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ISBN : 2330081839
Éditeur : Actes Sud (06/09/2017)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 35 notes)
Résumé :
En 1659, dans la petite ville bavaroise de Schongau, un jeune garçon est repêché, mourant, dans le Lech. Sur son épaule est maladroitement tatoué un signe de sorcellerie. On accuse aussitôt la sage-femme Martha Stechlin, que son métier amène à connaître les simples et les mystères de la vie – ce qui suffit aux yeux de beaucoup à en faire une adepte de Satan. Le bourgmestre et ses conseillers voudraient qu’on brûle immédiatement la sorcière pour rétablir le calme dan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
cecilit
  01 octobre 2017
1624, dans un petit bourg de Bavière, des meurtres d'enfants sont perpétrés et un incendie détruit entièrement la maladrerie en travaux. La population est à cran et il lui faut un coupable.
Martha, accoucheuse mais aussi avorteuse, est la coupable idéale : sa connaissance du corps féminin dérange (on dit d'elle qu'elle est une putain du Diable) autant que le fait que ses concitoyens accourent plus volontiers chez elle que chez le médecin attitrė de la ville.
Jacob Kuisl, le bourreau, connait bien Martha et l'estime mais il doit faire son job. Mais Jacob n'est pas une bourreau ordinaire.
Premier roman réussi (il a d'ailleurs reçu, en 2015, le prix du meilleur roman policier historique décerné par le magazine Historia) plein de rebondissements et très bien documentė.
Il est à souligner que Jacob Kuisl a bel et bien existé et qu'il est l'ancêtre d' Olivier Pötzsch. Descendant d'une famille de bourreaux, l'auteur s'est ainsi plu à inventer un bourreau au grand coeur.
Commenter  J’apprécie          120
Franz
  22 novembre 2018
Schongau, bourgade de Haute-Bavière, commerçante et prospère, en l'an de grâce 1659, bien qu'au seuil du monde moderne, n'en a toujours pas fini avec l'Âge sombre médiéval, ses superstitions, ses meurtres odieux, sa justice expéditive et son exécuteur municipal. Jakob Kuisl s'inscrit dans une longue lignée et occupe la fonction officielle de bourreau. Quand un jeune orphelin à l'agonie est repêché du Lech, tatoué d'un signe ésotérique, l'idée du diable et des sorcières gangrène immédiatement les esprits tourneboulés par un infanticide naturellement incompréhensible. La sage-femme Martha Stechlin est tout de suite prise pour cible de la vindicte populaire du fait de rapprochements hasardeux mais suffisants pour la désigner d'office coupable. Il lui suffira de la faire avouer sous la torture sous l'oeil des notables mais le bourreau rechigne à s'atteler à la tâche car outre sa reconnaissance de la valeur de la sage-femme en avance sur son époque par ses connaissances botaniques et sa pratique d'accoucheuse, Jokob Kuisl sait Martha Stechlin innocente. Il va donc s'évertuer à découvrir les tenants et les aboutissants d'une affaire plus complexe et retorse qu'elle n'y paraît mais pour cela il devra affronter le « Diable » incarné. le bourreau est secondé par Simon Fronwieser, fils du médecin local, lui-même porté sur une médecine avant-gardiste, accessoirement amoureux de Magdalena, la fille de Jakob Kuisl.
1er roman d'une série initiée en 2008 et toujours en cours avec sept volumes au compteur, l'histoire se lit non sans plaisir bien que le fond de l'air effraie. L'époque est bien campée, les atmosphères savamment rendues avec une économie de moyens qui fait l'impasse sur les digressions historico-sociologiques souvent lourdes, même en bas de pages. L'intrigue est rondement menée et le suspens tient la route jusqu'au dénouement. Les personnages principaux sont attachants, crédibles et potentiellement riches car modernes dans leurs visions. A leur manière pragmatique et courageuse, Jakob, Simon et Magdalena posent les prémices d'une police scientifique à venir avec la recherche d'indices probants et de profils psychologiques cohérents.
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Commenter  J’apprécie          65
sl972
  25 mars 2018
Nous sommes en Bavière, au XVIIème siècle. Dans la petite ville de Schongau, des enfants sont retrouvés morts avec un étrange signe tatoué sur le corps. L'hystérie gagne très vite les habitants et la sage-femme locale, Martha Stechlin, est accusée de sorcellerie et livrée au bourreau. Ce dernier, Jacob Kuisl, est convaincu de son innocence mais n'est pas libre de ses choix, surtout quand les élus locaux attendent une confession rapide pour éviter une véritable chasse aux sorcières. Aidé de sa fille, Magdalena, et d'un jeune médecin, Simon, le bourreau décide de mener sa propre enquête et se lance dans une course contre la montre.
Jacob Kuisl a réellement existé et l'auteur, Oliver Pötzch, est l'un de ses descendants. Si cette histoire est totalement fictive, elle nous permet de découvrir un personnage sombre et effrayant au premier abord mais qui se révèle finalement profondément humaniste. La plume de l'auteur est fluide et captivante, il fait vivre toute une galerie de personnages très divers mais tous inscrits dans leur époque, qui est un moment de changement dans l'histoire des hommes.
