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ISBN : 2909688712
Éditeur : La Bibliotheque (17/03/2015)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Le Corps des Libraires rassemble 21 histoires dont librairies et libraires sont les principaux protagonistes. Il évoque des librairies célèbres ou historiques. Il lève le voile sur certaines librairies choisies, que les amateurs de livres fréquentent sans tapage comme d'autres visitent des coins à champignons.
Le Corps des Libraires est à la fois un livre d'histoire(s) et un guide. On y rencontre des revenants, des livres providentiels, des labyrinthes et de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
nadejda
  19 juillet 2015
Laissez vous guider grâce à Vincent Puente au fil de « librairies remarquables dont la renommée n’a pas encore dépassé le monde confiné des amateurs. Elles sont habitées par des libraires qui dans l’ensemble n’ont que faire des sirènes de la gloire, ce qui passe pour un sentiment incompatible avec notre époque.
Les libraires n’ont que faire de l’air du temps »
Un voyage poétique, érudit et drôle où vous irez de curiosité en curiosité en pénétrant dans la vingtaine de librairies qui composent ce recueil dont chacune a sa particularité, son étrangeté ainsi que les libraires qui y officient.
Il y a les actuelles ou récemment disparues comme :
Le NBC « National Bookstore de Detroit véritable labyrinthe qui s’est constitué au fil des achats d’appartements qui se libéraient par son propriétaire Moe Zimmer au point que lors de la revente en 2010 à un groupe chinois un de ses employés est resté suite aux travaux de rénovation, emmuré dans le rayon des littératures nordiques….
The Great Reef bookshop (Librairie Le Récif) unique librairie de Gibraltar surnommée par les britanniques qui la fréquentent « The Pillars » non pas à cause du détroit « Les Colonnes d’Hercule » mais parce qu’à l’intérieur les livres sont disposés en piles qui dissimulent les étagères que l’on peut supposer courir encore le long des murs ….
Celles qui relèvent de l’archéologie dont il ne reste qu’une hypothétique relique telle La librairie de Jonas gravée sur des os de baleine
Ou le fameux Corps des libraires du Prince de Ligne chargés d’accompagner et prendre soin des livres qu’il veut avoir à sa disposition au cours de ses voyages ou de campagnes militaires
La librairie du Pinçon violet à Angoulême, elle, abrite « deux libraires souffrant d’affections oculaires sévères. Leur regard déformé par de grosses lunettes aux verres épais indique aux intrus qu’il ne faut pas les déranger »
Quant à La libreria de los Tres Suenos à Saragosse «les libraires interdisent au public d’en franchir le seuil. »
Artemus Weiss, libraire à Morges en Suisse vient, lui, au secours des lecteurs dont les livres ont envahi les appartements ….
Dans ce petit livre plein d’humour, de trouvailles il y a du vrai qui paraît faux et vice-versa mais à quoi bon vouloir démêler un écheveau qui offre un grand plaisir de lecture.
Quel lecteur n’a pas rencontré des libraires et des librairies étranges au cours de ses pérégrinations ?
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YANCOU
  01 mai 2016
Quand je visite une ville, j'aime y (re)trouver ses disquaires et ses librairies, seul façon pour moi de "sentir" réellement le lieu où je me trouve. Par exemple À Porto j'ai vu une magnifique librairie qui se nomme Lello, bourrée de touristes ; son choix de livres était chaotique, mais pas dans le bon sens du terme. En effet, les tables proposaient des formats de poche (à l'emporter...) de quelques oeuvres de Pessoa (pour touristes donc...) qui côtoyaient malencontreusement des livres de pêche sous-marine, de tricotage ou bien de la sous-littérature... la coque était belle, mais vide. le succès de cette librairie l'a tuée peut-être ? Ou alors est-ce juste symptomatique d'une époque où on parle beaucoup de livres comme objet (de décoration) en oubliant que le plus important reste quand même la littérature. Heureusement je découvrais, en face d'un bar qui passait beaucoup de musique rock et où une lolita à frange lisait Marguerite Duras en fumant une cigarette dont elle soufflait élégamment la fumée, un magasin de disques phénoménal et pour le coup bien caché puisqu'il se trouve à l'arrière d'une petite galerie qui ne paie pas de mine (d'ailleurs je ne mettrais pas son nom ici pour le préserver un tant soit peu). Il offrait un splendide choix de disques, de plusieurs genres confondus, des magazines, des fanzines même, à des prix corrects et le vendeur qui se trouvait là était de bon conseil (j'ai ramené deux magnifiques galettes de vinyle avec moi). C'est un peu ce genre de lieu, magique, que propose ce guide historique signé Vincent Puente. Son titre un peu énigmatique - le Corps des libraires - est une référence à un corps d'armée composé de libraires dont la première trace remonte à la comtesse d'Artois qui, lorsqu'elle voyageait, ne prenait que l'essentiel, dont ses livres, protégés et transportés par plusieurs libraires qui formaient ainsi un "corps". Ce livre recèle une multitude d'histoires similaires : du libraire enfermé dans son rayon après la vente de l'immeuble et sa réorganisation (!) en 2010, ou cet autre qui, obsédé par le feu qui avait ravagé sa première échoppe, met en place un monstrueux système de lance à eau et, pour le tester, demande à des criminels de mettre le feu sans lui dire quand - le pauvre est retrouvé après l'incendie, noyé dans l'eau après avoir reçu une grosse encyclopédie sur la tête au moment où le feu était bouté à sa librairie ! Ce livre abonde d'histoires incroyables sur des belles et vieilles librairies de part le monde, à différentes époques. Certaines existent encore, et cela donne des envie de voyage bien sûr. Mais le Corps des Libraires n'est pas seulement un recueil d'adresses et d'histoires cocasses, c'est surtout un beau livre sur l'amour des livres, et de la littérature, et il est écrit dans une langue subtile et gracieuse. La trouvaille de l'année probablement !
