'est sans doute que la musicalité des textes lus aura contaminé ma propre plume. Car, tout comme chez Hugo, les mots chantent chez Sully une musique douce à l'oreille et qui parvient à un sens profond par une phrase tellement bien travaillée. Certains textes sont des vrais bijoux (Au bord de l'eau, En voyage, L'obstacle, le vase et l'oiseau). J'ai eu plus de mal avec ses sonnets, il semble trop engoncé dans une forme trop usée. Ailleurs, sa modernité se fait jour et il tire avantage d'avoir été, contrairement à Hugo, mais seulement pour quelques années, un poète du XXème siècle. C'est d'ailleurs ce qui lui a permis d'obtenir ce Nobel, qu'Hugo n'aurait jamais pu décrocher. En effet, il n'est jamais décerné à titre posthume et le fut pour la première fois en 1901. C'est donc la course contre le temps qu'il aura gagné contre l'illustre barbu.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
palamedepalamede   02 juin 2019
Juin

Pendant avril et mai, qui sont les plus doux mois,
Les couples, enchantés par l’éther frais et rose,
Ont ressenti l’amour comme une apothéose ;
Ils cherchent maintenant l’ombre et la paix des bois.

Ils rêvent, étendus sans mouvement, sans voix ;
Les cœurs désaltérés font ensemble une pause,
Se rappelant l’aveu dont un lilas fut cause
Et le bonheur tremblant qu’on ne sent pas deux fois.

Lors le soleil riait sous une fine écharpe,
Et, comme un papillon dans les fils d’une harpe,
Dans ses rayons encore un peu de neige errait.

Mais aujourd’hui ses feux tombent déjà torrides,
Un orageux silence emplit le ciel sans rides,
Et l’amour exaucé couve un premier regret.
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Aurel82Aurel82   20 avril 2019
Au bord de l'eau

S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe, 
Le voir passer ; 
Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace, 
Le voir glisser ; 
À l'horizon, s'il fume un toit de chaume, 
Le voir fumer ; 
Aux alentours, si quelque fleur embaume, 
S'en embaumer ; 
Si quelque fruit, où les abeilles goûtent, 
Tente, y goûter ; 
Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent, 
Chante, écouter... 
Entendre au pied du saule où l'eau murmure 
L'eau murmurer ; 
Ne pas sentir, tant que ce rêve dure, 
Le temps durer ; 
Mais n'apportant de passion profonde 
Qu'à s'adorer ; 
Sans nul souci des querelles du monde, 
Les ignorer ; 
Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse, 
Sans se lasser, 
Sentir l'amour, devant tout ce qui passe, 
Ne point passer !
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coco4649coco4649   01 avril 2015
DOUCEUR D’AVRIL
À Albert Mérat


J’ai peur d’avril, peur de l’émoi
Qu’éveille sa douceur touchante ;
Vous qu’elle a troublés comme moi,
C’est pour vous seuls que je la chante.

En décembre, quand l’air est froid,
Le temps brumeux, le jour livide,
Le cœur, moins tendre et plus étroit,
Semble mieux supporter son vide.

Rien de joyeux dans la saison
Ne lui fait sentir qu’il est triste ;
Rien en haut, rien à l’horizon
Ne révèle qu’un ciel existe.

Mais, dès que l’azur se fait voir,
Le cœur s’élargit et se creuse,
Et s’ouvre pour le recevoir
Dans sa profondeur douloureuse ;

Et ce bleu qui lui rit de loin,
L’attirant sans jamais descendre,
Lui donne l’infini besoin
D’un essor impossible à prendre.

Le bonheur candide et serein
Qui s’exhale de toutes choses,
L’oppresse, et son premier chagrin
Rajeunit à l’odeur des roses.

Il sent, dans un réveil confus,
Les anciennes ardeurs revivre,
Et les mêmes anciens refus
Le repousser dès qu’il s’y livre.

J’ai peur d’avril, peur de l’émoi
Qu’éveille sa douceur touchante ;
Vous qu’elle a troublés comme moi,
C’est pour vous seuls que je la chante.
+ Lire la suite
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MepsMeps   04 juillet 2017
Et nous la méritons, cette ivresse suprême,
Car si l'humanité tolère encore nos chants,
C'est que notre élégie est son propre poëme,
Et que seuls nous savons sur des rythmes touchants,
En lui parlant de nous lui parler d'elle-même.
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Vidéo de Sully Prudhomme
L’émission « Poètes oubliés, amis inconnus », par Philippe Soupault, diffusée le 31 janvier 1960 sur Paris Inter.
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