On peut lire ce livre pour son côté policier et/ou historique, mais c'est plutôt cette opposition entre obscurantisme et renaissance qui m'a fascinée. Ce roman, plus que l'enquête et le côté historique de l'histoire, illustre en effet parfaitement l'opposition entre les traditions et les croyances profondes des hommes, qui peuvent les pousser à des actes d'une noirceur absolue, et la vision humaniste du monde qui commence à se répandre à cette époque et qui doit affronter les préjugés de la société. On le voit avec l'exemple de Simon et de son père, tous deux médecins mais avec des visions totalement différentes de leur profession ; avec Magdalena aussi, fille de bourreau et confinée dans ce rôle et ceux de future femme et mère de bourreau ; avec les élus locaux qui tiennent à garder leur pouvoir et qui refusent de déterrer une vérité qui pourraient les détruire.
Ce livre est, en résumé, une véritable pépite que je recommande à tous et Oliver Pötzch, décidément un auteur à suivre.
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jppoprawa
  06 décembre 2017
Jacob Kuisl, le bourreau, est un homme proche des autres et qui ,dans ce roman, n'est pas aussi représentatif de sa profession que l'on pourrait le penser.
Sa fille joue un rôle important dans cette histoire ou se mêlent kidnapping, meurtres, sorcières, diables, argent et trésors.
La sage femme est la coupable idéale et il faut agir vite pour lui faire avouer ces meurtres, mais notre bourreau n'en est pas persuadé et retarde au maximum l'échéance. Jacob devient alors un détective par défaut accompagnée de sa fille et de Simon, le fils du médecin local.
Ce roman, d'une fluidité sans pareil, réveille les vielles histoires de ce village de Schongau ou les notables ne sont pas si blanc que l'on pourrait le penser.
Commenter  J’apprécie          80
VivianeB
  01 août 2017
Un livre très prenant qui nous permet de suivre un personnage principal au premier abord plutôt antipathique voire effrayant pour une histoire terrible d'assassinats d'enfants et de sorcellerie. Une enquête menée par le bourreau et un jeune médecin entraîne le lecteur dans une histoire complexe mais qui révèle l'humanisme du héros principal. Un premier livre réussi.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit   24 septembre 2017
La recherche de marques était une méthode fréquente de la chasse aux sorcières. Si des grains de beauté ou des taches de vin d'une forme étrange étaient trouvés sur le corps de la suspecte, cela était interprété comme un signe du diable. Souvent, le bourreau procédait alors à l'épreuve de l'aiguille, au cours de laquelle il piquait la supposée sorcière dans la tache suspecte. Si le sang ne perlait pas, la preuve de sa sorcellerie était faite. Kuisl savait que son grand-père avait connu des moyens pour empêcher les saignements lors de la piqûre. De cette façon, le procès se terminait plus vite, et le bourreau encaissait son salaire plus tôt. ..
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cecilitcecilit   22 septembre 2017
Martha Stechlin était la première sage-femme officiellement employée par la ville. Depuis toujours, ces femmes, proches des mystères féminins, étaient suspectes aux yeux des hommes . Elles connaissaient des potions et des herbes, elles touchaient les femmes à des endroits indécents et elles savaient aussi comment faire disparaître le fruit du ventre, ce cadeau de Dieu. Beaucoup de sages-femmes avaient déjà fini comme sorcières sur les bûchers allumés par des hommes.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juillet 2017
C’était une femme à l’esprit pratique, qui pensait et agissait avec rectitude. Elle n’avait pas beaucoup d’empathie pour les rêveries de sa fille. Elle trouvait d’ailleurs inutile que le père ait appris à lire à sa fille. Une femme qui fourrait son nez dans les livres était regardée de travers par les hommes. Si, par-dessus le marché, il s’agissait de la fille du bourreau, il n’y avait qu’un pas pour la conduire au masque d’infamie et au pilori.
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cecilitcecilit   30 septembre 2017
En ce moment, tous ceux qui sentaient que leur fin était proche et qui voulaient s'assurer un repos éternel, juste à côté des remparts, léguaient au moins une partie de leur fortune à l'Eglise. On voyait par ailleurs des donations de crucifix précieux, d'images de saints, de porcs et de bovins, et aussi de terrains.
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cecilitcecilit   30 septembre 2017
" D'où tenez-vous tout ce savoir ? Je veux dire, vous n'avez jamais fait d'études. .."
Le bourreau partit d'un rire tonitruant tout en continuant à examiner les innombrables hématomes sur les jambes de la sage-femme.
"Des études, ha ! Vous ne manquez pas d'air, vous, les docteurs, si vous croyez que c'est dans vos universités glaciales que l'on se rapproche le mieux de la vérité. Mais on n'y trouve rien ! sinon des ouvrages intelligents écrits par des hommes intelligents qui ont copié sur d'autres hommes intelligents. Mais la vraie vie, les vrais malades, c'est au-dehors, c'est ici qu'ils sont ! C'est eux que tu devrais étudier, pas les livres, ça t'apporterait plus que toute la bibliothèque d'Ingolstadt !
" Mais vous avez vous-même des livres à la maison", objecta Simon.
" Oui, mais quel genre de livre ? Des livres que vous avez interdits parce qu'ils n'entrent pas dans le cadre de votre enseignement poussiéreux ! Scultet, Paré ou le vieux Dioscuride ! Voilà de vrais savants ! Mais non, au lieu de cela, vous saignez, vous examinez la pisse et vous continuez à croire à vos humeurs puantes. Pour vous, le corps humain ne se compose que de sang, de flegme et de bile. Si seulement j'avais le droit de passer ne serait-ce qu'un examen de médecine dans une de vos universités. .."
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