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mdhennin
  05 septembre 2015
Ce recueil de textes est un véritable régal pour tous les amoureux des livres, et donc des librairies. Les facétieuses inventions de Vincent Puente sont délicieuses à lire et se dégustent comme autant de secrets qu'un initié nous confierait sous couvert d'anonymat. On aimerait qu'elles fussent toutes vraies ces histoires tant elles semblent méticuleusement rapportées, documentées et précises.
On a ici un petit bijou hors du temps, qui va à contre courant de la numérisation à tout va, et c'est salutaire !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
nadejdanadejda   19 juillet 2015
A travers les piles agglutinées, les minarets de monographies et les tours graciles de livres de poche, circule une lumière désorientée.
Les néons éparpillés étouffent sous l'assaut du papier. La lumière qu'ils produisent, à dire vrai, n'éclaire pas. Elle se reflète péniblement sur les jaquettes brillantes, tandis que les couvertures mates l'absorbent sans la rendre. Comme l'eau des ruisseaux par les étés caniculaires se traîne au fond des ravines, elle coule doucement, goutte avec difficulté. La lumière du jour, quant à elle, s'aventure à peine au-delà du seuil. Elle s'épuise à baliser un passage en jouant sur les carreaux de ciment décorés du sol puis renonce. L'ensemble, sous l'effet d'un artifice inattendu, garde en toute saison des airs de citerne basilique stambouliote. p 17
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YANCOUYANCOU   01 mai 2016
"Ceux qui aiment les livres ont souvent leurs habitudes dans des librairies dont ils conservent jalousement le secret.
L'excellence de certaines d'entre elles leur a heureusement permis de sortir de l'anonymat ; ainsi La Maison des amis des livres d'Adrienne Monnier, Lello & Irmáo, Hatchards, ou bien encore les librairies de Stanley Rose et Louis Epstein.
La plupart de ces institutions historiques n'existent plus.
D'autres, grâce à leur originalité et au travail acharné des libraires qui y vivent, ont réussi à se faire connaître au-delà du cercle des initiés et entretiennent ardemment la tradition des grandes librairies de caractère.
Parmi celles-ci, il en est trois dont tout un chacun a entendu parler au moins une fois, au point qu'indépendamment de leur richesse, elles font à leur corps défendant office d'arbre qui cache la forêt.
La librairie du Poème inachevé, où par on ne sait quel prodige, il arrive qu'il pleuve des livres et des pages imprimées, à tel point que parfois clients et libraires doivent se réfugier sous la mezzanine pour se mettre à l'abri en attendant la fin de l'averse, a par exemple fait l'objet de nombreuse reportages dans la presse.
De même, la librairie installée dans le cimetière de Lognes, où les livres sont agencés sur les pierres tombales et, les jours de pluie, dans un caveau choisi au hasard, et dont un des libraires est le sosie de Bela Lugosi.
Enfin que dire de la librairie Kuu Koten' près de Kyoto, dont le nom pourrait se traduire par "les bibliophages", où un cuisinier préparera selon votre goût et devant vous le livre que vous avez choisi avant de vous le servir à déguster.
Au-delà de ces passages touristiques obligés, il existe d'autres librairies remarquables dont la renommée n'a pas encore dépassé le monde confiné des amateurs. Elles sont habitées par des libraires qui dans l'ensemble n'ont que faire des sirènes de la gloire, ce qui passe pour un sentiment incompatible avec notre époque.
Les libraires n'ont que faire de l'air du temps."
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nadejdanadejda   19 juillet 2015
A partir de la Renaissance, époque où une bibliothèque importante va de pair avec la tenue d'un cabinet de curiosités, le maintien d'un corps de libraires valorise un prince, affirme sa condition de lettré et lui permet de se forger une réputation d'homme éclairé. En un mot, un corps de libraires est signe de modernité. De cette nature ambivalente et ambiguë naît un paradoxe : l'appartenance au corps des libraires devient une charge honorifique. Ainsi, bien que soumis en théorie à l'autorité du maître de librairie du prince, le corps des libraires se militarise peu à peu. Et à mesure qu'il se développe, ses rangs se composent essentiellement d'analphabètes. p 42
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